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Le processus dialogue politique interburundais est bien avancée (MAE) Featured

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Le processus dialogue politique interburundais est bien avancée (MAE)

 

Le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale (MRECI) est "satisfait des avancées" du processus du dialogue politique inter burundais tant au niveau de ses deux dimensions (interne et externe), a déclaré mardi le 5 septembre 2017 le secrétaire permanent au MRECI, Dr Jean de Dieu Ndikumana, dans une interview accordée à l’Agence burundaise de Presse (ABP).

Ce processus, placé sous l’égide de la Communauté est-africaine (CEA) regroupant à ce jour six Etats (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Rwanda et Soudan du Sud), a été initié en janvier 2016, à la suite de la nouvelle crise électorale burundaise déclenchée le 26 avril 2015 et marquée par le coup d’Etat manqué du 13 mai de la même année.

En ce qui concerne le volet interne de ce processus, M. Ndikumana a signalé que le Burundi est déjà au bout de ses conclusions dans la mesure où le rapport ad hoc a déjà été présenté aux plus hautes institutions républicaines, via la présidence de la Commission nationale pour le dialogue inter-burundais(CNDI). En revanche, pour le volet externe, a-t-il ajouté, le MRECI souhaite qu’il tire ses conclusions et se clôture rapidement "afin qu’une synthèse des deux parcours politiques soit faite dans l’intérêt supérieur de l’immense majorité du peuple burundais dont l’ultime aspiration est de vivre en permanence dans un environnement paisible, sécurisé et harmonisé, avec le développement socio-économique national".

M. Ndikumana a saisi l’occasion pour rappeler que dans le cadre des consultations sur ce processus avec les autorités burundaises, une délégation du Bureau de l’ancien chef d’Etat tanzanien et médiateur dans le dialogue extérieur inter burundais, M. Benjamin William Mkapa, a séjourné à Bujumbura du 15 au 17 août dernier pour s’enquérir sur l’état des lieux de l’évolution politico-sécuritaire burundaise. Le MRECI estime que la mission de cette délégation est la dernière du genre pour aboutir à des conclusions car, a-t-il expliqué, il s’avère "urgent et pertinent" de combiner les recommandations des deux volets du processus du dialogue inter burundais pour produire un rapport unique.

Pour M. Ndikumana, sur le volet interne de ce processus, on ne relève à ce jour, aucun défi. "Je ne crois pas qu’il y ait des défis vis-à-vis du volet interne du processus en question parce qu’il a pratiquement touché des représentants de toutes les couches des diverses catégories socioprofessionnelles burundaises. Son degré élevé d’inclusivité a fait que toutes les sensibilités sociales, aussi bien des paysans que des ouvriers, ont obtenu des tribunes d’expression pour proposer leurs souhaits sur la gouvernance politico-économique et sociale burundaise, ainsi que des recommandations pour ressouder le tissu social burundais", a-t-il souligné.

Sur la question de savoir où le Burundi en est avec les travaux de la commission nationale chargée d’amender la constitution en vigueur du 18 mars 2005 dans le cadre de la mise en application des recommandations du dialogue intérieur inter burundais, M. Ndikumana a indiqué qu’à ce jour, le MRECI n’est pas encore informé sur les étapes déjà franchies par cette commission.

"Je pense que la commission est à l’oeuvre. Sur la question de savoir exactement où elle en est dans ses travaux, je n’ai pas d’informations là-dessus. Tout ce que l’on sait, c’est que la commission a été mise en place pour la mise en oeuvre de cette requête populaire sortie du dialogue intérieur au sujet de la révision de la loi fondamentale burundaise qu’est la constitution", a-t-il expliqué.

Revenant au volet externe du dialogue inter burundais en cours à Arusha depuis janvier 2016 sous une médiation conjointe de l’ex-président tanzanien Benjamin William Mkapa (médiateur adjoint) et de l’actuel chef d’Etat ougandais Yoweri Kaguta Museveni, M. Ndikumana a indiqué que le gouvernement burundais plaide sans cesse pour que cette médiation régionale "en finisse rapidement" avec ce dialogue. De la sorte, a-t-il renchéri, le gouvernement burundais peut planifier la vie du pays, sans toutefois être bloqué par ce processus du dialogue externe, et pourrait mieux se préparer aux prochaines élections de 2020. Le MRECI, a-t-il poursuivi, espère que les responsables du dialogue externe inter burundais sont en train d’analyser les voies et moyens pour tirer les conclusions y relatives.

"Ces responsables ont déjà contacté toutes les parties prenantes de ce dialogue, en faisant des déplacements sur terrain à travers le monde entier, notamment en vue de recueillir des inquiétudes et des propositions de certains Burundais sur la manière dont ils percevaient l’édification de la société burundaise. Je pense qu’ils sont en train de faire vite afin que ce dialogue se termine par la production d’un rapport extérieur qui devra être combiné avec le rapport interne pour produire un rapport unique du dialogue dans toute sa globalité", a-t-il dit. Ainsi, a-t-il signalé, les Burundais seraient apaisés au niveau du prochain rendez-vous électoral attendu à l’horizon 2020.

A la question de savoir ce que le gouvernement burundais considère comme "acquis" du processus du dialogue inter burundais, 19 mois après son démarrage, M. Ndikumana a indiqué que projeter actuellement sur le devant de la scène nationale et internationale "toutes les dividendes" déjà tirées serait anticipatif.

"De toute façon, ce qui est évident et qu’on peut souligner à l’étape actuelle des choses, c’est qu’avec le dialogue intérieur, ça aura été la toute première fois dans les annales de l’histoire du Burundi que le pays abrite un dialogue participatif d’une si forte représentativité de toutes les couches de la société burundaise pour s’exprimer sur la gestion des affaires du pays au niveau politique et socio-économique", a-t-il souligné. Sinon, a-t-il noté, il faut attendre une mise en commun des recommandations issues des deux volets du processus du dialogue pour pouvoir dégager l’intégralité de ces acquis.

Au coeur des acquis préliminaires, a-t-il affirmé, on aura remarqué que ce processus aura été émaillé par un "élan d’ouverture et d’inclusivité sur des questions sensibles jadis considérées comme tabous", ce qui, selon lui, constitue une fondation solide pour la construction burundaise dans les années à venir.

Sur la question de savoir si le gouvernement burundais maintient jusqu’à ce jour sa position selon laquelle "il est hors de question que les présumés putschistes fassent partie des participants au dialogue inter burundais", M. Ndikumana a indiqué que cette question est bien claire.

"En effet, sur n’importe quel coin de la planète, on n’a jamais vu ou entendu où un putschiste peut s’asseoir sur la table ronde pour négocier des choses. C’est pourquoi le MRECI s’aligne totalement à la position du gouvernement burundais dont il fait d’ailleurs partie, qui dit oui au dialogue inclusif, à l’exception de tous les individus poursuivis en justice, particulièrement pour leur participation à des actes de renversement des institutions élues par le peuple burundais", a-t-il affirmé. Avant tout, a-t-il insisté, les putschistes doivent répondre de leurs actes devant des instances judiciaires.

 

 

Source : ABP

 

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