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Le processus dialogue politique interburundais est bien avancée (MAE)

 

Le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale (MRECI) est "satisfait des avancées" du processus du dialogue politique inter burundais tant au niveau de ses deux dimensions (interne et externe), a déclaré mardi le 5 septembre 2017 le secrétaire permanent au MRECI, Dr Jean de Dieu Ndikumana, dans une interview accordée à l’Agence burundaise de Presse (ABP).

Ce processus, placé sous l’égide de la Communauté est-africaine (CEA) regroupant à ce jour six Etats (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Rwanda et Soudan du Sud), a été initié en janvier 2016, à la suite de la nouvelle crise électorale burundaise déclenchée le 26 avril 2015 et marquée par le coup d’Etat manqué du 13 mai de la même année.

En ce qui concerne le volet interne de ce processus, M. Ndikumana a signalé que le Burundi est déjà au bout de ses conclusions dans la mesure où le rapport ad hoc a déjà été présenté aux plus hautes institutions républicaines, via la présidence de la Commission nationale pour le dialogue inter-burundais(CNDI). En revanche, pour le volet externe, a-t-il ajouté, le MRECI souhaite qu’il tire ses conclusions et se clôture rapidement "afin qu’une synthèse des deux parcours politiques soit faite dans l’intérêt supérieur de l’immense majorité du peuple burundais dont l’ultime aspiration est de vivre en permanence dans un environnement paisible, sécurisé et harmonisé, avec le développement socio-économique national".

M. Ndikumana a saisi l’occasion pour rappeler que dans le cadre des consultations sur ce processus avec les autorités burundaises, une délégation du Bureau de l’ancien chef d’Etat tanzanien et médiateur dans le dialogue extérieur inter burundais, M. Benjamin William Mkapa, a séjourné à Bujumbura du 15 au 17 août dernier pour s’enquérir sur l’état des lieux de l’évolution politico-sécuritaire burundaise. Le MRECI estime que la mission de cette délégation est la dernière du genre pour aboutir à des conclusions car, a-t-il expliqué, il s’avère "urgent et pertinent" de combiner les recommandations des deux volets du processus du dialogue inter burundais pour produire un rapport unique.

Pour M. Ndikumana, sur le volet interne de ce processus, on ne relève à ce jour, aucun défi. "Je ne crois pas qu’il y ait des défis vis-à-vis du volet interne du processus en question parce qu’il a pratiquement touché des représentants de toutes les couches des diverses catégories socioprofessionnelles burundaises. Son degré élevé d’inclusivité a fait que toutes les sensibilités sociales, aussi bien des paysans que des ouvriers, ont obtenu des tribunes d’expression pour proposer leurs souhaits sur la gouvernance politico-économique et sociale burundaise, ainsi que des recommandations pour ressouder le tissu social burundais", a-t-il souligné.

Sur la question de savoir où le Burundi en est avec les travaux de la commission nationale chargée d’amender la constitution en vigueur du 18 mars 2005 dans le cadre de la mise en application des recommandations du dialogue intérieur inter burundais, M. Ndikumana a indiqué qu’à ce jour, le MRECI n’est pas encore informé sur les étapes déjà franchies par cette commission.

"Je pense que la commission est à l’oeuvre. Sur la question de savoir exactement où elle en est dans ses travaux, je n’ai pas d’informations là-dessus. Tout ce que l’on sait, c’est que la commission a été mise en place pour la mise en oeuvre de cette requête populaire sortie du dialogue intérieur au sujet de la révision de la loi fondamentale burundaise qu’est la constitution", a-t-il expliqué.

Revenant au volet externe du dialogue inter burundais en cours à Arusha depuis janvier 2016 sous une médiation conjointe de l’ex-président tanzanien Benjamin William Mkapa (médiateur adjoint) et de l’actuel chef d’Etat ougandais Yoweri Kaguta Museveni, M. Ndikumana a indiqué que le gouvernement burundais plaide sans cesse pour que cette médiation régionale "en finisse rapidement" avec ce dialogue. De la sorte, a-t-il renchéri, le gouvernement burundais peut planifier la vie du pays, sans toutefois être bloqué par ce processus du dialogue externe, et pourrait mieux se préparer aux prochaines élections de 2020. Le MRECI, a-t-il poursuivi, espère que les responsables du dialogue externe inter burundais sont en train d’analyser les voies et moyens pour tirer les conclusions y relatives.

