dernières nouvelles

dernières nouvelles 46

Communiqué du Conseil National de Sécurité du 21 juin 2017

  

Au terme d'une session ordinaire de deux jours, le Conseil National de Sécurité a sorti un Communiqué:

Le Conseil National de Sécurité s’est réuni en session ordinaire, ce 20 et 21 Juin 2017, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République et Président dudit Conseil.

1. Au cours de cette session, « les membres du Conseil ont passé en revue l’évolution sécuritaire et ont constaté avec satisfaction que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée sur l’ensemble de tout le territoire national ».

2. Le Conseil National de Sécurité profite de cette occasion pour remercier les Corps de Défense et de Sécurité, l’Administration, l’institution de l’Ombudsman, les confessions religieuses, les partis politiques, la population, les Comités Mixtes de Sécurité ainsi que tout autre acteur ayant contribué de près ou de loin au renforcement de la paix et la sécurité qui règne sur tout le territoire. Le Conseil leur demande de continuer sur cette lancée pour démasquer et mettre hors d’état de nuire tout fauteur de troubles d’où qu’il viendrait.

3. « Le Conseil National de Sécurité se réjouit que 80% des criminels ont été appréhendés et déférés devant la justice et demande aux Corps de Défense et de Sécurité de rester vigilant pour anéantir tous les groupes de criminels ». « Le Conseil demande également à l’Administration de redynamiser les Comités Mixtes de Sécurité Humaine de manière qu’ils soient opérationnels sur toutes les collines ou quartiers, les zones et les communes »

4. Le Conseil National de Sécurité apprécie à sa juste valeur le travail réalisé par la Commission Nationale de Dialogue Inter burundais (CNDI) qui n’a ménagé aucun effort pour donner la parole à toutes les couches de la population qui s’est librement exprimée sur la gestion et l’avenir de leur pays.

 Le Conseil demande au Gouvernement et aux autres institutions publiques de mettre en œuvre les conclusions du rapport de ladite commission en vue de sauvegarder la souveraineté de notre pays et le respect de la volonté du peuple burundais

Bien plus, « le Conseil National de Sécurité invite la facilitation du dialogue inter burundais externe de rapatrier ce dialogue tel que les burundais l’ont souhaité lors des débats organisés par la CNDI. Il exhorte par conséquent le facilitateur à venir se rendre compte de l’évolution positive de la situation sécuritaire du pays. En outre, le Conseil lui demande de clôturer ce dialogue conformément au calendrier qu’il s’était lui-même fixé ».

5. Le Conseil National de Sécurité note avec satisfaction que la production de la saison culturale B a été bonne. Il invite ainsi la population à ne pas gaspiller cette récolte ; et interpelle les agriculteurs à s’adonner aux cultures maraichères au cours de cette saison sèche et user de l’irrigation ou l’arrosage partout où c’est possible afin de prévenir tout déficit alimentaire.

6. En outre, le Conseil recommande la mise en place d’un stock national alimentaire stratégique dans le but de parer à toutes éventualités de carences alimentaires qui seraient causées par des changements climatiques ou autres catastrophes naturelles. Le Conseil profite de cette occasion pour encourager les investisseurs dans le domaine agricole à l’instar de la société qui est en train de construire l’usine de fabrication des engrais chimiques au Burundi.

7. Le Conseil National de Sécurité remercie tous les acteurs qui œuvrent pour éradiquer le fléau de la corruption et de la fraude ainsi que de la fabrication et la commercialisation des boissons prohibées.il les encourage à continuer sur ce même élan jusqu’à l’éradication complète de ces fléaux qui risquent d’entraver le développement social et économique de notre peuple.

8. Le Conseil National de Sécurité exhorte le Ministère de l’Intérieur et celui de l’Education à organiser des camps de travail dans le but d’encadrer les élèves et étudiants qui vont bientôt commencer les vacances. Le Conseil invite les organisateurs de profiter de cette opportunité pour leur donner une formation patriotique ainsi que des notions de base de la sécurité humaine

9. Le Conseil National de Sécurité interpelle la population, l’Administration, les Corps de Défense et de Sécurité ainsi tous les autres acteurs non étatiques œuvrant dans le secteur de l’environnement de redoubler d’efforts pour protéger les boisements, les parcs et les réserves naturelles contre les feux de brousse. Dans le même sens, le Conseil encourage les sociétés qui ont comme objectifs la transformation des déchets ménagers en d’autres produits utiles comme le charbon ou l’engrais organique.

