nzosaba jean bosco

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Vers la mise en place d'un système efficace de protection des végétaux

 

Le Burundi est à pied d'œuvre pour mettre en place un système efficace pour la protection des végétaux à travers la révision du décret-loi du 30 juin 1993 y relatif aujourd'hui devenu "caduc" au regard des réalités burundaises de terrain, apprend-on lundi du ministre burundais de l'Agriculture et de l'Elevage, Déo-Guide Rurema.

Le 10 août dernier, l'Assemblée nationale burundaise a adopté un projet de loi portant sur la révision du décret-loi n°1/033 du 30 juin 1993 portant sur la protection des végétaux au Burundi.

"Sachez bien que ce nouvel instrument juridique mettra en place un système de protection phytosanitaire en vue d'une bonne gestion des questions ad hoc en se conformant aux obligations de l'Organisation mondiale du commerce et de la Convention internationale pour la protection des végétaux dans l'ultime but de promouvoir l'agriculture, d'accélérer la lutte contre les maladies des cultures et de fignoler la sécurité juridique du marché des végétaux", a expliqué M. Rurema lors d'un point de presse tenu au lendemain de cette adoption parlementaire.

La nouvelle législation, a-t-il ajouté, aura le mérite d'avoir un champ de compétences élargi dans la mesure où elle permettra dorénavant au gouvernement burundais "d'avoir des mains libres pour assurer aisément et efficacement" le contrôle de l'application des règles phytosanitaires.

La loi révisée, a-t-il souligné, était limitative dans la mesure où elle n'accordait pas les prérogatives nécessaires à l'Organisation nationale de la protection des végétaux, particulièrement en ce qui concerne les fonctions de surveillance des terres et des laboratoires à travers une meilleure communication sur la présence, l'apparition et la dissémination des organes nuisibles aux végétaux.

La nouvelle loi en revanche, a-t-il insisté, innove en ce sens qu'elle oblige aux personnes entrant au Burundi, de "déclarer les produits végétaux" dont ils sont porteurs dans leurs bagages de voyage.

"Cette nouvelle loi constitue une réponse appropriée à toutes les insuffisances jusqu'ici observées dans la protection des végétaux, la prévention et la lutte contre les ennemis des végétaux, aussi bien à la phase de leur introduction que dans celle de leur diffusion à grande échelle", a-t-il renchéri.

M. Rurema s'est dit heureux de constater que cette nouvelle loi "cadre bien" les principes fondamentaux qui guideront l'action phytosanitaire au Burundi au cours des années à venir.

A ses yeux, les innovations introduites dans ce nouvel instrument législatif burundais font état également de la prescription des mesures phytosanitaires sur l'importation des végétaux, ainsi que l'interdiction de l'entrée des "organismes génétiquement modifiés" et des plantes "envahissantes" au Burundi telles que la jacinthe d'eau.

Cette nouvelle loi va octroyer en outre des permis d'importation aux promoteurs des activités allant dans le sens d'assurer une meilleure protection des végétaux, et permettra aussi la mise en place des procédures d'exportation et de transit des produits végétaux et renforcera l'inspection des questions phytosanitaires, a-t-il signalé d'autre part.

Par ailleurs, la rubrique répressive de la nouvelle loi est plus rigoureuse en termes de peines de prison et d'amende.

"Ainsi, quiconque plantera, vendra, stockera, transportera et distribuera des végétaux infectés d'un organisme nuisible tout en le sachant, sera puni d'une servitude pénale de six mois à cinq ans et/ou d'une amende de cinq cent mille à deux millions de francs burundais", indique la nouvelle loi burundaise sur la protection des végétaux.

APA/ imburi.info


L’économie burundaise en voie de relance.

La santé de l'économie burundaise s'améliore par rapport à la situation qui prévalait lors de la crise politico-électorale de 2015, a affirmé Salomon Nsabimana (photo), expert burundais en macroéconomie.

L'expert Nsabimana, qui est également chercheur professionnel à l'Institut de Développement Economique (IDEC) de Bujumbura et professeur à la Faculté des Sciences Economiques de l'Université du Burundi (UB), s'exprimait au cours d'une interview accordée à Xinhua sur l'état des lieux de l'économie burundaise à quatre mois de fin 2017 et début 2018.

"De façon globale, on voit que la situation économique burundaise s'améliore dans certains domaines par rapport à la situation de crise de 2015. Toutefois, force est de constater que beaucoup d'indicateurs restent inférieurs à la situation de 2014, jugée relativement bonne, année au cours de laquelle certains indicateurs étaient un peu élevés", a-t-il précisé.

