cialis prix

 

 

dernières nouvelles

dernières nouvelles 63

Guide de déontologie des magistrats

jeudi, 23 novembre 2017 00:00 Written by

Guide de déontologie des magistrats

 L’Observatoire de l’Action Gouvernementale, OAG, a organisé ce jeudi, 24 novembre 2017,  à l’Hôtel Méridien Source du Nil, une session de réflexion et d’échange sur les recommandations de l’analyse du Guide de déontologie des magistrats au Burundi.  L’Activité a été ouverte par le Secrétaire permanent au Ministère de la Justice et Garde des sceaux.


Des soins gratuits sont offerts par des médecins spécialistes égyptiens au CHUK

Des médecins spécialistes égyptiens sont en mission d’exploration au Centre hospitalo-universitaire de Kamenge (CHUK), où ils offrent des soins gratuits aux patients, a-t-on appris ce mardi du directeur de cet hôpital, Dr Pontien Ndabashinze. Il a fait savoir que ces médecins font partie d’un convoi médical envoyé au Burundi par l’église orthodoxe copte depuis le début du mois de novembre et qu’ils ont déjà soigné des patients dans la province Bururi (sud-est du Burundi).

Leur mission principale au CHUK, a-t-il dit, est d’inventorier le matériel nécessaire qui y manque et les maladies fréquemment rencontrées pour une intervention ultérieure.

Cependant, a signalé le directeur Ndabashinze, leur mission au CHUK se fera en même temps que des interventions médicales durant la période du 12 novembre au 2 décembre 2017, ajoutant que ces médecins, étant au nombre de huit, sont munis d’un équipement et des médicaments suffisants pour soigner les malades qu’ils consultent. Ils se sont répartis en trois groupes pour bien secourir les patients et tout cela, a-t-il ajouté, se fera gratuitement.

Ainsi, du 12 au 18 novembre 2017, le premier groupe composé d’un anesthésiste, d’un chirurgien-orthopédiste, d’un spécialiste en ORL (la tête et le cou), d’un spécialiste en audiométrie, d’un gynécologue ainsi que d’un dentiste sont déjà au service des patients dans leurs services respectifs.

Du 19 au 22 novembre de cette même année, le radiologue sera en train d’accueillir ses patients, tandis que du 26 novembre au 2 décembre, ce sera le tour d’un chirurgien pédiatrique. A la question de savoir si l’arrivée de ces médecins égyptiens après une certaine période de séjour à ce même centre d’un dermatologue iranien ne serait pas un signe d’une carence de médecins spécialistes, le Dr Ndabashinze a expliqué que le Burundi aura toujours besoin de médecins supplémentaires, comparativement à l’effectif de la population burundaise actuelle qui en montre la nécessité. Il a de ce fait informé le public que le CHUK envisage de focaliser la formation de ses étudiants dans ces domaines qui demandent chaque fois des interventions étrangères.

Source : ABP

 


La pollution tue plus que les guerres

jeudi, 09 novembre 2017 00:00 Written by

La pollution tue plus que les guerres

 «Un décès sur six survenus en 2015 dans le monde serait lié à la pollution, essentiellement à la contamination de l'air, mais aussi de l'eau et des lieux de travail », révèle un rapport publié vendredi par la revue scientifique britannique "The Lancet".

Selon ce rapport "16% des décès prématurés dans le monde soit 9 millions de personnes seraient liés à la pollution", rapporte la chaîne française France Info Tv.

« Ces résultats sont issus d'une étude de deux ans d'une commission associant la revue médicale britannique, plusieurs organismes internationaux, des ONG et une quarantaine de chercheurs spécialisés dans les questions de santé et d'environnement », précise la même source.

Le nombre de décès causés par la pollution seraient « trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence", souligne le rapport.

Et incontestablement c’est la pollution de l'air aussi bien à l'extérieur qu’à l'intérieur qui est responsable de plus de décès. Cette forme de pollution cause à « elle seule plus de 6,5 millions de décès chaque année, principalement à travers des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les AVC, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive », précise le document

Par ailleurs, l’accès à l’eau potable, un autre problème de taille de la planète, causerait la mort de 1.8 million d’individus. La pollution sur le lieu de travail causerait environ 800 000 décès, via l'exposition à des substances toxiques ou cancérigènes, selon la même source.