10. Le Conseil National de Sécurité constate la persistance des constructions anarchiques dans les zones agricoles qui entourent les villes. Il réitère par conséquent sa recommandation aux ministres ayant l’agriculture et l’environnement dans leurs attributions de procéder à la délimitation stricte des périmètres urbains.

Au vue du défi démographique et ses conséquences socio-économique notamment les problèmes fonciers, le Conseil invite toute la population à appliquer strictement la politique de limitation des naissances. Chaque ménage devrait avoir des enfants dont il est capable de nourrir et d’assurer l’éducation car les enfants n’ayant pas eu un encadrement de base deviennent plus tard une source d’insécurité.

11. Le Conseil National de Sécurité prend bonne note des réclamations de la population en rapport avec le déficit de l’énergie électrique qui est à la base des délestages observés depuis un certain temps. Ainsi, il tient à rassurer la population que le Gouvernement est à l’œuvre pour que ce problème soit résolu au plus tard au mois d’Août.

12. Le Conseil National de Sécurité déplore le comportement de certains agents de la justice qui usent de la corruption pour rendre les jugements envers les justiciables. Le Conseil demande à la population de dénoncer ce comportement indigne et contre la déontologie professionnelle pour que les contrevenants soient punis conformément à la loi.

13. « Le Conseil National de Sécurité demande aux pays qui ont accueilli et hébergent les putschistes et d’autres criminels burundais recherchés par la justice burundaise de les arrêter et les extrader vers le Burundi pour qu’ils soient jugés conformément à la loi burundaise ».

« Suite aux plaintes déposées à la CIRGL, EAC et à l’UA contre le Rwanda pour ses actes de déstabilisation de notre pays, le Conseil demande à ces organisation de sortir de leur silence et se prononcer sur ces actes d’agression faites par le Rwanda et d’en tenir informer le peuple burundais et la communauté internationale ».

Bien plus, le Conseil demande à la Communauté Est Africaine dont le Burundi est membre de se prononcer sur l’assassinat de Feu Président Cyprien Ntaryamira et ses compagnons le 6 avril 1994 au Rwanda. La lumière apportée à cet assassinat contribuera à l’état d’avancement du processus Vérité et Réconciliation en cours au Burundi.

14. Le Conseil National de Sécurité félicite et encourage nos compatriotes réfugiés qui regagnent leur pays natal malgré que l’organe qui est le HCR et qui devrait les stimuler et les appuyer à rentrer, leur en avait empêché. Le Conseil remercie vivement les burundais qui ont gardé en toute sécurité les biens de leurs compatriotes jusqu’à leur retour. Il les encourage de garder cet esprit de fraternité en gardant les biens de ceux qui ne sont pas encore rentrés dans leur pays natal.

15. Le Conseil National de Sécurité déplore le contenu des rapports biaisés de certaines ONG des Droits de l’Homme et invite par conséquent le Ministère en charge des Droits de l’Homme dans ses attributions de produire trimestriellement les rapports qui reflètent la réalité sur terrain afin d’informer la population dans le but de couper court aux fausses informations véhiculés par des organismes malintentionnés susmentionnés.

16. En définitive, le Conseil National de Sécurité demande à la population de rester solidaire et uni dans leur diversité en vue de consolider la sécurité de tant plus que le slogan de ce 1er Juillet est « l’Unité et la sauvegarde de la sécurité sont les piliers de l’Indépendance et de la souveraineté nationale ». Le Conseil National de Sécurité termine en souhaitant à toute la population burundaise une bonne fête de l’Indépendance Nationale.

Que vivent la Paix et la Sécurité dans notre pays,

Que Dieu protège le Burundi

 

 


Le Conseil de l’Union européenne, a décidé de prolonger d’une année supplémentaire les mesures restrictives adoptées contre la Russie, et ce jusqu’au 23 juin 2018, suite à l’annexion illégale de la péninsule ukrainienne de Crimée et la ville de Sébastopol.

Les ressortissants de l’UE et les entreprises devront limiter, de ce fait, leurs activités en Crimée et Sébastopol, affirme un communiqué publié par le Conseil de l'UE, notant que l’importation de produits en provenance de la péninsule ukrainienne sera également interdite.