L'actuelle situation économique burundaise s'analyse sous divers paramètres, en l'occurrence l'évolution du taux de croissance économique.

"En regardant de près la courbe du taux de croissance économique, on découvre que le taux de croissance de 2014 était autour de 4,5% ; lequel a chuté au cours des 12 mois de 2015 jusqu'à atteindre un seuil négatif. En 2016, le Burundi a connu certes une légère amélioration de son taux de croissance économique par rapport à celui de 2015 ; mais qui reste de loin inférieur à celui enregistré en 2014", a-t-il fait remarquer.

L'expert Nsabimana a souligné que la "photographie" de la santé économique burundaise transparaît également à travers l'examen de la production des richesses nationales, en se focalisant l'attention sur la contribution sectorielle.

"Avant la crise de 2015, la contribution sectorielle au niveau des services avait une forte visibilité dans le pays. On assiste, au lendemain de la fin du 1er semestre 2017, à une légère amélioration de la contribution sectorielle des services ; mais qui dépasse un tout petit peu la situation d'en 2015 durement frappée par le choc de la crise", a-t-il expliqué.

A ce jour, a-t-il souligné, l'économie burundaise est bâtie essentiellement sur deux secteurs, à savoir celui des services marqué aujourd'hui par une contribution sectorielle de 43% et celui de l'agriculture avec une contribution de 39%.

Car, a-t-il laissé entendre, le secteur industriel burundais reste aujourd'hui "très faible" avec une contribution dans la valeur ajoutée, inférieure à 20%.

M. Nsabimana a relevé également du côté de l'offre burundaise, que le processus d'investissement économique au Burundi est encore freiné par la "faiblesse" au niveau de l'épargne intérieure et un niveau du volume des importations jugée inférieure par rapport à celui d'il y a trois ans en 2014.

En effet, a-t-il insisté, par rapport à l'époque de crise de 2015, le niveau des importations en référence au PIB (produit intérieur brut), est certes aujourd'hui amélioré pour avoir passé de 29% à 31%.

"Concrètement, cela signifie qu'en dépit de la légère amélioration enregistrée en termes de volume d'importations ; les capacités d'importation ne sont pas encore développées au Burundi notamment à cause de l'insuffisance de l'offre en devises", a estimé l'expert burundais.

L'analyse de la situation économique burundaise montre en outre qu'aujourd'hui, par rapport à la situation de crise de 2015, les recettes fiscales, encore dominées par les apports du commerce intérieur, "ont légèrement augmenté".

En revanche, en ce qui concerne les capacités de consommation des Burundais, l'expert Nsabimana a signalé que les dépenses de consommation des ménages sont très élevées au Burundi.

Cela signifie que les richesses nationales burundaises sont "destinées essentiellement à la consommation". Et cela peut s'expliquer par la "faiblesse du revenu par habitant, aujourd'hui inférieure à 300 dollars par an et par habitant" ; ce qui reste de loin inférieur par rapport au revenu par habitant d'autres pays de la région est-africaine (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Rwanda et Soudan du Sud), a-t-il affirmé.

Analysant le volume des investissements burundais capté du point de vue économique par la capacité de formation du capital, M. Nsabimana a indiqué que le niveau d'investissements internes au Burundi en 2017, a augmenté par rapport à l'année de crise de 2015.

Cependant, a-t-il émis une nuance, l'augmentation des investissements enregistrée en 2016 est "à relativiser" dans la mesure où la performance obtenue reste inférieure à celle enregistrée en 2014.

L'expert Nsabimana a affirmé également que l'analyse de l'état des lieux sur l'économie burundaise, doit mettre en exergue le niveau des investissements directs en provenance de l'étranger.

"En effet, quand on se penche de près sur les investissements directs étrangers au Burundi, on découvre que les flux restent faibles. Sous cet angle, on ne peut manquer de regarder de près le niveau des transferts des migrants, qui revêtent un aspect très important au niveau de la promotion des investissements innovants dans beaucoup de pays, africains en l'occurrence via des transferts de la diaspora. Au Burundi, ces transferts des migrants, si on les compare par rapport au PIB, restent encore avec des taux faibles", a-t-il souligné.

L'économie burundaise souffre encore également de la faiblesse du volume des exportations, a poursuivi l'expert en précisant que celles-ci représentent moins de 7% du PIB.

