nzosaba jean bosco

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Le HCR en quête de 250 millions de dollars pour faire face aux flux des refugiés burundais.

 

Dans un communiqué publié ce mardi 23 mai, l’agence de l’Onu pour les refugiés (UNHCR) tire la sonnette d’alarme au sujet du nombre croissant des refugiés burundais tout en demandant l’appui financier aux donateurs.

 A ce jour, le montant requis pour leur accueil est évalué à 250 millions de dollars. « Le HCR a mis à jour ses besoins de financement pour la situation du Burundi à 250 millions de dollars US…ces ressources sont nécessaires pour fournir une assistance d'urgence aux nouveaux arrivants et un soutien approprié à leurs hôtes. Jusqu'à présent, le HCR n'a reçu que deux pour cent des fonds requis », a déclaré aujourd’hui dans un communiqué, Babar Baloch, porte-parole du HCR.

 «Des fonds urgents sont nécessaires pour moderniser et construire de nouveaux centres d’accueil afin de décongestionner ceux qui existent actuellement et de fournir des services de base », poursuit le HRC.

Selon un rapport du HRC publié le 22 mai 2017, plus de 429.000 Burundais ont déjà fui le pays.

 « Le HCR renouvelle son appel aux donateurs pour qu'ils continuent de soutenir les pays qui accueillent les réfugiés burundais. Nous réitérons également cet appel aux pays voisins pour permettre un accès continu à ceux qui fuient la situation au Burundi et à ne pas renvoyer les réfugiés contre leur volonté ».

La République-Unie de Tanzanie accueille la majorité des réfugiés burundais, dont 249 000 ont déjà été accueillis dans trois camps surpeuplés. Le Rwanda accueille quelque 84 000 réfugiés avec 45 000 autres en Ouganda et quelque 41 000 en République démocratique du Congo ou en RDC. 

« Sans signe d'amélioration de la situation politique, la population totale de réfugiés burundais devrait atteindre plus d'un demi-million d'ici la fin de 2017, ce qui pourrait être la troisième plus grande situation de réfugiés en Afrique ». ajoute le HRC.

 

Depuis près de deux ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer depuis 2015, un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.


Budget du Ministère de la Justice en 2016

 Avec l’appui financier de l’ONG CORDAID/Ambassade des Pays-Bas, l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, O.A.G., en collaboration avec l’Association des Juristes Catholiques du Burundi, AJCB, a organisé ce mardi au Restaurant « Chez André », à Bujumbura, un atelier de partage des résultats de l’étude : « Analyse du budget du ministère de la Justice, exercice 2016 ». Il s’agissait d’échanger avec les participants sur les conclusions et recommandations de cette analyse menée par le Professeur Michel Masabo.  Le ministère de la Justice y était représenté par Venant Ntakimazi, Directeur général.

 


Vers la modernisation de la justice pénale au Burundi

Le gouvernement burundais a adopté deux projets de loi portant révision successivement du code pénal et de la procédure pénale, dans le but de "moderniser" la justice pénale au Burundi.

Tous les projets de loi ont été présentés par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, qui a reconnu que le code pénal en vigueur est relativement récent (il est de 2009).

Mais par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux a souligné la nécessité de sa révision pour "opérer certaines modifications tendant à renforcer la répression de certaines infractions et revoir la rédaction de certains articles pour plus de clarté", selon un communiqué publié vendredi par secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, à l'issue d'une réunion de deux jours du conseil des ministres, présidée par le président Pierre Nkurunziza.

Ainsi, pour le travail d'intérêt général qui est une alternative à l'emprisonnement et qui est approprié pour les délinquants primaires et les jeunes délinquants et qui vise notamment la réduction de la population carcérale, la peine va être portée maintenant à deux ans pour "avoir plus d'effets".

Le nouveau code pénal apporte plus de précision sur l'enlèvement et la séquestration en prévoyant des circonstances aggravantes.

Il intègre aussi les infractions consacrées d'une part, à la traite des personnes et la protection des victimes de la traite et d'autre part, à l'organisation frauduleuse de l'insolvabilité.

Il introduit également des dispositions en rapport avec les boissons prohibées, donne plus de précisions en rapport avec l'exploitation sexuelle en termes de responsabilité pénale et introduit l'infraction de destruction d'animaux.

