nzosaba jean bosco

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AA/ Bamako/ Moussa Bolly

Les groupes terroristes en Afrique chercheront à frapper là où leurs actions leur garantissent un retentissement médiatique,c’est-à-dire, au-delà du Sahel, a affirmé dans un entretien avec Anadolu, Soumeylou Boubèye Maïga, coordonnateur d'un groupe d'experts de l'Union Africaine (UA) sur le terrorisme.

"Les groupes vont frapper partout où les cibles semblent accessibles, partout où leurs actions leur garantissent une résonance médiatique importante en ciblant des Occidentaux et partout où ils peuvent toucher les intérêts des groupes qu’ils considèrent comme leurs adversaires", a déclaré Maïga, ancien patron des services des renseignements maliens, et également ancien ministre de la Défense.

Revendiqué par un groupe affilié à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), l'attentat terroriste de vendredi dernier à Ouagadougou obéit à cette logique qui ne date pas d'aujourd'hui.

Maïga rappelle à cet effet la sanglante prise d'otages en janvier 2013 dans le complexe gazier de Tiguentourine, près d'In Amenas, dans le sud de l'Algérie. Cette attaque a constitué la première d'Al-Mourabitoune. L'idée ainsi, pour les groupes terroristes, est de démontrer "une capacité opérationnelle transnationale", qui risque d'aller au-delà du Sahel.

"Il y a, en effet, une volonté d'expansion territoriale des groupes qui veulent transporter la menace du Nord au Sud. Ils veulent progressivement ne plus se limiter à la zone traditionnelle, qui est le Sahel, et démontrer partout qu’ils conservent une capacité d’agir quels que soient les coups reçus lors des opérations antiterroristes."

Au titre de "la capacité opérationnelle transnationale" qu'entendent prouver les groupes terroristes, la Libye, où Daech est présent dans la ville côtière de Syrte, pourrait servir de plateforme d'expansion puisqu'elle "reste un foyer de déstabilisation importante pour le Sahel et même pour l’Europe », selon le coordonnateur.

« Daech peut prendre de revers le Tchad, le Niger. La Libye reste un arsenal à ciel ouvert pour de nombreux groupes terroristes. Beaucoup d’armes qui circulent dans notre région proviennent d’ailleurs de la Libye », a-t-il mis en garde.

Cette expansion s'inscrit, en outre, dans "une rivalité, une compétition, dont malheureusement les Etats et les sociétés sont les cibles, entre Daesh et Al Qaeda."

«Chaque groupe voulant élargir sa base de recrutement et territoriale », poursuit l'expert malien avant de conclure que "ces groupes, qui ne sont pas aussi déconnectés qu’on le croit concernant certaines cibles, vont tenter d’attaquer les différents Etats partout où les cibles semblent plus faciles à atteindre."

L'expansion opère, en outre, qualitativement, puisque "les groupes terroristes sont dans une démarche d'asymétrie, en attaquant les cibles moins bien protégées. Ils ne s’attaquent plus frontalement aux forces gouvernementales, mais ce que nous appelons des cibles molles comme des populations désarmées, des localités moins bien protégées, des espaces publics comme les hôtels", analyse Maïga.

Un tel constat implique des démarches au niveau des Etats, qui "doivent revoir un certain nombre de normes, au moins pour renforcer la sécurité de ces lieux publics." Il y aura, en sus, des décisions indispensables au niveau du G5 du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

"Techniquement, la coopération doit pouvoir se mettre en place parce qu’il s’agit seulement de s’entendre sur un certain nombre d’éléments pour au moins mettre en commun les informations relatives aux acteurs, les modes opératoires et les itinéraires", prévoit le diplomate malien.