Sur ce, il a déploré que les exportations burundaises soient encore dominées par des produits de l'agriculture ; car les produits manufacturés en la matière reste très faible dans la mesure où ils représentent moins de 5% du volume global des exportations.

"Bref, dans l'ensemble on voit aujourd'hui qu'il y a une certaine amélioration de l'économie burundaise, qui reste cependant très faible par rapport à la situation de 2014", a-t-il tranché.

Pour l'expert Nsabimana, l'amélioration actuelle de l'économie burundaise sur base des statistiques et des indicateurs par rapport à la situation qui prévalait à l'année de crise de 2015, s'explique fondamentalement par une "reprise relative de l'activité économique" au Burundi à la faveur de la situation sécuritaire burundaise "en train de s'améliorer relativement".

"Car, par rapport à 2015, on enregistre une valeur ajoutée sur le plan sécuritaire ; mais, ce n'est pas encore un bon environnement pour attirer les investisseurs", a-t-il nuancé.

Pour l'expert Nsabimana, à ce jour, les défis majeurs de l'économie burundaise sont principalement la transformation structurelle de l'économie nationale (dans la mesure où les Burundais ne peuvent continuer à vivre uniquement de l'agriculture), la résolution du déficit énergétique et le renforcement de l'environnement des affaires.

Mais il n'y a pas que des défis pour l'économie burundaise, il existe aussi des opportunités pour son épanouissement dans le temps et l'espace, a-t-il souligné, en citant notamment le "riche" potentiel minier, le niveau accéléré d'intégration régionale et l'existence des structures de promotion des investissements telle que l'Agence de Promotion des Investissements(API).

Source : arib.info


 

Le Sénat approuve des candidats magistrats responsables de certaines juridictions.

 Le Sénat du Burundi a approuvé ce lundi 14 août la nomination de six candidats magistrats responsables de certaines juridictions, dans le cadre de l’amélioration du travail judiciaire, a indiqué la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Mme Laurentine Kanyana.

 Pour les grandes juridictions, le candidat Fidèle Havyarimana a été proposé au poste de conseiller à la cour suprême, tandis qu’Arstide Nsengiyumva est proposé au poste de substitut général à la même cour.

 Concernant les tribunaux de grande instance, le seul tribunal de Kirundo est concerné car Thierry Irakoze est candidat président de ce tribunal. Les sénateurs ont voulu savoir pourquoi un homme remplace une femme à ce poste. Selon la ministre Kanyana, dans les tribunaux de cette région, les raisons familiales ne permettent pas de déplacer une femme.

 Au niveau des parquets de la République, trois changements seront opérés dans les provinces Gitega, Karusi et Muramvya.

Les personnes proposées sont respectivement, Alphonse Banderembako, Francois Harerimana et Jean-Claude Habimana. Un sénateur a exprimé son inquiétude quant à l’absence des magistrats de l’ethnie Twa. Mme Kanyana a dit qu’il est encore difficile d’autant plus qu’aujourd’hui, le budget ne permet pas les recrutements. Elle a quand même promis qu’un poste vacant actuellement à la cour anticorruption pourrait être occupé par un magistrat de l’ethnie Twa.

Source : ABP


Burundi : la fraude dans le secteur minier baisse…les défis restent

 

La fraude minière est aujourd'hui réduite de plus de 60% au Burundi, mais le secteur minier est toujours confronté à de nombreux défis, a révélé récemment dans une interview accordée à Xinhua, Jean-Claude Nduwayo (photo), directeur général de l'Office burundais des mines et carrières (OBM) relevant du ministère des Mines.

Selon lui, plus d'une année après la mise en place de l'OBM et de ses antennes en 2016, ils ont constaté une augmentation des recettes minières par rapport aux années antérieures. "Ces progrès marqués sont principalement imputables à la baisse du niveau de la fraude minière", a-t-il expliqué.

Illustrant ces avancées, M. Nduwayo a indiqué qu'en janvier 2016, au niveau du trafic des minerais dénommés les "3 T" (coltan, cassitérite et wolframite), la production minière obtenue n'a pas dépassé les 3.497 kg, alors qu'une année après, soit en janvier 2017, la production ad hoc a atteint 69.567 kg, ce qui montre que la production atteinte début 2016 a été multipliée par 20 fois dans un intervalle d'une année seulement.

"Ce bond en avant est le résultat d'une sensibilisation menée par l'OMB en direction des populations-cibles avec pour focus les exploitants miniers, mais aussi grâce à une synergie opérationnelle dans le cadre d'une quadrilogie constituée des représentants des populations (résidant près des localités minières), de l'administration territoriale à la base, des forces de sécurité et de l'appareil judiciaire", a-t-il expliqué.

