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L’Afrique subsaharienne observe un rebond en croissance économique en 2017

 

« Alors que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons protéger les conditions propices à l’investissement afin que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte », a expliqué mercredi le 19 avril 2017 M. Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale (BM) pour la région-Afrique, dans une vidéo-conférence animée depuis Washington sur Africa’s Pulse, un rapport semestriel de la BM qui analyse l’état des économies africaines.

Il a, à cette occasion, fait savoir que la croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré, en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. En outre, a-t-il ajouté, la région montre des signes de reprise, et la croissance économique devrait atteindre 2,6% en 2017.

Cette reprise reste néanmoins faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté. Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola, qui sont les principales économies du continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal en 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude politique, a-t-il poursuivi, ajoutant que plusieurs pays exportateurs de pétrole de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont confrontés à des difficultés économiques.

Albert Zeufack, économiste en chef de la BMD pour la région Afrique (2ème à gauche)

Selon toujours M. Zeufack, les dernières données des sept pays, notamment la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure. Ces pays qui, a-t-il déclaré, ont affiché des taux de croissance annuelle supérieurs à 5,4% entre 2015 et 2017, avec plus de 27% de la population de la région, représentent 13% de son Produit intérieur brut (PIB) total.

Il a, par la suite, indiqué que les perspectives économiques mondiales s’améliorent et devraient favoriser la reprise dans la région. Il ressort du rapport Africa’s Pulse que la croissance globale du continent devrait passer à 3,2% en 2018 et à 3,5% en 2019, reflétant ainsi la reprise dans les principales puissances économiques, a-t-il dit.

Cependant, a-t-il souligné, les risques associés à ces perspectives régionales tiennent au durcissement plus important que prévu des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration moins franche des prix des matières premières et à une montée du protectionnisme. Sur le plan intérieur, a-t-il précisé, les risques pour la reprise actuelle sont liés au rythme inadéquat des réformes, à l’accroissement des menaces de sécurité et à un climat d’incertitude politique avant les élections dans certains pays.

Les journalistes burundais qui participaient à cette conférence ont, quant à eux, voulu savoir comment le Partenariat public privé (PPP) peut être plus compris pour aider le pays à marquer un pas

de plus en matière de la croissance économique. Ils ont également des éclaircissements pour savoir comment le Burundi, qui ne dispose pas d’énergie suffisante, peut se comporter pour augmenter cette croissance économique en même temps que d’autres pays de l’Afrique subsaharienne.

A la première question, M. Zeufack a indiqué qu’il y a sur le continent certains pays où l’on continue d’avoir une suspicion à l’égard du secteur privé qui, a-t-il précisé, ne signifie pas seulement l’étranger, mais aussi le secteur privé local qui est souvent méprisé et méconnu. Ce dernier nécessite, selon lui, des conditions favorables pour son émergence. Il propose qu’il y ait une transparence entre les secteurs public et privé car, a-t-il confié, quand le secteur privé est capté par le secteur public, on peut ne pas atteindre les résultats espérés.

A la question énergétique qui hante le pays ces derniers jours, il propose qu’il y ait une orientation vers l’énergie non renouvelable et les arrangements régionaux (intégration) pour que les pays de la sous-région, qui en disposent en quantité suffisance, puissent l’exporter vers le Burundi.,

 


Le Parlement demande le désengorgement des prisons

Les députés de l'Assemblée nationale, chambre basse du parlement bicaméral burundais, ont plaidé vendredi à Bujumbura pour le "désengorgement" des prisons et autres maisons de détention au Burundi.

La chambre basse du parlement burundais réagissait ainsi à la présentation d'un rapport d'enquête parlementaire réalisée récemment par une commission parlementaire chargée des questions de justice et des droits de l'homme, pour évaluer l'état d'avancement du processus de mise en application d'un décret présidentiel portant libération des prisonniers "concernés" par la grâce présidentielle.