Le rapport relève, en outre, que 92% de ces décès surviennent chez des « minorités et des population marginalisées » dans des pays pauvres.

Enfin, au-delà des tragédies humaines, le rapport estime que plus de 4 600 milliards de dollars chaque année, soit l'équivalent de 6,2% de la richesse économique mondiale s’évapore à cause de cette pollution.

Source : Anadolu


Douze dossiers au conseil des ministres

mercredi, 25 octobre 2017 00:00 Written by

 

Douze dossiers au conseil des ministres des 18 et 19 octobre 2017

 Le conseil des ministres, qui s’est tenu les 18 et 19 octobre 2017, a analysé 12 dossiers, dont six projets de décret, deux projets d’ordonnance, un projet de convention et trois notes, d’après le communiqué émanant du secrétariat général du gouvernement.

 Le premier projet de décret porte missions, organisation, composition et fonctionnement de l’Etat-major de la Force de défense nationale (FDN) et de ses composantes. Il décrit et définit en détail l’organisation, la composition et les attributions des services centraux de l’Etat-major général de la FDN et ses composantes, ainsi que leur fonctionnement jusqu’aux échelons repris dans la loi organique, le tout devant rester dans la ligne des missions principales assignées à ce secteur. Cette structure se conforme aux standards des autres armées du monde en général et de la sous-région en particulier, et répond en outre au souci de l’autonomisation de la FDN.

 L’autre projet de décret portant organisation et circonscription des Divisions constitue un des textes d’application de la loi portant missions, organisation, composition, instruction, conditions de service et fonctionnement de la FDN. Le nouveau décret entend réduire à quatre les cinq régions militaires existantes et sous une nouvelle dénomination de Division. Cette restructuration se conforme par ailleurs aux standards des autres armées du monde en général et de la sous-région en particulier.

 Le troisième projet de décret analysé a été celui portant création, missions, organisation et fonctionnement de l’Ecole supérieure de commandement et d’Etat-major (ESCEM). Cela s’inscrit dans le cadre de la mise en application des exigences de la coopération entre les pays membres de la Communauté est-africaine, notamment en ce qui concerne la défense nationale, l’une des exigences étant l’harmonisation des formations militaires, et particulièrement les formations militaires supérieures.

En matière de la santé, le conseil des ministres a analysé le projet de décret portant création du Fonds national de la lutte contre le Sida. Ce Fonds vise à pallier l’insuffisance de financements extérieurs et à permettre aux acteurs intervenant dans la lutte contre le Sida de continuer à offrir des services de qualité à la population par la contribution de l’Etat, qui devrait passer de 5 à 50 % en 2020, et s’inscrire ainsi dans les objectifs de développement durable afin d’éradiquer le VIH en 2030.

 Un autre projet de décret a été relatif à la création, l’établissement, l’organisation et le fonctionnement du Centre d’excellence sous régional en Science de la Nutrition « Est African Nutritional Sciences Institute (EANSI) ». Ce centre sera chargé d’assurer la formation et la recherche de haut niveau en sciences de la nutrition dans la région de l’EAC.

 En matière de transport, le projet de décret portant mesure de contrôle et de réparation des dégâts causés au domaine routier du Réseau national classé a été analysé. Il vient répondre au besoin du Fonds routier national pour pouvoir rassembler ses ressources tel que prévu par la loi de septembre 2002. Il a l’intérêt de protéger le réseau routier national et a aussi l’avantage de responsabiliser les usagers de la route quant aux dégâts qu’ils peuvent causer à ces routes. Dans le même cadre de transport, le conseil des ministres a analysé le projet de convention de concession pour l’exploitation de la gare routière de Gitega. Ce projet précise les obligations de l’Office des routes, du Fonds routier national et de l’Office burundais des recettes. Le même projet identifie les usagers et précise les droits d’accès à la Gare. Il détermine les modalités de collecte des recettes issues de l’exploitation des lieux, et précise les responsabilités dans le paiement des réseaux divers comme l’eau et l’électricité.

