nzosaba jean bosco

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Les abonnés de téléphonie mobile sous menace d'escroquerie des appels en provenance de l'étranger

Les autorités burundaises luttent depuis un certain temps contre un nouveau phénomène d'escroquerie à travers des numéros de téléphones en provenance de l'étranger.

Les abonnés locaux qui reçoivent des appels en absence en provenance de l'étranger, et qui les rappellent plus tard, perdent aussitôt toutes les unités, a expliqué mardi le ministre burundais des Télécommunications, de l'Information, de la Communication et des Medias, Nestor Bankumukunzi.

Le ministre a déclaré qu'il suivait de près un phénomène nouveau de malfaiteurs qui escroquent des gens à travers des numéros de téléphone en provenance de l'étranger afin de pouvoir éradiquer ce crime.

Ces malfaiteurs se servent des numéros ayant des codes étrangers comme le + (224) et autres en appelant les abonnés aux réseaux des opérateurs de téléphonie mobile burundais. Le ministère, en collaboration avec l'Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications et les sociétés de téléphonie, sont à l'œuvre pour mener des investigations afin d'éradiquer ce crime et d'identifier les auteurs.

Le ministre Nestor Bankumukunzi a ainsi invité les abonnés qui reçoivent ces appels à "éviter de les rappeler et à éviter de céder à la panique ou à toute sorte de spéculation", promettant que "les équipes techniques y travaillent pour trouver une solution urgente".

Entre-temps, a-t-il dit, certains numéros utilisés dans cette criminalité pour semer le désordre ont été identifiés et bloqués.


Bujumbura abrite le 8eme sommet régional sur le pétrole et le gaz

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza (photo, centre), a lancé mercredi la 8ème Conférence et exposition d'Afrique de l'Est sur le pétrole (EAPCE) à Bujumbura, capitale burundaise, sur un appel à des synergies régionales pour renforcer la recherche sur les ressources pétrolières dans la région.

"Nous appelons à une synergie régionale entre les États membres de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) pour accélérer la recherche sur les ressources en hydrocarbures existantes dans la région. "L'exploitation de ces ressources renforcera l'indépendance économique et politique de notre région", a dit M. Nkurunziza dans son discours d'ouverture de cette conférence de trois jours organisée en rotation par les pays membres de la CAE.

La paix, la consolidation, la stabilité et la sécurité de la région CAE en Afrique sont les conditions préalables à la création d'un environnement favorable pour l'exploitation des ressources naturelles, a-t-il commenté.

Le ministre burundais de l'Énergie et des Mines, Come Manirakiza, a déclaré que cette conférence avait pour but de promouvoir et de démontrer le potentiel de la région en termes d'exploration, de développement d'infrastructures, d'investissement et de production dans le secteur des hydrocarbures.

"Les recherches ont démontré que les pays de la CAE ont des ressources en pétrole et en gaz qui devraient être exploitées dans l'intérêt des citoyens d'Afrique de l'Est", a indiqué M. Manirakiz.

Ces recherches ont révélé que la Tanzanie dispose de pétrole et de gaz, le Rwanda de méthane et l'Ouganda de pétrole, a-t-il dit.

"C'est une opportunité offerte au Burundi de discuter avec ses partenaires régionaux pour accélérer la recherche sur les ressources en hydrocarbures existantes dans le bassin du lac Tanganyika", a estimé M. Manirakiza.

La Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) est un bloc regroupant six pays dont le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, le Soudan du Sud et l’Ouganda.


Sale temps pour les fruiticulteurs

Les producteurs des fruits comme les oranges, ananas et mandarines de la province Rumonge (sud du pays) regrettent la mesure de suspendre toute exportation des produits vivriers, récemment prise par les autorités. Actuellement obligés de vendre leur production sur le marché Burundais seulement, ils affirment qu'ils enregistrent de lourdes pertes. Le marché Burundais ne pouvant pas l'épuiser.

«Les commerçants qui achetaient nos produits ont dû abandonner car ils n'ont plus de débouchés», déplore un producteur de fruits. « Auparavant, ils écoulaient la marchandise en RD Congo et au Rwanda».Selon des informations recueillies auprès d'une unité de transformation des fruits, la production saisonnière de mandarine est estimée entre 700 et 800 tonnes. L'entreprise ne pouvant acheter que 200 tonnes seulement, la quantité restante devrait être exportée ou alors condamnée à la détérioration, poursuivent nos sources


Vingt-trois militaires burundais révoqués par le président Pierre Nkurunziza.

 

 Ils avaient été envoyés dans des écoles d’étude militaires mais ne sont pas rentrés au pays.