 


 Le ministre des Postes, des technologies de l’information, de la Communication et des Médias, M. Nestor Bankumukunzi a appelé lundi les médias à publier et diffuser des informations constructives, favorables à la réconciliation de la population, privilégiant l’intérêt général, des informations utiles à la population, qui ne les poussent pas à s’exiler mais qui font avancer le pays. C’était au cours d’une réunion organisée dans une des salles de son cabinet à l’intention des responsables des médias, afin d’échanger sur la contribution des médias à la consolidation de la paix, de la démocratie et au développement durable.

Pour M. Bankumukunzi, le pays vit un contexte politique particulier caractérisé par des pourparlers, après les problèmes qui ont suivi les élections de 2015. Des tentatives de solutions pour la normalisation de la situation sont en cours. Les médias sont appelés à prendre du recul et à ne pas envenimer la situation. De plus, on parle de l’envoi des troupes étrangères au Burundi. Les médias qui mettent en avant l’intérêt général doivent s’interroger si cela est opportun. Ils doivent aussi analyser s’il y a ou pas risque de génocide évoqué ces derniers jours et orienter leur production, a dit M. Bankumukunzi. D’après lui, le secteur des médias est dans une situation particulière. « Il n’y a pas de dualisme. Les journalistes doivent éviter d’être embarqués. Ils doivent être une lumière dans l’obscurité. « Nous avons un chantier commun de construire le pays. Il ne faut pas fournir à la population des mensonges comme certains médias mal intentionnés le font. La liberté est difficile à gérer. Le journalisme est là pour aider à ce que la société marche bien. Vous en abusez, ça devient du libertinage », a-t-il souligné.

Un accent a été mis sur l’équilibre de l’information. « L’équilibre de l’information n’est pas un choix, c’est un impératif », a dit le ministre Bankumukunzi en demandant aux journalistes de mettre des fois une information sous embargo, quand ils n’ont pas encore diversifié les sources. Et le président du Conseil Nationale de la communication, M. Richard Giramahoro de renchérir : « une seule source, ce n’est pas une information, c’est une piste d’information et il faudrait aussi penser à l’équilibre genre dans le traitement médiatique ». Un journaliste a déploré le fait que des fois l’on publie une information déséquilibrée, parce ce que certaines sources administratives n’ont pas voulu s’exprimer. L’importance d’adopter un code de conduite des journalistes qui insiste sur le comportement des journalistes en complément de la loi sur la presse a été évoquée pour éviter des dérapages.

 

Le ministre a en outre dénoncé une sorte de guerre médiatique sur les réseaux sociaux et sur certains médias en ligne. A la question de la protection contre la désinformation des médias sociaux, le ministre a dit que le gouvernement ne veut pas priver les Burundais des réseaux sociaux et qu’il n’est pas pour leur fermeture ou interdiction. « L’on devrait les exploiter dans le sens de transmettre une vraie information », a-t-il ajouté.

M. Bankumukunzi a par ailleurs déploré le contexte malheureux de la fermeture de certains médias dans le cadre du coup d’Etat manqué du 13 mai 2015. Il a précisé que le ministère de la Justice en est à l’étape de l’établissement des responsabilités, et que la réouverture de ces médias est une préoccupation du gouvernement. Il a demandé aux médias qui ne sont pas fermés de travailler de façon à combler le vide de ceux-là fermés jusqu’à ce que le secteur soit relancé. Le ministre a dit que le fonds d’aide aux médias ne sera pas disponible cette année à cause de la suppression de certaines rubriques budgétaires consécutives à la situation socio-politique qui prévaut dans le pays. Cependant, certaines rubriques comme la couverture médiatique du dialogue inter burundais et des travaux de la Commission vérité et réconciliation seront appuyées. Il est demandé aux journalistes de traiter avec délicatesse ces sujets, pour aboutir aux résultats escomptés, a noté le ministre qui a remercié les médias qui travaillent bien et désapprouvé d’autres, notamment les médias internationaux qui diffusent en FM et présentent le Burundi comme un enfer.


Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé l'an dernier celui des 99% restants avec un an d'avance sur les prévisions, a indiqué lundi l'ONG britannique Oxfam à l'approche du forum économique mondial de Davos (Suisse).

