nzosaba jean bosco

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La CVR pioche sur les fosses communes à Mwaro

CVR a procédé ce lundi 27 février 2017 à l’exhumation des personnes tuées et jetées dans une fosse commune dans la zone Makamba en commune Rusaka de la province de Mwaro. Ce travail de recherche des corps a été supervisé par madame Clotilde Niragira secrétaire générale de la CVR en présence des autorités administratives, policières et militaires et la population de la place. La fosse commune a été identifiée lors des travaux de terrassement d’un terrain pour y construire une école. Il a alors été constaté qu’il y avait des corps des personnes tuées, on ne sait ni quand ni par qui. D’après le chargé de la communication à la CVR les premiers corps trouvés peuvent permettre de dire que les personnes avaient été tuées très longtemps et elles ne peuvent pas être identifiées. Le travail de recherche des corps dans des fosses communes devrait s’étendre dans tout le pays et les victimes seront enterrées dignement.

Source : Bonesha.bi


Alors que des centaines de réfugiés burundais arrivent chaque semaine dans les pays voisins, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a appelé mardi les gouvernements hôtes à accorder fournir plus de place pour pouvoir les accueillir.

Le nombre de personnes fuyant le Burundi a augmenté au cours des premières semaines de l'année 2017, mettant sous pression les pays d'accueil, en particulier la Tanzanie, le Rwanda et la République démocratique du Congo. [Photo : Camp de réfugiés burundais en Tanzanie]

"La majorité des réfugiés sont des femmes, des enfants et des personnes ayant des besoins spécifiques", a précisé le porte-parole du HCR, William Spindler, lors d'un point de presse à Genève.

Depuis avril 2015, plus de 386.000 Burundais se sont réfugiés dans les pays voisins et le HCR estime que ce chiffre devrait dépasser les 500.000 en 2017. Actuellement, la Tanzanie accueille 222.271 réfugiés burundais, le Rwanda 84.866 et la RDC 32.650.

Selon le HCR, si davantage de terraines ne sont pas allouées pour accroître la capacité de ces camps, il sera difficile de fournir suffisamment d'abris et de services d'assistance aux réfugiés. Les installations dans les camps doivent également être améliorées.

Les difficultés rencontrées sont causées par le surpeuplement dans les camps existants, notamment en ce qui concerne l'accès aux services sociaux de base, la protection de l'enfance, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, l'insuffisance des salles de classe, la prévention de l'absentéisme, l'aide aux personnes ayant des besoins spécifiques.

"Nous travaillons avec les gouvernements hôtes pour aborder la question foncière et sommes impressionnés par leur engagement, ainsi que par leur générosité, mais il faut agir davantage pour éviter un glissement dangereux en matière de normes et de conditions", a souligné M Spindler.


Célébration du 26eme anniversaire de l’unité des Burundais

 

Les Burundais célèbrent depuis 1991 le 5 février de chaque année l'adoption de la Charte de l'unité nationale et le thème de cette année est "Consolidons l'Unité nationale, source intarissable de paix et de développement durables", comme l'a annoncé le chef de l'Etat burundais, Pierre Nkurunziza, dans son discours à la Nation prononcée la veille de l'évènement.

"Vingt six ans viennent de s'écouler depuis que les Burundais se sont engagés à renouer avec l'Unité. Ils ont ainsi décidé d'éviter tout ce qui pourrait les dresser les uns contre les autres et de combattre toute idéologie divisionniste et quiconque susceptible de les embarquer sur le train des divisions ethniques, régionales, religieuses et autres ...", a déclaré le président burundais.

Il a fait savoir aux Burundais que l'objectif principal de cette journée festive est de faire un examen de conscience, de revisiter leur passé et débattre sur tous les obstacles qui ont mis à mal leur unité surtout à partir de l'invasion du Burundi par ceux qu'il a appelés "les forces impérialistes".

Selon lui, l'organisation socio-économique du Burundi d'avant la colonisation faisait que chaque famille ait des responsabilités au sein de la société dans un contexte de complémentarité interfamiliales et les considérations socio-économiques du Burundi pré-colonial s'articulaient autour du clan.