Le cas de l'or est aussi parlant, a-t-il affirmé avant de révéler que la quantité exportée au cours des douze mois de l'année 2015, correspond à celle qui a été exportée au cours des cinq premiers mois de 2017.

Cependant, a-t-il reconnu, en dépit des progrès déjà enregistrées, il subsiste tout de même des défis en la matière.

"Le Burundi n'a pas encore atteint son ultime but, parce que la sensibilisation totale n'est pas encore acquise, de même qu'au niveau du suivi et de l'encadrement des artisans miniers et carriers à cause du crucial problème de manque des moyens de locomotion", a-t-il souligné.

L'autre défi soulevé par M. Nduwayo, est aussi le fait que les analyses du laboratoire de l'OBM "ne sont pas encore considérées", parce que ce laboratoire n'a pas encore été agrée sur le plan international.

"Certes, le certificat d'accréditation de ce laboratoire manque encore. Toutefois, le Burundi est embarqué dans le processus d'accréditation internationale. En attendant, nous avons besoin d'une maison de grande renommée en la matière pour nous accompagner jusqu'au stade d'une accréditation effective du laboratoire en question", a-t-il renchéri.

Pour que le Burundi puisse se doter d'un laboratoire minier reconnu mondialement, a-t-il insisté, il faut qu'en amont les moyens financiers suffisants soient disponibles, et qu'en aval, les travailleurs soient motivés.

M. Nduwayo a souligné qu'en dépit de ces défis, les séances de sensibilisation déjà menées depuis juillet 2016 en direction des divers segments de l'administration territoriale burundaise pour faire reculer la fraude minière au Burundi, ont déjà porté leurs fruits.

Il a reconnu cependant qu'il subsiste sur le terrain des manœuvres pour contourner les mesures prises pour juguler la fraude minière au Burundi.

M. Nduwayo a souligné que le contrôle n'est pas facile au Burundi même en situation de flagrance criminelle dans la mesure où on a affaire à des minerais "mixtes" ou à des minerais "tous venants" pour lesquels il s'avère difficile de quantifier ou déterminer la valeur financière correspondant exactement aux minerais saisis pour cause de fraude.

La stratégie utilisée pour reculer la fraude minière au Burundi se veut "clandestine" pour éviter de mettre en danger la vie des "dénonciateurs" en la matière, a-t-il affirmé.

Au chapitre des défis, M. Nduwayo a cité également l'insuffisance du personnel de terrain et le manque de clarté du code minier en vigueur sur l'exploitation minière semi-industrielle "très recherchée sur terrain" et qui aujourd'hui largement réclamée par des populations implantées dans les régions minières du Burundi.

Pour lui, il est impératif d'amender certaines clauses du code minier burundais pour y inclure notamment la rubrique d'exploitation semi-industrielle et introduire de la clarté sur l'exploitation des carrières pour des "fins propres et non commerciales".

Interrogé sur l'état des lieux du potentiel minier burundais, M. Nduwayo a signalé que le Burundi abrite beaucoup de minerais et de produits carriers, qui ne sont pas encore exploités, comme c'est le cas du nickel, ou pas encore évalués, comme la cassitérite, la colombo-tantalite et la wolframite.

D'après M. Nduwayo, le défi du moment est le manque du potentiel énergétique et des infrastructures telles que les chemins de fer, parce que les minerais tels que le nickel se transporte par les canaux des voies ferrées et maritimes.

Source : www.arib.info


Burundi : plus de 55.000 élèves à l'examen d'Etat leur permettant d'accéder à l'enseignement supérieur

Plus de 55.000 élèves du secondaire passent l’examen d’état cette semaine depuis lundi pour avoir accès à l'enseignement supérieur.

 


 

Adoption, par le Sénat, du projet de loi portant Conseil pour l’unité nationale

 Le Sénat de la République du Burundi a analysé et adopté ce mercredi à son siège de Bujumbura, le projets de loi, portant mission, composition, organisation et fonctionnement du Conseil national pour l’unité nationale et la réconciliation (CNUNR).

 Le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique, M. Pascal Barandagiye qui a représenté le gouvernement a souligné que la mise en place du CNUNR est prescrite par la Constitution de la République du Burundi du 18 mars 2005, en son article 273 par une loi organique, en vue de concilier l’unité, l’équité et la réconciliation du peuple, suite à divers moments de crises politico-ethniques répétitives qu’a traversé le pays depuis l’indépendance jusqu’en 2015.

