nzosaba jean bosco

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La commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’Homme à l’Assemblée nationale a présenté mardi le 11 avril 2017, devant les députés et le ministre de la Justice et Garde des sceaux, à l’hémicycle de Kigobe, le rapport des descentes effectuées en dates du 28 et 29 février et 1er mars 2017 dans différentes provinces et prisons du pays pour analyser l’état d’avancement de la mise en application du décret no100/01 du 3 janvier 2017 portant mesure de grâce. Le président de cette commission, M. Félix Niragira, qui a présenté ce rapport, a fait savoir que l’objectif de ces descentes était de constater, en tant qu’élus et que représentants du peuple, l’état d’avancement du processus de libération des prisonniers concernés par la grâce présidentielle décrite dans ledit décret, ainsi que son impact sur la vie tant dans les prisons que dans la société d’accueil après la libération de ces prisonniers. D’après M. Niragira, ce rapport contient des réalités du terrain, basées sur des contacts menés auprès des gouverneurs, des procureurs de la République, des commissaires de police dans chaque province, des directeurs des prisons, des représentants des prisonniers, de certains bénéficiaires de ce décret et du président de la commission chargée des dossiers des prisonniers dans les prisons et la justice. Les résultats de cette activité sont donc satisfaisants, du fait que 2045 détenus ont été libérés. Ces derniers, qui apprécient beaucoup cet acte et la manière dont ils ont été accueillis dans la société, demandent à ce que de telles initiatives soient souvent faites, quand bien même certaines des personnes libérées ont déjà commis d’autres crimes, et que les prisons sont toujours en difficultés suite au nombre exorbitant des prisonniers. Selon le rapport, la prison de Mpimba, qui était destinée à accueillir 800 détenus, héberge 3121 prisonniers dont 618 seulement ont pu être libérés. A la prison de Bubanza, construite pour accueillir 150 détenus, 133 détenus ont été libérés sur les 445 prisonniers. La prison de Murembwe en province Rumonge, dont la capacité d’accueil est de 800 prisonniers, héberge 1018 détenus parmi lesquels 156 ont été libérés. La prison de Ngozi, qui ne devrait accueillir que 400 prisonniers, loge 1105 prisonniers dont 465 ont été libérés. La prison de Muramvya, construite pour une capacité d’accueil de 100 locataires, abrite 650 détenus et 153 ont été libérés, tandis qu’à Gitega, où la maison d’incarcération devrait avoir 400 prisonniers, on en dénombre 893 dont seulement 93 ont pu sortir. D’après le député Niragira, la commission a relevé des défis liés au transfert de certains prisonniers sans leurs dossiers, à l’inexistence des textes sur la suite réservée aux prisonniers indigents libérés mais qui doivent dédommager les victimes, au manque de déplacement pour les exécutions judiciaires et les comparutions des détenus, au nombre de prisonniers toujours supérieur à la capacité d’accueil des prisons, à la vétusté des infrastructures et à d’autres aspects. Le même rapport souligne que malgré cette initiative louable du président de la République, la libération de certains détenus n’a pas apporté grand-chose sur les conditions de vie dans les prisons. Les députés membres de la commission permanente chargée des questions de la justice et des droits de l’homme demandent, à travers ce rapport, que les descentes dans des prisons soient intensifiées pour suivre de près ce qui s’y fait. Ils proposent aussi que d’autres mesures pour désengorger les prisons soient prises. A ce sujet, la ministre de la Justice et Garde des sceaux, Mme Aimée Laurentine Kanyana, a fait savoir que les retards connus dans la comparution et dans les exécutions judiciaires ne sont pas expliqués par l’insuffisance des moyens seulement, mais aussi par la mauvaise organisation et la tendance à la corruption de certains juges et procureurs. Elle a fait savoir que des lois ont été promulguées pour accompagner ce décret et que des sanctions contre les récalcitrants sont prévues. L’informatisation du ministère de la Justice et des prisons favoriserait aussi le contrôle de toutes les activités et la prévention des fraudes commises dans les juridictions, a signalé Mme Kanyana. Des textes, avec des délais bien fixes sur le dédommagement des victimes par les prisonniers indigents libérés, doivent être mis au clair, a suggéré le président de l’Assemblée nationale, M. Pascal Nyabenda, ajoutant que les commanditaires des fraudes dans la justice doivent être officiellement publiés pour que ce comportement soit découragé.