Le Burundi a entamé le 23 janvier dernier, le processus de libération des 2.500 prisonniers "condamnés" pour des infractions diverses et d'autres qui verront leurs peines commuées, dans le cadre de la mise en œuvre de cette grâce présidentielle annoncée par le chef d'Etat burundais, Pierre Nkurunziza, dans son message de vœux à la nation pour le nouvel an 2017.

La ministre burundaise de la Justice et Garde des Sceaux, Aimé-Laurentine Kanyana, a déclaré le 23 janvier dernier à partir de la prison de Mpimba, en donnant les premiers tickets d'élargissement à 618 détenus libérés dans le cadre du lancement du processus de libération des détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle, qu'"à titre exceptionnel, le président Nkurunziza, dans un élan de réconciliation nationale, a même accordé la grâce pour des actes criminels commis lors des mouvements insurrectionnels organisés depuis février 2014".

La ministre Kanyana faisait ainsi allusion à la libération de 58 militants du parti "Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie" (MSD, opposition)" dont le président est l'ancien journaliste burundais Alexis Sinduhije.

Les prisons et autres maisons de détentions burundaises restent néanmoins toujours "surpeuplées en termes d'effectifs humains qu'elles abritent", a fait remarquer le président de la commission parlementaire d'enquête, le député Félix Niragira, par exemple, la principale prison de Mpimba, construite en 1955 sous la période coloniale avec une capacité d'accueil de 800 personnes, abrite aujourd'hui plus de 3.000 personnes en dépit des 618 détenus récemment libérés à la faveur de la grâce présidentielle du 3 janvier dernier.

Cette situation de "surpeuplement carcéral", a-t-il ajouté, se retrouve à travers les autres maisons de détention implantées par ici par là sur l'ensemble du territoire burundaise.

Selon le député Niragira, la commission parlementaire a relevé également que les milieux carcéraux burundais renferment d'autres "gros défis". Il a cité notamment la problématique de transfert de certains prisonniers "sans être accompagné de leurs dossiers judiciaires", le "vide juridique" sur la suite réservée aux prisonniers indigents libérés sans être capables de dédommager les victimes, la carence de moyens logistiques en moyens de locomotion (déplacement des juges pour les exécutions judiciaires et comparutions des détenus) et l'état vétuste des infrastructures d'accueil pour les prisonniers.

Dans une perspective de désengorger les milieux carcéraux au Burundi, le code pénal en vigueur promulgué en 2009, permet au juge burundais, d'infliger pour certaines infractions, une sanction punitive portant sur l'exécution des "travaux d'intérêt général", en lieu et place des "peines privatives de liberté" comme les incarcérations.


La commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’Homme à l’Assemblée nationale a présenté mardi le 11 avril 2017, devant les députés et le ministre de la Justice et Garde des sceaux, à l’hémicycle de Kigobe, le rapport des descentes effectuées en dates du 28 et 29 février et 1er mars 2017 dans différentes provinces et prisons du pays pour analyser l’état d’avancement de la mise en application du décret no100/01 du 3 janvier 2017 portant mesure de grâce. Le président de cette commission, M. Félix Niragira, qui a présenté ce rapport, a fait savoir que l’objectif de ces descentes était de constater, en tant qu’élus et que représentants du peuple, l’état d’avancement du processus de libération des prisonniers concernés par la grâce présidentielle décrite dans ledit décret, ainsi que son impact sur la vie tant dans les prisons que dans la société d’accueil après la libération de ces prisonniers. D’après M. Niragira, ce rapport contient des réalités du terrain, basées sur des contacts menés auprès des gouverneurs, des procureurs de la République, des commissaires de police dans chaque province, des directeurs des prisons, des représentants des prisonniers, de certains bénéficiaires de ce décret et du président de la commission chargée des dossiers des prisonniers dans les prisons et la justice. Les résultats de cette activité sont donc satisfaisants, du fait que 2045 détenus ont été libérés. Ces derniers, qui apprécient beaucoup cet acte et la manière dont ils ont été accueillis dans la société, demandent à ce que de telles initiatives soient souvent faites, quand bien même certaines des personnes libérées ont déjà commis d’autres crimes, et que les prisons sont toujours en difficultés suite au nombre exorbitant des prisonniers. Selon le rapport, la prison de Mpimba, qui était destinée à accueillir 800 détenus, héberge 3121 prisonniers dont 618 seulement ont pu être libérés. A la prison de Bubanza, construite pour accueillir 150 détenus, 133 détenus ont été libérés sur les 445 prisonniers. La prison de Murembwe en province Rumonge, dont la capacité d’accueil est de 800 prisonniers, héberge 1018 détenus parmi lesquels 156 ont été libérés. La prison de Ngozi, qui ne devrait accueillir que 400 prisonniers, loge 1105 prisonniers dont 465 ont été libérés. La prison de Muramvya, construite pour une capacité d’accueil de 100 locataires, abrite 650 détenus et 153 ont été libérés, tandis qu’à Gitega, où la maison d’incarcération devrait avoir 400 prisonniers, on en dénombre 893 dont seulement 93 ont pu sortir. D’après le député Niragira, la commission a relevé des défis liés au transfert de certains prisonniers sans leurs dossiers, à l’inexistence des textes sur la suite réservée aux prisonniers indigents libérés mais qui doivent dédommager les victimes, au manque de déplacement pour les exécutions judiciaires et les comparutions des détenus, au nombre de prisonniers toujours supérieur à la capacité d’accueil des prisons, à la vétusté des infrastructures et à d’autres aspects. Le même rapport souligne que malgré cette initiative louable du président de la République, la libération de certains détenus n’a pas apporté grand-chose sur les conditions de vie dans les prisons. Les députés membres de la commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’homme demandent, à travers ce rapport, que les descentes dans des prisons soient intensifiées pour suivre de près ce qui s’y fait. Ils proposent aussi que d’autres mesures pour désengorger les prisons soient prises. A ce sujet, la ministre de la Justice et Garde des sceaux, Mme Aimée Laurentine Kanyana, a fait savoir que les retards connus dans la comparution et dans les exécutions judiciaires ne sont pas expliqués par l’insuffisance des moyens seulement, mais aussi par la mauvaise organisation et la tendance à la corruption de certains juges et procureurs. Elle a fait savoir que des lois ont été promulguées pour accompagner ce décret et que des sanctions contre les récalcitrants sont prévues. L’informatisation du ministère de la Justice et des prisons favoriserait aussi le contrôle de toutes les activités et la prévention des fraudes commises dans les juridictions, a signalé Mme Kanyana. Des textes, avec des délais bien fixes sur le dédommagement des victimes par les prisonniers indigents libérés, doivent être mis au clair, a suggéré le président de l’Assemblée nationale, M. Pascal Nyabenda, ajoutant que les commanditaires des fraudes dans la justice doivent être officiellement publiés pour que ce comportement soit découragé.


La commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’Homme à l’Assemblée nationale a présenté mardi le 11 avril 2017, devant les députés et le ministre de la Justice et Garde des sceaux, à l’hémicycle de Kigobe, le rapport des descentes effectuées en dates du 28 et 29 février et 1er mars 2017 dans différentes provinces et prisons du pays pour analyser l’état d’avancement de la mise en application du décret no100/01 du 3 janvier 2017 portant mesure de grâce. Le président de cette commission, M. Félix Niragira, qui a présenté ce rapport, a fait savoir que l’objectif de ces descentes était de constater, en tant qu’élus et que représentants du peuple, l’état d’avancement du processus de libération des prisonniers concernés par la grâce présidentielle décrite dans ledit décret, ainsi que son impact sur la vie tant dans les prisons que dans la société d’accueil après la libération de ces prisonniers. D’après M. Niragira, ce rapport contient des réalités du terrain, basées sur des contacts menés auprès des gouverneurs, des procureurs de la République, des commissaires de police dans chaque province, des directeurs des prisons, des représentants des prisonniers, de certains bénéficiaires de ce décret et du président de la commission chargée des dossiers des prisonniers dans les prisons et la justice. Les résultats de cette activité sont donc satisfaisants, du fait que 2045 détenus ont été libérés. Ces derniers, qui apprécient beaucoup cet acte et la manière dont ils ont été accueillis dans la société, demandent à ce que de telles initiatives soient souvent faites, quand bien même certaines des personnes libérées ont déjà commis d’autres crimes, et que les prisons sont toujours en difficultés suite au nombre exorbitant des prisonniers. Selon le rapport, la prison de Mpimba, qui était destinée à accueillir 800 détenus, héberge 3121 prisonniers dont 618 seulement ont pu être libérés. A la prison de Bubanza, construite pour accueillir 150 détenus, 133 détenus ont été libérés sur les 445 prisonniers. La prison de Murembwe en province Rumonge, dont la capacité d’accueil est de 800 prisonniers, héberge 1018 détenus parmi lesquels 156 ont été libérés. La prison de Ngozi, qui ne devrait accueillir que 400 prisonniers, loge 1105 prisonniers dont 465 ont été libérés. La prison de Muramvya, construite pour une capacité d’accueil de 100 locataires, abrite 650 détenus et 153 ont été libérés, tandis qu’à Gitega, où la maison d’incarcération devrait avoir 400 prisonniers, on en dénombre 893 dont seulement 93 ont pu sortir. D’après le député Niragira, la commission a relevé des défis liés au transfert de certains prisonniers sans leurs dossiers, à l’inexistence des textes sur la suite réservée aux prisonniers indigents libérés mais qui doivent dédommager les victimes, au manque de déplacement pour les exécutions judiciaires et les comparutions des détenus, au nombre de prisonniers toujours supérieur à la capacité d’accueil des prisons, à la vétusté des infrastructures et à d’autres aspects. Le même rapport souligne que malgré cette initiative louable du président de la République, la libération de certains détenus n’a pas apporté grand-chose sur les conditions de vie dans les prisons. Les députés membres de la commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’homme demandent, à travers ce rapport, que les descentes dans des prisons soient intensifiées pour suivre de près ce qui s’y fait. Ils proposent aussi que d’autres mesures pour désengorger les prisons soient prises. A ce sujet, la ministre de la Justice et Garde des sceaux, Mme Aimée Laurentine Kanyana, a fait savoir que les retards connus dans la comparution et dans les exécutions judiciaires ne sont pas expliqués par l’insuffisance des moyens seulement, mais aussi par la mauvaise organisation et la tendance à la corruption de certains juges et procureurs. Elle a fait savoir que des lois ont été promulguées pour accompagner ce décret et que des sanctions contre les récalcitrants sont prévues. L’informatisation du ministère de la Justice et des prisons favoriserait aussi le contrôle de toutes les activités et la prévention des fraudes commises dans les juridictions, a signalé Mme Kanyana. Des textes, avec des délais bien fixes sur le dédommagement des victimes par les prisonniers indigents libérés, doivent être mis au clair, a suggéré le président de l’Assemblée nationale, M. Pascal Nyabenda, ajoutant que les commanditaires des fraudes dans la justice doivent être officiellement publiés pour que ce comportement soit découragé.


Les secteurs caféier et minier préoccupent les plus hautes autorités du pays

 

Le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza, a rencontré lundi le 3 avril, en commune Marangara de la province Ngozi (nord du Burundi), les représentants de l’administration, de la justice, des opérateurs oeuvrant dans la filière café et les exploitants du secteur minier des provinces Ngozi, Kayanza, Kirundo, Muyinga et Cankuzo.

Le but était d’échanger sur la vie du pays, particulièrement la situation caféière et minière, évaluer ensemble les problèmes, les opportunités et les moyens de développement de ces deux secteurs de la bonne gouvernance, a souligné le porte-parole adjoint du chef de l’Etat.