 

Quant aux projets d’ordonnance, le premier porte contribution de la population aux élections de 2020. Selon ce communiqué, ce souhait a été à maintes reprises exprimé lors des séances tenues dans le cadre du dialogue inter burundais, des différentes réunions organisées par le forum des partis politiques et dans bien d’autres réunions. La Commission électorale indépendante a par ailleurs recommandé que la population contribue aux élections dans des conditions acceptables.

 

Un autre projet d’ordonnance ministérielle conjointe porte cadre réglementaire de mise en place de fonctionnement des commissions/comités techniques de pilotage, des cellules de gestion des projets, ainsi que toute activité ou tout événement gouvernemental impliquant des financements de l’Etat. Ce sont notamment des séminaires, des ateliers, des retraites ou des fêtes. Le projet d’ordonnance vise à y mettre de l’ordre.

 Une note d’information sur l’état d’avancement du dossier de construction d’un centre commercial de type Mall sur la place de l’ex Marché central de Bujumbura a été présentée à ce conseil des ministres. En effet, les termes de référence pour la sélection d’une société privée, sous forme d’un partenariat public-privé, s’est avéré inefficace, étant donné qu’au 1er août 2017, date limite de dépôt des offres, aucune offre n’a été déposée. Le conseil a mis sur pied une équipe qui va réfléchir sur la décision urgente à prendre et la proposition doit être présentée au conseil des ministres, au plus tard au mois de décembre.

 Le conseil a par ailleurs analysé une note sur la proposition d’investissement d’une société malaisienne au Burundi. Il s’agit d’Agropolitan technology Corridor development Berhad (BATC). Cette société a manifesté l’intérêt d’investir dans quatre projets, à savoir la construction d’un aéroport international à Bugendana et une autoroute reliant les villes de Gitega et Bujumbura, le développement de la culture de Jatropha et sa transformation sur place pour en produire du carburant, l’aménagement et la construction d’une Cité Verte « Green City » à Gitega, ainsi que la construction des buildings administratifs et logements sociaux. Le conseil a demandé de s’assurer d’abord de la fiabilité et de la crédibilité de l’investisseur avant de signer un mémorandum d’entente.

 Les cessions et concessions des terres domaniales de Gihanga et Rukoko a fait également l’objet de cette réunion. En effet, 2.931 hectares ont été répertoriés comme irrégulièrement exploités, dont 390 hectares se trouvant dans les mains d’une seule personne. La localité de Rukoko en enregistre 2.138 hectares quand 403 hectares sont localisés à Gihanga. La note propose d’annuler les titres et de remettre à la disposition de l’Etat toutes les concessions/cessions ainsi répertoriées, conformément aux dispositions du code foncier, /cessionnaires des terres domaniales dont les contrats ont été annulés de payer les redevances annuelles cumulées durant toute la période écoulée.

Source : ABP

 


Les commerçants regagnent bientôt les marchés réhabilités

 

Les commerçants des anciens marchés réhabilités à Kinama, Ngagara, Jabe, Musaga, Kanyosha, Kinindo et Ruziba en mairie de Bujumbura pourront regagner leurs stands respectifs depuis décembre 2017, a-t-on appris ce lundi 16 octobre 2017 dans une conférence de presse du conseiller principal du maire de la ville de Bujumbura et président de la commission chargée de la réinstallation des commerçants dans ces marchés, M. Ramadhan Nkurikiye.

Le travail de réinstallation des commerçants dans les marchés réhabilités a connu un retard, souligne M. Nkurikiye, parce que la commission qu’il préside a fait face à un problème d’exiguïté. Il affirme que d’autres infrastructures qui n’y étaient pas avant la réhabilitation ont été construites, à savoir le bloc administratif, le bureau du commissaire du marché, le bureau de l’OPJ, les cachots, l’infirmerie et l’installation pour la protection contre les incendies. Ces infrastructures ont réduit les périmètres qu’occupaient ces commerçants qui doivent être tous casés, poursuit M. Nkurikiye.

