nzosaba jean bosco

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Les secteurs caféier et minier préoccupent les plus hautes autorités du pays

 

Le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza, a rencontré lundi le 3 avril, en commune Marangara de la province Ngozi (nord du Burundi), les représentants de l’administration, de la justice, des opérateurs oeuvrant dans la filière café et les exploitants du secteur minier des provinces Ngozi, Kayanza, Kirundo, Muyinga et Cankuzo.

Le but était d’échanger sur la vie du pays, particulièrement la situation caféière et minière, évaluer ensemble les problèmes, les opportunités et les moyens de développement de ces deux secteurs de la bonne gouvernance, a souligné le porte-parole adjoint du chef de l’Etat.

Cette réunion a connu la participation de cinq ministres, à savoir ceux de l’Intérieur et la Formation patriotique, de la Sécurité publique, de la Justice et Garde des sceaux, celui des Finances ainsi que celui de la Bonne gouvernance. Elle a également vu la présence

des hauts cadres du ministère de la Justice et

les responsables dudit secteur dans les cinq provinces concernées.

La visite du chef de l’Etat à Marangara avait débuté par la coupure du ruban symbolique et l’inauguration de la nouvelle salle de réunion de la commune Marangara qui a, par après, abrité la réunion.

Le président de la République a en outre ouvert neuf salles de classes construites sur la colline Gicumbi en zone Giheta de la même commune. Il a aussi participé aux travaux communautaires à l’école fondamentale de Rutumba qui consistaient en pavage de nouvelles salles de classes en construction. Au marché de Cindonyi, le chef de l’Etat s’est adressé à la population pour prodiguer des conseils. Il a souhaité que chaque zone de la commune Marangara se construise son propre marché moderne pour se créer de nouveaux emplois, surtout aujourd’hui que l’agriculture ne peut pas, à elle-seule, occuper toute la population burundaise. Il a demandé aux commerçants de se regrouper en coopératives pour développer leurs affaires. Il a conseillé aux habitants de Marangara de répondre à l’appel du gouvernement de faire la limitation des naissances aujourd’hui que la terre n’est plus productive comme avant et que les ressources naturelles vont diminuant.

 


Le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie lancent les travaux du barrage hydroélectrique de Rusumo

Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique des chutes de Rusumo ont été lancés par le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie.

D’une capacité de 80 MW, l’infrastructure fournira 26,6 MW à chacun de ces pays. Sa construction est prévue pour durer trois ans.

Elle sera conduite par un consortium chinois, composé de CGCOC Group Ltd et de Jiangxi Water & Hydropower Construction Company Ltd, qui effectuera les travaux de génie civil tandis qu’un autre consortium réunissant l’Allemand Andritz Hydro GmbH et l’Indien Andritz Hydro PVT Ltd s’occupera de l’installation de l’équipement électromécanique de la centrale.

Le coût des travaux de construction de la centrale a été estimé à 340 millions $ qui ont été mobilisés avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet inclut, en outre, la construction de lignes de transmission qui achemineront l’énergie produite par la centrale vers les réseaux électriques nationaux des trois bénéficiaires. Le coût de ce second projet qui a été évalué à 121 millions $, a été financé par la Banque africaine de développement, BAD


Le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie lancent les travaux du barrage hydroélectrique de Rusumo

Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique des chutes de Rusumo ont été lancés par le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie.

D’une capacité de 80 MW, l’infrastructure fournira 26,6 MW à chacun de ces pays. Sa construction est prévue pour durer trois ans.

Elle sera conduite par un consortium chinois, composé de CGCOC Group Ltd et de Jiangxi Water & Hydropower Construction Company Ltd, qui effectuera les travaux de génie civil tandis qu’un autre consortium réunissant l’Allemand Andritz Hydro GmbH et l’Indien Andritz Hydro PVT Ltd s’occupera de l’installation de l’équipement électromécanique de la centrale.

Le coût des travaux de construction de la centrale a été estimé à 340 millions $ qui ont été mobilisés avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet inclut, en outre, la construction de lignes de transmission qui achemineront l’énergie produite par la centrale vers les réseaux électriques nationaux des trois bénéficiaires. Le coût de ce second projet qui a été évalué à 121 millions $, a été financé par la Banque africaine de développement, BAD


L’OAG a organisé ce vendredi, 24 mars, à Bujumbura, un atelier de présentation du projet « Accès pour tous a la justice ». Financé par CORDAID/ambassade des Pays-Bas, ce projet sera co-exécuté par l’Association des juristes catholiques, AJCB.

