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Burundi : la fraude dans le secteur minier baisse…les défis restent

 

La fraude minière est aujourd'hui réduite de plus de 60% au Burundi, mais le secteur minier est toujours confronté à de nombreux défis, a révélé récemment dans une interview accordée à Xinhua, Jean-Claude Nduwayo (photo), directeur général de l'Office burundais des mines et carrières (OBM) relevant du ministère des Mines.

Selon lui, plus d'une année après la mise en place de l'OBM et de ses antennes en 2016, ils ont constaté une augmentation des recettes minières par rapport aux années antérieures. "Ces progrès marqués sont principalement imputables à la baisse du niveau de la fraude minière", a-t-il expliqué.

Illustrant ces avancées, M. Nduwayo a indiqué qu'en janvier 2016, au niveau du trafic des minerais dénommés les "3 T" (coltan, cassitérite et wolframite), la production minière obtenue n'a pas dépassé les 3.497 kg, alors qu'une année après, soit en janvier 2017, la production ad hoc a atteint 69.567 kg, ce qui montre que la production atteinte début 2016 a été multipliée par 20 fois dans un intervalle d'une année seulement.

"Ce bond en avant est le résultat d'une sensibilisation menée par l'OMB en direction des populations-cibles avec pour focus les exploitants miniers, mais aussi grâce à une synergie opérationnelle dans le cadre d'une quadrilogie constituée des représentants des populations (résidant près des localités minières), de l'administration territoriale à la base, des forces de sécurité et de l'appareil judiciaire", a-t-il expliqué.

Le cas de l'or est aussi parlant, a-t-il affirmé avant de révéler que la quantité exportée au cours des douze mois de l'année 2015, correspond à celle qui a été exportée au cours des cinq premiers mois de 2017.

Cependant, a-t-il reconnu, en dépit des progrès déjà enregistrées, il subsiste tout de même des défis en la matière.

"Le Burundi n'a pas encore atteint son ultime but, parce que la sensibilisation totale n'est pas encore acquise, de même qu'au niveau du suivi et de l'encadrement des artisans miniers et carriers à cause du crucial problème de manque des moyens de locomotion", a-t-il souligné.

L'autre défi soulevé par M. Nduwayo, est aussi le fait que les analyses du laboratoire de l'OBM "ne sont pas encore considérées", parce que ce laboratoire n'a pas encore été agrée sur le plan international.

"Certes, le certificat d'accréditation de ce laboratoire manque encore. Toutefois, le Burundi est embarqué dans le processus d'accréditation internationale. En attendant, nous avons besoin d'une maison de grande renommée en la matière pour nous accompagner jusqu'au stade d'une accréditation effective du laboratoire en question", a-t-il renchéri.

Pour que le Burundi puisse se doter d'un laboratoire minier reconnu mondialement, a-t-il insisté, il faut qu'en amont les moyens financiers suffisants soient disponibles, et qu'en aval, les travailleurs soient motivés.

M. Nduwayo a souligné qu'en dépit de ces défis, les séances de sensibilisation déjà menées depuis juillet 2016 en direction des divers segments de l'administration territoriale burundaise pour faire reculer la fraude minière au Burundi, ont déjà porté leurs fruits.

Il a reconnu cependant qu'il subsiste sur le terrain des manœuvres pour contourner les mesures prises pour juguler la fraude minière au Burundi.

M. Nduwayo a souligné que le contrôle n'est pas facile au Burundi même en situation de flagrance criminelle dans la mesure où on a affaire à des minerais "mixtes" ou à des minerais "tous venants" pour lesquels il s'avère difficile de quantifier ou déterminer la valeur financière correspondant exactement aux minerais saisis pour cause de fraude.

La stratégie utilisée pour reculer la fraude minière au Burundi se veut "clandestine" pour éviter de mettre en danger la vie des "dénonciateurs" en la matière, a-t-il affirmé.