Cette réunion a connu la participation de cinq ministres, à savoir ceux de l’Intérieur et la Formation patriotique, de la Sécurité publique, de la Justice et Garde des sceaux, celui des Finances ainsi que celui de la Bonne gouvernance. Elle a également vu la présence

des hauts cadres du ministère de la Justice et

les responsables dudit secteur dans les cinq provinces concernées.

La visite du chef de l’Etat à Marangara avait débuté par la coupure du ruban symbolique et l’inauguration de la nouvelle salle de réunion de la commune Marangara qui a, par après, abrité la réunion.

Le président de la République a en outre ouvert neuf salles de classes construites sur la colline Gicumbi en zone Giheta de la même commune. Il a aussi participé aux travaux communautaires à l’école fondamentale de Rutumba qui consistaient en pavage de nouvelles salles de classes en construction. Au marché de Cindonyi, le chef de l’Etat s’est adressé à la population pour prodiguer des conseils. Il a souhaité que chaque zone de la commune Marangara se construise son propre marché moderne pour se créer de nouveaux emplois, surtout aujourd’hui que l’agriculture ne peut pas, à elle-seule, occuper toute la population burundaise. Il a demandé aux commerçants de se regrouper en coopératives pour développer leurs affaires. Il a conseillé aux habitants de Marangara de répondre à l’appel du gouvernement de faire la limitation des naissances aujourd’hui que la terre n’est plus productive comme avant et que les ressources naturelles vont diminuant.

 


Les secteurs caféier et minier préoccupent les plus hautes autorités du pays

 

Le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza, a rencontré lundi le 3 avril, en commune Marangara de la province Ngozi (nord du Burundi), les représentants de l’administration, de la justice, des opérateurs oeuvrant dans la filière café et les exploitants du secteur minier des provinces Ngozi, Kayanza, Kirundo, Muyinga et Cankuzo.

Le but était d’échanger sur la vie du pays, particulièrement la situation caféière et minière, évaluer ensemble les problèmes, les opportunités et les moyens de développement de ces deux secteurs de la bonne gouvernance, a souligné le porte-parole adjoint du chef de l’Etat.

Cette réunion a connu la participation de cinq ministres, à savoir ceux de l’Intérieur et la Formation patriotique, de la Sécurité publique, de la Justice et Garde des sceaux, celui des Finances ainsi que celui de la Bonne gouvernance. Elle a également vu la présence

des hauts cadres du ministère de la Justice et

les responsables dudit secteur dans les cinq provinces concernées.

La visite du chef de l’Etat à Marangara avait débuté par la coupure du ruban symbolique et l’inauguration de la nouvelle salle de réunion de la commune Marangara qui a, par après, abrité la réunion.

Le président de la République a en outre ouvert neuf salles de classes construites sur la colline Gicumbi en zone Giheta de la même commune. Il a aussi participé aux travaux communautaires à l’école fondamentale de Rutumba qui consistaient en pavage de nouvelles salles de classes en construction. Au marché de Cindonyi, le chef de l’Etat s’est adressé à la population pour prodiguer des conseils. Il a souhaité que chaque zone de la commune Marangara se construise son propre marché moderne pour se créer de nouveaux emplois, surtout aujourd’hui que l’agriculture ne peut pas, à elle-seule, occuper toute la population burundaise. Il a demandé aux commerçants de se regrouper en coopératives pour développer leurs affaires. Il a conseillé aux habitants de Marangara de répondre à l’appel du gouvernement de faire la limitation des naissances aujourd’hui que la terre n’est plus productive comme avant et que les ressources naturelles vont diminuant.

 


L’OAG a organisé ce vendredi, 24 mars, à Bujumbura, un atelier de présentation du projet « Accès pour tous a la justice ». Financé par CORDAID/ambassade des Pays-Bas, ce projet sera co-exécuté par l’Association des juristes catholiques, AJCB.

 Ce projet sur « l’Accès à la justice pour tous », s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’accès  à  la  justice pour tous.