"L'écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s'est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois", constate un rapport de l'ONG intitulé "une économie au service des 1%" publié à l'approche du Forum économique mondial (WEF), qui débute mercredi à Davos.

"L'an dernier, Oxfam avait prédit que les 1% posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s'est en fait réalisée dès 2015: un an plus tôt", souligne le rapport.

Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l'ONG a calculé que "62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale", alors que "ce chiffre était de 388 il y a cinq ans".

L'ONG appelle les participants au forum de Davos à agir: "nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim, alors que les ressources qui pourraient les aider sont amassées par quelques personnes en haut de l’échelle", affirme Manon Aubry, chargée des questions de justice fiscale et d'inégalités chez Oxfam France, citée dans un communiqué.

Selon l'ONG, "depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de l'humanité a bénéficié de moins d'1% de l’augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches se sont partagés la moitié de cette hausse".

Pour faire face à cette croissance des inégalités, Oxfam appelle notamment à mettre un terme à "l'ère des paradis fiscaux", soulignant que 9 entreprises sur 10 figurant "parmi les partenaires stratégiques" du WEF "sont présentes dans au moins un paradis fiscal".

"Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu'ils s'engagent à mettre fin à l'ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté", affirme Winnie Byanyima, la directrice générale d'Oxfam International, qui sera présente à Davos.

L'an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L'ONG avait défendu l'instrument de mesure utilisé dans cette étude: le patrimoine net, c'est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

 

 

 


AA/Tunis/Esma Ben Said

L’Afrique subsaharienne doit faire face à un challenge de taille en cette année 2016: la maitrise de ses chocs économiques externes qui l’ont fragilisé durant 2015, seule solution pour retrouver une trajectoire de croissance ascendante, s’accordent à dire les experts du continent africain.

D'après le Fonds Monétaire International (FMI) l'Afrique subsaharienne devrait connaitre une croissance économique de 4.25 % en 2016, soit un léger rebond comparé aux 3.75 % enregistrés en 2015 (plus faible taux de croissance économique alors enregistré sur le continent depuis la crise financière mondiale de 1998, ndlr), selon des données publiées le 6 octobre 2015 sur le site de l'instance internationale.

La projection du FMI pour 2016 reste cependant sujette à une maitrise des chocs économiques externes qui ont secoué le continent en 2015 (pour comparaison, le continent affichait 5 % de croissance en 2014), estiment les experts.

Les économies africaines ont en effet été impactées tout au long de 2015 par trois risques externes majeurs, à savoir, le «ralentissement économique en Chine, la baisse des prix des matières premières, et la hausse des taux d’intérêt américains», répertorie Africa Growth Initiative, dans la dernière édition du rapport Foresight Africa, (publié le 8 janvier) qui analyse annuellement les politiques prioritaires du continent africain.

Le ralentissement à 6.9% de la croissance économique du géant asiatique au troisième trimestre 2015 (chiffres officiels chinois), a en effet provoqué une baisse des investissements chinois sur le continent noir de 40 % (soit 1.2 milliards de dollars) durant les six premiers mois de 2015 (une première depuis 2009), détaille pour Anadolu Siré Sy, dirigeant d’Africa WorldWide Group, cabinet conseil en géostratégie, basé à Dakar

Ce ralentissement a également entraîné une baisse drastique de la demande chinoise en matières premières de l'Afrique, et une baisse de 43 % de ses importations lors de la même période, comparé au premier semestre 2014, précise le géoéconome.

En 2015, l’Afrique subsaharienne a également pâti de la baisse du prix des matières premières, du ralentissement de l’économie de ses principaux partenaires commerciaux, et des conséquences économiques désastreuses de l’épidémie Ebola (-20 % de croissance en Sierra Leone).

Un effondrement qui avait conduit le FMI à réviser à la baisse ses prévisions de croissance dès le mois d’avril 2015.