Les sanctions adoptées contre la Russie prévoient aussi l’interdiction d’acquisition de biens immobiliers et l’accostage des bateaux de croisière en Crimée et Sébastopol sauf en cas d’urgence.

Est également interdite l’exportation des biens et technologies utilisées dans les secteurs de transport, de communication et de l’énergie en particulier des technologies liées à l’extraction et la production de pétrole, de gaz et de charbon, vers la Crimée.

La ville de Sébastopol et la péninsule la Crimée appartenant initialement à l’Ukraine ont été annexées à la Russie le 18 mars 2014 suite à un référendum unilatéral dont les résultats n’ont pas été reconnus par l’Ukraine et les pays occidentaux.

Source: AA


Sale temps pour les fruiticulteurs

mardi, 06 juin 2017 00:00 Written by

Sale temps pour les fruiticulteurs

Les producteurs des fruits comme les oranges, ananas et mandarines de la province Rumonge (sud du pays) regrettent la mesure de suspendre toute exportation des produits vivriers, récemment prise par les autorités. Actuellement obligés de vendre leur production sur le marché Burundais seulement, ils affirment qu'ils enregistrent de lourdes pertes. Le marché Burundais ne pouvant pas l'épuiser.

«Les commerçants qui achetaient nos produits ont dû abandonner car ils n'ont plus de débouchés», déplore un producteur de fruits. « Auparavant, ils écoulaient la marchandise en RD Congo et au Rwanda».Selon des informations recueillies auprès d'une unité de transformation des fruits, la production saisonnière de mandarine est estimée entre 700 et 800 tonnes. L'entreprise ne pouvant acheter que 200 tonnes seulement, la quantité restante devrait être exportée ou alors condamnée à la détérioration, poursuivent nos sources


Le HCR en quête de 250 millions de dollars pour faire face aux flux des refugiés burundais.

 

Dans un communiqué publié ce mardi 23 mai, l’agence de l’Onu pour les refugiés (UNHCR) tire la sonnette d’alarme au sujet du nombre croissant des refugiés burundais tout en demandant l’appui financier aux donateurs.

 A ce jour, le montant requis pour leur accueil est évalué à 250 millions de dollars. « Le HCR a mis à jour ses besoins de financement pour la situation du Burundi à 250 millions de dollars US…ces ressources sont nécessaires pour fournir une assistance d'urgence aux nouveaux arrivants et un soutien approprié à leurs hôtes. Jusqu'à présent, le HCR n'a reçu que deux pour cent des fonds requis », a déclaré aujourd’hui dans un communiqué, Babar Baloch, porte-parole du HCR.

 «Des fonds urgents sont nécessaires pour moderniser et construire de nouveaux centres d’accueil afin de décongestionner ceux qui existent actuellement et de fournir des services de base », poursuit le HRC.

Selon un rapport du HRC publié le 22 mai 2017, plus de 429.000 Burundais ont déjà fui le pays.

 « Le HCR renouvelle son appel aux donateurs pour qu'ils continuent de soutenir les pays qui accueillent les réfugiés burundais. Nous réitérons également cet appel aux pays voisins pour permettre un accès continu à ceux qui fuient la situation au Burundi et à ne pas renvoyer les réfugiés contre leur volonté ».

La République-Unie de Tanzanie accueille la majorité des réfugiés burundais, dont 249 000 ont déjà été accueillis dans trois camps surpeuplés. Le Rwanda accueille quelque 84 000 réfugiés avec 45 000 autres en Ouganda et quelque 41 000 en République démocratique du Congo ou en RDC. 

« Sans signe d'amélioration de la situation politique, la population totale de réfugiés burundais devrait atteindre plus d'un demi-million d'ici la fin de 2017, ce qui pourrait être la troisième plus grande situation de réfugiés en Afrique ». ajoute le HRC.

 

Depuis près de deux ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer depuis 2015, un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.


Budget du Ministère de la Justice en 2016

 Avec l’appui financier de l’ONG CORDAID/Ambassade des Pays-Bas, l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, O.A.G., en collaboration avec l’Association des Juristes Catholiques du Burundi, AJCB, a organisé ce mardi au Restaurant « Chez André », à Bujumbura, un atelier de partage des résultats de l’étude : « Analyse du budget du ministère de la Justice, exercice 2016 ». Il s’agissait d’échanger avec les participants sur les conclusions et recommandations de cette analyse menée par le Professeur Michel Masabo.  Le ministère de la Justice y était représenté par Venant Ntakimazi, Directeur général.