Depuis 2015, des militaires en fonction ou en mission à l’étranger on refuse de retourner au pays craignant pour leur sécurité. D’autres avaient rejoint les mouvements rebelles.

Le porte-parole de la présidence indique que ces militaires n’ont rejoint aucun mouvement rebelle.

Depuis le coup d’État raté du 13 mai 2015 avec le général Godefroid Niyombare, certains officiers supérieurs de l’armée burundaise qui étaient en mission à l’étranger refusent de revenir.

Comme l’ancien porte-parole de l’armée le colonel Adolphe Manirakiza, ils craignaient pour leur vie.

Depuis le 26 mai dernier, un décret présidentiel a révoqué vingt trois officiers supérieurs.

Le porte-parole du président burundais, Jean-Claude Ndenzako donne les raisons de cette révocation.

"La désertion à l'étranger est sanctionnée", a-t-il déclaré. Les officiers étaient en études en France, en Belgique et au Canada.

Le vice-président du parti Frodebu front pour la démocratie au Burundi, Léonce Ngendakumana, estime que cette situation doit être étudiée minutieusement pour créer des ennemis au sein de ses forces vives.

"C'est un cas grave, s'ils décident de ne pas revenir, c'est un danger pour le pays et sa sécurité", explique-t-il.

Avec les accords de paix et de réconciliation d’Arusha signe en Tanzanie le 20 avril 2000 en Tanzanie, les différents mouvements rebelles essentiellement hutues dont le CNDD FDD aujourd’hui au pouvoir avait fusionné avec l’ancienne armée majoritairement tutsie pour former les forces armées burundaises.

Mais depuis mai 2015, un groupe de mutins avaient voulu en vain renverse le président Pierre Nkurunziza. Beaucoup de militaires ont rejoint dans le maquis les mouvements rebelles naissants et certains militaires avaient affirmé être à la tête de mutins ayant pour objectifs de renverser le pouvoir de Bujumbura


Le HCR en quête de 250 millions de dollars pour faire face aux flux des refugiés burundais.

 

Dans un communiqué publié ce mardi 23 mai, l’agence de l’Onu pour les refugiés (UNHCR) tire la sonnette d’alarme au sujet du nombre croissant des refugiés burundais tout en demandant l’appui financier aux donateurs.

 A ce jour, le montant requis pour leur accueil est évalué à 250 millions de dollars. « Le HCR a mis à jour ses besoins de financement pour la situation du Burundi à 250 millions de dollars US…ces ressources sont nécessaires pour fournir une assistance d'urgence aux nouveaux arrivants et un soutien approprié à leurs hôtes. Jusqu'à présent, le HCR n'a reçu que deux pour cent des fonds requis », a déclaré aujourd’hui dans un communiqué, Babar Baloch, porte-parole du HCR.

 «Des fonds urgents sont nécessaires pour moderniser et construire de nouveaux centres d’accueil afin de décongestionner ceux qui existent actuellement et de fournir des services de base », poursuit le HRC.

Selon un rapport du HRC publié le 22 mai 2017, plus de 429.000 Burundais ont déjà fui le pays.

 « Le HCR renouvelle son appel aux donateurs pour qu'ils continuent de soutenir les pays qui accueillent les réfugiés burundais. Nous réitérons également cet appel aux pays voisins pour permettre un accès continu à ceux qui fuient la situation au Burundi et à ne pas renvoyer les réfugiés contre leur volonté ».

La République-Unie de Tanzanie accueille la majorité des réfugiés burundais, dont 249 000 ont déjà été accueillis dans trois camps surpeuplés. Le Rwanda accueille quelque 84 000 réfugiés avec 45 000 autres en Ouganda et quelque 41 000 en République démocratique du Congo ou en RDC. 

« Sans signe d'amélioration de la situation politique, la population totale de réfugiés burundais devrait atteindre plus d'un demi-million d'ici la fin de 2017, ce qui pourrait être la troisième plus grande situation de réfugiés en Afrique ». ajoute le HRC.

 

Depuis près de deux ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer depuis 2015, un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.


Budget du Ministère de la Justice en 2016

 Avec l’appui financier de l’ONG CORDAID/Ambassade des Pays-Bas, l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, O.A.G., en collaboration avec l’Association des Juristes Catholiques du Burundi, AJCB, a organisé ce mardi au Restaurant « Chez André », à Bujumbura, un atelier de partage des résultats de l’étude : « Analyse du budget du ministère de la Justice, exercice 2016 ». Il s’agissait d’échanger avec les participants sur les conclusions et recommandations de cette analyse menée par le Professeur Michel Masabo.  Le ministère de la Justice y était représenté par Venant Ntakimazi, Directeur général.