Les secteurs caféier et minier préoccupent les plus hautes autorités du pays

 

Le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza, a rencontré lundi le 3 avril, en commune Marangara de la province Ngozi (nord du Burundi), les représentants de l’administration, de la justice, des opérateurs oeuvrant dans la filière café et les exploitants du secteur minier des provinces Ngozi, Kayanza, Kirundo, Muyinga et Cankuzo.

Le but était d’échanger sur la vie du pays, particulièrement la situation caféière et minière, évaluer ensemble les problèmes, les opportunités et les moyens de développement de ces deux secteurs de la bonne gouvernance, a souligné le porte-parole adjoint du chef de l’Etat.

Cette réunion a connu la participation de cinq ministres, à savoir ceux de l’Intérieur et la Formation patriotique, de la Sécurité publique, de la Justice et Garde des sceaux, celui des Finances ainsi que celui de la Bonne gouvernance. Elle a également vu la présence

des hauts cadres du ministère de la Justice et

les responsables dudit secteur dans les cinq provinces concernées.

La visite du chef de l’Etat à Marangara avait débuté par la coupure du ruban symbolique et l’inauguration de la nouvelle salle de réunion de la commune Marangara qui a, par après, abrité la réunion.

Le président de la République a en outre ouvert neuf salles de classes construites sur la colline Gicumbi en zone Giheta de la même commune. Il a aussi participé aux travaux communautaires à l’école fondamentale de Rutumba qui consistaient en pavage de nouvelles salles de classes en construction. Au marché de Cindonyi, le chef de l’Etat s’est adressé à la population pour prodiguer des conseils. Il a souhaité que chaque zone de la commune Marangara se construise son propre marché moderne pour se créer de nouveaux emplois, surtout aujourd’hui que l’agriculture ne peut pas, à elle-seule, occuper toute la population burundaise. Il a demandé aux commerçants de se regrouper en coopératives pour développer leurs affaires. Il a conseillé aux habitants de Marangara de répondre à l’appel du gouvernement de faire la limitation des naissances aujourd’hui que la terre n’est plus productive comme avant et que les ressources naturelles vont diminuant.

 


Les secteurs caféier et minier préoccupent les plus hautes autorités du pays

 

Le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza, a rencontré lundi le 3 avril, en commune Marangara de la province Ngozi (nord du Burundi), les représentants de l’administration, de la justice, des opérateurs oeuvrant dans la filière café et les exploitants du secteur minier des provinces Ngozi, Kayanza, Kirundo, Muyinga et Cankuzo.

Le but était d’échanger sur la vie du pays, particulièrement la situation caféière et minière, évaluer ensemble les problèmes, les opportunités et les moyens de développement de ces deux secteurs de la bonne gouvernance, a souligné le porte-parole adjoint du chef de l’Etat.

Cette réunion a connu la participation de cinq ministres, à savoir ceux de l’Intérieur et la Formation patriotique, de la Sécurité publique, de la Justice et Garde des sceaux, celui des Finances ainsi que celui de la Bonne gouvernance. Elle a également vu la présence

des hauts cadres du ministère de la Justice et

les responsables dudit secteur dans les cinq provinces concernées.

La visite du chef de l’Etat à Marangara avait débuté par la coupure du ruban symbolique et l’inauguration de la nouvelle salle de réunion de la commune Marangara qui a, par après, abrité la réunion.

Le président de la République a en outre ouvert neuf salles de classes construites sur la colline Gicumbi en zone Giheta de la même commune. Il a aussi participé aux travaux communautaires à l’école fondamentale de Rutumba qui consistaient en pavage de nouvelles salles de classes en construction. Au marché de Cindonyi, le chef de l’Etat s’est adressé à la population pour prodiguer des conseils. Il a souhaité que chaque zone de la commune Marangara se construise son propre marché moderne pour se créer de nouveaux emplois, surtout aujourd’hui que l’agriculture ne peut pas, à elle-seule, occuper toute la population burundaise. Il a demandé aux commerçants de se regrouper en coopératives pour développer leurs affaires. Il a conseillé aux habitants de Marangara de répondre à l’appel du gouvernement de faire la limitation des naissances aujourd’hui que la terre n’est plus productive comme avant et que les ressources naturelles vont diminuant.