 


Vers la modernisation de la justice pénale au Burundi

Le gouvernement burundais a adopté deux projets de loi portant révision successivement du code pénal et de la procédure pénale, dans le but de "moderniser" la justice pénale au Burundi.

Tous les projets de loi ont été présentés par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, qui a reconnu que le code pénal en vigueur est relativement récent (il est de 2009).

Mais par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux a souligné la nécessité de sa révision pour "opérer certaines modifications tendant à renforcer la répression de certaines infractions et revoir la rédaction de certains articles pour plus de clarté", selon un communiqué publié vendredi par secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, à l'issue d'une réunion de deux jours du conseil des ministres, présidée par le président Pierre Nkurunziza.

Ainsi, pour le travail d'intérêt général qui est une alternative à l'emprisonnement et qui est approprié pour les délinquants primaires et les jeunes délinquants et qui vise notamment la réduction de la population carcérale, la peine va être portée maintenant à deux ans pour "avoir plus d'effets".

Le nouveau code pénal apporte plus de précision sur l'enlèvement et la séquestration en prévoyant des circonstances aggravantes.

Il intègre aussi les infractions consacrées d'une part, à la traite des personnes et la protection des victimes de la traite et d'autre part, à l'organisation frauduleuse de l'insolvabilité.

Il introduit également des dispositions en rapport avec les boissons prohibées, donne plus de précisions en rapport avec l'exploitation sexuelle en termes de responsabilité pénale et introduit l'infraction de destruction d'animaux.

Il inclut enfin l'enrichissement illicite dans les infractions connexes à la corruption et réprime le vagabondage et la mendicité ainsi que leur exploitation.

Quant au code de procédure pénale qui va être promulgué, il est beaucoup plus récent puisqu'il date d'avril 2013. Mais la ministre Kanyana dit avoir constaté qu'il y a une évolution de la criminalité au Burundi de telle sorte qu'il y a nécessité d'introduire de nouvelles règles dérogatoires au droit commun de la procédure pénale, spécialement en matière de perquisition où, pour certaines infractions graves limitativement énumérées par la loi, le mandat de perquisition n'est pas requis et la perquisition de nuit autorisée.

Les autorités chargées de l'enquête seront autorisées à perquisitionner aussi dans les systèmes informatiques et à y saisir des données et à perquisitionner en ligne opérée à partir du poste d'officier de police judiciaire où l'infraction a été commise ou vient de se commettre.

Il sera introduit dans ce code de procédure pénale révisé des techniques particulières de recherche comme "l'observation, l'infiltration, la livraison surveillée, les interceptions de correspondances par voie des télécommunications, la captation des données informatiques ainsi que les sonorisations et la fixation d'images dans certains lieux et véhicules".

Tout cela sera fait pour, a expliqué la ministre Kanyana, "poursuivre l'effort de la modernisation de la justice pénale pour faire face aux nouvelles manifestations de la délinquance et de la criminalité.


Burundi : des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle de 1995 à 2015

Le Burundi a enregistré des progrès "importants" dans la réduction de la mortalité de 1995 à 2015, a déclaré mardi à Bujumbura Josiane Nijimbere, ministre burundaise la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

La ministre Nijimbere intervenait lors d'un atelier portant sur la présentation des résultats des principales études réalisées au Burundi sur la santé de la reproduction de 1995 à 2015.

"Les résultats des différentes recherches en santé de la reproduction, révèlent que la mortalité maternelle a diminué au Burundi, en passant d'un taux de 1210 à 712 décès maternels pour 100.000 naissances entre 1995 et 2015", a-t-elle précisé.

Les pas déjà franchis au niveau de l'utilisation des méthodes contraceptives sont à saluer également, a-t-elle ajouté, en signalant qu'entre 2005 et 2016, le taux d'utilisation des contraceptifs, a passé de 7% à 42,5%.

Selon Fabrice Kakunze, médecin-chef du service en charge du PNSR (Programme National de Santé de la Reproduction) relevant du ministère burundais de la Santé Publique, au Burundi, les décès maternels sont dus à plusieurs facteurs.