 S’agissant des activités en cours, il fait savoir que la commission procède au dénombrement des espaces pour la construction des échoppes ou des emplacements permanents des commerçants, ajoutant aussi que leur commission est en train de matérialiser les espaces déjà identifiés pour attribuer un numéro de référence, afin qu’aucun commerçant ne manque de place.

Source : ABP

 


Un spectacle culturel chinois présenté à Bujumbura

 

Une troupe artistique chinoise a présenté mardi soir au campus Kiriri de l’Université du Burundi à Bujumbura, un spectacle culturel chinois intitulé ″vœux en provenance des steppes de la Mongolie intérieure″ en présence de plusieurs invités de marque, des membres du corps diplomatique et des membres de la diaspora chinoise du Burundi.

Le premier vice-président de la République du Burundi, M. Gaston Sindimwo a, à cette occasion remercié l’ambassadeur de Chine au Burundi, M. Li Changlin pour avoir concrétisé son annonce récente sur la visite de cette troupe artistique chinoise au Burundi en ce mois d’octobre. ″C’est un honneur et un plaisir pour le gouvernement burundais d’exprimer sa profonde gratitude au gouvernement chinois, pour sa coopération, sans cesse grandissante, caractérisée notamment par une vitalité créatrice des artistes chinois″, a souligné le vice-président burundais.

 

Dans son allocution de circonstance, l’ambassadeur de Chine au Burundi, M. Li Changlin a déclaré que le déplacement à Bujumbura, de cette troupe artistique envoyée par le ministère chinois de la Culture, constitue une ″forte valeur ajoutée″ dans la promotion des relations sino-burundaises au sein desquelles les échanges culturels jouent un rôle ″irremplaçable″. Au sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine tenu à la fin de l’année 2015, a souligné l’ambassadeur Li, le président chinois Xi Jinping a indiqué que les échanges et l’inspiration mutuelle sur le plan culturel, constituent un des axes du partenariat stratégique global sino-africain.

 

L’année dernière, a-t-il ajouté, la Chine et le Burundi ont renouvelé le plan d’action quadriennal de l’accord de coopération culturelle sino-burundaise. ″Je suis très heureux de constater que dans le cadre de cet accord, des fruits abondants ont été enregistrés. Le nombre de bourses d’études et celui de formation de courte durée, fournit par le gouvernement chinois à la partie burundaise, augmente d’année en année ; alors que les projets d’échange culturel se multiplient″, a-t-il expliqué. Il a cité notamment le séjour au Burundi d’une troupe artistique chinoise originaire de la province de Zhejiang en 2015 et le développement de l’Institut Confucius de l’Université du Burundi. M. Li a en outre fait remarquer qu’avec la visite effectuée ″avec succès″ au Burundi, en mai dernier, par le vice-président chinois Li Yuanchao, les deux parties se sont convenues d’intensifier encore davantage les échanges et la coopération dans le domaine culturel.

 

Signalons que les présentations de ce spectacle culturel chinois à Bujumbura ont été ponctuées par des intermèdes culturels burundais du tambour aujourd’hui déjà inscrit au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO.

 

Source : ABP

 


Burundi/Iran : Vers le renforcement des relations d’amitié et de coopération bilatérale

 

Une délégation du ministère iranien des Affaires étrangères va séjourner au Burundi du 4 au 5 octobre prochain, pour une visite de travail destinée au renforcement des relations d’amitié et de coopération bilatérale, a indiqué lundi à l’Agence burundaise de presse (ABP), M. Ferdinand Bashikako, directeur général chargé des relations avec l’Afrique, l’Asie et l’Océanie au ministère burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale. Le Burundi et l’Iran ont établi leurs relations diplomatiques le 23 mars 1985, note-t-on.

 

Cette délégation, a précisé M. Bashikako, sera composée de quatre personnalités dont le directeur général et secrétaire au Bureau africain du ministère des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, Mehdi Aghaja’fari (chef de délégation), accompagné de l’ambassadeur d’Iran au Burundi avec résidence à Kampala (Ouganda), Seyed Morteza Mortazavi, d’un interprète et d’un desk officer. ″Dans cette perspective de renforcement de la coopération bilatérale Burundo-iranienne, la délégation iranienne se déplacera au Burundi particulièrement dans le cadre de la signature d’un protocole d’accord pour la création du comité politique et économique commun entre la République islamique d’Iran et la République du Burundi″, a-t-il révélé.