Les pays africains exportateurs de pétrole, à savoir le Nigéria, l’Angola, la Guinée Equatoriale, le Tchad, le Gabon ou encore le Congo Brazzaville, avaient été directement affectés par la chute des cours du brut, selon le Fonds monétaire.

Cependant, à la faveur de la stabilisation des prix des matières premières et d’une amélioration de la fourniture d’électricité dans beaucoup de pays, la croissance devrait rapidement rebondir pour la nouvelle année, révèle un rapport de la Banque mondiale « Perspectives économiques mondiales», publié le 6 janvier.

En troisième lieu, la hausse des intérêts américains ont aussi eu un retentissement sur le continent. Même si cette hausse – la première en près d’une décennie- , n’a été officialisée que le 16 décembre 2015, par la Réserve fédérale, la décision avait été anticipée depuis plusieurs mois et s’était lourdement reflétée sur les marchés déjà depuis le mois d’octobre créant une forte volatilité, souligne le cabinet de conseil dans le domaine du trading « Trad’Afrique », dans un article publié le 17 décembre.

Les taux d’intérêts mis à 0,25 % avec un objectif de 1,5% à la fin de l'année 2016 et de presque 3% d'ici deux ans, (la hausse dépendra toutefois du niveau de l'emploi et de l'inflation aux Etats-Unis) font de nombreux pays africains les grandes victimes de cette nouvelle politique monétaire des USA, prévient Louise Van Cauwenbergh, spécialiste de la région Afrique du Groupe Credendo, l’assureur-crédit public belge.

« En raison des taux de rendements extrêmement faibles, les investisseurs se sont mis en quête d’un rendement ailleurs. Le Nigéria, le Sénégal et le Ghana, notamment, en ont profité pour émettre une grande partie de leur dette en devises fortes. Ils pouvaient ainsi payer un taux moins élevé que s’ils s’étaient intégralement financés sur leur marché intérieur », expose la spécialiste dans une analyse publiée sur le site du Groupe.

Mais ces pays risquent aujourd’hui, de s’en mordre les doigts, puisque, «pour les pays avec un taux de change flottant, la hausse du dollar augmentera le coût du remboursement des dettes. Les pays avec une parité fixe défendent la valeur de leur monnaie en puisant dans leurs réserves de devises. Cela aussi peut avoir de lourdes conséquences », analyse-t-elle.

L’Angola, par exemple, « a déjà introduit des contrôles de change qui privent les importateurs locaux de devises pour payer leurs fournisseurs. Pourtant, il y a de fortes chances que le pays soit finalement contraint de dévaluer sa monnaie, le kwanza, ce qui à son tour accroîtra le coût réel des dettes nominées en monnaie étrangère », alerte Van Cauwenbergh.

Ces chocs externes, s’ils sont majeurs, ils ne condamnent pas pour autant le continent à la perdition, rassure Africa Growth Initiative, dans son rapport.

Néanmoins, seules des mesures appropriées et opportunes pourront faire la différence et aider les économies d’Afrique Subsaharienne à retrouver leur dynamique de croissance à la fois dans le court et le long terme, souligne Amadou Sy, directeur de Africa Growth.

«Reste donc aux décideurs du continent de discuter et ajuster les politiques économiques aussi bien à court qu’à moyen terme», estime-t-il.

Pour cela, Amadou Sy préconise aux gouvernements d’assurer que des politiques budgétaires et monétaires soient mises en place pour surmonter les chocs externes.

Le spécialiste en économie propose également que les pays africains entreprennent sur un moyen et long terme, des réformes structurelles. «Transformer les économies dépendantes du secteur primaire vers une dépendance plus diversifiée», conseille-t-il.

Les réformes structurelles doivent également inclure des réformes dans les secteurs de l’énergie, le transport, la logistique et d’autres secteurs infrastructurels, ajoute l’expert.

Les pays africains doivent non seulement diversifier leur économie de base mais également «apprendre à taxer».

«La mobilisation des ressources intérieures doit être le mot d’ordre pour l’avenir», insiste Sy.