Dans le cadre de ce Programme, l’Observatoire de l’Action gouvernementale (OAG) et l’Association des Juristes Catholiques du Burundi (AJCB) ont obtenu un financement de CORDAID/Ambassade des Pays-Bas. Ainsi,  l’OAG et AJCB, en partenariat avec CORDAID, s’engagent à apporter leur contribution en vue du relèvement du niveau d’accessibilité de la population à la justice.


Présidence de la République : Cap sur les projets en perspective pour augmenter la production agricole

 

Un bureau de la Présidence de la République a organisé ce mercredi le 22 mars 2017 à Bujumbura, une conférence de presse où le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema a parlé des projets que le gouvernement compte réaliser en vue d’augmenter la production agricole et lutter contre la famine. Parlant de l’évaluation de la production vivrière de la 1ère saison culturale A, M. Rurema a indiqué que la production a été affectée par des défis liés aux changements climatiques, en fonction des différentes zones agro-écologiques et même en fonction des provinces du pays. C’est ainsi que dans quatre provinces, à savoir Muyinga, Kirundo, Bubanza et Bujumbura rural, la production a diminué et a été estimée à un niveau inférieur à 50 %, a-t-il déclaré, ajoutant que dans les provinces Karusi, Kayanza, Cibitoke, Gitega et Ruyigi, la production estimée était entre 50 et 60 %, tandis que dans les provinces Cankuzo, Rumonge et Muramvya, la production était évaluée entre 60 et 70 %. Dans les provinces Rutana, Ngozi, Makamba et Mwaro, la production a été estimée supérieure à 70 %, a souligné M. Rurema.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema

Le ministre a aussi fait savoir que malgré ces changements climatiques qui ont affecté la saison culturale A et la récolte, cela n’a pas montré qu’il y a une situation très critique comme la famine. C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Burundi a fait appel à la bonne culture de la solidarité burundaise où les populations se sont entraidées entre elles. Pour lui, que l’on le veuille ou pas, la production est meilleure parce que pendant cette période, on n’a pas fait recours à l’importation des produits vivriers à distribuer au niveau de la population. Il rassure que la situation est actuellement maîtrisée suite à certains partenaires au développement qui ont appuyé.

Selon toujours la même personnalité, son ministère a, en vue d’enregistrer de bons résultats relatifs à la saison culturale B, pris des précautions pour que les fertilisants arrivent à temps bien avant le semis. Il a également disponibilisé les semences à temps, sans oublier la sensibilisation et l’encadrement de la population. Pour lui, si le climat reste clément, il pense qu’il y aura une bonne production. A la question de la mauvaise gestion de l’eau, M. Rurema a fait savoir que le ministère est en train de travailler étroitement avec ses partenaires pour l’aménagement des marais, notamment dans les provinces Kayanza, Ngozi, Kirundo et Muyinga. Cela permettra de faire face aux changements climatiques car, selon lui, l’eau sera disponible toute l’année et permettre de produire toute l’année.

En vue d’augmenter la production pour lutter contre la famine, M. Rurema a indiqué que le gouvernement compte redynamiser et rendre efficaces les centres semenciers, régionaliser les cultures, distribuer à temps les fertilisants aux populations, multiplier les semences sélectionnées, tracer les courbes de niveau sur des terrains en pente en vue de lutter contre l’érosion.

 


Les adolescents face aux défis de leur santé et droits sexuels et reproductifs

Les adolescents et les jeunes au Burundi font face aux défis sérieux de leur santé et droits sexuels et reproductifs (SDRS), d’après le ministère en charge de la santé publique à travers son Programme national de santé de la reproduction (PNSR). Les défis principaux incluent l’accès limité à l’information correcte et aux services de SDSR, ainsi que le soutien limité venant des personnes importantes dans leur vie.