 Réagissant aux questions des sénateurs, M. Barandagiye a fait savoir que ce Conseil n’a point connu de retard, mais plutôt que la priorité était dirigée vers la Charte de l’unité nationale. Quant à certaines dispositions qui pourraient être changées ou même supprimées dans la procédure de révision de la Constitution, M. Barandagiye a indiqué qu’aucune procédure ne peut être retenue si elle porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion du peuple burundais, à la laïcité de l’Etat, à la réconciliation, à la démocratie et à l’intégrité du territoire de la république.

 Selon le président de la commission permanente chargée des questions politiques, diplomatiques, de défense et de sécurité au Sénat, M. Jean-Marie Pascal Nsesema, cet organe mènera des réflexions et donnera des conseils sur toutes les questions essentielles relatives à l’unité, mais aussi proposera des solutions en vue de renforcer l’unité nationale et la réconciliation des Burundais.

Pour le président du Sénat, M. Révérien Ndikuriyo, ce conseil est très important et le choix de ses membres devrait tenir compte de leur intégrité, pour bien connaitre le passé et préserver l’avenir du pays.


L’indice synthétique de fécondité passe de 6,4 à 5,5 enfants en six ans

Selon Nicolas Ndayishimiye Nicolas,  expert burundais sur les questions de population et de développement et directeur général de l’Institut des statistiques et des études économiques du Burundi (ISTEEBU), l’indice de fécondité va decrescendo au Burundi. Il cite la 3ème Enquête démographique et de santé (EDS) 2016-2017, réalisée au Burundi depuis octobre 2016 à mars 2017. L’indice synthétique de fécondité est passé à 5,5 enfants par femme en 2016, contre  6,4 enfants par femme en 2010, et   6,9 enfants par femme en 1987.

Selon M. Ndayishimiye, ces légères améliorations sur l’indice de fécondité au Burundi sont  dues aux efforts gouvernementaux menés pour faire baisser le taux de naissance via des campagnes de sensibilisation de masse au niveau politique, et aux progrès marqués dans la vulgarisation des pratiques contraceptives en vogue actuellement.

Au Burundi, la question démographique est un problème socio-économique à double impact alimentaire et juridique (conflits fonciers etc.) et environnementale.


La CNIDH accuse la FIDH de diffuser de fausses informations sur le Burundi

La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a déclaré vendredi, que ce sont les fausses informations sur le Burundi véhiculées par certaines organisations comme la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), qui ont été à la base des sanctions injustes prises, au mépris des principes de justice, par les partenaires occidentaux du Burundi.

Cela a été confirmé par le Président de cette institution, Jean Baptiste Baribonekeza, lors d’une déclaration sur la situation sécuritaire et des Droits de l’Homme au Burundi.

Selon lui, ce sont les fausses informations véhiculées par certaines organisations comme la Fédération Internationale des Droits de l’Homme ( FIDH), qui ont poussé, au mépris des principes de justice, les mesures de suspension de la coopération avec l’Union Européenne, en faisant naître  des formes de pression par certains partenaires, dont la Cour Pénale Internationale (CPI).


Communiqué du Conseil National de Sécurité du 21 juin 2017

  

Au terme d'une session ordinaire de deux jours, le Conseil National de Sécurité a sorti un Communiqué:

Le Conseil National de Sécurité s’est réuni en session ordinaire, ce 20 et 21 Juin 2017, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la République et Président dudit Conseil.

1. Au cours de cette session, « les membres du Conseil ont passé en revue l’évolution sécuritaire et ont constaté avec satisfaction que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée sur l’ensemble de tout le territoire national ».

2. Le Conseil National de Sécurité profite de cette occasion pour remercier les Corps de Défense et de Sécurité, l’Administration, l’institution de l’Ombudsman, les confessions religieuses, les partis politiques, la population, les Comités Mixtes de Sécurité ainsi que tout autre acteur ayant contribué de près ou de loin au renforcement de la paix et la sécurité qui règne sur tout le territoire. Le Conseil leur demande de continuer sur cette lancée pour démasquer et mettre hors d’état de nuire tout fauteur de troubles d’où qu’il viendrait.