"Ces responsables ont déjà contacté toutes les parties prenantes de ce dialogue, en faisant des déplacements sur terrain à travers le monde entier, notamment en vue de recueillir des inquiétudes et des propositions de certains Burundais sur la manière dont ils percevaient l’édification de la société burundaise. Je pense qu’ils sont en train de faire vite afin que ce dialogue se termine par la production d’un rapport extérieur qui devra être combiné avec le rapport interne pour produire un rapport unique du dialogue dans toute sa globalité", a-t-il dit. Ainsi, a-t-il signalé, les Burundais seraient apaisés au niveau du prochain rendez-vous électoral attendu à l’horizon 2020.

A la question de savoir ce que le gouvernement burundais considère comme "acquis" du processus du dialogue inter burundais, 19 mois après son démarrage, M. Ndikumana a indiqué que projeter actuellement sur le devant de la scène nationale et internationale "toutes les dividendes" déjà tirées serait anticipatif.

"De toute façon, ce qui est évident et qu’on peut souligner à l’étape actuelle des choses, c’est qu’avec le dialogue intérieur, ça aura été la toute première fois dans les annales de l’histoire du Burundi que le pays abrite un dialogue participatif d’une si forte représentativité de toutes les couches de la société burundaise pour s’exprimer sur la gestion des affaires du pays au niveau politique et socio-économique", a-t-il souligné. Sinon, a-t-il noté, il faut attendre une mise en commun des recommandations issues des deux volets du processus du dialogue pour pouvoir dégager l’intégralité de ces acquis.

Au coeur des acquis préliminaires, a-t-il affirmé, on aura remarqué que ce processus aura été émaillé par un "élan d’ouverture et d’inclusivité sur des questions sensibles jadis considérées comme tabous", ce qui, selon lui, constitue une fondation solide pour la construction burundaise dans les années à venir.

Sur la question de savoir si le gouvernement burundais maintient jusqu’à ce jour sa position selon laquelle "il est hors de question que les présumés putschistes fassent partie des participants au dialogue inter burundais", M. Ndikumana a indiqué que cette question est bien claire.

"En effet, sur n’importe quel coin de la planète, on n’a jamais vu ou entendu où un putschiste peut s’asseoir sur la table ronde pour négocier des choses. C’est pourquoi le MRECI s’aligne totalement à la position du gouvernement burundais dont il fait d’ailleurs partie, qui dit oui au dialogue inclusif, à l’exception de tous les individus poursuivis en justice, particulièrement pour leur participation à des actes de renversement des institutions élues par le peuple burundais", a-t-il affirmé. Avant tout, a-t-il insisté, les putschistes doivent répondre de leurs actes devant des instances judiciaires.

 

 

Source : ABP

 


Une ONG (radiée) appelle à une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis le début en 2015

 Une ONG burundaise a appelé mercredi la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis le début en 2015 de la crise que traverse ce pays, en évoquant des centaines de disparitions forcées recensées.

Le Forum pour la conscience et le développement (Focode) "demande à la CPI de lancer sans délai son enquête avant le 27 octobre 2017" pour les crimes commis au Burundi depuis fin avril 2015, selon un communiqué transmis à l'AFP.

L'ONG appelle la CPI à engager "des poursuites contre leurs auteurs quelle que soit leur position dans les institutions de l'Etat", en évoquant notamment "de nombreux cas de disparitions forcées".

Le Burundi avait notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer de la CPI le 27 octobre 2016. Ce retrait sera donc effectif un an après, soit le 27 octobre 2017 et la CPI a jusqu'à cette date pour ouvrir une enquête de son propre chef.

Selon des ONG internationale (la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) et locale (la ligue Iteka), entre 800 et 1.200 personnes ont été victimes de disparitions forcées au Burundi depuis le début de la crise.