 Ce projet sur « l’Accès à la justice pour tous », s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’accès  à  la  justice pour tous.

Dans le cadre de ce Programme, l’Observatoire de l’Action gouvernementale (OAG) et l’Association des Juristes Catholiques du Burundi (AJCB) ont obtenu un financement de CORDAID/Ambassade des Pays-Bas. Ainsi,  l’OAG et AJCB, en partenariat avec CORDAID, s’engagent à apporter leur contribution en vue du relèvement du niveau d’accessibilité de la population à la justice.


Présidence de la République : Cap sur les projets en perspective pour augmenter la production agricole

 

Un bureau de la Présidence de la République a organisé ce mercredi le 22 mars 2017 à Bujumbura, une conférence de presse où le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema a parlé des projets que le gouvernement compte réaliser en vue d’augmenter la production agricole et lutter contre la famine. Parlant de l’évaluation de la production vivrière de la 1ère saison culturale A, M. Rurema a indiqué que la production a été affectée par des défis liés aux changements climatiques, en fonction des différentes zones agro-écologiques et même en fonction des provinces du pays. C’est ainsi que dans quatre provinces, à savoir Muyinga, Kirundo, Bubanza et Bujumbura rural, la production a diminué et a été estimée à un niveau inférieur à 50 %, a-t-il déclaré, ajoutant que dans les provinces Karusi, Kayanza, Cibitoke, Gitega et Ruyigi, la production estimée était entre 50 et 60 %, tandis que dans les provinces Cankuzo, Rumonge et Muramvya, la production était évaluée entre 60 et 70 %. Dans les provinces Rutana, Ngozi, Makamba et Mwaro, la production a été estimée supérieure à 70 %, a souligné M. Rurema.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema

Le ministre a aussi fait savoir que malgré ces changements climatiques qui ont affecté la saison culturale A et la récolte, cela n’a pas montré qu’il y a une situation très critique comme la famine. C’est la raison pour laquelle le gouvernement du Burundi a fait appel à la bonne culture de la solidarité burundaise où les populations se sont entraidées entre elles. Pour lui, que l’on le veuille ou pas, la production est meilleure parce que pendant cette période, on n’a pas fait recours à l’importation des produits vivriers à distribuer au niveau de la population. Il rassure que la situation est actuellement maîtrisée suite à certains partenaires au développement qui ont appuyé.

Selon toujours la même personnalité, son ministère a, en vue d’enregistrer de bons résultats relatifs à la saison culturale B, pris des précautions pour que les fertilisants arrivent à temps bien avant le semis. Il a également disponibilisé les semences à temps, sans oublier la sensibilisation et l’encadrement de la population. Pour lui, si le climat reste clément, il pense qu’il y aura une bonne production. A la question de la mauvaise gestion de l’eau, M. Rurema a fait savoir que le ministère est en train de travailler étroitement avec ses partenaires pour l’aménagement des marais, notamment dans les provinces Kayanza, Ngozi, Kirundo et Muyinga. Cela permettra de faire face aux changements climatiques car, selon lui, l’eau sera disponible toute l’année et permettre de produire toute l’année.

En vue d’augmenter la production pour lutter contre la famine, M. Rurema a indiqué que le gouvernement compte redynamiser et rendre efficaces les centres semenciers, régionaliser les cultures, distribuer à temps les fertilisants aux populations, multiplier les semences sélectionnées, tracer les courbes de niveau sur des terrains en pente en vue de lutter contre l’érosion.