Certains d'entre eux, a-t-il expliqué, sont intimement liés à l'insuffisance de qualité de l'offre du personnel soignant par rapport à la qualité requise et souhaitée, à l'absence de la consultation prénatale précoce, et à l'âge des mères en couche.

"En dépit de la gratuité des soins pour les femmes en couche, force est de constater que certaines d'entre elles ne se font consulter auprès de leur médecin local pendant la période prénatale, un manquement grave pouvant entraîner des complications sanitaires durant les moments d'accouchement", a-t-il souligné sur base des différentes recherches déjà faites au Burundi en santé de la reproduction.

La mauvaise qualité de l'offre fournie par certains prestataires sanitaires vis-à-vis des sollicitations des patientes enceintes prêtes à accoucher, fait également partie des causes du décès maternel au Burundi, a reconnu le médecin burundais.

"Souvent, par ici par là dans certains centres de santé éparpillés sur le territoire burundais, quelques infirmiers accusent une grande lenteur dans l'assistance aux femmes en couche, à telle enseigne que certaines d'entre elles peuvent accoucher par terre en milieu hospitalier", a-t-il dénoncé.

Toutefois, malgré ces manquements relevés ci-haut, le PNSR a fourni, au cours des douze dernières années, des efforts sanctionnés par des résultats satisfaisants, a-t-il nuancé, en faisant remarquer que de 2005 à 2016, le taux d'accouchement en milieu de soins est passé de 22,9% à 79,5%.

M. Kakunze a ajouté qu'au cours de cette période, 100% des Burundaises enceintes ont effectué "au moins une consultation prénatale" avant l'accouchement.

Le médecin Kakunze a saisi l'occasion pour demander à certaines confessions religieuses qui s'adonnent à la "diabolisation des méthodes contraceptives modernes", de mettre fin à de tels enseignements à leurs fidèles dans un pays comme le Burundi qui accuse une forte natalité.

En effet, à l'heure actuelle, l'indice burundais de fécondité est de 6 enfants par femme. Selon l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques de Burundi(ISTEEBU), le Burundi, qui s'étend sur une superficie de 27.834 kilomètres carrés, est aujourd'hui peuplé par près de 11 millions d'habitants.

Au rythme actuel de progression de cette population, précise-t-on à l'ISTEEBU, celle-ci pourrait doubler d'ici 2030.


Burundi : des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle de 1995 à 2015

Le Burundi a enregistré des progrès "importants" dans la réduction de la mortalité de 1995 à 2015, a déclaré mardi à Bujumbura Josiane Nijimbere, ministre burundaise la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

La ministre Nijimbere intervenait lors d'un atelier portant sur la présentation des résultats des principales études réalisées au Burundi sur la santé de la reproduction de 1995 à 2015.

"Les résultats des différentes recherches en santé de la reproduction, révèlent que la mortalité maternelle a diminué au Burundi, en passant d'un taux de 1210 à 712 décès maternels pour 100.000 naissances entre 1995 et 2015", a-t-elle précisé.

Les pas déjà franchis au niveau de l'utilisation des méthodes contraceptives sont à saluer également, a-t-elle ajouté, en signalant qu'entre 2005 et 2016, le taux d'utilisation des contraceptifs, a passé de 7% à 42,5%.

Selon Fabrice Kakunze, médecin-chef du service en charge du PNSR (Programme National de Santé de la Reproduction) relevant du ministère burundais de la Santé Publique, au Burundi, les décès maternels sont dus à plusieurs facteurs.

Certains d'entre eux, a-t-il expliqué, sont intimement liés à l'insuffisance de qualité de l'offre du personnel soignant par rapport à la qualité requise et souhaitée, à l'absence de la consultation prénatale précoce, et à l'âge des mères en couche.

"En dépit de la gratuité des soins pour les femmes en couche, force est de constater que certaines d'entre elles ne se font consulter auprès de leur médecin local pendant la période prénatale, un manquement grave pouvant entraîner des complications sanitaires durant les moments d'accouchement", a-t-il souligné sur base des différentes recherches déjà faites au Burundi en santé de la reproduction.

La mauvaise qualité de l'offre fournie par certains prestataires sanitaires vis-à-vis des sollicitations des patientes enceintes prêtes à accoucher, fait également partie des causes du décès maternel au Burundi, a reconnu le médecin burundais.