Le Focode a déjà "été alerté par la famille ou des amis des victimes pour 150 cas" et a "enquêté sur 40 de ces cas" depuis qu'il a lancé en avril 2016 son Initiative Ndondeza ("Aide-moi à retrouver le mien" en kirundi, la langue nationale), a expliqué à l'AFP son secrétaire exécutif, Gordien Niyungeko.

"Il s'agit d'enquêtes minutieuses et très documentées, grâce aux témoignages et révélations qui nous viennent des informateurs issus de tous les secteurs dont des policiers, des administratifs, (...), et cela au risque de leur vie", a-t-il poursuivi.

Ces informations sont recueillies à travers un dispositif mis en place sur les réseaux sociaux, selon la même source.

Bujumbura a toujours nié ces accusations en expliquant qu'il s'agirait de crimes commis par l'opposition "pour salir le gouvernement burundais".

Le Focode est dirigé par Pacifique Nininahazwe, l'une des figures de la société civile burundaise à la tête de la contestation contre la décision en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé.

Des manifestations avaient été violemment réprimées et un coup d'État manqué en mai 2015 avait entrainé le pouvoir dans une répression systématique, M. Nkurunziza étant finalement réélu en juillet de la même année.

Les violences qui ont accompagné cette crise ont entrainé de 500 à 2.000 morts, selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de disparition forcée et de torture, et ont poussé à l'exil plus de 425.000 Burundais.

Source : AFP


Vers une contribution obligatoire pour les élections

 

Le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique, M. Pascal Barandagiye, a réuni mardi le 22 août 2017, à Ngozi (nord), tous les gouverneurs de province et les administrateurs communaux et leur a ordonné de sensibiliser toutes les couches de la population pour les amener à comprendre le bien-fondé de contribuer pour des élections réussies.

« Selon la constitution burundaise, la contribution pour une bonne tenue des élections est un devoir pour le renforcement de la démocratie. Quand il n’y a pas d’élections dans un pays, c’est le désordre qui s’installe et chacun veut se faire chef », a affirmé le ministre Barandagiye, ajoutant que « le Burundi doit prendre en main le financement des élections et ne peut plus compter sur des aides extérieures qui ne viennent pas ».

Il a également fait savoir que le ministère est à l’œuvre pour fixer les modalités et les montants de ces contributions, selon les catégories : « une loi spéciale précisera bientôt le montant de contribution par catégorie de la population. Celle-ci sera obligatoire pour tout citoyen. Pour les salariés de l’Etat et du secteur privé, il y aura des concertations avec les syndicats et les responsables des corps non syndiqués pour fixer un pourcentage mensuel de contribution. Pour le reste de la population, des modalités d’application détermineront quel montant sera perçu une fois le trimestre ou l’année, selon le cas ».

Le chef de l’Etat burundais, M. Pierre Nkurunziza avait, lundi le 7 août 2017, donné le signal de cette contribution pour les élections de 2020 en versant une somme de cinq millions de francs burundais (5.000.000 FBu) à la Banque de la République du Burundi (BRB), agence de Ngozi, comme contribution de la famille présidentielle.

Le président de la République avait profité de l’occasion pour lancer un appel aux Burundais et amis du Burundi en vue d’une contribution pour que les élections de 2020 trouvent les moyens internes pour bien se réaliser. Il a fait remarquer que les élections demandent beaucoup de moyens financiers. Il faut donc que tout Burundais puisse faire sa contribution, et personne ne devrait faire sourde oreille car c’est une fierté de chaque citoyen, a-t-il souligné.

Il a indiqué que le Burundi a failli tomber dans un piège en 2015 quand les partenaires techniques et financiers des élections se sont retirés. Il recommande de commencer cette fois à temps, précisant que les Burundais doivent manifester leur esprit patriotique, surtout qu’un pays qui n’a pas d’institutions démocratiquement élues est un pays voué à l’échec, a martelé le chef de l’Etat.

Le président Nkurunziza a fait noter que beaucoup de pays africains ont opté pour le financement interne de leurs élections. Il n’est donc plus question, selon lui, de tout chercher de l’extérieur.