 


Le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie lancent les travaux du barrage hydroélectrique de Rusumo

Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique des chutes de Rusumo ont été lancés par le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie.

D’une capacité de 80 MW, l’infrastructure fournira 26,6 MW à chacun de ces pays. Sa construction est prévue pour durer trois ans.

Elle sera conduite par un consortium chinois, composé de CGCOC Group Ltd et de Jiangxi Water & Hydropower Construction Company Ltd, qui effectuera les travaux de génie civil tandis qu’un autre consortium réunissant l’Allemand Andritz Hydro GmbH et l’Indien Andritz Hydro PVT Ltd s’occupera de l’installation de l’équipement électromécanique de la centrale.

Le coût des travaux de construction de la centrale a été estimé à 340 millions $ qui ont été mobilisés avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet inclut, en outre, la construction de lignes de transmission qui achemineront l’énergie produite par la centrale vers les réseaux électriques nationaux des trois bénéficiaires. Le coût de ce second projet qui a été évalué à 121 millions $, a été financé par la Banque africaine de développement, BAD


Le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie lancent les travaux du barrage hydroélectrique de Rusumo

Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique des chutes de Rusumo ont été lancés par le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie.

D’une capacité de 80 MW, l’infrastructure fournira 26,6 MW à chacun de ces pays. Sa construction est prévue pour durer trois ans.

Elle sera conduite par un consortium chinois, composé de CGCOC Group Ltd et de Jiangxi Water & Hydropower Construction Company Ltd, qui effectuera les travaux de génie civil tandis qu’un autre consortium réunissant l’Allemand Andritz Hydro GmbH et l’Indien Andritz Hydro PVT Ltd s’occupera de l’installation de l’équipement électromécanique de la centrale.

Le coût des travaux de construction de la centrale a été estimé à 340 millions $ qui ont été mobilisés avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet inclut, en outre, la construction de lignes de transmission qui achemineront l’énergie produite par la centrale vers les réseaux électriques nationaux des trois bénéficiaires. Le coût de ce second projet qui a été évalué à 121 millions $, a été financé par la Banque africaine de développement, BAD


L’OAG a organisé ce vendredi, 24 mars, à Bujumbura, un atelier de présentation du projet « Accès pour tous a la justice ». Financé par CORDAID/ambassade des Pays-Bas, ce projet sera co-exécuté par l’Association des juristes catholiques, AJCB.

 Ce projet sur « l’Accès à la justice pour tous », s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’accès  à  la  justice pour tous.

Dans le cadre de ce Programme, l’Observatoire de l’Action gouvernementale (OAG) et l’Association des Juristes Catholiques du Burundi (AJCB) ont obtenu un financement de CORDAID/Ambassade des Pays-Bas. Ainsi,  l’OAG et AJCB, en partenariat avec CORDAID, s’engagent à apporter leur contribution en vue du relèvement du niveau d’accessibilité de la population à la justice.


Présidence de la République : Cap sur les projets en perspective pour augmenter la production agricole

 

Un bureau de la Présidence de la République a organisé ce mercredi le 22 mars 2017 à Bujumbura, une conférence de presse où le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema a parlé des projets que le gouvernement compte réaliser en vue d’augmenter la production agricole et lutter contre la famine. Parlant de l’évaluation de la production vivrière de la 1ère saison culturale A, M. Rurema a indiqué que la production a été affectée par des défis liés aux changements climatiques, en fonction des différentes zones agro-écologiques et même en fonction des provinces du pays. C’est ainsi que dans quatre provinces, à savoir Muyinga, Kirundo, Bubanza et Bujumbura rural, la production a diminué et a été estimée à un niveau inférieur à 50 %, a-t-il déclaré, ajoutant que dans les provinces Karusi, Kayanza, Cibitoke, Gitega et Ruyigi, la production estimée était entre 50 et 60 %, tandis que dans les provinces Cankuzo, Rumonge et Muramvya, la production était évaluée entre 60 et 70 %. Dans les provinces Rutana, Ngozi, Makamba et Mwaro, la production a été estimée supérieure à 70 %, a souligné M. Rurema.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema

Le ministre a aussi fait savoir que malgré ces changements climatiques qui ont affecté la saison culturale A et la récolte, cela n’a pas montré qu’il y a une situation très critique comme la famine. C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Burundi a fait appel à la bonne culture de la solidarité burundaise où les populations se sont entraidées entre elles. Pour lui, que l’on le veuille ou pas, la production est meilleure parce que pendant cette période, on n’a pas fait recours à l’importation des produits vivriers à distribuer au niveau de la population. Il rassure que la situation est actuellement maîtrisée suite à certains partenaires au développement qui ont appuyé.

Selon toujours la même personnalité, son ministère a, en vue d’enregistrer de bons résultats relatifs à la saison culturale B, pris des précautions pour que les fertilisants arrivent à temps bien avant le semis. Il a également disponibilisé les semences à temps, sans oublier la sensibilisation et l’encadrement de la population. Pour lui, si le climat reste clément, il pense qu’il y aura une bonne production. A la question de la mauvaise gestion de l’eau, M. Rurema a fait savoir que le ministère est en train de travailler étroitement avec ses partenaires pour l’aménagement des marais, notamment dans les provinces Kayanza, Ngozi, Kirundo et Muyinga. Cela permettra de faire face aux changements climatiques car, selon lui, l’eau sera disponible toute l’année et permettre de produire toute l’année.

En vue d’augmenter la production pour lutter contre la famine, M. Rurema a indiqué que le gouvernement compte redynamiser et rendre efficaces les centres semenciers, régionaliser les cultures, distribuer à temps les fertilisants aux populations, multiplier les semences sélectionnées, tracer les courbes de niveau sur des terrains en pente en vue de lutter contre l’érosion.

 


Le Burundi demande le remplacement du personnel des Nations Unies

Au cours d’une visite dans le site des déplacés de Bugendana, le 1er vice président de la République ; Gaston Sindimwo a déclaré que le staff des Nations Unies au Burundi est manipulé par des politiciens burundais qui veulent conquérir le pouvoir par des manœuvres « dilatoires ». Il estime que les problèmes qui assaillent le Burundi sont provoqués par des étrangers en particulier le personnel des Nations au Burundi. Pour Gaston Sindimwo, le staff des Nations Unies au Burundi envoie des rapports biaisés à leur chef hiérarchique. « C’est pourquoi nous allons demander au secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres de remplacer tout son staff à Bujumbura, nous voulons repartir sur de nouvelle bases », a indiqué Gaston Sindimwo devant les déplacés du site de Bugendana. Au début de cette semaine du 6 au 10 mars, le conseillé spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide Adama Dieng a alerté les Nations sur le risque d’un génocide au BURUNDI. Adama Dieng demande aux Nations Unies de s’impliquer davantage pour éviter le pire. Ces inquiétudes ont été exprimées à maintes reprises dans des rapports des Nations Unies sur le Burundi. Cependant, Bujumbura qualifie de mensonger tout ces rapports.


La CVR au sud du Burundi

Published in SlideShow mars 13 2017

 

La CVR au sud du Burundi

 

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) a tenu vendredi une réunion d’explication de sa mission aux administratifs, acteurs de la société civile, religieux et médias de la province Bururi (sud-ouest), a-t-on constaté sur place. La CVR dont la mission est d’établir une paix durable sur tout le territoire national, a un mandat de travail depuis l’indépendance du Burundi jusqu’au 4 décembre 2008, jour de la signature de cessez-le-feu du parti politique FNL (Forces nationales de libération), a-t-elle précisé à cette occasion.

Le gouverneur de la province Bururi, M. Christian Nkurunziza a rappelé que cette entité territoriale n’a pas été épargnée par des crises cycliques qu’a traversées notre pays. Des personnes ont été assassinées et jetées dans la rivière Siguvyaye et d’autres sont disparues, a-t-il dit. La population de Bururi est prête à dire la vérité sur tout ce qu’elle connait, a-t-il ajouté.