Pour Tédébaye Titimbaye, économiste tchadien, c'est "un grand défi économique régional qui attend l'Afrique, mais qui est bel et bien réalisable puisque malgré le basculement économique mondial de ces trois dernières années, le continent a pu, jusqu'à présent, résister à la secousse socio-économique."

 


Malgré certains progrès réalisés notamment en matière de rendement des magistrats et de diminution des mineurs dans les prisons, des indicateurs de performance de la période 2010-2015 continuent à révéler des dysfonctionnements persistants et des problèmes structurels au niveau du ministère de la Justice et des organes judiciaires, a-t-on appris lundi au cours de la validation de la politique sectorielle du ministère de la Justice pour la période 2016-2020.

Les arriérés judiciaires continuent d’augmenter, ce qui est symptomatique d’une inadéquation entre la demande et l’offre de justice. Le nombre d’arriérés judiciaires était de 51.310 en 2010, 58.787 en 2011, 63.214 en 2012, 67.223 en 2013 et 66.692 en 2014. Le taux d’exécution des jugements est passé de 14% en 2010 à 16% en 2011. Il était de 18% en 2012 et 83,2% en 2013 et 2014.

Le Burundi compte 18 magistrats pour 100.000 habitants. Il n’existe pas de plan de développement des infrastructures judiciaires et pénitentiaires, et la plupart des prisons du pays se caractérisent par une vétusté avancée, une surpopulation carcérale, avec comme conséquence les mauvaises conditions de détention. Le taux d’occupation des prisons est passé de 244% en 2010 à 186,8% en 2014. La population carcérale, qui était de 9.895 personnes en 2010, est passée à 10.432 en 2011 et est à 7.566 en 2014. Le nombre de personnes en détention préventive par rapport à la population carcérale globale ne cesse d’augmenter. 59% des prisonniers étaient en détention préventive en 2010 contre 53% en 2014. Les mineurs dans les prisons sont passés de 372 en 2010 à 158 en 2014. Le rendement des magistrats dans les tribunaux de Grande instance est passé de 3,1 dossiers par mois en 2010 à 8,2 dossiers par mois en 2014.

Les participants à la validation de la politique sectorielle 2016-2020 du ministère de la Justice ont notamment déploré l’insuffisance des moyens pour la mise en œuvre de la politique sectorielle afin d’améliorer les conditions d’accès à la justice et les performances de l’appareil judiciaire. Le budget est en constante diminution depuis trois ans, rendant ainsi difficile la mise en œuvre des réformes structurelles et durables, note le document de politique sectorielle 2016-2020.

Sur le budget annuel du pays de 863 milliards de FBu en 2010, le ministère de la Justice a reçu un budget d’environ 16 milliards de FBu en 2010, soit 1,90% du budget national. En 2011, il avoisinait également 16 milliards de FBu sur un budget global d’environ 1.000 milliards de FBu, soit 1,60%. La part du budget du ministère avoisinait 22 milliards de FBu (1,6%) en 2014 sur environ 1.400 milliards de FBu du budget national.

 


Le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique M. Pascal Barandagiye, a sorti une ordonnance ministérielle lundi 23 novembre 2015 portant suspension provisoire des activités de dix associations sans but lucratif. Il s’agit du Forum pour le renforcement de la Société civile (FORSC), le Forum pour la conscience et le Développement (FOCODE), l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), l’Association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH), la Parole et action pour le réveil des consciences et l’évolution de mentalité (PARCEM), l’Amicale des militaires en non activité (AMINA), la Fontaine Isoko de la bonne gouvernance pour un développement intégré (FONTAINE-ISOKO), la Synergie des partenaires pour la promotion des droits de la femme (SPPDF), le Réseau des citoyens probes (RCP) et l’Association Maison Shalom ( MAISON SHALOM). Selon cette ordonnance, pour prendre cette décision, le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique s’est basé sur le rapport de la Commission d’enquête chargée de faire la lumière sur le mouvement qualifié d’insurrectionnel déclenché le 26 avril 2015 et sur la lettre du 19 novembre 2015 du procureur général de la République portant interdiction de retrait sur les comptes de ces associations. Il s’est également basé sur les statuts respectifs de ces associations et l’ouverture du dossier répressif RMPG 696/ MA et a tenu compte de l’impérieuse nécessité de préserver l’ordre et la sécurité sur tout le territoire national, a précisé cette ordonnance.