Le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique a, au cours de cette réunion, demandé aux administratifs présents d’œuvrer pour le maintien de la paix et la sécurité en procédant à la redynamisation des comités mixtes de sécurité et la bonne tenue des registres de la population. Il a fait savoir que les travaux des élèves en vacances se termineront le 31 août et qu’une équipe d’évaluation est à l’œuvre pour classer les communes selon le niveau de réalisation de ces travaux. Les communes qui se classeront les premières seront primées, a-t-il annoncé.

Source : ABP

 


Vers la mise en place d'un système efficace de protection des végétaux

 

Le Burundi est à pied d'œuvre pour mettre en place un système efficace pour la protection des végétaux à travers la révision du décret-loi du 30 juin 1993 y relatif aujourd'hui devenu "caduc" au regard des réalités burundaises de terrain, apprend-on lundi du ministre burundais de l'Agriculture et de l'Elevage, Déo-Guide Rurema.

Le 10 août dernier, l'Assemblée nationale burundaise a adopté un projet de loi portant sur la révision du décret-loi n°1/033 du 30 juin 1993 portant sur la protection des végétaux au Burundi.

"Sachez bien que ce nouvel instrument juridique mettra en place un système de protection phytosanitaire en vue d'une bonne gestion des questions ad hoc en se conformant aux obligations de l'Organisation mondiale du commerce et de la Convention internationale pour la protection des végétaux dans l'ultime but de promouvoir l'agriculture, d'accélérer la lutte contre les maladies des cultures et de fignoler la sécurité juridique du marché des végétaux", a expliqué M. Rurema lors d'un point de presse tenu au lendemain de cette adoption parlementaire.

La nouvelle législation, a-t-il ajouté, aura le mérite d'avoir un champ de compétences élargi dans la mesure où elle permettra dorénavant au gouvernement burundais "d'avoir des mains libres pour assurer aisément et efficacement" le contrôle de l'application des règles phytosanitaires.

La loi révisée, a-t-il souligné, était limitative dans la mesure où elle n'accordait pas les prérogatives nécessaires à l'Organisation nationale de la protection des végétaux, particulièrement en ce qui concerne les fonctions de surveillance des terres et des laboratoires à travers une meilleure communication sur la présence, l'apparition et la dissémination des organes nuisibles aux végétaux.

La nouvelle loi en revanche, a-t-il insisté, innove en ce sens qu'elle oblige aux personnes entrant au Burundi, de "déclarer les produits végétaux" dont ils sont porteurs dans leurs bagages de voyage.

"Cette nouvelle loi constitue une réponse appropriée à toutes les insuffisances jusqu'ici observées dans la protection des végétaux, la prévention et la lutte contre les ennemis des végétaux, aussi bien à la phase de leur introduction que dans celle de leur diffusion à grande échelle", a-t-il renchéri.

M. Rurema s'est dit heureux de constater que cette nouvelle loi "cadre bien" les principes fondamentaux qui guideront l'action phytosanitaire au Burundi au cours des années à venir.

A ses yeux, les innovations introduites dans ce nouvel instrument législatif burundais font état également de la prescription des mesures phytosanitaires sur l'importation des végétaux, ainsi que l'interdiction de l'entrée des "organismes génétiquement modifiés" et des plantes "envahissantes" au Burundi telles que la jacinthe d'eau.

Cette nouvelle loi va octroyer en outre des permis d'importation aux promoteurs des activités allant dans le sens d'assurer une meilleure protection des végétaux, et permettra aussi la mise en place des procédures d'exportation et de transit des produits végétaux et renforcera l'inspection des questions phytosanitaires, a-t-il signalé d'autre part.

Par ailleurs, la rubrique répressive de la nouvelle loi est plus rigoureuse en termes de peines de prison et d'amende.

"Ainsi, quiconque plantera, vendra, stockera, transportera et distribuera des végétaux infectés d'un organisme nuisible tout en le sachant, sera puni d'une servitude pénale de six mois à cinq ans et/ou d'une amende de cinq cent mille à deux millions de francs burundais", indique la nouvelle loi burundaise sur la protection des végétaux.

APA/ imburi.info


L’économie burundaise en voie de relance.