Mgr Antoine-Pierre Madaraga, membre de la CVR, a quant à lui indiqué que la commission veut savoir la vérité sur le Burundi, de la bouche de la population des différentes collines du pays, dans le but de trouver une solution consensuelle pour arrêter définitivement les crises sanglantes au Burundi. Dans un premier temps, la commission va mettre sur pied des sous commissions composées de trois personnes choisies dans différentes catégories sociales au niveau des communes qui par après vont choisir dans les mêmes conditions, deux membres sur chaque colline, de préférence qui savent lire et écrire, pour bien remplir les fiches que la CVR va distribuer.

Pour sa part, l’ambassadeur Laurent Kavakure a signifié que la vraie solution proviendra du bon travail de la CVR. Il a fait savoir que cette commission est l’émanation des accords politiques de paix et de réconciliation d’Arusha signés en 2000. La commission identifiera toutes les personnes assassinées et disparues lors des moments des crises et tracera les grandes orientations de bien gouverner le Burundi. La CVR, a-t-il rappelé, n’a pas les prérogatives de juger les présumés coupables. Tout simplement, elle produira un rapport final des conclusions issues des collectes des dépositions de la population. Après des échanges avec les participants, la province Bururi débutera à mettre en place des commissions collinaires le 27 mars, afin de commencer leur renforcement de capacité le 7 avril au chef-lieu de la commune Matana où se rencontreront les communes Mugamba, Rutovu, Songa et Matana. Les communes Vyanda et Bururi feront la même chose à la même date au chef-lieu de la commune Bururi. Le travail de collecte des données par la CVR est fixé au 17 avril de cette année

 


Les adolescents face aux défis de leur santé et droits sexuels et reproductifs

Les adolescents et les jeunes au Burundi font face aux défis sérieux de leur santé et droits sexuels et reproductifs (SDRS), d’après le ministère en charge de la santé publique à travers son Programme national de santé de la reproduction (PNSR). Les défis principaux incluent l’accès limité à l’information correcte et aux services de SDSR, ainsi que le soutien limité venant des personnes importantes dans leur vie.

L’iniquité des genres, profondément enracinée dans la société, aggrave la vulnérabilité des filles et des garçons. Si les jeunes sont à mesure de développer leur potentiel, s’ils ont accès à l’éducation, aux services de santé, particulièrement à la santé sexuelle et reproductive et à l’éducation sexuelle complète, ils auront plus de possibilités de prendre des décisions réfléchies et seront responsables pour sécuriser leur futur et devenir des acteurs de développement du pays, souligne la même source. Les jeunes (filles et garçons) âgés de 10 à 24 ans constituent, selon le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, le groupe d’impact final du PNSR qui vise le changement de comportement des adolescents et jeunes, tout en veillant au respect de leurs droits en santé et éducation ainsi que le développement de leur potentiel.

Le PNSR contribuera aussi à la diminution des grossesses précoces et non désirées, la maîtrise de la démographie galopante, la stabilité, le développement inclusif juste, équitable et durable avec un capital humain de qualité pour le bien-être de la population. La réforme récente du système éducatif initié par le gouvernement du Burundi s’est avérée, selon le même ministère, être une opportunité pour les partenaires en santé et droits sexuels et reproductifs de réviser les outils de formation existants, afin que l’éducation sexuelle soit complète et offerte de façon efficace.

Notons que face à l’augmentation des phénomènes de grossesses précoces et non désirées au Burundi, et inspiré par l’approche «Le monde commence par moi » qui a fait preuve de succès dans beaucoup de pays dont les pays de la sous-région, le Burundi entre dans l’institutionnalisation effective de l’éducation sexuelle complète à l’école à travers ce programme conjoint. Ceci aidera les jeunes à mieux gérer leur puberté, mieux comprendre les changements physiques, émotionnels, relationnels autour de l’adolescence et acquérir des connaissances dans plusieurs aspects de leur vie, sans oublier les relations liées au genre, souligne-t-on. (source : ABP)

 

 


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