 


Le Burundi demande le remplacement du personnel des Nations Unies

Au cours d’une visite dans le site des déplacés de Bugendana, le 1er vice président de la République ; Gaston Sindimwo a déclaré que le staff des Nations Unies au Burundi est manipulé par des politiciens burundais qui veulent conquérir le pouvoir par des manœuvres « dilatoires ». Il estime que les problèmes qui assaillent le Burundi sont provoqués par des étrangers en particulier le personnel des Nations au Burundi. Pour Gaston Sindimwo, le staff des Nations Unies au Burundi envoie des rapports biaisés à leur chef hiérarchique. « C’est pourquoi nous allons demander au secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres de remplacer tout son staff à Bujumbura, nous voulons repartir sur de nouvelle bases », a indiqué Gaston Sindimwo devant les déplacés du site de Bugendana. Au début de cette semaine du 6 au 10 mars, le conseillé spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide Adama Dieng a alerté les Nations sur le risque d’un génocide au BURUNDI. Adama Dieng demande aux Nations Unies de s’impliquer davantage pour éviter le pire. Ces inquiétudes ont été exprimées à maintes reprises dans des rapports des Nations Unies sur le Burundi. Cependant, Bujumbura qualifie de mensonger tout ces rapports.


La CVR au sud du Burundi

Published in SlideShow mars 13 2017

 

La CVR au sud du Burundi

 

La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) a tenu vendredi une réunion d’explication de sa mission aux administratifs, acteurs de la société civile, religieux et médias de la province Bururi (sud-ouest), a-t-on constaté sur place. La CVR dont la mission est d’établir une paix durable sur tout le territoire national, a un mandat de travail depuis l’indépendance du Burundi jusqu’au 4 décembre 2008, jour de la signature de cessez-le-feu du parti politique FNL (Forces nationales de libération), a-t-elle précisé à cette occasion.

Le gouverneur de la province Bururi, M. Christian Nkurunziza a rappelé que cette entité territoriale n’a pas été épargnée par des crises cycliques qu’a traversées notre pays. Des personnes ont été assassinées et jetées dans la rivière Siguvyaye et d’autres sont disparues, a-t-il dit. La population de Bururi est prête à dire la vérité sur tout ce qu’elle connait, a-t-il ajouté.

Mgr Antoine-Pierre Madaraga, membre de la CVR, a quant à lui indiqué que la commission veut savoir la vérité sur le Burundi, de la bouche de la population des différentes collines du pays, dans le but de trouver une solution consensuelle pour arrêter définitivement les crises sanglantes au Burundi. Dans un premier temps, la commission va mettre sur pied des sous commissions composées de trois personnes choisies dans différentes catégories sociales au niveau des communes qui par après vont choisir dans les mêmes conditions, deux membres sur chaque colline, de préférence qui savent lire et écrire, pour bien remplir les fiches que la CVR va distribuer.

Pour sa part, l’ambassadeur Laurent Kavakure a signifié que la vraie solution proviendra du bon travail de la CVR. Il a fait savoir que cette commission est l’émanation des accords politiques de paix et de réconciliation d’Arusha signés en 2000. La commission identifiera toutes les personnes assassinées et disparues lors des moments des crises et tracera les grandes orientations de bien gouverner le Burundi. La CVR, a-t-il rappelé, n’a pas les prérogatives de juger les présumés coupables. Tout simplement, elle produira un rapport final des conclusions issues des collectes des dépositions de la population. Après des échanges avec les participants, la province Bururi débutera à mettre en place des commissions collinaires le 27 mars, afin de commencer leur renforcement de capacité le 7 avril au chef-lieu de la commune Matana où se rencontreront les communes Mugamba, Rutovu, Songa et Matana. Les communes Vyanda et Bururi feront la même chose à la même date au chef-lieu de la commune Bururi. Le travail de collecte des données par la CVR est fixé au 17 avril de cette année

 


Les adolescents face aux défis de leur santé et droits sexuels et reproductifs

Les adolescents et les jeunes au Burundi font face aux défis sérieux de leur santé et droits sexuels et reproductifs (SDRS), d’après le ministère en charge de la santé publique à travers son Programme national de santé de la reproduction (PNSR). Les défis principaux incluent l’accès limité à l’information correcte et aux services de SDSR, ainsi que le soutien limité venant des personnes importantes dans leur vie.

L’iniquité des genres, profondément enracinée dans la société, aggrave la vulnérabilité des filles et des garçons. Si les jeunes sont à mesure de développer leur potentiel, s’ils ont accès à l’éducation, aux services de santé, particulièrement à la santé sexuelle et reproductive et à l’éducation sexuelle complète, ils auront plus de possibilités de prendre des décisions réfléchies et seront responsables pour sécuriser leur futur et devenir des acteurs de développement du pays, souligne la même source. Les jeunes (filles et garçons) âgés de 10 à 24 ans constituent, selon le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, le groupe d’impact final du PNSR qui vise le changement de comportement des adolescents et jeunes, tout en veillant au respect de leurs droits en santé et éducation ainsi que le développement de leur potentiel.