Au chapitre des défis, M. Nduwayo a cité également l'insuffisance du personnel de terrain et le manque de clarté du code minier en vigueur sur l'exploitation minière semi-industrielle "très recherchée sur terrain" et qui aujourd'hui largement réclamée par des populations implantées dans les régions minières du Burundi.

Pour lui, il est impératif d'amender certaines clauses du code minier burundais pour y inclure notamment la rubrique d'exploitation semi-industrielle et introduire de la clarté sur l'exploitation des carrières pour des "fins propres et non commerciales".

Interrogé sur l'état des lieux du potentiel minier burundais, M. Nduwayo a signalé que le Burundi abrite beaucoup de minerais et de produits carriers, qui ne sont pas encore exploités, comme c'est le cas du nickel, ou pas encore évalués, comme la cassitérite, la colombo-tantalite et la wolframite.

D'après M. Nduwayo, le défi du moment est le manque du potentiel énergétique et des infrastructures telles que les chemins de fer, parce que les minerais tels que le nickel se transporte par les canaux des voies ferrées et maritimes.

Source : www.arib.info


 

Adoption, par le Sénat, du projet de loi portant Conseil pour l’unité nationale

 Le Sénat de la République du Burundi a analysé et adopté ce mercredi à son siège de Bujumbura, le projets de loi, portant mission, composition, organisation et fonctionnement du Conseil national pour l’unité nationale et la réconciliation (CNUNR).

 Le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique, M. Pascal Barandagiye qui a représenté le gouvernement a souligné que la mise en place du CNUNR est prescrite par la Constitution de la République du Burundi du 18 mars 2005, en son article 273 par une loi organique, en vue de concilier l’unité, l’équité et la réconciliation du peuple, suite à divers moments de crises politico-ethniques répétitives qu’a traversé le pays depuis l’indépendance jusqu’en 2015.

 Réagissant aux questions des sénateurs, M. Barandagiye a fait savoir que ce Conseil n’a point connu de retard, mais plutôt que la priorité était dirigée vers la Charte de l’unité nationale. Quant à certaines dispositions qui pourraient être changées ou même supprimées dans la procédure de révision de la Constitution, M. Barandagiye a indiqué qu’aucune procédure ne peut être retenue si elle porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion du peuple burundais, à la laïcité de l’Etat, à la réconciliation, à la démocratie et à l’intégrité du territoire de la république.

 Selon le président de la commission permanente chargée des questions politiques, diplomatiques, de défense et de sécurité au Sénat, M. Jean-Marie Pascal Nsesema, cet organe mènera des réflexions et donnera des conseils sur toutes les questions essentielles relatives à l’unité, mais aussi proposera des solutions en vue de renforcer l’unité nationale et la réconciliation des Burundais.

Pour le président du Sénat, M. Révérien Ndikuriyo, ce conseil est très important et le choix de ses membres devrait tenir compte de leur intégrité, pour bien connaitre le passé et préserver l’avenir du pays.


La CNIDH accuse la FIDH de diffuser de fausses informations sur le Burundi

La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a déclaré vendredi, que ce sont les fausses informations sur le Burundi véhiculées par certaines organisations comme la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), qui ont été à la base des sanctions injustes prises, au mépris des principes de justice, par les partenaires occidentaux du Burundi.

Cela a été confirmé par le Président de cette institution, Jean Baptiste Baribonekeza, lors d’une déclaration sur la situation sécuritaire et des Droits de l’Homme au Burundi.

Selon lui, ce sont les fausses informations véhiculées par certaines organisations comme la Fédération Internationale des Droits de l’Homme ( FIDH), qui ont poussé, au mépris des principes de justice, les mesures de suspension de la coopération avec l’Union Européenne, en faisant naître  des formes de pression par certains partenaires, dont la Cour Pénale Internationale (CPI).