La santé de l'économie burundaise s'améliore par rapport à la situation qui prévalait lors de la crise politico-électorale de 2015, a affirmé Salomon Nsabimana (photo), expert burundais en macroéconomie.

L'expert Nsabimana, qui est également chercheur professionnel à l'Institut de Développement Economique (IDEC) de Bujumbura et professeur à la Faculté des Sciences Economiques de l'Université du Burundi (UB), s'exprimait au cours d'une interview accordée à Xinhua sur l'état des lieux de l'économie burundaise à quatre mois de fin 2017 et début 2018.

"De façon globale, on voit que la situation économique burundaise s'améliore dans certains domaines par rapport à la situation de crise de 2015. Toutefois, force est de constater que beaucoup d'indicateurs restent inférieurs à la situation de 2014, jugée relativement bonne, année au cours de laquelle certains indicateurs étaient un peu élevés", a-t-il précisé.

L'actuelle situation économique burundaise s'analyse sous divers paramètres, en l'occurrence l'évolution du taux de croissance économique.

"En regardant de près la courbe du taux de croissance économique, on découvre que le taux de croissance de 2014 était autour de 4,5% ; lequel a chuté au cours des 12 mois de 2015 jusqu'à atteindre un seuil négatif. En 2016, le Burundi a connu certes une légère amélioration de son taux de croissance économique par rapport à celui de 2015 ; mais qui reste de loin inférieur à celui enregistré en 2014", a-t-il fait remarquer.

L'expert Nsabimana a souligné que la "photographie" de la santé économique burundaise transparaît également à travers l'examen de la production des richesses nationales, en se focalisant l'attention sur la contribution sectorielle.

"Avant la crise de 2015, la contribution sectorielle au niveau des services avait une forte visibilité dans le pays. On assiste, au lendemain de la fin du 1er semestre 2017, à une légère amélioration de la contribution sectorielle des services ; mais qui dépasse un tout petit peu la situation d'en 2015 durement frappée par le choc de la crise", a-t-il expliqué.

A ce jour, a-t-il souligné, l'économie burundaise est bâtie essentiellement sur deux secteurs, à savoir celui des services marqué aujourd'hui par une contribution sectorielle de 43% et celui de l'agriculture avec une contribution de 39%.

Car, a-t-il laissé entendre, le secteur industriel burundais reste aujourd'hui "très faible" avec une contribution dans la valeur ajoutée, inférieure à 20%.

M. Nsabimana a relevé également du côté de l'offre burundaise, que le processus d'investissement économique au Burundi est encore freiné par la "faiblesse" au niveau de l'épargne intérieure et un niveau du volume des importations jugée inférieure par rapport à celui d'il y a trois ans en 2014.

En effet, a-t-il insisté, par rapport à l'époque de crise de 2015, le niveau des importations en référence au PIB (produit intérieur brut), est certes aujourd'hui amélioré pour avoir passé de 29% à 31%.

"Concrètement, cela signifie qu'en dépit de la légère amélioration enregistrée en termes de volume d'importations ; les capacités d'importation ne sont pas encore développées au Burundi notamment à cause de l'insuffisance de l'offre en devises", a estimé l'expert burundais.

L'analyse de la situation économique burundaise montre en outre qu'aujourd'hui, par rapport à la situation de crise de 2015, les recettes fiscales, encore dominées par les apports du commerce intérieur, "ont légèrement augmenté".

En revanche, en ce qui concerne les capacités de consommation des Burundais, l'expert Nsabimana a signalé que les dépenses de consommation des ménages sont très élevées au Burundi.

Cela signifie que les richesses nationales burundaises sont "destinées essentiellement à la consommation". Et cela peut s'expliquer par la "faiblesse du revenu par habitant, aujourd'hui inférieure à 300 dollars par an et par habitant" ; ce qui reste de loin inférieur par rapport au revenu par habitant d'autres pays de la région est-africaine (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Rwanda et Soudan du Sud), a-t-il affirmé.

Analysant le volume des investissements burundais capté du point de vue économique par la capacité de formation du capital, M. Nsabimana a indiqué que le niveau d'investissements internes au Burundi en 2017, a augmenté par rapport à l'année de crise de 2015.