Il a alors invité les Burundais à restaurer le système des clans laissé par leurs ancêtres, compte tenu de "l'importance du rôle joué par les clans dans la consolidation de l'unité nationale et de l'impact négatif que leur dislocation a eu sur la société burundaise, où certains se sont désintéressés de leurs castes d'origine et ont perdu le sens de l'entraide et de la solidarité".

Le président burundais a reconnu que 26 ans après l'adoption de la Charte, l'unité des Burundais n'est pas un chantier terminé ou bien un sentier battu.

En effet, a-t-il dit, "l'unité, la concorde et l'entraide qui ont caractérisé le peuple burundais doivent être enseignées à toutes les générations et doivent faire objet d'échange et de conversation toujours et en tous lieux".

Il a enfin recommandé à tout Burundais à bannir toute parole et tout comportement divisionniste, rappelant que l'unité nationale doit être considérée comme la strophe et le refrain dans la vie de tous les jours


Vers la restructuration de la REGIDESO

 

Un programme de réformes de la REGIDESO (Régie de production et de distribution de l’eau et de l’électricité) sera mis en œuvre en 2017 pour une bonne performance de cette société, a indiqué mardi le ministre de l’Energie et des Mines, M. Côme Manirakiza, lors de la présentation du bilan annuel 2016 dudit ministère.

Les indicateurs de performance laissent à désirer. Le ministre déplore le fait que la REGIDESO manque encore de plan d’affaires, de plan pluriannuel et annuel, de manuels de procédures et de fiches de fonction à jour, exigés par le cadre règlementaire.

 


Mouvement de grève à l’ETMMI de Bukeye

 

Les élèves du Lycée Technique, Monseigneur Michel Ntuyahaga (ETMMI) de Bukeye en province de Muramvya (centre-ouest) ont organisé lundi matin un mouvement de grève pour manifester contre le non-respect du règlement scolaire et la hausse du minerval de 19 650 FBu à 26000 FBu par trimestre, a-t-on constaté sur place.

 

Ils se sont levés très tôt pour prendre la route Bukeye-Muramvya avec l’objectif de porter leurs plaintes à la Direction provinciale de l’enseignement en province Muramvya. Arrivés à près de 2 km, ils ont été interceptés par la police et mobilisés à quelques encablures du chef-lieu de la province.

 

C’est là que le gouverneur de la province de Muramvya accompagné du Directeur provincial de l’enseignement, du Commissaire provincial de la Police, du Directeur communal de l’enseignement et du Directeur de l’établissement les ont rencontrés.

 

Le gouverneur Emmanuel Niyungeko leur a reproché de s’être donné le droit de manifester sans préavis et qu’ils ne peuvent pas être écoutés pendant qu’ils étaient dans la rue. Il a saisi de cette occasion pour recommander à ces grévistes de retourner à l’école sans conditions. C’est ainsi qu’ils ont rebroussé chemin en direction de l’école.

La Direction provinciale de l’enseignement à Muramvya a indiqué que le ministère de l’Education nationale reconnait que le minerval des élèves internes équivaut à 26 000 FBu par an y compris les 2 000 FBu de livres et de laboratoire.

 


Des détenus burundais rapatriés de la RDC

En RDC, voilà une semaine que les autorités parlent de renvoyer 186 ressortissants burundais, en prison au Congo depuis plus d'un an pour certains d'entre eux, dans leur pays d'origine.

Après avoir reporté l'opération à deux reprises, lundi, le gouverneur du Sud-Kivu a confirmé la tenue, dans un premier temps, d'une réunion de travail sur la question de ces prisonniers.

Selon les autorités du Sud-Kivu, des représentants de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), mais aussi des membres la mission de l'ONU au Congo (Monusco), du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) doivent se pencher aujourd'hui sur le possible renvoi au Burundi de ces 186 ressortissants détenus au Congo depuis un an.

Après avoir, dans un premier temps, confirmé leur volonté de les expulser rapidement, lundi, le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo, s'est voulu plus rassurant : « Le mécanisme, c’est de travailler avec les autorités burundaises pour le retour éventuel de ceux qui veulent partir de manière volontaire. La base du volontariat pour le rapatriement, c’est on ne peut plus clair. Tout sera fait dans la transparence, dans les règles de l’art, en respectant les conventions que tous les pays concernés ont signées avec la communauté internationale ».