Il inclut enfin l'enrichissement illicite dans les infractions connexes à la corruption et réprime le vagabondage et la mendicité ainsi que leur exploitation.

Quant au code de procédure pénale qui va être promulgué, il est beaucoup plus récent puisqu'il date d'avril 2013. Mais la ministre Kanyana dit avoir constaté qu'il y a une évolution de la criminalité au Burundi de telle sorte qu'il y a nécessité d'introduire de nouvelles règles dérogatoires au droit commun de la procédure pénale, spécialement en matière de perquisition où, pour certaines infractions graves limitativement énumérées par la loi, le mandat de perquisition n'est pas requis et la perquisition de nuit autorisée.

Les autorités chargées de l'enquête seront autorisées à perquisitionner aussi dans les systèmes informatiques et à y saisir des données et à perquisitionner en ligne opérée à partir du poste d'officier de police judiciaire où l'infraction a été commise ou vient de se commettre.

Il sera introduit dans ce code de procédure pénale révisé des techniques particulières de recherche comme "l'observation, l'infiltration, la livraison surveillée, les interceptions de correspondances par voie des télécommunications, la captation des données informatiques ainsi que les sonorisations et la fixation d'images dans certains lieux et véhicules".

Tout cela sera fait pour, a expliqué la ministre Kanyana, "poursuivre l'effort de la modernisation de la justice pénale pour faire face aux nouvelles manifestations de la délinquance et de la criminalité.


Burundi : des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle de 1995 à 2015

Le Burundi a enregistré des progrès "importants" dans la réduction de la mortalité de 1995 à 2015, a déclaré mardi à Bujumbura Josiane Nijimbere, ministre burundaise la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

La ministre Nijimbere intervenait lors d'un atelier portant sur la présentation des résultats des principales études réalisées au Burundi sur la santé de la reproduction de 1995 à 2015.

"Les résultats des différentes recherches en santé de la reproduction, révèlent que la mortalité maternelle a diminué au Burundi, en passant d'un taux de 1210 à 712 décès maternels pour 100.000 naissances entre 1995 et 2015", a-t-elle précisé.

Les pas déjà franchis au niveau de l'utilisation des méthodes contraceptives sont à saluer également, a-t-elle ajouté, en signalant qu'entre 2005 et 2016, le taux d'utilisation des contraceptifs, a passé de 7% à 42,5%.

Selon Fabrice Kakunze, médecin-chef du service en charge du PNSR (Programme National de Santé de la Reproduction) relevant du ministère burundais de la Santé Publique, au Burundi, les décès maternels sont dus à plusieurs facteurs.

Certains d'entre eux, a-t-il expliqué, sont intimement liés à l'insuffisance de qualité de l'offre du personnel soignant par rapport à la qualité requise et souhaitée, à l'absence de la consultation prénatale précoce, et à l'âge des mères en couche.

"En dépit de la gratuité des soins pour les femmes en couche, force est de constater que certaines d'entre elles ne se font consulter auprès de leur médecin local pendant la période prénatale, un manquement grave pouvant entraîner des complications sanitaires durant les moments d'accouchement", a-t-il souligné sur base des différentes recherches déjà faites au Burundi en santé de la reproduction.

La mauvaise qualité de l'offre fournie par certains prestataires sanitaires vis-à-vis des sollicitations des patientes enceintes prêtes à accoucher, fait également partie des causes du décès maternel au Burundi, a reconnu le médecin burundais.

"Souvent, par ici par là dans certains centres de santé éparpillés sur le territoire burundais, quelques infirmiers accusent une grande lenteur dans l'assistance aux femmes en couche, à telle enseigne que certaines d'entre elles peuvent accoucher par terre en milieu hospitalier", a-t-il dénoncé.

Toutefois, malgré ces manquements relevés ci-haut, le PNSR a fourni, au cours des douze dernières années, des efforts sanctionnés par des résultats satisfaisants, a-t-il nuancé, en faisant remarquer que de 2005 à 2016, le taux d'accouchement en milieu de soins est passé de 22,9% à 79,5%.

M. Kakunze a ajouté qu'au cours de cette période, 100% des Burundaises enceintes ont effectué "au moins une consultation prénatale" avant l'accouchement.