L’UE, l’UA et l’ONU veulent réunir le gouvernement et l’opposition

Les Nations unies, l'Union africaine et l'Union européenne ont appelé jeudi 12 novembre le gouvernement burundais et des représentants de l'opposition à se rencontrer d'urgence. Objectif : enrayer les violences et trouver une solution politique à la crise.

 « Nous sommes convenus de l’urgence d’organiser une réunion entre le gouvernement burundais et des représentants de l’opposition à Addis Abeba ou à Kampala, sous la présidence du président [ougandais Yoweri] Museveni », ont indiqué trois hauts responsables de l’ONU, de l’UA et de l’UE dans un communiqué commun publié en marge du sommet euro-africain à Malte sur les migrations.

Des casques bleus de la Monusco dépêchés au Burundi ? 

« Il ne faut s’épargner aucun effort pour arriver à stopper les violences et trouver une solution politique à la grave crise qui secoue le pays depuis l’annonce par le président Pierre Nkurunziza qu’il serait candidat à un troisième mandat au printemps », estiment les trois responsables. Des violences qui font désormais craindre des heurts ethniques à grande échelle, après les propos incendiaires tenus par le président du Sénat,  Révérien Ndikuriyo.

Sur place, la situation s’aggrave : depuis le mois d’avril, au moins 240 personnes ont été tuées et plus de 200 000 ont quitté le pays. Conséquence, l’ONU étudie actuellement l’envoi de Casques bleus depuis la RDC voisine. « Nous avons promis de travailler en étroite collaboration et de mobiliser tous nos moyens et instruments pour empêcher une plus ample détérioration de la situation », ont promis les trois diplomates.

Source : jeuneafrique.com


 

La seconde édition du Forum de Dakar pour la paix et la sécurité en Afrique s'est ouverte lundi dans la capitale sénégalaise. Si les chefs d’État étrangers étaient absents, la participation était en hausse.

Ils espéraient le Nigérian Muhammadu Buhari, le Kényan Uhuru Kenyatta ou encore l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Aucun de ces chefs d’État n’aura finalement fait le déplacement à Dakar. Pas plus que leurs homologues malien, Ibrahim Boubacar Keïta, en visite officielle à Luanda pour le quarantenaire de l’indépendance de l’Angola, et tchadien, Idriss Déby Itno, retenu à Ndjamena pour cause de décès dans sa famille. Et finalement, le seul chef d’État présent pour cette seconde édition du Forum de Dakar pour la paix et la sécurité en Afrique était le président sénégalais Macky Sall, hôte de l’événement.

Malgré ces désistements de dernière minute, les organisateurs sénégalais et français se montraient satisfaits. « Le but n’est pas de faire un sommet de chefs d’État dans lequel chacun prononcerait un discours comme à la tribune des Nations unies, mais d’organiser un forum interactif, basé sur le dialogue entre les principaux acteurs qui traitent quotidiennement de ces questions sécuritaires », explique une source diplomatique proche de l’organisation.

Pas de chefs d’État mais plusieurs ministres

Pendant deux jours, près de 800 militaires, diplomates et experts sont regroupés dans la capitale sénégalaise pour se pencher sur les questions de paix et de sécurité sur le continent. Plusieurs ministres ont fait le déplacement pour y participer, tels Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, Tieman Hubert Coulibaly, son homologue malien, ou Ramtane Lamamra et Moussa Faki Mahamat, chefs des diplomaties algérienne et tchadienne. Au menu, plusieurs ateliers et panels consacrés à différents thèmes comme l’évolution de la menace terroriste, la progression de la radicalisation ou encore la modernisation des armées africaines.