Communiqué du Conseil National de Sécurité du 21 juin 2017

  

Au terme d'une session ordinaire de deux jours, le Conseil National de Sécurité a sorti un Communiqué:

Le Conseil National de Sécurité s’est réuni en session ordinaire, ce 20 et 21 Juin 2017, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République et Président dudit Conseil.

1. Au cours de cette session, « les membres du Conseil ont passé en revue l’évolution sécuritaire et ont constaté avec satisfaction que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée sur l’ensemble de tout le territoire national ».

2. Le Conseil National de Sécurité profite de cette occasion pour remercier les Corps de Défense et de Sécurité, l’Administration, l’institution de l’Ombudsman, les confessions religieuses, les partis politiques, la population, les Comités Mixtes de Sécurité ainsi que tout autre acteur ayant contribué de près ou de loin au renforcement de la paix et la sécurité qui règne sur tout le territoire. Le Conseil leur demande de continuer sur cette lancée pour démasquer et mettre hors d’état de nuire tout fauteur de troubles d’où qu’il viendrait.

3. « Le Conseil National de Sécurité se réjouit que 80% des criminels ont été appréhendés et déférés devant la justice et demande aux Corps de Défense et de Sécurité de rester vigilant pour anéantir tous les groupes de criminels ». « Le Conseil demande également à l’Administration de redynamiser les Comités Mixtes de Sécurité Humaine de manière qu’ils soient opérationnels sur toutes les collines ou quartiers, les zones et les communes »

4. Le Conseil National de Sécurité apprécie à sa juste valeur le travail réalisé par la Commission Nationale de Dialogue Inter burundais (CNDI) qui n’a ménagé aucun effort pour donner la parole à toutes les couches de la population qui s’est librement exprimée sur la gestion et l’avenir de leur pays.

 Le Conseil demande au Gouvernement et aux autres institutions publiques de mettre en œuvre les conclusions du rapport de ladite commission en vue de sauvegarder la souveraineté de notre pays et le respect de la volonté du peuple burundais

Bien plus, « le Conseil National de Sécurité invite la facilitation du dialogue inter burundais externe de rapatrier ce dialogue tel que les burundais l’ont souhaité lors des débats organisés par la CNDI. Il exhorte par conséquent le facilitateur à venir se rendre compte de l’évolution positive de la situation sécuritaire du pays. En outre, le Conseil lui demande de clôturer ce dialogue conformément au calendrier qu’il s’était lui-même fixé ».

5. Le Conseil National de Sécurité note avec satisfaction que la production de la saison culturale B a été bonne. Il invite ainsi la population à ne pas gaspiller cette récolte ; et interpelle les agriculteurs à s’adonner aux cultures maraichères au cours de cette saison sèche et user de l’irrigation ou l’arrosage partout où c’est possible afin de prévenir tout déficit alimentaire.

6. En outre, le Conseil recommande la mise en place d’un stock national alimentaire stratégique dans le but de parer à toutes éventualités de carences alimentaires qui seraient causées par des changements climatiques ou autres catastrophes naturelles. Le Conseil profite de cette occasion pour encourager les investisseurs dans le domaine agricole à l’instar de la société qui est en train de construire l’usine de fabrication des engrais chimiques au Burundi.

7. Le Conseil National de Sécurité remercie tous les acteurs qui œuvrent pour éradiquer le fléau de la corruption et de la fraude ainsi que de la fabrication et la commercialisation des boissons prohibées.il les encourage à continuer sur ce même élan jusqu’à l’éradication complète de ces fléaux qui risquent d’entraver le développement social et économique de notre peuple.