3. « Le Conseil National de Sécurité se réjouit que 80% des criminels ont été appréhendés et déférés devant la justice et demande aux Corps de Défense et de Sécurité de rester vigilant pour anéantir tous les groupes de criminels ». « Le Conseil demande également à l’Administration de redynamiser les Comités Mixtes de Sécurité Humaine de manière qu’ils soient opérationnels sur toutes les collines ou quartiers, les zones et les communes »

4. Le Conseil National de Sécurité apprécie à sa juste valeur le travail réalisé par la Commission Nationale de Dialogue Inter burundais (CNDI) qui n’a ménagé aucun effort pour donner la parole à toutes les couches de la population qui s’est librement exprimée sur la gestion et l’avenir de leur pays.

 Le Conseil demande au Gouvernement et aux autres institutions publiques de mettre en œuvre les conclusions du rapport de ladite commission en vue de sauvegarder la souveraineté de notre pays et le respect de la volonté du peuple burundais

Bien plus, « le Conseil National de Sécurité invite la facilitation du dialogue inter burundais externe de rapatrier ce dialogue tel que les burundais l’ont souhaité lors des débats organisés par la CNDI. Il exhorte par conséquent le facilitateur à venir se rendre compte de l’évolution positive de la situation sécuritaire du pays. En outre, le Conseil lui demande de clôturer ce dialogue conformément au calendrier qu’il s’était lui-même fixé ».

5. Le Conseil National de Sécurité note avec satisfaction que la production de la saison culturale B a été bonne. Il invite ainsi la population à ne pas gaspiller cette récolte ; et interpelle les agriculteurs à s’adonner aux cultures maraichères au cours de cette saison sèche et user de l’irrigation ou l’arrosage partout où c’est possible afin de prévenir tout déficit alimentaire.

6. En outre, le Conseil recommande la mise en place d’un stock national alimentaire stratégique dans le but de parer à toutes éventualités de carences alimentaires qui seraient causées par des changements climatiques ou autres catastrophes naturelles. Le Conseil profite de cette occasion pour encourager les investisseurs dans le domaine agricole à l’instar de la société qui est en train de construire l’usine de fabrication des engrais chimiques au Burundi.

7. Le Conseil National de Sécurité remercie tous les acteurs qui œuvrent pour éradiquer le fléau de la corruption et de la fraude ainsi que de la fabrication et la commercialisation des boissons prohibées.il les encourage à continuer sur ce même élan jusqu’à l’éradication complète de ces fléaux qui risquent d’entraver le développement social et économique de notre peuple.

8. Le Conseil National de Sécurité exhorte le Ministère de l’Intérieur et celui de l’Education à organiser des camps de travail dans le but d’encadrer les élèves et étudiants qui vont bientôt commencer les vacances. Le Conseil invite les organisateurs de profiter de cette opportunité pour leur donner une formation patriotique ainsi que des notions de base de la sécurité humaine

9. Le Conseil National de Sécurité interpelle la population, l’Administration, les Corps de Défense et de Sécurité ainsi tous les autres acteurs non étatiques œuvrant dans le secteur de l’environnement de redoubler d’efforts pour protéger les boisements, les parcs et les réserves naturelles contre les feux de brousse. Dans le même sens, le Conseil encourage les sociétés qui ont comme objectifs la transformation des déchets ménagers en d’autres produits utiles comme le charbon ou l’engrais organique.

10. Le Conseil National de Sécurité constate la persistance des constructions anarchiques dans les zones agricoles qui entourent les villes. Il réitère par conséquent sa recommandation aux ministres ayant l’agriculture et l’environnement dans leurs attributions de procéder à la délimitation stricte des périmètres urbains.

Au vue du défi démographique et ses conséquences socio-économique notamment les problèmes fonciers, le Conseil invite toute la population à appliquer strictement la politique de limitation des naissances. Chaque ménage devrait avoir des enfants dont il est capable de nourrir et d’assurer l’éducation car les enfants n’ayant pas eu un encadrement de base deviennent plus tard une source d’insécurité.

11. Le Conseil National de Sécurité prend bonne note des réclamations de la population en rapport avec le déficit de l’énergie électrique qui est à la base des délestages observés depuis un certain temps. Ainsi, il tient à rassurer la population que le Gouvernement est à l’œuvre pour que ce problème soit résolu au plus tard au mois d’Août.

12. Le Conseil National de Sécurité déplore le comportement de certains agents de la justice qui usent de la corruption pour rendre les jugements envers les justiciables. Le Conseil demande à la population de dénoncer ce comportement indigne et contre la déontologie professionnelle pour que les contrevenants soient punis conformément à la loi.

13. « Le Conseil National de Sécurité demande aux pays qui ont accueilli et hébergent les putschistes et d’autres criminels burundais recherchés par la justice burundaise de les arrêter et les extrader vers le Burundi pour qu’ils soient jugés conformément à la loi burundaise ».