Le médecin Kakunze a saisi l'occasion pour demander à certaines confessions religieuses qui s'adonnent à la "diabolisation des méthodes contraceptives modernes", de mettre fin à de tels enseignements à leurs fidèles dans un pays comme le Burundi qui accuse une forte natalité.

En effet, à l'heure actuelle, l'indice burundais de fécondité est de 6 enfants par femme. Selon l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques de Burundi(ISTEEBU), le Burundi, qui s'étend sur une superficie de 27.834 kilomètres carrés, est aujourd'hui peuplé par près de 11 millions d'habitants.

Au rythme actuel de progression de cette population, précise-t-on à l'ISTEEBU, celle-ci pourrait doubler d'ici 2030.


Burundi : des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle de 1995 à 2015

Le Burundi a enregistré des progrès "importants" dans la réduction de la mortalité de 1995 à 2015, a déclaré mardi à Bujumbura Josiane Nijimbere, ministre burundaise la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

La ministre Nijimbere intervenait lors d'un atelier portant sur la présentation des résultats des principales études réalisées au Burundi sur la santé de la reproduction de 1995 à 2015.

"Les résultats des différentes recherches en santé de la reproduction, révèlent que la mortalité maternelle a diminué au Burundi, en passant d'un taux de 1210 à 712 décès maternels pour 100.000 naissances entre 1995 et 2015", a-t-elle précisé.

Les pas déjà franchis au niveau de l'utilisation des méthodes contraceptives sont à saluer également, a-t-elle ajouté, en signalant qu'entre 2005 et 2016, le taux d'utilisation des contraceptifs, a passé de 7% à 42,5%.

Selon Fabrice Kakunze, médecin-chef du service en charge du PNSR (Programme National de Santé de la Reproduction) relevant du ministère burundais de la Santé Publique, au Burundi, les décès maternels sont dus à plusieurs facteurs.

Certains d'entre eux, a-t-il expliqué, sont intimement liés à l'insuffisance de qualité de l'offre du personnel soignant par rapport à la qualité requise et souhaitée, à l'absence de la consultation prénatale précoce, et à l'âge des mères en couche.

"En dépit de la gratuité des soins pour les femmes en couche, force est de constater que certaines d'entre elles ne se font consulter auprès de leur médecin local pendant la période prénatale, un manquement grave pouvant entraîner des complications sanitaires durant les moments d'accouchement", a-t-il souligné sur base des différentes recherches déjà faites au Burundi en santé de la reproduction.

La mauvaise qualité de l'offre fournie par certains prestataires sanitaires vis-à-vis des sollicitations des patientes enceintes prêtes à accoucher, fait également partie des causes du décès maternel au Burundi, a reconnu le médecin burundais.

"Souvent, par ici par là dans certains centres de santé éparpillés sur le territoire burundais, quelques infirmiers accusent une grande lenteur dans l'assistance aux femmes en couche, à telle enseigne que certaines d'entre elles peuvent accoucher par terre en milieu hospitalier", a-t-il dénoncé.

Toutefois, malgré ces manquements relevés ci-haut, le PNSR a fourni, au cours des douze dernières années, des efforts sanctionnés par des résultats satisfaisants, a-t-il nuancé, en faisant remarquer que de 2005 à 2016, le taux d'accouchement en milieu de soins est passé de 22,9% à 79,5%.

M. Kakunze a ajouté qu'au cours de cette période, 100% des Burundaises enceintes ont effectué "au moins une consultation prénatale" avant l'accouchement.

Le médecin Kakunze a saisi l'occasion pour demander à certaines confessions religieuses qui s'adonnent à la "diabolisation des méthodes contraceptives modernes", de mettre fin à de tels enseignements à leurs fidèles dans un pays comme le Burundi qui accuse une forte natalité.

En effet, à l'heure actuelle, l'indice burundais de fécondité est de 6 enfants par femme. Selon l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques de Burundi(ISTEEBU), le Burundi, qui s'étend sur une superficie de 27.834 kilomètres carrés, est aujourd'hui peuplé par près de 11 millions d'habitants.

Au rythme actuel de progression de cette population, précise-t-on à l'ISTEEBU, celle-ci pourrait doubler d'ici 2030.


L’Afrique subsaharienne observe un rebond en croissance économique en 2017

 

« Alors que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons protéger les conditions propices à l’investissement afin que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte », a expliqué mercredi le 19 avril 2017 M. Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale (BM) pour la région-Afrique, dans une vidéo-conférence animée depuis Washington sur Africa’s Pulse, un rapport semestriel de la BM qui analyse l’état des économies africaines.