8. Le Conseil National de Sécurité exhorte le Ministère de l’Intérieur et celui de l’Education à organiser des camps de travail dans le but d’encadrer les élèves et étudiants qui vont bientôt commencer les vacances. Le Conseil invite les organisateurs de profiter de cette opportunité pour leur donner une formation patriotique ainsi que des notions de base de la sécurité humaine

9. Le Conseil National de Sécurité interpelle la population, l’Administration, les Corps de Défense et de Sécurité ainsi tous les autres acteurs non étatiques œuvrant dans le secteur de l’environnement de redoubler d’efforts pour protéger les boisements, les parcs et les réserves naturelles contre les feux de brousse. Dans le même sens, le Conseil encourage les sociétés qui ont comme objectifs la transformation des déchets ménagers en d’autres produits utiles comme le charbon ou l’engrais organique.

10. Le Conseil National de Sécurité constate la persistance des constructions anarchiques dans les zones agricoles qui entourent les villes. Il réitère par conséquent sa recommandation aux ministres ayant l’agriculture et l’environnement dans leurs attributions de procéder à la délimitation stricte des périmètres urbains.

Au vue du défi démographique et ses conséquences socio-économique notamment les problèmes fonciers, le Conseil invite toute la population à appliquer strictement la politique de limitation des naissances. Chaque ménage devrait avoir des enfants dont il est capable de nourrir et d’assurer l’éducation car les enfants n’ayant pas eu un encadrement de base deviennent plus tard une source d’insécurité.

11. Le Conseil National de Sécurité prend bonne note des réclamations de la population en rapport avec le déficit de l’énergie électrique qui est à la base des délestages observés depuis un certain temps. Ainsi, il tient à rassurer la population que le Gouvernement est à l’œuvre pour que ce problème soit résolu au plus tard au mois d’Août.

12. Le Conseil National de Sécurité déplore le comportement de certains agents de la justice qui usent de la corruption pour rendre les jugements envers les justiciables. Le Conseil demande à la population de dénoncer ce comportement indigne et contre la déontologie professionnelle pour que les contrevenants soient punis conformément à la loi.

13. « Le Conseil National de Sécurité demande aux pays qui ont accueilli et hébergent les putschistes et d’autres criminels burundais recherchés par la justice burundaise de les arrêter et les extrader vers le Burundi pour qu’ils soient jugés conformément à la loi burundaise ».

« Suite aux plaintes déposées à la CIRGL, EAC et à l’UA contre le Rwanda pour ses actes de déstabilisation de notre pays, le Conseil demande à ces organisation de sortir de leur silence et se prononcer sur ces actes d’agression faites par le Rwanda et d’en tenir informer le peuple burundais et la communauté internationale ».

Bien plus, le Conseil demande à la Communauté Est Africaine dont le Burundi est membre de se prononcer sur l’assassinat de Feu Président Cyprien Ntaryamira et ses compagnons le 6 avril 1994 au Rwanda. La lumière apportée à cet assassinat contribuera à l’état d’avancement du processus Vérité et Réconciliation en cours au Burundi.

14. Le Conseil National de Sécurité félicite et encourage nos compatriotes réfugiés qui regagnent leur pays natal malgré que l’organe qui est le HCR et qui devrait les stimuler et les appuyer à rentrer, leur en avait empêché. Le Conseil remercie vivement les burundais qui ont gardé en toute sécurité les biens de leurs compatriotes jusqu’à leur retour. Il les encourage de garder cet esprit de fraternité en gardant les biens de ceux qui ne sont pas encore rentrés dans leur pays natal.

15. Le Conseil National de Sécurité déplore le contenu des rapports biaisés de certaines ONG des Droits de l’Homme et invite par conséquent le Ministère en charge des Droits de l’Homme dans ses attributions de produire trimestriellement les rapports qui reflètent la réalité sur terrain afin d’informer la population dans le but de couper court aux fausses informations véhiculés par des organismes malintentionnés susmentionnés.

16. En définitive, le Conseil National de Sécurité demande à la population de rester solidaire et uni dans leur diversité en vue de consolider la sécurité de tant plus que le slogan de ce 1er Juillet est « l’Unité et la sauvegarde de la sécurité sont les piliers de l’Indépendance et de la souveraineté nationale ». Le Conseil National de Sécurité termine en souhaitant à toute la population burundaise une bonne fête de l’Indépendance Nationale.