Au cœur de cette visite se trouve certes une volonté politique commune des deux pays pour renforcer et promouvoir la coopération bilatérale Burundo-iranienne dans tous les domaines intéressant les deux pays, a explicité M. Bashikako, avant d’ajouter que ce sera également une ″bonne opportunité″ pour examiner le suivi des accords de coopération signés le 10 avril 2013 à Téhéran (Iran) au cours de la visite officielle du chef d’Etat burundais, M. Pierre Nkurunziza. M. Bashikako a cité notamment l’accord général de coopération, l’accord commercial, l’accord sur la promotion et la protection des investissements ainsi que des mémorandums d’entente pour la coopération dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la formation technique et professionnelle ainsi que sur l’exemption de visas pour les personnalités titulaires de passeports diplomatiques et de service.

A ce jour, la coopération burundo-iranienne dans le secteur éducatif est déjà effective depuis 2015, a-t-il signalé, avant de préciser que chaque année, le Burundi bénéficie d’une dizaine de bourses universitaires. De même, a-t-il ajouté, dans le cadre du perfectionnement professionnel, des fonctionnaires burundais évoluant dans la carrière de l’enseignement des métiers, ont déjà bénéficié des formations de renforcement de capacités en Iran. Ce renforcement des capacités burundaises est aussi déjà effectif dans le domaine de la santé, a signalé M. Bashikako, en citant le cas des déplacements réguliers vers le Burundi d’un médecin dermatologue iranien pour soutenir l’expertise locale en ce qui concerne la lutte contre les ″maladies de la peau″.

A la question de savoir les entretiens inscrits à l’agenda de cette délégation iranienne, M. Bashikako a indiqué que celle-ci pourrait être reçue par des hautes autorités burundaises dont le ministre en charge des Relations Extérieures ou son représentant.

Source : ABP

 


La CVR plaide pour la mise en place d’une loi sur le traitement des fosses communes.

 Le président de la Commission vérité et réconciliation (CVR), Mgr Jean Louis Nahimana, a demandé, en fin de la semaine dernière, lors d’une conférence de presse organisée pour faire le point sur les résultats des dépositions populaires déjà faites dans quatre provinces, à savoir Mwaro, Karusi, Ngozi et Bujumbura-Mairie, qu’il y ait la mise en place d’une loi sur le traitement des fosses communes.

Concernant la protection des fosses communes déjà découvertes dans ces quatre provinces, Mgr Nahimana a souhaité une synergie nationale issue de diverses crises burundaises au cœur de laquelle les agents de l’administration territoriale à la base joueraient un rôle-clé pour éviter que des malfaiteurs ne viennent "faire disparaître ces preuves de la barbarie humaine".

"C’est un travail complexe qui n’est pas seulement du ressort de la CVR, ce que d’aucuns ignorent complètement. Car, en ce qui concerne le traitement des fosses communes, que ce soit la phase d’exhumation ou alors la ré-inhumation des restes humaines découvertes, on est astreint de respecter les conventions internationales en la matière, en se référant aux prérogatives dévolues au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en la matière. C’est aussi un travail que la CVR ne peut pas faire sans la collaboration des instances habilitées. Il faut une loi sur le traitement des fosses communes", a insisté Mgr Nahimana.

Pour lui, même si ce travail touche les émotions, il ne doit pas néanmoins être improvisé, surtout quand il s’agit des atteintes à la vie et aux droits humains. "Toutefois, il ne faut pas que les passions ou les émotions priment sur la raison car notre souci est de travailler dans les limites de la loi", a-t-il noté. Sur ce, il a recommandé de se référer aux prescrits des conventions internationales ad hoc, en l’occurrence la nécessité d’un guide et la promulgation d’une loi sur les fosses communes au Burundi.