Il a, à cette occasion, fait savoir que la croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré, en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. En outre, a-t-il ajouté, la région montre des signes de reprise, et la croissance économique devrait atteindre 2,6% en 2017.

Cette reprise reste néanmoins faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté. Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola, qui sont les principales économies du continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal en 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude politique, a-t-il poursuivi, ajoutant que plusieurs pays exportateurs de pétrole de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont confrontés à des difficultés économiques.

Albert Zeufack, économiste en chef de la BMD pour la région Afrique (2ème à gauche)

Selon toujours M. Zeufack, les dernières données des sept pays, notamment la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure. Ces pays qui, a-t-il déclaré, ont affiché des taux de croissance annuelle supérieurs à 5,4% entre 2015 et 2017, avec plus de 27% de la population de la région, représentent 13% de son Produit intérieur brut (PIB) total.

Il a, par la suite, indiqué que les perspectives économiques mondiales s’améliorent et devraient favoriser la reprise dans la région. Il ressort du rapport Africa’s Pulse que la croissance globale du continent devrait passer à 3,2% en 2018 et à 3,5% en 2019, reflétant ainsi la reprise dans les principales puissances économiques, a-t-il dit.

Cependant, a-t-il souligné, les risques associés à ces perspectives régionales tiennent au durcissement plus important que prévu des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration moins franche des prix des matières premières et à une montée du protectionnisme. Sur le plan intérieur, a-t-il précisé, les risques pour la reprise actuelle sont liés au rythme inadéquat des réformes, à l’accroissement des menaces de sécurité et à un climat d’incertitude politique avant les élections dans certains pays.

Les journalistes burundais qui participaient à cette conférence ont, quant à eux, voulu savoir comment le Partenariat public privé (PPP) peut être plus compris pour aider le pays à marquer un pas

de plus en matière de la croissance économique. Ils ont également des éclaircissements pour savoir comment le Burundi, qui ne dispose pas d’énergie suffisante, peut se comporter pour augmenter cette croissance économique en même temps que d’autres pays de l’Afrique subsaharienne.

A la première question, M. Zeufack a indiqué qu’il y a sur le continent certains pays où l’on continue d’avoir une suspicion à l’égard du secteur privé qui, a-t-il précisé, ne signifie pas seulement l’étranger, mais aussi le secteur privé local qui est souvent méprisé et méconnu. Ce dernier nécessite, selon lui, des conditions favorables pour son émergence. Il propose qu’il y ait une transparence entre les secteurs public et privé car, a-t-il confié, quand le secteur privé est capté par le secteur public, on peut ne pas atteindre les résultats espérés.

A la question énergétique qui hante le pays ces derniers jours, il propose qu’il y ait une orientation vers l’énergie non renouvelable et les arrangements régionaux (intégration) pour que les pays de la sous-région, qui en disposent en quantité suffisance, puissent l’exporter vers le Burundi.,

 


AA/Le Caire / Mahmoud al-Husseini

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Workneh Gebeyehu, est arrivé, mercredi, au Caire, pour discuter de questions d’intérêt mutuel, dont le Barrage de la Renaissance, avec son homologue égyptien, Sameh Chokri, d’après une source diplomatique.

Il s’agit de la première visite de Gebeyehu en Egypte depuis sa nomination à la tête de la diplomatie éthiopienne, en novembre dernier.

« Les discussions devraient se concentrer sur les relations bilatérales et la question des eaux du Nil » a indiqué une source diplomatique sous couvert d’anonymat.

D’après des médias locaux, les deux hommes discuteront également des résultats du comité technique conjoint chargé d’étudier les effets escomptés du Barrage de la Renaissance.

Peu avant l’arrivée de Gebeyehu au Caire, le ministre égyptien des Ressources en eau, Mohamed Abdel Ati, s’est envolé pour l’Ethiopie, où il espère promouvoir la coopération, particulièrement dans le domaine de l’irrigation, entre l’Egypte et les Etats du bassin du Nil.



Le Parlement demande le désengorgement des prisons

Les députés de l'Assemblée nationale, chambre basse du parlement bicaméral burundais, ont plaidé vendredi à Bujumbura pour le "désengorgement" des prisons et autres maisons de détention au Burundi.