Cependant, a-t-il émis une nuance, l'augmentation des investissements enregistrée en 2016 est "à relativiser" dans la mesure où la performance obtenue reste inférieure à celle enregistrée en 2014.

L'expert Nsabimana a affirmé également que l'analyse de l'état des lieux sur l'économie burundaise, doit mettre en exergue le niveau des investissements directs en provenance de l'étranger.

"En effet, quand on se penche de près sur les investissements directs étrangers au Burundi, on découvre que les flux restent faibles. Sous cet angle, on ne peut manquer de regarder de près le niveau des transferts des migrants, qui revêtent un aspect très important au niveau de la promotion des investissements innovants dans beaucoup de pays, africains en l'occurrence via des transferts de la diaspora. Au Burundi, ces transferts des migrants, si on les compare par rapport au PIB, restent encore avec des taux faibles", a-t-il souligné.

L'économie burundaise souffre encore également de la faiblesse du volume des exportations, a poursuivi l'expert en précisant que celles-ci représentent moins de 7% du PIB.

Sur ce, il a déploré que les exportations burundaises soient encore dominées par des produits de l'agriculture ; car les produits manufacturés en la matière reste très faible dans la mesure où ils représentent moins de 5% du volume global des exportations.

"Bref, dans l'ensemble on voit aujourd'hui qu'il y a une certaine amélioration de l'économie burundaise, qui reste cependant très faible par rapport à la situation de 2014", a-t-il tranché.

Pour l'expert Nsabimana, l'amélioration actuelle de l'économie burundaise sur base des statistiques et des indicateurs par rapport à la situation qui prévalait à l'année de crise de 2015, s'explique fondamentalement par une "reprise relative de l'activité économique" au Burundi à la faveur de la situation sécuritaire burundaise "en train de s'améliorer relativement".

"Car, par rapport à 2015, on enregistre une valeur ajoutée sur le plan sécuritaire ; mais, ce n'est pas encore un bon environnement pour attirer les investisseurs", a-t-il nuancé.

Pour l'expert Nsabimana, à ce jour, les défis majeurs de l'économie burundaise sont principalement la transformation structurelle de l'économie nationale (dans la mesure où les Burundais ne peuvent continuer à vivre uniquement de l'agriculture), la résolution du déficit énergétique et le renforcement de l'environnement des affaires.

Mais il n'y a pas que des défis pour l'économie burundaise, il existe aussi des opportunités pour son épanouissement dans le temps et l'espace, a-t-il souligné, en citant notamment le "riche" potentiel minier, le niveau accéléré d'intégration régionale et l'existence des structures de promotion des investissements telle que l'Agence de Promotion des Investissements(API).

Source : arib.info


 

Le Sénat approuve des candidats magistrats responsables de certaines juridictions.

 Le Sénat du Burundi a approuvé ce lundi 14 août la nomination de six candidats magistrats responsables de certaines juridictions, dans le cadre de l’amélioration du travail judiciaire, a indiqué la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Mme Laurentine Kanyana.

 Pour les grandes juridictions, le candidat Fidèle Havyarimana a été proposé au poste de conseiller à la cour suprême, tandis qu’Arstide Nsengiyumva est proposé au poste de substitut général à la même cour.

 Concernant les tribunaux de grande instance, le seul tribunal de Kirundo est concerné car Thierry Irakoze est candidat président de ce tribunal. Les sénateurs ont voulu savoir pourquoi un homme remplace une femme à ce poste. Selon la ministre Kanyana, dans les tribunaux de cette région, les raisons familiales ne permettent pas de déplacer une femme.

 Au niveau des parquets de la République, trois changements seront opérés dans les provinces Gitega, Karusi et Muramvya.

Les personnes proposées sont respectivement, Alphonse Banderembako, Francois Harerimana et Jean-Claude Habimana. Un sénateur a exprimé son inquiétude quant à l’absence des magistrats de l’ethnie Twa. Mme Kanyana a dit qu’il est encore difficile d’autant plus qu’aujourd’hui, le budget ne permet pas les recrutements. Elle a quand même promis qu’un poste vacant actuellement à la cour anticorruption pourrait être occupé par un magistrat de l’ethnie Twa.