L’iniquité des genres, profondément enracinée dans la société, aggrave la vulnérabilité des filles et des garçons. Si les jeunes sont à mesure de développer leur potentiel, s’ils ont accès à l’éducation, aux services de santé, particulièrement à la santé sexuelle et reproductive et à l’éducation sexuelle complète, ils auront plus de possibilités de prendre des décisions réfléchies et seront responsables pour sécuriser leur futur et devenir des acteurs de développement du pays, souligne la même source. Les jeunes (filles et garçons) âgés de 10 à 24 ans constituent, selon le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, le groupe d’impact final du PNSR qui vise le changement de comportement des adolescents et jeunes, tout en veillant au respect de leurs droits en santé et éducation ainsi que le développement de leur potentiel.

Le PNSR contribuera aussi à la diminution des grossesses précoces et non désirées, la maîtrise de la démographie galopante, la stabilité, le développement inclusif juste, équitable et durable avec un capital humain de qualité pour le bien-être de la population. La réforme récente du système éducatif initié par le gouvernement du Burundi s’est avérée, selon le même ministère, être une opportunité pour les partenaires en santé et droits sexuels et reproductifs de réviser les outils de formation existants, afin que l’éducation sexuelle soit complète et offerte de façon efficace.

Notons que face à l’augmentation des phénomènes de grossesses précoces et non désirées au Burundi, et inspiré par l’approche «Le monde commence par moi » qui a fait preuve de succès dans beaucoup de pays dont les pays de la sous-région, le Burundi entre dans l’institutionnalisation effective de l’éducation sexuelle complète à l’école à travers ce programme conjoint. Ceci aidera les jeunes à mieux gérer leur puberté, mieux comprendre les changements physiques, émotionnels, relationnels autour de l’adolescence et acquérir des connaissances dans plusieurs aspects de leur vie, sans oublier les relations liées au genre, souligne-t-on. (source : ABP)

 

 


Célébration du 26eme anniversaire de l’unité des Burundais

 

Les Burundais célèbrent depuis 1991 le 5 février de chaque année l'adoption de la Charte de l'unité nationale et le thème de cette année est "Consolidons l'Unité nationale, source intarissable de paix et de développement durables", comme l'a annoncé le chef de l'Etat burundais, Pierre Nkurunziza, dans son discours à la Nation prononcée la veille de l'évènement.

"Vingt six ans viennent de s'écouler depuis que les Burundais se sont engagés à renouer avec l'Unité. Ils ont ainsi décidé d'éviter tout ce qui pourrait les dresser les uns contre les autres et de combattre toute idéologie divisionniste et quiconque susceptible de les embarquer sur le train des divisions ethniques, régionales, religieuses et autres ...", a déclaré le président burundais.

Il a fait savoir aux Burundais que l'objectif principal de cette journée festive est de faire un examen de conscience, de revisiter leur passé et débattre sur tous les obstacles qui ont mis à mal leur unité surtout à partir de l'invasion du Burundi par ceux qu'il a appelés "les forces impérialistes".

Selon lui, l'organisation socio-économique du Burundi d'avant la colonisation faisait que chaque famille ait des responsabilités au sein de la société dans un contexte de complémentarité interfamiliales et les considérations socio-économiques du Burundi pré-colonial s'articulaient autour du clan.

Il a alors invité les Burundais à restaurer le système des clans laissé par leurs ancêtres, compte tenu de "l'importance du rôle joué par les clans dans la consolidation de l'unité nationale et de l'impact négatif que leur dislocation a eu sur la société burundaise, où certains se sont désintéressés de leurs castes d'origine et ont perdu le sens de l'entraide et de la solidarité".

Le président burundais a reconnu que 26 ans après l'adoption de la Charte, l'unité des Burundais n'est pas un chantier terminé ou bien un sentier battu.

En effet, a-t-il dit, "l'unité, la concorde et l'entraide qui ont caractérisé le peuple burundais doivent être enseignées à toutes les générations et doivent faire objet d'échange et de conversation toujours et en tous lieux".

Il a enfin recommandé à tout Burundais à bannir toute parole et tout comportement divisionniste, rappelant que l'unité nationale doit être considérée comme la strophe et le refrain dans la vie de tous les jours


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