 


Vers la modernisation de la justice pénale au Burundi

Le gouvernement burundais a adopté deux projets de loi portant révision successivement du code pénal et de la procédure pénale, dans le but de "moderniser" la justice pénale au Burundi.

Tous les projets de loi ont été présentés par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aimée Laurentine Kanyana, qui a reconnu que le code pénal en vigueur est relativement récent (il est de 2009).

Mais par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux a souligné la nécessité de sa révision pour "opérer certaines modifications tendant à renforcer la répression de certaines infractions et revoir la rédaction de certains articles pour plus de clarté", selon un communiqué publié vendredi par secrétaire général et porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba, à l'issue d'une réunion de deux jours du conseil des ministres, présidée par le président Pierre Nkurunziza.

Ainsi, pour le travail d'intérêt général qui est une alternative à l'emprisonnement et qui est approprié pour les délinquants primaires et les jeunes délinquants et qui vise notamment la réduction de la population carcérale, la peine va être portée maintenant à deux ans pour "avoir plus d'effets".

Le nouveau code pénal apporte plus de précision sur l'enlèvement et la séquestration en prévoyant des circonstances aggravantes.

Il intègre aussi les infractions consacrées d'une part, à la traite des personnes et la protection des victimes de la traite et d'autre part, à l'organisation frauduleuse de l'insolvabilité.

Il introduit également des dispositions en rapport avec les boissons prohibées, donne plus de précisions en rapport avec l'exploitation sexuelle en termes de responsabilité pénale et introduit l'infraction de destruction d'animaux.

Il inclut enfin l'enrichissement illicite dans les infractions connexes à la corruption et réprime le vagabondage et la mendicité ainsi que leur exploitation.

Quant au code de procédure pénale qui va être promulgué, il est beaucoup plus récent puisqu'il date d'avril 2013. Mais la ministre Kanyana dit avoir constaté qu'il y a une évolution de la criminalité au Burundi de telle sorte qu'il y a nécessité d'introduire de nouvelles règles dérogatoires au droit commun de la procédure pénale, spécialement en matière de perquisition où, pour certaines infractions graves limitativement énumérées par la loi, le mandat de perquisition n'est pas requis et la perquisition de nuit autorisée.

Les autorités chargées de l'enquête seront autorisées à perquisitionner aussi dans les systèmes informatiques et à y saisir des données et à perquisitionner en ligne opérée à partir du poste d'officier de police judiciaire où l'infraction a été commise ou vient de se commettre.

Il sera introduit dans ce code de procédure pénale révisé des techniques particulières de recherche comme "l'observation, l'infiltration, la livraison surveillée, les interceptions de correspondances par voie des télécommunications, la captation des données informatiques ainsi que les sonorisations et la fixation d'images dans certains lieux et véhicules".

Tout cela sera fait pour, a expliqué la ministre Kanyana, "poursuivre l'effort de la modernisation de la justice pénale pour faire face aux nouvelles manifestations de la délinquance et de la criminalité.


Burundi : des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle de 1995 à 2015

Le Burundi a enregistré des progrès "importants" dans la réduction de la mortalité de 1995 à 2015, a déclaré mardi à Bujumbura Josiane Nijimbere, ministre burundaise la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

La ministre Nijimbere intervenait lors d'un atelier portant sur la présentation des résultats des principales études réalisées au Burundi sur la santé de la reproduction de 1995 à 2015.

"Les résultats des différentes recherches en santé de la reproduction, révèlent que la mortalité maternelle a diminué au Burundi, en passant d'un taux de 1210 à 712 décès maternels pour 100.000 naissances entre 1995 et 2015", a-t-elle précisé.

Les pas déjà franchis au niveau de l'utilisation des méthodes contraceptives sont à saluer également, a-t-elle ajouté, en signalant qu'entre 2005 et 2016, le taux d'utilisation des contraceptifs, a passé de 7% à 42,5%.

Selon Fabrice Kakunze, médecin-chef du service en charge du PNSR (Programme National de Santé de la Reproduction) relevant du ministère burundais de la Santé Publique, au Burundi, les décès maternels sont dus à plusieurs facteurs.

Certains d'entre eux, a-t-il expliqué, sont intimement liés à l'insuffisance de qualité de l'offre du personnel soignant par rapport à la qualité requise et souhaitée, à l'absence de la consultation prénatale précoce, et à l'âge des mères en couche.

"En dépit de la gratuité des soins pour les femmes en couche, force est de constater que certaines d'entre elles ne se font consulter auprès de leur médecin local pendant la période prénatale, un manquement grave pouvant entraîner des complications sanitaires durant les moments d'accouchement", a-t-il souligné sur base des différentes recherches déjà faites au Burundi en santé de la reproduction.