Le PNSR contribuera aussi à la diminution des grossesses précoces et non désirées, la maîtrise de la démographie galopante, la stabilité, le développement inclusif juste, équitable et durable avec un capital humain de qualité pour le bien-être de la population. La réforme récente du système éducatif initié par le gouvernement du Burundi s’est avérée, selon le même ministère, être une opportunité pour les partenaires en santé et droits sexuels et reproductifs de réviser les outils de formation existants, afin que l’éducation sexuelle soit complète et offerte de façon efficace.

Notons que face à l’augmentation des phénomènes de grossesses précoces et non désirées au Burundi, et inspiré par l’approche «Le monde commence par moi » qui a fait preuve de succès dans beaucoup de pays dont les pays de la sous-région, le Burundi entre dans l’institutionnalisation effective de l’éducation sexuelle complète à l’école à travers ce programme conjoint. Ceci aidera les jeunes à mieux gérer leur puberté, mieux comprendre les changements physiques, émotionnels, relationnels autour de l’adolescence et acquérir des connaissances dans plusieurs aspects de leur vie, sans oublier les relations liées au genre, souligne-t-on. (source : ABP)

 

 


La CVR pioche sur les fosses communes à Mwaro

CVR a procédé ce lundi 27 février 2017 à l’exhumation des personnes tuées et jetées dans une fosse commune dans la zone Makamba en commune Rusaka de la province de Mwaro. Ce travail de recherche des corps a été supervisé par madame Clotilde Niragira secrétaire générale de la CVR en présence des autorités administratives, policières et militaires et la population de la place. La fosse commune a été identifiée lors des travaux de terrassement d’un terrain pour y construire une école. Il a alors été constaté qu’il y avait des corps des personnes tuées, on ne sait ni quand ni par qui. D’après le chargé de la communication à la CVR les premiers corps trouvés peuvent permettre de dire que les personnes avaient été tuées très longtemps et elles ne peuvent pas être identifiées. Le travail de recherche des corps dans des fosses communes devrait s’étendre dans tout le pays et les victimes seront enterrées dignement.

Source : Bonesha.bi


Alors que des centaines de réfugiés burundais arrivent chaque semaine dans les pays voisins, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a appelé mardi les gouvernements hôtes à accorder fournir plus de place pour pouvoir les accueillir.

Le nombre de personnes fuyant le Burundi a augmenté au cours des premières semaines de l'année 2017, mettant sous pression les pays d'accueil, en particulier la Tanzanie, le Rwanda et la République démocratique du Congo. [Photo : Camp de réfugiés burundais en Tanzanie]

"La majorité des réfugiés sont des femmes, des enfants et des personnes ayant des besoins spécifiques", a précisé le porte-parole du HCR, William Spindler, lors d'un point de presse à Genève.

Depuis avril 2015, plus de 386.000 Burundais se sont réfugiés dans les pays voisins et le HCR estime que ce chiffre devrait dépasser les 500.000 en 2017. Actuellement, la Tanzanie accueille 222.271 réfugiés burundais, le Rwanda 84.866 et la RDC 32.650.

Selon le HCR, si davantage de terraines ne sont pas allouées pour accroître la capacité de ces camps, il sera difficile de fournir suffisamment d'abris et de services d'assistance aux réfugiés. Les installations dans les camps doivent également être améliorées.

Les difficultés rencontrées sont causées par le surpeuplement dans les camps existants, notamment en ce qui concerne l'accès aux services sociaux de base, la protection de l'enfance, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, l'insuffisance des salles de classe, la prévention de l'absentéisme, l'aide aux personnes ayant des besoins spécifiques.

"Nous travaillons avec les gouvernements hôtes pour aborder la question foncière et sommes impressionnés par leur engagement, ainsi que par leur générosité, mais il faut agir davantage pour éviter un glissement dangereux en matière de normes et de conditions", a souligné M Spindler.


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