Source : ABP


Burundi : la fraude dans le secteur minier baisse…les défis restent

 

La fraude minière est aujourd'hui réduite de plus de 60% au Burundi, mais le secteur minier est toujours confronté à de nombreux défis, a révélé récemment dans une interview accordée à Xinhua, Jean-Claude Nduwayo (photo), directeur général de l'Office burundais des mines et carrières (OBM) relevant du ministère des Mines.

Selon lui, plus d'une année après la mise en place de l'OBM et de ses antennes en 2016, ils ont constaté une augmentation des recettes minières par rapport aux années antérieures. "Ces progrès marqués sont principalement imputables à la baisse du niveau de la fraude minière", a-t-il expliqué.

Illustrant ces avancées, M. Nduwayo a indiqué qu'en janvier 2016, au niveau du trafic des minerais dénommés les "3 T" (coltan, cassitérite et wolframite), la production minière obtenue n'a pas dépassé les 3.497 kg, alors qu'une année après, soit en janvier 2017, la production ad hoc a atteint 69.567 kg, ce qui montre que la production atteinte début 2016 a été multipliée par 20 fois dans un intervalle d'une année seulement.

"Ce bond en avant est le résultat d'une sensibilisation menée par l'OMB en direction des populations-cibles avec pour focus les exploitants miniers, mais aussi grâce à une synergie opérationnelle dans le cadre d'une quadrilogie constituée des représentants des populations (résidant près des localités minières), de l'administration territoriale à la base, des forces de sécurité et de l'appareil judiciaire", a-t-il expliqué.

Le cas de l'or est aussi parlant, a-t-il affirmé avant de révéler que la quantité exportée au cours des douze mois de l'année 2015, correspond à celle qui a été exportée au cours des cinq premiers mois de 2017.

Cependant, a-t-il reconnu, en dépit des progrès déjà enregistrées, il subsiste tout de même des défis en la matière.

"Le Burundi n'a pas encore atteint son ultime but, parce que la sensibilisation totale n'est pas encore acquise, de même qu'au niveau du suivi et de l'encadrement des artisans miniers et carriers à cause du crucial problème de manque des moyens de locomotion", a-t-il souligné.

L'autre défi soulevé par M. Nduwayo, est aussi le fait que les analyses du laboratoire de l'OBM "ne sont pas encore considérées", parce que ce laboratoire n'a pas encore été agrée sur le plan international.

"Certes, le certificat d'accréditation de ce laboratoire manque encore. Toutefois, le Burundi est embarqué dans le processus d'accréditation internationale. En attendant, nous avons besoin d'une maison de grande renommée en la matière pour nous accompagner jusqu'au stade d'une accréditation effective du laboratoire en question", a-t-il renchéri.

Pour que le Burundi puisse se doter d'un laboratoire minier reconnu mondialement, a-t-il insisté, il faut qu'en amont les moyens financiers suffisants soient disponibles, et qu'en aval, les travailleurs soient motivés.

M. Nduwayo a souligné qu'en dépit de ces défis, les séances de sensibilisation déjà menées depuis juillet 2016 en direction des divers segments de l'administration territoriale burundaise pour faire reculer la fraude minière au Burundi, ont déjà porté leurs fruits.

Il a reconnu cependant qu'il subsiste sur le terrain des manœuvres pour contourner les mesures prises pour juguler la fraude minière au Burundi.

M. Nduwayo a souligné que le contrôle n'est pas facile au Burundi même en situation de flagrance criminelle dans la mesure où on a affaire à des minerais "mixtes" ou à des minerais "tous venants" pour lesquels il s'avère difficile de quantifier ou déterminer la valeur financière correspondant exactement aux minerais saisis pour cause de fraude.

La stratégie utilisée pour reculer la fraude minière au Burundi se veut "clandestine" pour éviter de mettre en danger la vie des "dénonciateurs" en la matière, a-t-il affirmé.

Au chapitre des défis, M. Nduwayo a cité également l'insuffisance du personnel de terrain et le manque de clarté du code minier en vigueur sur l'exploitation minière semi-industrielle "très recherchée sur terrain" et qui aujourd'hui largement réclamée par des populations implantées dans les régions minières du Burundi.