La mauvaise qualité de l'offre fournie par certains prestataires sanitaires vis-à-vis des sollicitations des patientes enceintes prêtes à accoucher, fait également partie des causes du décès maternel au Burundi, a reconnu le médecin burundais.

"Souvent, par ici par là dans certains centres de santé éparpillés sur le territoire burundais, quelques infirmiers accusent une grande lenteur dans l'assistance aux femmes en couche, à telle enseigne que certaines d'entre elles peuvent accoucher par terre en milieu hospitalier", a-t-il dénoncé.

Toutefois, malgré ces manquements relevés ci-haut, le PNSR a fourni, au cours des douze dernières années, des efforts sanctionnés par des résultats satisfaisants, a-t-il nuancé, en faisant remarquer que de 2005 à 2016, le taux d'accouchement en milieu de soins est passé de 22,9% à 79,5%.

M. Kakunze a ajouté qu'au cours de cette période, 100% des Burundaises enceintes ont effectué "au moins une consultation prénatale" avant l'accouchement.

Le médecin Kakunze a saisi l'occasion pour demander à certaines confessions religieuses qui s'adonnent à la "diabolisation des méthodes contraceptives modernes", de mettre fin à de tels enseignements à leurs fidèles dans un pays comme le Burundi qui accuse une forte natalité.

En effet, à l'heure actuelle, l'indice burundais de fécondité est de 6 enfants par femme. Selon l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques de Burundi(ISTEEBU), le Burundi, qui s'étend sur une superficie de 27.834 kilomètres carrés, est aujourd'hui peuplé par près de 11 millions d'habitants.

Au rythme actuel de progression de cette population, précise-t-on à l'ISTEEBU, celle-ci pourrait doubler d'ici 2030.


Burundi : des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle de 1995 à 2015

Le Burundi a enregistré des progrès "importants" dans la réduction de la mortalité de 1995 à 2015, a déclaré mardi à Bujumbura Josiane Nijimbere, ministre burundaise la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

La ministre Nijimbere intervenait lors d'un atelier portant sur la présentation des résultats des principales études réalisées au Burundi sur la santé de la reproduction de 1995 à 2015.

"Les résultats des différentes recherches en santé de la reproduction, révèlent que la mortalité maternelle a diminué au Burundi, en passant d'un taux de 1210 à 712 décès maternels pour 100.000 naissances entre 1995 et 2015", a-t-elle précisé.

Les pas déjà franchis au niveau de l'utilisation des méthodes contraceptives sont à saluer également, a-t-elle ajouté, en signalant qu'entre 2005 et 2016, le taux d'utilisation des contraceptifs, a passé de 7% à 42,5%.

Selon Fabrice Kakunze, médecin-chef du service en charge du PNSR (Programme National de Santé de la Reproduction) relevant du ministère burundais de la Santé Publique, au Burundi, les décès maternels sont dus à plusieurs facteurs.

Certains d'entre eux, a-t-il expliqué, sont intimement liés à l'insuffisance de qualité de l'offre du personnel soignant par rapport à la qualité requise et souhaitée, à l'absence de la consultation prénatale précoce, et à l'âge des mères en couche.

"En dépit de la gratuité des soins pour les femmes en couche, force est de constater que certaines d'entre elles ne se font consulter auprès de leur médecin local pendant la période prénatale, un manquement grave pouvant entraîner des complications sanitaires durant les moments d'accouchement", a-t-il souligné sur base des différentes recherches déjà faites au Burundi en santé de la reproduction.

La mauvaise qualité de l'offre fournie par certains prestataires sanitaires vis-à-vis des sollicitations des patientes enceintes prêtes à accoucher, fait également partie des causes du décès maternel au Burundi, a reconnu le médecin burundais.

"Souvent, par ici par là dans certains centres de santé éparpillés sur le territoire burundais, quelques infirmiers accusent une grande lenteur dans l'assistance aux femmes en couche, à telle enseigne que certaines d'entre elles peuvent accoucher par terre en milieu hospitalier", a-t-il dénoncé.

Toutefois, malgré ces manquements relevés ci-haut, le PNSR a fourni, au cours des douze dernières années, des efforts sanctionnés par des résultats satisfaisants, a-t-il nuancé, en faisant remarquer que de 2005 à 2016, le taux d'accouchement en milieu de soins est passé de 22,9% à 79,5%.

M. Kakunze a ajouté qu'au cours de cette période, 100% des Burundaises enceintes ont effectué "au moins une consultation prénatale" avant l'accouchement.