« Suite aux plaintes déposées à la CIRGL, EAC et à l’UA contre le Rwanda pour ses actes de déstabilisation de notre pays, le Conseil demande à ces organisation de sortir de leur silence et se prononcer sur ces actes d’agression faites par le Rwanda et d’en tenir informer le peuple burundais et la communauté internationale ».

Bien plus, le Conseil demande à la Communauté Est Africaine dont le Burundi est membre de se prononcer sur l’assassinat de Feu Président Cyprien Ntaryamira et ses compagnons le 6 avril 1994 au Rwanda. La lumière apportée à cet assassinat contribuera à l’état d’avancement du processus Vérité et Réconciliation en cours au Burundi.

14. Le Conseil National de Sécurité félicite et encourage nos compatriotes réfugiés qui regagnent leur pays natal malgré que l’organe qui est le HCR et qui devrait les stimuler et les appuyer à rentrer, leur en avait empêché. Le Conseil remercie vivement les burundais qui ont gardé en toute sécurité les biens de leurs compatriotes jusqu’à leur retour. Il les encourage de garder cet esprit de fraternité en gardant les biens de ceux qui ne sont pas encore rentrés dans leur pays natal.

15. Le Conseil National de Sécurité déplore le contenu des rapports biaisés de certaines ONG des Droits de l’Homme et invite par conséquent le Ministère en charge des Droits de l’Homme dans ses attributions de produire trimestriellement les rapports qui reflètent la réalité sur terrain afin d’informer la population dans le but de couper court aux fausses informations véhiculés par des organismes malintentionnés susmentionnés.

16. En définitive, le Conseil National de Sécurité demande à la population de rester solidaire et uni dans leur diversité en vue de consolider la sécurité de tant plus que le slogan de ce 1er Juillet est « l’Unité et la sauvegarde de la sécurité sont les piliers de l’Indépendance et de la souveraineté nationale ». Le Conseil National de Sécurité termine en souhaitant à toute la population burundaise une bonne fête de l’Indépendance Nationale.

Que vivent la Paix et la Sécurité dans notre pays,

Que Dieu protège le Burundi

 

 


Le nombre de personnes déplacées atteint son plus haut niveau depuis des décennies

 

Selon un rapport publié aujourd’hui, le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants déracinés à travers le monde des suites de la guerre, de violences ou de persécutions a atteint le chiffre le plus élevé jamais enregistré au cours des sept décennies d’existence du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

 

Le nouveau rapport statistique du HCR sur les Tendances mondiales fait état de 65,6 de millions de personnes déracinées à travers le monde à la fin 2016, un nombre supérieur à la population du Royaume-Uni et en augmentation de 300 000 personnes par rapport à l'année dernière.

Il relève que le taux de nouveaux déplacements reste très élevé. Au cours de l’année dernière, une moyenne de 20 personnes ont été chassées de leurs foyers toutes les minutes, ce qui représente une personne toutes les trois secondes — moins de temps qu’il n’en faut pour lire cette phrase.

« Quel que soit l’angle sous lequel on l’examine, ce chiffre est inacceptable. »

Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

« Quel que soit l’angle sous lequel on l’examine, ce chiffre est inacceptable », a déclaré Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés.

« Il appelle d’une manière plus pressante que jamais, au besoin de solidarité et d’une volonté commune pour prévenir et résoudre les crises, et pour veiller ensemble à ce que partout dans le monde, les réfugiés, les déplacés internes et les demandeurs d’asile soient protégés et pris en charge de manière efficace pendant la recherche de solutions. »

 

Tendances mondiales 2016 (en anglais)

Au cours des cinq dernières années, les augmentations annuelles du nombre total de déplacements ont été de l’ordre de millions de personnes. Bien que le total pour 2016 soit élevé et indique qu’un nombre énorme de personnes dans le monde a besoin de protection, il montre également que l’année dernière a connu un ralentissement de l’augmentation des déplacements.

Ce chiffre total comprend 40,3 millions de personnes déracinées au sein des frontières de leur propre pays, soit quelque 500 000 de moins qu’en 2015. Au cours de la même période, le nombre total de demandeurs d’asile dans le monde était de 2,8 millions, soit quelque 400 000 de moins qu’au cours de l’année précédente.