 

"En effet, demain je ne peux pas me mettre à exhumer des corps et à les ré-enterrer quelque part sans m’appuyer sur un cadre légal", a-t-il fait remarquer. En revanche, a-t-il souligné, la protection des fosses communes est avant tout du ressort de l’administration territoriale qui devrait veiller à ce que "ces preuves ne disparaissent pas". Par ailleurs, a-t-il ajouté, la CVR ne peut pas travailler en dehors de la plateforme nationale de gestion des catastrophes naturelles, qui est composée notamment de la Croix-Rouge du Burundi, du CICR et de la Brigade chargée de la prévention des catastrophes.

En définitive, Mgr Nahimana s’est dit satisfait des réalisations déjà faites par la CVR à ce jour, parce qu’au stade actuel, elle en est encore à une phase préliminaire "non encore complexe" sur la constitution d’une base de données, avec un focus sur des dépositions, l’inventaire des fosses communes et l’identification des personnes qui se sont distinguées dans la protection de leurs voisins.

Sur la question de savoir son analyse sur les disparités relevées sur le niveau des affluences entre les zones de la province urbaine de Bujumbura-Mairie en ce qui concerne la participation aux dépositions, Mgr Nahimana a indiqué que la forte ou la faible affluence dans les unes et les autres peut s’expliquer par les opportunités de disponibilité dans les quartiers majoritairement peuplés par des fonctionnaires et d’autres qui le sont moins.

"Mais aussi, on n’a pas encore évalué les effectifs pour savoir si c’est une minorité ou pas. En effet, il y a des gens aussi, pour avoir trop souffert, émettent des doutes par rapport à leurs attentes de la CVR. Certaines personnes se montrent sceptiques en se demandant si la CVR va leur ramener les leurs qui sont partis, ou alors si elle va leur ramener leurs maisons détruites, leurs voitures ou vaches pillées ! Cela montre qu’un travail en profondeur de sensibilisation en direction des victimes pour une large adhésion à la cause de la CVR reste encore d’une impérieuse nécessité", a-t-il fait remarquer.

En se projetant dans le futur, le président de la CVR a indiqué que les difficultés à venir sont attendues à l’étape postérieure de traitement des informations collectées, nécessitant le recours à des analyses rationnelles scientifiques.

"Là, nous allons devoir attendre vraiment que les conditions soient réunies pour travailler avec des experts et, si possible, dans un cadre universitaire", a-t-il estimé.

ABP


Le processus dialogue politique interburundais est bien avancée (MAE)

 

Le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale (MRECI) est "satisfait des avancées" du processus du dialogue politique inter burundais tant au niveau de ses deux dimensions (interne et externe), a déclaré mardi le 5 septembre 2017 le secrétaire permanent au MRECI, Dr Jean de Dieu Ndikumana, dans une interview accordée à l’Agence burundaise de Presse (ABP).

Ce processus, placé sous l’égide de la Communauté est-africaine (CEA) regroupant à ce jour six Etats (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Rwanda et Soudan du Sud), a été initié en janvier 2016, à la suite de la nouvelle crise électorale burundaise déclenchée le 26 avril 2015 et marquée par le coup d’Etat manqué du 13 mai de la même année.

En ce qui concerne le volet interne de ce processus, M. Ndikumana a signalé que le Burundi est déjà au bout de ses conclusions dans la mesure où le rapport ad hoc a déjà été présenté aux plus hautes institutions républicaines, via la présidence de la Commission nationale pour le dialogue inter-burundais(CNDI). En revanche, pour le volet externe, a-t-il ajouté, le MRECI souhaite qu’il tire ses conclusions et se clôture rapidement "afin qu’une synthèse des deux parcours politiques soit faite dans l’intérêt supérieur de l’immense majorité du peuple burundais dont l’ultime aspiration est de vivre en permanence dans un environnement paisible, sécurisé et harmonisé, avec le développement socio-économique national".

M. Ndikumana a saisi l’occasion pour rappeler que dans le cadre des consultations sur ce processus avec les autorités burundaises, une délégation du Bureau de l’ancien chef d’Etat tanzanien et médiateur dans le dialogue extérieur inter burundais, M. Benjamin William Mkapa, a séjourné à Bujumbura du 15 au 17 août dernier pour s’enquérir sur l’état des lieux de l’évolution politico-sécuritaire burundaise. Le MRECI estime que la mission de cette délégation est la dernière du genre pour aboutir à des conclusions car, a-t-il expliqué, il s’avère "urgent et pertinent" de combiner les recommandations des deux volets du processus du dialogue inter burundais pour produire un rapport unique.