La chambre basse du parlement burundais réagissait ainsi à la présentation d'un rapport d'enquête parlementaire réalisée récemment par une commission parlementaire chargée des questions de justice et des droits de l'homme, pour évaluer l'état d'avancement du processus de mise en application d'un décret présidentiel portant libération des prisonniers "concernés" par la grâce présidentielle.

Le Burundi a entamé le 23 janvier dernier, le processus de libération des 2.500 prisonniers "condamnés" pour des infractions diverses et d'autres qui verront leurs peines commuées, dans le cadre de la mise en œuvre de cette grâce présidentielle annoncée par le chef d'Etat burundais, Pierre Nkurunziza, dans son message de vœux à la nation pour le nouvel an 2017.

La ministre burundaise de la Justice et Garde des Sceaux, Aimé-Laurentine Kanyana, a déclaré le 23 janvier dernier à partir de la prison de Mpimba, en donnant les premiers tickets d'élargissement à 618 détenus libérés dans le cadre du lancement du processus de libération des détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle, qu'"à titre exceptionnel, le président Nkurunziza, dans un élan de réconciliation nationale, a même accordé la grâce pour des actes criminels commis lors des mouvements insurrectionnels organisés depuis février 2014".

La ministre Kanyana faisait ainsi allusion à la libération de 58 militants du parti "Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie" (MSD, opposition)" dont le président est l'ancien journaliste burundais Alexis Sinduhije.

Les prisons et autres maisons de détentions burundaises restent néanmoins toujours "surpeuplées en termes d'effectifs humains qu'elles abritent", a fait remarquer le président de la commission parlementaire d'enquête, le député Félix Niragira, par exemple, la principale prison de Mpimba, construite en 1955 sous la période coloniale avec une capacité d'accueil de 800 personnes, abrite aujourd'hui plus de 3.000 personnes en dépit des 618 détenus récemment libérés à la faveur de la grâce présidentielle du 3 janvier dernier.

Cette situation de "surpeuplement carcéral", a-t-il ajouté, se retrouve à travers les autres maisons de détention implantées par ici par là sur l'ensemble du territoire burundaise.

Selon le député Niragira, la commission parlementaire a relevé également que les milieux carcéraux burundais renferment d'autres "gros défis". Il a cité notamment la problématique de transfert de certains prisonniers "sans être accompagné de leurs dossiers judiciaires", le "vide juridique" sur la suite réservée aux prisonniers indigents libérés sans être capables de dédommager les victimes, la carence de moyens logistiques en moyens de locomotion (déplacement des juges pour les exécutions judiciaires et comparutions des détenus) et l'état vétuste des infrastructures d'accueil pour les prisonniers.

Dans une perspective de désengorger les milieux carcéraux au Burundi, le code pénal en vigueur promulgué en 2009, permet au juge burundais, d'infliger pour certaines infractions, une sanction punitive portant sur l'exécution des "travaux d'intérêt général", en lieu et place des "peines privatives de liberté" comme les incarcérations.


 

La plupart des décès liés à la pollution de l’environnement surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. La pollution de l’air extérieur reste néanmoins courante aussi dans les pays à revenu élevé, avec neuf personnes sur 10 dans le monde exposées à des niveaux de pollution aérienne dépassant les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air pour ce qui est des particules fines.

Les maladies non transmissibles, notamment les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, la broncho-pneumopathie chronique obstructive et le cancer pulmonaire sont à l’origine de 94 % des décès dus à la pollution de l’air extérieur. La pollution de l’air à l’intérieur des habitations est en particulier responsable d’environ la moitié des décès d’enfants par pneumonie (environ 530 000 en 2012). On compte dans les principales sources de pollution de l’air les modes de transport inefficaces sur le plan énergétique, la consommation domestique des combustibles et la combustion des déchets, les centrales au charbon et les activités industrielles.

Selon l’OMS, des centaines de milliers de décès supplémentaires sont dus, chaque année, aux effets des changements climatiques, comme les canicules, les événements météorologiques extrêmes, les sècheresses ainsi que l’augmentation de la transmission des maladies diarrhéiques et des maladies à transmission vectorielle. Selon les projections, le nombre de ces décès devrait augmenter si l’on n’intervient pas contre les changements climatiques.