"Souvent, par ici par là dans certains centres de santé éparpillés sur le territoire burundais, quelques infirmiers accusent une grande lenteur dans l'assistance aux femmes en couche, à telle enseigne que certaines d'entre elles peuvent accoucher par terre en milieu hospitalier", a-t-il dénoncé.

Toutefois, malgré ces manquements relevés ci-haut, le PNSR a fourni, au cours des douze dernières années, des efforts sanctionnés par des résultats satisfaisants, a-t-il nuancé, en faisant remarquer que de 2005 à 2016, le taux d'accouchement en milieu de soins est passé de 22,9% à 79,5%.

M. Kakunze a ajouté qu'au cours de cette période, 100% des Burundaises enceintes ont effectué "au moins une consultation prénatale" avant l'accouchement.

Le médecin Kakunze a saisi l'occasion pour demander à certaines confessions religieuses qui s'adonnent à la "diabolisation des méthodes contraceptives modernes", de mettre fin à de tels enseignements à leurs fidèles dans un pays comme le Burundi qui accuse une forte natalité.

En effet, à l'heure actuelle, l'indice burundais de fécondité est de 6 enfants par femme. Selon l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques de Burundi(ISTEEBU), le Burundi, qui s'étend sur une superficie de 27.834 kilomètres carrés, est aujourd'hui peuplé par près de 11 millions d'habitants.

Au rythme actuel de progression de cette population, précise-t-on à l'ISTEEBU, celle-ci pourrait doubler d'ici 2030.


L’Afrique subsaharienne observe un rebond en croissance économique en 2017

 

« Alors que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons protéger les conditions propices à l’investissement afin que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte », a expliqué mercredi le 19 avril 2017 M. Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale (BM) pour la région-Afrique, dans une vidéo-conférence animée depuis Washington sur Africa’s Pulse, un rapport semestriel de la BM qui analyse l’état des économies africaines.

Il a, à cette occasion, fait savoir que la croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré, en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. En outre, a-t-il ajouté, la région montre des signes de reprise, et la croissance économique devrait atteindre 2,6% en 2017.

Cette reprise reste néanmoins faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté. Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola, qui sont les principales économies du continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal en 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude politique, a-t-il poursuivi, ajoutant que plusieurs pays exportateurs de pétrole de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont confrontés à des difficultés économiques.

Albert Zeufack, économiste en chef de la BMD pour la région Afrique (2ème à gauche)

Selon toujours M. Zeufack, les dernières données des sept pays, notamment la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure. Ces pays qui, a-t-il déclaré, ont affiché des taux de croissance annuelle supérieurs à 5,4% entre 2015 et 2017, avec plus de 27% de la population de la région, représentent 13% de son Produit intérieur brut (PIB) total.

Il a, par la suite, indiqué que les perspectives économiques mondiales s’améliorent et devraient favoriser la reprise dans la région. Il ressort du rapport Africa’s Pulse que la croissance globale du continent devrait passer à 3,2% en 2018 et à 3,5% en 2019, reflétant ainsi la reprise dans les principales puissances économiques, a-t-il dit.

Cependant, a-t-il souligné, les risques associés à ces perspectives régionales tiennent au durcissement plus important que prévu des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration moins franche des prix des matières premières et à une montée du protectionnisme. Sur le plan intérieur, a-t-il précisé, les risques pour la reprise actuelle sont liés au rythme inadéquat des réformes, à l’accroissement des menaces de sécurité et à un climat d’incertitude politique avant les élections dans certains pays.

Les journalistes burundais qui participaient à cette conférence ont, quant à eux, voulu savoir comment le Partenariat public privé (PPP) peut être plus compris pour aider le pays à marquer un pas

de plus en matière de la croissance économique. Ils ont également des éclaircissements pour savoir comment le Burundi, qui ne dispose pas d’énergie suffisante, peut se comporter pour augmenter cette croissance économique en même temps que d’autres pays de l’Afrique subsaharienne.