Pour lui, il est impératif d'amender certaines clauses du code minier burundais pour y inclure notamment la rubrique d'exploitation semi-industrielle et introduire de la clarté sur l'exploitation des carrières pour des "fins propres et non commerciales".

Interrogé sur l'état des lieux du potentiel minier burundais, M. Nduwayo a signalé que le Burundi abrite beaucoup de minerais et de produits carriers, qui ne sont pas encore exploités, comme c'est le cas du nickel, ou pas encore évalués, comme la cassitérite, la colombo-tantalite et la wolframite.

D'après M. Nduwayo, le défi du moment est le manque du potentiel énergétique et des infrastructures telles que les chemins de fer, parce que les minerais tels que le nickel se transporte par les canaux des voies ferrées et maritimes.

Source : www.arib.info


Burundi : plus de 55.000 élèves à l'examen d'Etat leur permettant d'accéder à l'enseignement supérieur

Plus de 55.000 élèves du secondaire passent l’examen d’état cette semaine depuis lundi pour avoir accès à l'enseignement supérieur.

 


 

Adoption, par le Sénat, du projet de loi portant Conseil pour l’unité nationale

 Le Sénat de la République du Burundi a analysé et adopté ce mercredi à son siège de Bujumbura, le projets de loi, portant mission, composition, organisation et fonctionnement du Conseil national pour l’unité nationale et la réconciliation (CNUNR).

 Le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique, M. Pascal Barandagiye qui a représenté le gouvernement a souligné que la mise en place du CNUNR est prescrite par la Constitution de la République du Burundi du 18 mars 2005, en son article 273 par une loi organique, en vue de concilier l’unité, l’équité et la réconciliation du peuple, suite à divers moments de crises politico-ethniques répétitives qu’a traversé le pays depuis l’indépendance jusqu’en 2015.

 Réagissant aux questions des sénateurs, M. Barandagiye a fait savoir que ce Conseil n’a point connu de retard, mais plutôt que la priorité était dirigée vers la Charte de l’unité nationale. Quant à certaines dispositions qui pourraient être changées ou même supprimées dans la procédure de révision de la Constitution, M. Barandagiye a indiqué qu’aucune procédure ne peut être retenue si elle porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion du peuple burundais, à la laïcité de l’Etat, à la réconciliation, à la démocratie et à l’intégrité du territoire de la république.

 Selon le président de la commission permanente chargée des questions politiques, diplomatiques, de défense et de sécurité au Sénat, M. Jean-Marie Pascal Nsesema, cet organe mènera des réflexions et donnera des conseils sur toutes les questions essentielles relatives à l’unité, mais aussi proposera des solutions en vue de renforcer l’unité nationale et la réconciliation des Burundais.

Pour le président du Sénat, M. Révérien Ndikuriyo, ce conseil est très important et le choix de ses membres devrait tenir compte de leur intégrité, pour bien connaitre le passé et préserver l’avenir du pays.


L’indice synthétique de fécondité passe de 6,4 à 5,5 enfants en six ans

Selon Nicolas Ndayishimiye Nicolas,  expert burundais sur les questions de population et de développement et directeur général de l’Institut des statistiques et des études économiques du Burundi (ISTEEBU), l’indice de fécondité va decrescendo au Burundi. Il cite la 3ème Enquête démographique et de santé (EDS) 2016-2017, réalisée au Burundi depuis octobre 2016 à mars 2017. L’indice synthétique de fécondité est passé à 5,5 enfants par femme en 2016, contre  6,4 enfants par femme en 2010, et   6,9 enfants par femme en 1987.

Selon M. Ndayishimiye, ces légères améliorations sur l’indice de fécondité au Burundi sont  dues aux efforts gouvernementaux menés pour faire baisser le taux de naissance via des campagnes de sensibilisation de masse au niveau politique, et aux progrès marqués dans la vulgarisation des pratiques contraceptives en vogue actuellement.

Au Burundi, la question démographique est un problème socio-économique à double impact alimentaire et juridique (conflits fonciers etc.) et environnementale.


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