Accusés d'être entrés illégalement sur le territoire congolais, d'autres sources, militaires cette fois, affirment qu'il s'agit de rebelles burundais infiltrés par le Rwanda pour mener des actions contre Bujumbura. Quoi qu'il en soit, cette possible expulsion inquiète les défenseurs des droits de l’homme qui estiment que ces présumés rebelles pourraient être maltraités ou même tués dans leur pays d’origine.


Le commissaire en charge de la paix et de la sécurité au sein de la Commission de l'Union Africaine (CPS/UA), Ismaïl Chergui (photo, centre), est arrivé à l'aéroport international de Bujumbura mercredi après-midi pour une visite de travail de deux jours au Burundi.

La visite du commissaire Chergui au Burundi intervient au moment où la présidence burundaise vient d'ordonner au MRECI d'enclencher le processus de retrait des troupes burundaises déployés en Somalie dans le cadre de la Mission de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM).

Le commissaire Chergui n'a pas fait de déclaration à son arrivée sur l'objet de sa visite comme le programme provisoire de son déplacement à Bujumbura, l'avait prévu.

"Aucun motif officiel n'est spécifié sur l'agenda de cette visite même si un observateur avisé de la scène diplomatique burundaise, peut tenter de le deviner", s'est contenté d'indiquer à Xinhua sous couvert d'anonymat un haut cadre diplomatique relvant du service du protocole du ministère des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale (MRECI).

Selon cette source, ce délégué de l'UA prévoit, au cours de son séjour burundais, des entretiens avec les plus hautes autorités burundaises dont le président Pierre Nkurunziza.

Créée par le Conseil pour la Paix et la Sécurité de l'Union Africaine (CPS/UA) le 19 janvier 2007 avec l'aval de l'Organisation des Nations Unies(ONU) à la suite de la guerre civile somalienne, l'AMISOM comptait, début 2016, 22.000 soldats ressortissants de quatre pays contributeurs africains, à savoir l'Ouganda (6000), le Burundi (5400), l'Ethiopie (4400) et le Kenya (3600), en charge de combattre le groupe terroriste somalien connu sous le vocable d'Al-Shabbaab.

Le gouvernement burundais a fixé le 6 janvier 2017 à la CSP/UA comme date butoir de paiement des arriérées de toutes indemnités dues à ses militaires déployées en Somalie dans le cadre de la participation burundaise aux opérations militaires de l'AMISOM faute de quoi il a brandi la menace de retrait de ses soldats.

Les arriérés des indemnités des soldats burundais déployés en Somalie dans le cadre de l'AMISOM, se comptent déjà 11 mois d'impayés à cause d'un "contentieux" survenu en 2016 entre le gouvernement burundais et l'Union Européenne(UE) financière des troupes contributrices.

Au deuxième semestre 2016, l'UE a décidé de durcir les sanctions financières contre le gouvernement burundais, en annonçant sa volonté de "payer directement" aux soldats burundais déployés dans le cadre de l'AMISOM leurs indemnités, sans que celles-ci poursuivent leur transit sur les comptes de l'Etat burundais, en empruntant les créneaux de la Banque de la République du Burundi (BRB).

Le gouvernement burundais a réagi en fustigeant cette décision de l'UE, en invoquant la nécessité de protéger sa souveraineté et le maintien intégral de son autorité sur ses troupes déployés en Somalie.

Le 15 juillet 2011, l'UA et le gouvernement burundais ont conclu un mémorandum d'entente dans le cadre du partenariat en ce qui concernant les relations les liant au niveau de l'AMISOM ; lequel mémorandum prévoit la possibilité du retrait "définitif de ses troupes en cas de violation des clauses de ce pacte par l'une des parties prenantes.

La présidence burundaise souhaite que le MRECI réfléchisse sur les modalités pratiques de retrait de ces troupes avant les assises du prochain sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UA, prévu à Addis-Abeba(Ethiopie) les 30 et 31 janvier 2017, ainsi que de veiller à ce que cette tribune africaine en soit largement informée.

En novembre dernier, l'UA avait rejeté "fermement" la décision de l'UE de suspendre le paiement des salaires des soldats burundais déployés en Somalie dans le cadre de l'AMISOM, sans écarter "les lourdes et négatives conséquences de la décision européenne sur les opérations de l'AMISOM et sur les avancées sécuritaires déjà acquises" en Somalie. 