Que vivent la Paix et la Sécurité dans notre pays,

Que Dieu protège le Burundi

 

 


Le Conseil de l’Union européenne, a décidé de prolonger d’une année supplémentaire les mesures restrictives adoptées contre la Russie, et ce jusqu’au 23 juin 2018, suite à l’annexion illégale de la péninsule ukrainienne de Crimée et la ville de Sébastopol.

Les ressortissants de l’UE et les entreprises devront limiter, de ce fait, leurs activités en Crimée et Sébastopol, affirme un communiqué publié par le Conseil de l'UE, notant que l’importation de produits en provenance de la péninsule ukrainienne sera également interdite.

Les sanctions adoptées contre la Russie prévoient aussi l’interdiction d’acquisition de biens immobiliers et l’accostage des bateaux de croisière en Crimée et Sébastopol sauf en cas d’urgence.

Est également interdite l’exportation des biens et technologies utilisées dans les secteurs de transport, de communication et de l’énergie en particulier des technologies liées à l’extraction et la production de pétrole, de gaz et de charbon, vers la Crimée.

La ville de Sébastopol et la péninsule la Crimée appartenant initialement à l’Ukraine ont été annexées à la Russie le 18 mars 2014 suite à un référendum unilatéral dont les résultats n’ont pas été reconnus par l’Ukraine et les pays occidentaux.

Source: AA


Sale temps pour les fruiticulteurs

mardi, 06 juin 2017 00:00 Written by

Sale temps pour les fruiticulteurs

Les producteurs des fruits comme les oranges, ananas et mandarines de la province Rumonge (sud du pays) regrettent la mesure de suspendre toute exportation des produits vivriers, récemment prise par les autorités. Actuellement obligés de vendre leur production sur le marché Burundais seulement, ils affirment qu'ils enregistrent de lourdes pertes. Le marché Burundais ne pouvant pas l'épuiser.

«Les commerçants qui achetaient nos produits ont dû abandonner car ils n'ont plus de débouchés», déplore un producteur de fruits. « Auparavant, ils écoulaient la marchandise en RD Congo et au Rwanda».Selon des informations recueillies auprès d'une unité de transformation des fruits, la production saisonnière de mandarine est estimée entre 700 et 800 tonnes. L'entreprise ne pouvant acheter que 200 tonnes seulement, la quantité restante devrait être exportée ou alors condamnée à la détérioration, poursuivent nos sources


Le HCR en quête de 250 millions de dollars pour faire face aux flux des refugiés burundais.

 

Dans un communiqué publié ce mardi 23 mai, l’agence de l’Onu pour les refugiés (UNHCR) tire la sonnette d’alarme au sujet du nombre croissant des refugiés burundais tout en demandant l’appui financier aux donateurs.

 A ce jour, le montant requis pour leur accueil est évalué à 250 millions de dollars. « Le HCR a mis à jour ses besoins de financement pour la situation du Burundi à 250 millions de dollars US…ces ressources sont nécessaires pour fournir une assistance d'urgence aux nouveaux arrivants et un soutien approprié à leurs hôtes. Jusqu'à présent, le HCR n'a reçu que deux pour cent des fonds requis », a déclaré aujourd’hui dans un communiqué, Babar Baloch, porte-parole du HCR.

 «Des fonds urgents sont nécessaires pour moderniser et construire de nouveaux centres d’accueil afin de décongestionner ceux qui existent actuellement et de fournir des services de base », poursuit le HRC.

Selon un rapport du HRC publié le 22 mai 2017, plus de 429.000 Burundais ont déjà fui le pays.

 « Le HCR renouvelle son appel aux donateurs pour qu'ils continuent de soutenir les pays qui accueillent les réfugiés burundais. Nous réitérons également cet appel aux pays voisins pour permettre un accès continu à ceux qui fuient la situation au Burundi et à ne pas renvoyer les réfugiés contre leur volonté ».