Malgré cela, le nombre total de personnes ayant cherché la sécurité en traversant des frontières internationales a atteint 22,5 millions, le nombre le plus élevé jamais observé depuis la création du HCR en 1950, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

 « Mon mari a été tué pendant la guerre et, avec la pénurie alimentaire, j’ai pris la décision de quitter ma maison, de tout abandonner »

Le conflit en Syrie, qui dure maintenant depuis sept ans, a été à l’origine du plus grand nombre de réfugiés dans le monde (5,5 millions). Mais en 2016, c’est le Soudan du Sud qui a constitué le nouveau facteur prépondérant, car la rupture catastrophique des efforts de paix en juillet a engendré le départ de 737 400 personnes avant la fin de l’année et ce chiffre a continué d’augmenter au cours du premier semestre 2017.

Nyawet Tut, une mère sud-soudanaise de cinq enfants, âgée d’une trentaine d’années, raconte comment des soldats ont mis le feu à son village et qu’elle a dû fuir avec ses cinq enfants ainsi que cinq autres enfants de proches tués pendant le conflit.

« Mon mari a été tué pendant la guerre et, avec la pénurie alimentaire, j’ai pris la décision de quitter ma maison, de tout abandonner », explique-t-elle au personnel du HCR au cours d’une conversation dans un site d’étape provisoire en Éthiopie.

En chiffres absolus, la Syrie compte toujours le nombre le plus élevé de déplacés avec 12 millions de personnes (65 pour cent de la population) déplacées internes ou réfugiées en dehors de la Syrie.

Si l’on fait abstraction de la crise prolongée des réfugiés palestiniens, les Colombiens (7,7 millions) et les Afghans (4,7 millions) restent les deuxièmes et troisièmes populations les plus touchée, suivies des Iraquiens (4,2 millions). Au total, quelque 3,3 millions de Sud-Soudanais ont fui leurs foyers à la fin de l’année, dans ce qui est devenu la crise de déplacement avec la plus forte croissance dans le monde.

 

La détresse des enfants est particulièrement déchirante puisqu’ils représentent la moitié des réfugiés du monde et continuent d’assumer une part disproportionnée du poids de la souffrance, principalement du fait de leur plus grande vulnérabilité.

De façon tragique, 75 000 demandes d’asile proviennent d’enfants voyageant seuls ou qui ont été séparés de leurs parents ; parmi eux, il y a des jeunes comme Tareq, 16 ans, qui a réussi à éviter les combattants armés pour quitter la Syrie et aller à pied jusqu’en Turquie. 

« Il n’y avait pas d’avenir où nous vivions », a-t-il raconté au HCR. « Il n’y avait pas d’université et pas de travail. Il y avait des soldats qui attrapaient les jeunes enfants comme moi pour les envoyer à la guerre et se faire tuer. Je voulais faire des études. »

Au cours de l’année dernière, une bonne partie de la couverture médiatique s’est concentrée sur la réinstallation de réfugiés dans des pays développés, mais aussi sur les efforts entrepris par certains états pour limiter l’accès voire même pour ériger des barrières.

Pourtant les chiffres repris dans le rapport indiquent qu’à la fin de l’année 2016, à l’échelle mondiale, la plupart des réfugiés, 84 pour cent d’entre eux, se trouvaient dans des pays en développement ou à revenu moyen, et qu’une personne sur trois (soit 4,9 millions de personnes) était accueillie dans un des pays les moins développés.

« Il y avait des soldats qui attrapaient les jeunes enfants comme moi… Je voulais faire des études. »

Ce déséquilibre énorme est le reflet de plusieurs facteurs dont notamment l’absence d’un consensus international sur la question de l’accueil de réfugiés, ainsi que de la proximité de nombreux pays pauvres des régions de conflits.

Il illustre également la nécessité pour les pays et les communautés qui accueillent des réfugiés et des personnes déplacées d’être bien équipés et soutenus ; à défaut, une situation d’instabilité peut s’installer et avoir des conséquences sur l’aide humanitaire vitale, voire même engendrer un déplacement secondaire.

Le HCR estime qu’à la fin 2016, au moins 10 millions de personnes n’avaient pas de nationalité ou risquaient l’apatridie. Les statistiques enregistrées par les gouvernements et communiquées au HCR limitent cependant ce nombre à 3,2 millions d’apatrides répartis dans 75 pays.

Confrontés à une nouvelle année avec un nombre de déplacements sans précédent et dévastateur pour les vies de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, une chose est claire : « Nous devons faire plus pour ces gens », a déclaré Filippo Grandi. « Dans un monde en conflit, ce qu’il faut c’est de la détermination et du courage, pas de la peur. »

 


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