 


Le 2ème vice président de la République du Burundi, M. Joseph Butore a réuni ce jeudi 11 février 2016 les différents intervenants dans le domaine des minerais en vu d’être éclairé sur les causes des diminutions des rentrées des revenus provenant de l’exploitation des minerais, a-t-on constaté sur place dans une salle de la deuxième-vice présidence de la République.

Alors que l’Etat a tout fait pour réformer le secteur des mines en mettant en avant la bonne gouvernance et la transparence en ce qui concerne l’exploitation et la commercialisation des minerais en mettant même en place le code minier pour réglementer le secteur minier, le 2ème vice président s’étonne que les rentrées vont en décroissant.

Les chiffres qui montrent comment les minerais sont commercialisés ces dernières années vont en décroissant. Prenant l’exemple de l’or, il a montré qu’en 2013, 2823 kg d’or ont été exportés d’après les chiffres à la disposition de l’Etat. En 20014, ils étaient 649,72 kg et en 2015, 411 kg ont été exportés, cela étonne car l’Etat avait tout fait ces dernières années pour réformer ce secteur minier comme prévu dans la vision 2025.

Prenant l’exemple de 2012, Joseph Butore a indiqué que les chiffres montrent que le secteur minier a généré 1.700.000 dollars américains alors que les chiffres de 2015 montrent seulement 900.000 dollars américains, ce qui atteste que les rentrées vont en décroissant alors que les chercheurs disent que le Burundi est gorgé de minerais.

Il a mentionné qu’en République démocratique du Congo voisin du Burundi, il y a beaucoup de minerais. Le problème d’insécurité qui y régnait a poussé les autres pays de la sous région à se mettre ensemble et faire un accord sur l’exploitation des minerais dans la transparence. Le Burundi a alors mis en place des règlements permettant la mise en place de cet accord.

M. Butore a signalé que l’Etat a le droit d’avoir des dividendes provenant de ce secteur. C’est pour cela qu’il avait invité les représentants du ministère de l’Energie et des Mines à commencer par le ministre lui-même, le ministre des Finances, le premier-vice gouverneur de la Banque de la République du Burundi (BRB), le commissaire général de l’Office burundais des recettes (OBR), le représentant des services aéroportuaires, les commerçants des minerais et d’autres.

Cette réunion a alors pour objectif de laisser tout le monde s’exprimer, et voir où réside le problème et trouver des solutions appropriées.

 


 

Le commissaire général de l’Office burundais des recettes (OBR), M. Domitien Ndihokubwayo, a animé ce mardi 9 février, à Bujumbura, une conférence de presse pour présenter le rapport des réalisations de l’année 2015 en général et celui du 4ème trimestre 2015 (octobre-décembre) en particulier.

Les recettes totales au cours de l’année 2015 n’ont pas été bonnes suite à la situation d’insécurité qu’a connue le pays, a indiqué M. Ndihokubwayo, précisant que seuls 590,6 milliards de francs burundais ont été collectés contre une prévision de 720 milliards de francs burundais.

Toutefois, l’OBR a enregistré des réalisations, a déclaré son commissaire général, citant entre autres le déploiement de ses agents aux ports de Dar-Es-Salam en République Unie de Tanzanie et à Mombasa au Kenya, ainsi que l’électrification du poste de Kobero à Muyinga (nord du pays). Ceci va permettre à la population environnante de s’approvisionner en électricité, a signalé M. Ndihokubwayo. Par ailleurs, a-t-il ajouté, il y a eu même des formations et recyclages pour le renforcement des capacités du personnel de l’OBR. Néanmoins, 11 employés de l’OBR ont été licenciés pour cause de corruption, a indiqué M. Ndihokubwayo, qui a en outre fait savoir que l’OBR reste confronté à l’absence du système informatique au niveau des postes intérieurs qui pourrait faciliter la communication entre ces derniers et la centrale.

Selon toujours M. Ndihokubwayo, l’OBR prévoit, comme perspectives pour l’année 2016, collecter 678 milliards de francs burundais, recruter 100 nouveaux employés supplémentaires et remplacer 30 employés dont certains ont été révoqués et d’autres promus ailleurs. Il va aussi construire son propre bâtiment qui servira de siège social, mettre en place une stratégie de lutte contre la fraude et la corruption au sein de l’OBR, a indiqué M. Ndihokubwayo, ajoutant que l’OBR va continuer des rencontres avec les contribuables afin de les convaincre à déclarer et payer les impôts.