Pour M. Ndikumana, sur le volet interne de ce processus, on ne relève à ce jour, aucun défi. "Je ne crois pas qu’il y ait des défis vis-à-vis du volet interne du processus en question parce qu’il a pratiquement touché des représentants de toutes les couches des diverses catégories socioprofessionnelles burundaises. Son degré élevé d’inclusivité a fait que toutes les sensibilités sociales, aussi bien des paysans que des ouvriers, ont obtenu des tribunes d’expression pour proposer leurs souhaits sur la gouvernance politico-économique et sociale burundaise, ainsi que des recommandations pour ressouder le tissu social burundais", a-t-il souligné.

Sur la question de savoir où le Burundi en est avec les travaux de la commission nationale chargée d’amender la constitution en vigueur du 18 mars 2005 dans le cadre de la mise en application des recommandations du dialogue intérieur inter burundais, M. Ndikumana a indiqué qu’à ce jour, le MRECI n’est pas encore informé sur les étapes déjà franchies par cette commission.

"Je pense que la commission est à l’oeuvre. Sur la question de savoir exactement où elle en est dans ses travaux, je n’ai pas d’informations là-dessus. Tout ce que l’on sait, c’est que la commission a été mise en place pour la mise en oeuvre de cette requête populaire sortie du dialogue intérieur au sujet de la révision de la loi fondamentale burundaise qu’est la constitution", a-t-il expliqué.

Revenant au volet externe du dialogue inter burundais en cours à Arusha depuis janvier 2016 sous une médiation conjointe de l’ex-président tanzanien Benjamin William Mkapa (médiateur adjoint) et de l’actuel chef d’Etat ougandais Yoweri Kaguta Museveni, M. Ndikumana a indiqué que le gouvernement burundais plaide sans cesse pour que cette médiation régionale "en finisse rapidement" avec ce dialogue. De la sorte, a-t-il renchéri, le gouvernement burundais peut planifier la vie du pays, sans toutefois être bloqué par ce processus du dialogue externe, et pourrait mieux se préparer aux prochaines élections de 2020. Le MRECI, a-t-il poursuivi, espère que les responsables du dialogue externe inter burundais sont en train d’analyser les voies et moyens pour tirer les conclusions y relatives.

"Ces responsables ont déjà contacté toutes les parties prenantes de ce dialogue, en faisant des déplacements sur terrain à travers le monde entier, notamment en vue de recueillir des inquiétudes et des propositions de certains Burundais sur la manière dont ils percevaient l’édification de la société burundaise. Je pense qu’ils sont en train de faire vite afin que ce dialogue se termine par la production d’un rapport extérieur qui devra être combiné avec le rapport interne pour produire un rapport unique du dialogue dans toute sa globalité", a-t-il dit. Ainsi, a-t-il signalé, les Burundais seraient apaisés au niveau du prochain rendez-vous électoral attendu à l’horizon 2020.

A la question de savoir ce que le gouvernement burundais considère comme "acquis" du processus du dialogue inter burundais, 19 mois après son démarrage, M. Ndikumana a indiqué que projeter actuellement sur le devant de la scène nationale et internationale "toutes les dividendes" déjà tirées serait anticipatif.

"De toute façon, ce qui est évident et qu’on peut souligner à l’étape actuelle des choses, c’est qu’avec le dialogue intérieur, ça aura été la toute première fois dans les annales de l’histoire du Burundi que le pays abrite un dialogue participatif d’une si forte représentativité de toutes les couches de la société burundaise pour s’exprimer sur la gestion des affaires du pays au niveau politique et socio-économique", a-t-il souligné. Sinon, a-t-il noté, il faut attendre une mise en commun des recommandations issues des deux volets du processus du dialogue pour pouvoir dégager l’intégralité de ces acquis.