La République-Unie de Tanzanie accueille la majorité des réfugiés burundais, dont 249 000 ont déjà été accueillis dans trois camps surpeuplés. Le Rwanda accueille quelque 84 000 réfugiés avec 45 000 autres en Ouganda et quelque 41 000 en République démocratique du Congo ou en RDC. 

« Sans signe d'amélioration de la situation politique, la population totale de réfugiés burundais devrait atteindre plus d'un demi-million d'ici la fin de 2017, ce qui pourrait être la troisième plus grande situation de réfugiés en Afrique ». ajoute le HRC.

 

Depuis près de deux ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer depuis 2015, un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.


Budget du Ministère de la Justice en 2016

 Avec l’appui financier de l’ONG CORDAID/Ambassade des Pays-Bas, l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, O.A.G., en collaboration avec l’Association des Juristes Catholiques du Burundi, AJCB, a organisé ce mardi au Restaurant « Chez André », à Bujumbura, un atelier de partage des résultats de l’étude : « Analyse du budget du ministère de la Justice, exercice 2016 ». Il s’agissait d’échanger avec les participants sur les conclusions et recommandations de cette analyse menée par le Professeur Michel Masabo.  Le ministère de la Justice y était représenté par Venant Ntakimazi, Directeur général.

 


Vers la modernisation de la justice pénale au Burundi

Le gouvernement burundais a adopté deux projets de loi portant révision successivement du code pénal et de la procédure pénale, dans le but de "moderniser" la justice pénale au Burundi.

Tous les projets de loi ont été présentés par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, qui a reconnu que le code pénal en vigueur est relativement récent (il est de 2009).

Mais par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux a souligné la nécessité de sa révision pour "opérer certaines modifications tendant à renforcer la répression de certaines infractions et revoir la rédaction de certains articles pour plus de clarté", selon un communiqué publié vendredi par secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, à l'issue d'une réunion de deux jours du conseil des ministres, présidée par le président Pierre Nkurunziza.

Ainsi, pour le travail d'intérêt général qui est une alternative à l'emprisonnement et qui est approprié pour les délinquants primaires et les jeunes délinquants et qui vise notamment la réduction de la population carcérale, la peine va être portée maintenant à deux ans pour "avoir plus d'effets".

Le nouveau code pénal apporte plus de précision sur l'enlèvement et la séquestration en prévoyant des circonstances aggravantes.

Il intègre aussi les infractions consacrées d'une part, à la traite des personnes et la protection des victimes de la traite et d'autre part, à l'organisation frauduleuse de l'insolvabilité.

Il introduit également des dispositions en rapport avec les boissons prohibées, donne plus de précisions en rapport avec l'exploitation sexuelle en termes de responsabilité pénale et introduit l'infraction de destruction d'animaux.

Il inclut enfin l'enrichissement illicite dans les infractions connexes à la corruption et réprime le vagabondage et la mendicité ainsi que leur exploitation.

Quant au code de procédure pénale qui va être promulgué, il est beaucoup plus récent puisqu'il date d'avril 2013. Mais la ministre Kanyana dit avoir constaté qu'il y a une évolution de la criminalité au Burundi de telle sorte qu'il y a nécessité d'introduire de nouvelles règles dérogatoires au droit commun de la procédure pénale, spécialement en matière de perquisition où, pour certaines infractions graves limitativement énumérées par la loi, le mandat de perquisition n'est pas requis et la perquisition de nuit autorisée.

Les autorités chargées de l'enquête seront autorisées à perquisitionner aussi dans les systèmes informatiques et à y saisir des données et à perquisitionner en ligne opérée à partir du poste d'officier de police judiciaire où l'infraction a été commise ou vient de se commettre.