Le médecin Kakunze a saisi l'occasion pour demander à certaines confessions religieuses qui s'adonnent à la "diabolisation des méthodes contraceptives modernes", de mettre fin à de tels enseignements à leurs fidèles dans un pays comme le Burundi qui accuse une forte natalité.

En effet, à l'heure actuelle, l'indice burundais de fécondité est de 6 enfants par femme. Selon l'Institut des Statistiques et des Etudes Economiques de Burundi(ISTEEBU), le Burundi, qui s'étend sur une superficie de 27.834 kilomètres carrés, est aujourd'hui peuplé par près de 11 millions d'habitants.

Au rythme actuel de progression de cette population, précise-t-on à l'ISTEEBU, celle-ci pourrait doubler d'ici 2030.


L’Afrique subsaharienne observe un rebond en croissance économique en 2017

 

« Alors que les pays procèdent à des ajustements budgétaires, nous devons protéger les conditions propices à l’investissement afin que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une reprise plus forte », a expliqué mercredi le 19 avril 2017 M. Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale (BM) pour la région-Afrique, dans une vidéo-conférence animée depuis Washington sur Africa’s Pulse, un rapport semestriel de la BM qui analyse l’état des économies africaines.

Il a, à cette occasion, fait savoir que la croissance économique en Afrique subsaharienne est en train de rebondir en 2017, après avoir enregistré, en 2016, son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. En outre, a-t-il ajouté, la région montre des signes de reprise, et la croissance économique devrait atteindre 2,6% en 2017.

Cette reprise reste néanmoins faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté. Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola, qui sont les principales économies du continent, enregistrent un rebond après le ralentissement brutal en 2016, mais ce redressement est lent en raison d’un ajustement insuffisant par rapport à la baisse des prix des matières premières et à l’incertitude politique, a-t-il poursuivi, ajoutant que plusieurs pays exportateurs de pétrole de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont confrontés à des difficultés économiques.

Albert Zeufack, économiste en chef de la BMD pour la région Afrique (2ème à gauche)

Selon toujours M. Zeufack, les dernières données des sept pays, notamment la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie continuent de montrer une résilience économique, aidés en cela par la demande intérieure. Ces pays qui, a-t-il déclaré, ont affiché des taux de croissance annuelle supérieurs à 5,4% entre 2015 et 2017, avec plus de 27% de la population de la région, représentent 13% de son Produit intérieur brut (PIB) total.

Il a, par la suite, indiqué que les perspectives économiques mondiales s’améliorent et devraient favoriser la reprise dans la région. Il ressort du rapport Africa’s Pulse que la croissance globale du continent devrait passer à 3,2% en 2018 et à 3,5% en 2019, reflétant ainsi la reprise dans les principales puissances économiques, a-t-il dit.

Cependant, a-t-il souligné, les risques associés à ces perspectives régionales tiennent au durcissement plus important que prévu des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration moins franche des prix des matières premières et à une montée du protectionnisme. Sur le plan intérieur, a-t-il précisé, les risques pour la reprise actuelle sont liés au rythme inadéquat des réformes, à l’accroissement des menaces de sécurité et à un climat d’incertitude politique avant les élections dans certains pays.

Les journalistes burundais qui participaient à cette conférence ont, quant à eux, voulu savoir comment le Partenariat public privé (PPP) peut être plus compris pour aider le pays à marquer un pas

de plus en matière de la croissance économique. Ils ont également des éclaircissements pour savoir comment le Burundi, qui ne dispose pas d’énergie suffisante, peut se comporter pour augmenter cette croissance économique en même temps que d’autres pays de l’Afrique subsaharienne.

A la première question, M. Zeufack a indiqué qu’il y a sur le continent certains pays où l’on continue d’avoir une suspicion à l’égard du secteur privé qui, a-t-il précisé, ne signifie pas seulement l’étranger, mais aussi le secteur privé local qui est souvent méprisé et méconnu. Ce dernier nécessite, selon lui, des conditions favorables pour son émergence. Il propose qu’il y ait une transparence entre les secteurs public et privé car, a-t-il confié, quand le secteur privé est capté par le secteur public, on peut ne pas atteindre les résultats espérés.

A la question énergétique qui hante le pays ces derniers jours, il propose qu’il y ait une orientation vers l’énergie non renouvelable et les arrangements régionaux (intégration) pour que les pays de la sous-région, qui en disposent en quantité suffisance, puissent l’exporter vers le Burundi.,

 


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Un Collectifs d'OGNs Burundais engagés dans l'observation de l'action gouvernemental .

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