Le Burundi salue la nomination d’un nouveau facilitateur et réagit face aux récentes conclusions de Conseil de l’UE

jeudi 25 juin 2015,par Jean Bosco Nzosaba

Le Burundi salue la nomination d’un nouveau facilitateur et réagit face aux récentes conclusions de Conseil de l’UE

Le gouvernement de la République du Burundi a sorti mercredi le 24 juin un communiqué à travers lequel il apprécie les efforts déployés par la communauté internationale pour accompagner le peuple burundais vers des élections libres, inclusives et pacifiques. Il salue ainsi la nomination d’un nouveau facilitateur international sur la crise burundaise, en la personne du professeur sénégalais Abdoulaye Bathily.

La sortie de ce communiqué a coïncidé avec la deuxième journée du dialogue politique inter-burundais repris sous la direction du facilitateur Bathily récemment désigné par le secrétaire général des Nations Unies, Ban-Ki moon, pour poursuivre le travail entamé par son prédécesseur algérien, Saïd Djinnit. Le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, a personnellement participé aux travaux de cette deuxième séance du dialogue politique inter-burundais sous l’égide du Pr Bathily. Selon le communiqué du gouvernement burundais, M. Djinnit "a été contraint de démissionner par les partis politiques de l’opposition hostiles à la tenue des élections". Le gouvernement burundais, poursuit le communiqué, demande au nouveau facilitateur à inviter les partenaires concernés à participer aux élections communales et législatives, à l’élection du président de la République et aux élections des sénateurs, prévues respectivement le 29 juin 2015, le 15 juillet 2015 et le 24 juillet 2015.

Ce calendrier électoral, insiste le communiqué, respecte les délais prévus dans les échéances constitutionnelles. En effet, les mandats des deux chambres du parlement bicaméral sortant (assemblée nationale et sénat) prennent fin le 9 août 2015, tandis que le mandat du président de la République en exercice prend fin le 26 août 2015.

" De toutes les façons, étant donné que dans tous les pays du monde, les élections constituent le socle de l’indépendance et de la démocratie, même si le gouvernement burundais est d’accord avec le principe d’un dialogue avec tous ses partenaires politiques, il ne pourrait s’inscrire en dehors des contraintes constitutionnelles car l’autorité en charge de la convocation des élections, à savoir le chef de l’Etat, tomberait sous le coup de l’accusation de haute trahison", martèle le communiqué gouvernemental.

Le 22 juin dernier, le Conseil de l’Union européenne (UE) a rendu public une déclaration sur la crise burundaise dans laquelle il soutient les conclusions des sommets de l’East African Community (EAC) et de l’Union africaine (UA) sur le Burundi tenus respectivement les 31 mai 2015 à Dar-Es-Salaam (Tanzanie) et 13 juin 2015 à Johannesburg (Afrique du Sud). Les deux sommets ont insisté sur la nécessité d’organiser au Burundi des élections inclusives et apaisées.

Dans sa déclaration sur le Burundi, le Conseil de l’UE a fait remarquer aux autorités burundaises qu’elles sont liées par les obligations de "l’Accord de Cotonou" liant les pays "ACP"(Afrique-Caraïbes-Pacifiques) et ceux de l’UE, en matière de respect des droits de l’homme et des valeurs démocratiques. En cas de non application des recommandations des derniers sommets de l’EAC et de l’UE par les autorités burundaises en vue de vider l’actuelle crise, l’UE a menacé " d’entamer les procédures de consultations prévues à l’Accord de

 

 

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