Selon le rapport, les recettes collectées durant la période d’octobre à décembre 2015 sont de 157,84 milliards de FBu, au moment où les exonérations douanières accordées au cours de cette même période s’élèvent à 14,70 milliards de FBu.

Egalement, continue le même rapport, dans l’objectif d’appliquer la tolérance zéro à la corruption et de lutter contre la fraude, un montant de 190.406.040 FBu a été recouvré grâce aux saisies faites par l’unité chargée de l’intervention rapide.

Notons que le gouvernement a octroyé à l’OBR une parcelle à Kigobe, mesurant 1,5 ha de superficie, sur laquelle sera érigé son siège social, a déclaré M. Ndihokubwayo.

 


Après le rejet de l’envoi des troupes au Burundi par le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenu le weekend dernier à Addis-Abeba, le gouvernement du Burundi salue la décision de ne pas envoyer de telles troupes sans la demande ni le consentement du peuple burundais qui a jugé inopportun un tel déploiement, d’autant plus que les forces de défense et de sécurité burundaises assurent la sécurité de tout le territoire et de toute la population, et même au-delà des frontières burundaises, sur demande de la communauté internationale, indique un communiqué du gouvernement du Burundi.

Ce dernier salue par ailleurs la décision prise par l’UA d’envoyer une mission de haut niveau au Burundi. Une telle mission avait été pourtant demandée et à maintes reprises par le gouvernement du Burundi car, c’est la seule occasion de se rendre compte de la réalité politico-sécuritaire qui prévaut au Burundi, après avoir visité le pays et sa population. Le gouvernement fait savoir que « c’est par là que le conseil de paix et de sécurité de l’UA aurait dû commencer avant de prendre, sur base de rapports erronés et manipulés, la décision inappropriée d’envoyer la MAPROBU, une force qui ne pouvait savoir où se déployer et surtout entre quels belligérants, puisqu’il n’y en a pas ».

Le gouvernement du Burundi condamne par ailleurs « la persistance des opinions pour qui l’envoi de ces forces étrangères au Burundi reste une préoccupation principale et qui n’hésitent pas à recourir à des manœuvres malhonnêtes comme la production des rapports falsifiés et accablants, jusqu’à produire des images truquées dans le but d’influencer les décisions des hautes instances internationales ». « C’est le cas, d’après le gouvernement du Burundi, de la récente publication, par l’ONG Amnesty international, des images qui, selon elle, auraient été prises par satellite espion, des photos que l’ONG qualifie d’évidence de probables charniers au Burundi, deux jours seulement avant la tenue du sommet ».

Il condamne cette nouvelle tentative d’Amnesty international de « ternir encore une fois l’image du pays, et trouve que la diffusion de ses prétendues images-satellites montrant la terre ou le sable retournés, dans des régions essentiellement agricoles, ne constituent en aucune manière une preuve matérielle de l’existence de charniers au Burundi ». Le gouvernement du Burundi demande à Amnesty international de plutôt « orienter les projecteurs et braquer les caméras de ses satellites espions sur les camps de recrutement et d’entrainements militaires de réfugiés burundais au Rwanda voisin, des activités qui n’hésitent pas d’impliquer même des enfants soldats, ce qui, sous d’autres cieux, constitue un crime contre l’humanité et une violation grave du droit international humanitaire ».

Le gouvernement du Burundi a par ailleurs accueilli positivement la recommandation du sommet de poursuivre le dialogue inter burundais déjà lancé sous les auspices du président Ougandais Yoweri Kaguta Museveni. A cet effet, il voudrait rappeler « qu’il a toujours mis en avant le dialogue et qu’il n’attend que l’arrivée au Burundi d’une délégation ougandaise pour discuter des modalités pratique de sa poursuite afin de parvenir à des conclusions constructives ».

Le gouvernement du Burundi tient à rassurer, une fois de plus, la communauté tant nationale qu’internationale, « qu’il n’y aura pas de génocide au Burundi, et que le peuple burundais s’opposera par tous les moyens à tous ceux qui voudront imposer ce génocide par quelque voie que ce soit, comme prétexte pour installer un pouvoir qui n’aura pas été l’émanation de sa volonté par voie démocratique ».

 


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