A la première question, M. Zeufack a indiqué qu’il y a sur le continent certains pays où l’on continue d’avoir une suspicion à l’égard du secteur privé qui, a-t-il précisé, ne signifie pas seulement l’étranger, mais aussi le secteur privé local qui est souvent méprisé et méconnu. Ce dernier nécessite, selon lui, des conditions favorables pour son émergence. Il propose qu’il y ait une transparence entre les secteurs public et privé car, a-t-il confié, quand le secteur privé est capté par le secteur public, on peut ne pas atteindre les résultats espérés.

A la question énergétique qui hante le pays ces derniers jours, il propose qu’il y ait une orientation vers l’énergie non renouvelable et les arrangements régionaux (intégration) pour que les pays de la sous-région, qui en disposent en quantité suffisance, puissent l’exporter vers le Burundi.,

 


Le Parlement demande le désengorgement des prisons

Les députés de l'Assemblée nationale, chambre basse du parlement bicaméral burundais, ont plaidé vendredi à Bujumbura pour le "désengorgement" des prisons et autres maisons de détention au Burundi.

La chambre basse du parlement burundais réagissait ainsi à la présentation d'un rapport d'enquête parlementaire réalisée récemment par une commission parlementaire chargée des questions de justice et des droits de l'homme, pour évaluer l'état d'avancement du processus de mise en application d'un décret présidentiel portant libération des prisonniers "concernés" par la grâce présidentielle.

Le Burundi a entamé le 23 janvier dernier, le processus de libération des 2.500 prisonniers "condamnés" pour des infractions diverses et d'autres qui verront leurs peines commuées, dans le cadre de la mise en œuvre de cette grâce présidentielle annoncée par le chef d'Etat burundais, Pierre Nkurunziza, dans son message de vœux à la nation pour le nouvel an 2017.

La ministre burundaise de la Justice et Garde des Sceaux, Aimé-Laurentine Kanyana, a déclaré le 23 janvier dernier à partir de la prison de Mpimba, en donnant les premiers tickets d'élargissement à 618 détenus libérés dans le cadre du lancement du processus de libération des détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle, qu'"à titre exceptionnel, le président Nkurunziza, dans un élan de réconciliation nationale, a même accordé la grâce pour des actes criminels commis lors des mouvements insurrectionnels organisés depuis février 2014".

La ministre Kanyana faisait ainsi allusion à la libération de 58 militants du parti "Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie" (MSD, opposition)" dont le président est l'ancien journaliste burundais Alexis Sinduhije.

Les prisons et autres maisons de détentions burundaises restent néanmoins toujours "surpeuplées en termes d'effectifs humains qu'elles abritent", a fait remarquer le président de la commission parlementaire d'enquête, le député Félix Niragira, par exemple, la principale prison de Mpimba, construite en 1955 sous la période coloniale avec une capacité d'accueil de 800 personnes, abrite aujourd'hui plus de 3.000 personnes en dépit des 618 détenus récemment libérés à la faveur de la grâce présidentielle du 3 janvier dernier.

Cette situation de "surpeuplement carcéral", a-t-il ajouté, se retrouve à travers les autres maisons de détention implantées par ici par là sur l'ensemble du territoire burundaise.

Selon le député Niragira, la commission parlementaire a relevé également que les milieux carcéraux burundais renferment d'autres "gros défis". Il a cité notamment la problématique de transfert de certains prisonniers "sans être accompagné de leurs dossiers judiciaires", le "vide juridique" sur la suite réservée aux prisonniers indigents libérés sans être capables de dédommager les victimes, la carence de moyens logistiques en moyens de locomotion (déplacement des juges pour les exécutions judiciaires et comparutions des détenus) et l'état vétuste des infrastructures d'accueil pour les prisonniers.

Dans une perspective de désengorger les milieux carcéraux au Burundi, le code pénal en vigueur promulgué en 2009, permet au juge burundais, d'infliger pour certaines infractions, une sanction punitive portant sur l'exécution des "travaux d'intérêt général", en lieu et place des "peines privatives de liberté" comme les incarcérations.


Page 1 sur 4

photos marquantes

etudia3.jpg

OAG

Un Collectifs d'OGNs Burundais engagés dans l'observation de l'action gouvernemental .

Plan du site

  • Accueil
  • Apropos de nous
  • Nouvelles
  • Activites
  • Etudes
  • Déclaration
  • Contact


  • Contact

    Siège social: Bujumbura - Burundi

    B.P: 3113 Bujumbura

    Tél: 22 21 8820

    Email:info@oag.bi

    site web:www.oag.bi