Il sera introduit dans ce code de procédure pénale révisé des techniques particulières de recherche comme "l'observation, l'infiltration, la livraison surveillée, les interceptions de correspondances par voie des télécommunications, la captation des données informatiques ainsi que les sonorisations et la fixation d'images dans certains lieux et véhicules".

Tout cela sera fait pour, a expliqué la ministre Kanyana, "poursuivre l'effort de la modernisation de la justice pénale pour faire face aux nouvelles manifestations de la délinquance et de la criminalité.


Burundi : des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle de 1995 à 2015

Le Burundi a enregistré des progrès "importants" dans la réduction de la mortalité de 1995 à 2015, a déclaré mardi à Bujumbura Josiane Nijimbere, ministre burundaise la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

La ministre Nijimbere intervenait lors d'un atelier portant sur la présentation des résultats des principales études réalisées au Burundi sur la santé de la reproduction de 1995 à 2015.

"Les résultats des différentes recherches en santé de la reproduction, révèlent que la mortalité maternelle a diminué au Burundi, en passant d'un taux de 1210 à 712 décès maternels pour 100.000 naissances entre 1995 et 2015", a-t-elle précisé.

Les pas déjà franchis au niveau de l'utilisation des méthodes contraceptives sont à saluer également, a-t-elle ajouté, en signalant qu'entre 2005 et 2016, le taux d'utilisation des contraceptifs, a passé de 7% à 42,5%.

Selon Fabrice Kakunze, médecin-chef du service en charge du PNSR (Programme National de Santé de la Reproduction) relevant du ministère burundais de la Santé Publique, au Burundi, les décès maternels sont dus à plusieurs facteurs.

Certains d'entre eux, a-t-il expliqué, sont intimement liés à l'insuffisance de qualité de l'offre du personnel soignant par rapport à la qualité requise et souhaitée, à l'absence de la consultation prénatale précoce, et à l'âge des mères en couche.

"En dépit de la gratuité des soins pour les femmes en couche, force est de constater que certaines d'entre elles ne se font consulter auprès de leur médecin local pendant la période prénatale, un manquement grave pouvant entraîner des complications sanitaires durant les moments d'accouchement", a-t-il souligné sur base des différentes recherches déjà faites au Burundi en santé de la reproduction.

La mauvaise qualité de l'offre fournie par certains prestataires sanitaires vis-à-vis des sollicitations des patientes enceintes prêtes à accoucher, fait également partie des causes du décès maternel au Burundi, a reconnu le médecin burundais.

"Souvent, par ici par là dans certains centres de santé éparpillés sur le territoire burundais, quelques infirmiers accusent une grande lenteur dans l'assistance aux femmes en couche, à telle enseigne que certaines d'entre elles peuvent accoucher par terre en milieu hospitalier", a-t-il dénoncé.

Toutefois, malgré ces manquements relevés ci-haut, le PNSR a fourni, au cours des douze dernières années, des efforts sanctionnés par des résultats satisfaisants, a-t-il nuancé, en faisant remarquer que de 2005 à 2016, le taux d'accouchement en milieu de soins est passé de 22,9% à 79,5%.

M. Kakunze a ajouté qu'au cours de cette période, 100% des Burundaises enceintes ont effectué "au moins une consultation prénatale" avant l'accouchement.

Le médecin Kakunze a saisi l'occasion pour demander à certaines confessions religieuses qui s'adonnent à la "diabolisation des méthodes contraceptives modernes", de mettre fin à de tels enseignements à leurs fidèles dans un pays comme le Burundi qui accuse une forte natalité.

En effet, à l'heure actuelle, l'indice burundais de fécondité est de 6 enfants par femme. Selon l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques de Burundi(ISTEEBU), le Burundi, qui s'étend sur une superficie de 27.834 kilomètres carrés, est aujourd'hui peuplé par près de 11 millions d'habitants.

Au rythme actuel de progression de cette population, précise-t-on à l'ISTEEBU, celle-ci pourrait doubler d'ici 2030.


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