Au coeur des acquis préliminaires, a-t-il affirmé, on aura remarqué que ce processus aura été émaillé par un "élan d’ouverture et d’inclusivité sur des questions sensibles jadis considérées comme tabous", ce qui, selon lui, constitue une fondation solide pour la construction burundaise dans les années à venir.

Sur la question de savoir si le gouvernement burundais maintient jusqu’à ce jour sa position selon laquelle "il est hors de question que les présumés putschistes fassent partie des participants au dialogue inter burundais", M. Ndikumana a indiqué que cette question est bien claire.

"En effet, sur n’importe quel coin de la planète, on n’a jamais vu ou entendu où un putschiste peut s’asseoir sur la table ronde pour négocier des choses. C’est pourquoi le MRECI s’aligne totalement à la position du gouvernement burundais dont il fait d’ailleurs partie, qui dit oui au dialogue inclusif, à l’exception de tous les individus poursuivis en justice, particulièrement pour leur participation à des actes de renversement des institutions élues par le peuple burundais", a-t-il affirmé. Avant tout, a-t-il insisté, les putschistes doivent répondre de leurs actes devant des instances judiciaires.

 

 

Source : ABP

 


Une ONG (radiée) appelle à une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis le début en 2015

 Une ONG burundaise a appelé mercredi la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis le début en 2015 de la crise que traverse ce pays, en évoquant des centaines de disparitions forcées recensées.

Le Forum pour la conscience et le développement (Focode) "demande à la CPI de lancer sans délai son enquête avant le 27 octobre 2017" pour les crimes commis au Burundi depuis fin avril 2015, selon un communiqué transmis à l'AFP.

L'ONG appelle la CPI à engager "des poursuites contre leurs auteurs quelle que soit leur position dans les institutions de l'Etat", en évoquant notamment "de nombreux cas de disparitions forcées".

Le Burundi avait notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer de la CPI le 27 octobre 2016. Ce retrait sera donc effectif un an après, soit le 27 octobre 2017 et la CPI a jusqu'à cette date pour ouvrir une enquête de son propre chef.

Selon des ONG internationale (la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) et locale (la ligue Iteka), entre 800 et 1.200 personnes ont été victimes de disparitions forcées au Burundi depuis le début de la crise.

Le Focode a déjà "été alerté par la famille ou des amis des victimes pour 150 cas" et a "enquêté sur 40 de ces cas" depuis qu'il a lancé en avril 2016 son Initiative Ndondeza ("Aide-moi à retrouver le mien" en kirundi, la langue nationale), a expliqué à l'AFP son secrétaire exécutif, Gordien Niyungeko.

"Il s'agit d'enquêtes minutieuses et très documentées, grâce aux témoignages et révélations qui nous viennent des informateurs issus de tous les secteurs dont des policiers, des administratifs, (...), et cela au risque de leur vie", a-t-il poursuivi.

Ces informations sont recueillies à travers un dispositif mis en place sur les réseaux sociaux, selon la même source.

Bujumbura a toujours nié ces accusations en expliquant qu'il s'agirait de crimes commis par l'opposition "pour salir le gouvernement burundais".

Le Focode est dirigé par Pacifique Nininahazwe, l'une des figures de la société civile burundaise à la tête de la contestation contre la décision en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé.

Des manifestations avaient été violemment réprimées et un coup d'État manqué en mai 2015 avait entrainé le pouvoir dans une répression systématique, M. Nkurunziza étant finalement réélu en juillet de la même année.

Les violences qui ont accompagné cette crise ont entrainé de 500 à 2.000 morts, selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de disparition forcée et de torture, et ont poussé à l'exil plus de 425.000 Burundais.

Source : AFP


Page 1 sur 5

photos marquantes

etudia2.jpg

OAG

Un Collectifs d'OGNs Burundais engagés dans l'observation de l'action gouvernemental .

Plan du site

  • Accueil
  • Apropos de nous
  • Nouvelles
  • Activites
  • Etudes
  • Déclaration
  • Contact


  • Contact

    Siège social: Bujumbura - Burundi

    B.P: 3113 Bujumbura

    Tél: 22 21 8820

    Email:info@oag.bi

    site web:www.oag.bi