 


La commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’Homme à l’Assemblée nationale a présenté mardi le 11 avril 2017, devant les députés et le ministre de la Justice et Garde des sceaux, à l’hémicycle de Kigobe, le rapport des descentes effectuées en dates du 28 et 29 février et 1er mars 2017 dans différentes provinces et prisons du pays pour analyser l’état d’avancement de la mise en application du décret no100/01 du 3 janvier 2017 portant mesure de grâce. Le président de cette commission, M. Félix Niragira, qui a présenté ce rapport, a fait savoir que l’objectif de ces descentes était de constater, en tant qu’élus et que représentants du peuple, l’état d’avancement du processus de libération des prisonniers concernés par la grâce présidentielle décrite dans ledit décret, ainsi que son impact sur la vie tant dans les prisons que dans la société d’accueil après la libération de ces prisonniers. D’après M. Niragira, ce rapport contient des réalités du terrain, basées sur des contacts menés auprès des gouverneurs, des procureurs de la République, des commissaires de police dans chaque province, des directeurs des prisons, des représentants des prisonniers, de certains bénéficiaires de ce décret et du président de la commission chargée des dossiers des prisonniers dans les prisons et la justice. Les résultats de cette activité sont donc satisfaisants, du fait que 2045 détenus ont été libérés. Ces derniers, qui apprécient beaucoup cet acte et la manière dont ils ont été accueillis dans la société, demandent à ce que de telles initiatives soient souvent faites, quand bien même certaines des personnes libérées ont déjà commis d’autres crimes, et que les prisons sont toujours en difficultés suite au nombre exorbitant des prisonniers. Selon le rapport, la prison de Mpimba, qui était destinée à accueillir 800 détenus, héberge 3121 prisonniers dont 618 seulement ont pu être libérés. A la prison de Bubanza, construite pour accueillir 150 détenus, 133 détenus ont été libérés sur les 445 prisonniers. La prison de Murembwe en province Rumonge, dont la capacité d’accueil est de 800 prisonniers, héberge 1018 détenus parmi lesquels 156 ont été libérés. La prison de Ngozi, qui ne devrait accueillir que 400 prisonniers, loge 1105 prisonniers dont 465 ont été libérés. La prison de Muramvya, construite pour une capacité d’accueil de 100 locataires, abrite 650 détenus et 153 ont été libérés, tandis qu’à Gitega, où la maison d’incarcération devrait avoir 400 prisonniers, on en dénombre 893 dont seulement 93 ont pu sortir. D’après le député Niragira, la commission a relevé des défis liés au transfert de certains prisonniers sans leurs dossiers, à l’inexistence des textes sur la suite réservée aux prisonniers indigents libérés mais qui doivent dédommager les victimes, au manque de déplacement pour les exécutions judiciaires et les comparutions des détenus, au nombre de prisonniers toujours supérieur à la capacité d’accueil des prisons, à la vétusté des infrastructures et à d’autres aspects. Le même rapport souligne que malgré cette initiative louable du président de la République, la libération de certains détenus n’a pas apporté grand-chose sur les conditions de vie dans les prisons. Les députés membres de la commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’homme demandent, à travers ce rapport, que les descentes dans des prisons soient intensifiées pour suivre de près ce qui s’y fait. Ils proposent aussi que d’autres mesures pour désengorger les prisons soient prises. A ce sujet, la ministre de la Justice et Garde des sceaux, Mme Aimée Laurentine Kanyana, a fait savoir que les retards connus dans la comparution et dans les exécutions judiciaires ne sont pas expliqués par l’insuffisance des moyens seulement, mais aussi par la mauvaise organisation et la tendance à la corruption de certains juges et procureurs. Elle a fait savoir que des lois ont été promulguées pour accompagner ce décret et que des sanctions contre les récalcitrants sont prévues. L’informatisation du ministère de la Justice et des prisons favoriserait aussi le contrôle de toutes les activités et la prévention des fraudes commises dans les juridictions, a signalé Mme Kanyana. Des textes, avec des délais bien fixes sur le dédommagement des victimes par les prisonniers indigents libérés, doivent être mis au clair, a suggéré le président de l’Assemblée nationale, M. Pascal Nyabenda, ajoutant que les commanditaires des fraudes dans la justice doivent être officiellement publiés pour que ce comportement soit découragé.


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