« Le nombre de participants a doublé par rapport à l’année dernière, parmi lesquels figurent de nombreux anglophones », se félicite-t-on dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian. Les organisateurs, au premier rang desquels Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, souhaitent créer une « culture de la sécurité » sur le continent à travers la pérennisation de ce Forum de Dakar.

Stratégies régionales face à une menace globale

Une volonté partagée par Macky Sall, dont le pays se veut en pointe dans la lutte contre le terrorisme et les opérations de maintien de la paix. « Nos défis sont nombreux. Le terrorisme a tendance à se sanctuariser en Afrique. Ses cerveaux, organisés en réseaux, considèrent l’Afrique comme le ventre mou de leur système international. (…) Pour lutter efficacement contre les terroristes, il faut mettre en place des stratégies régionales, notamment en renforçant la collaboration entre nos services de renseignement », a déclaré le président sénégalais en ouverture du panel de haut niveau, lundi après-midi.

Macky Sall en a aussi profité pour appeler les Nations unies à donner plus de moyens à la Minusma, la mission de l’ONU au Mali. « Quand on va dans le nord du Mali, ce n’est pas pour maintenir la paix, c’est pour faire la guerre. Il faut donner aux Casques bleus les moyens de se battre ». Présent à ses côtés à la tribune, Hervé Ladsous, le chef du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, a lui insisté sur le nécessaire renforcement des capacités de renseignement de ses troupes.

 


 

 Le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza, a rencontré vendredi le 6 novembre, au chef-lieu de la commune Bukeye en province Muramvya (centre-ouest du Burundi), les natifs, les fonctionnaires et les autres intervenants dans le développement intégral de la province Muramvya.

 Au cours de la réunion, les natifs de Muramvya ont soumis au président de la République certaines questions relatives à la construction d’une Université privée à Muramvya, la réhabilitation de certaines routes, la mise en place des villages, la protection de l´environnement et autres, a fait savoir le porte-parole du président de la République, M. Gervais Abayeho.

 Le chef de l´Etat a, à cet effet, expliqué aux natifs de Muramvya qu’ils doivent engager leurs efforts pour élaborer des projets qui montrent qu’ils sont capables d’appuyer le gouvernement. Il a rappelé aux participants ce qu’il a dit lors de son dernier discours à la nation quand il a demandé à ceux qui détiennent illégalement les armes de les remettre volontairement, sous peine de se faire désarmer par force, en soulignant que sans sécurité, il ne peut pas y avoir de développement. Le président Nkurunziza a prodigué des conseils liés à l’éducation des enfants qui commencent à perdre sa saveur. Le président de la République a terminé la réunion en invitant tout un chacun à contribuer au dialogue national qui va bientôt commencer pour que les habitants de Muramvya en particulier et tout Burundais en général puissent contribuer dans les questions qui intéressent la vie du pays.

 Notons que juste après la réunion avec les natifs de Muramvya, le chef de l’Etat a également rencontré, au chef-lieu de la commune Bukeye, tous les gouverneurs des provinces. Selon Jean Claude Ndenzako, porte-parole adjoint du chef de l’Etat, il s´agissait de leur première réunion après les élections générales de 2015. La situation sécuritaire et socio-économique du pays a dominé les échangés, a fait savoir Ndenzako.

 


 Les membres de l'OAG se sont retrouvés au siège de l'association dans le cadre d'une réunion de l'AG pour s'approprier une analyse sur la situation de la gouvernance au cours de la période allant de décembre 2014 à février 2015.

Le trimestre se trouvant au carrefour de l’année 2014 et 2015 est une période charnière qui marque un tournant vers un moment important dans la vie du pays, les élections générales de 2015. Il s’agit d’une troisième élection « démocratique » consécutive, organisée par le pays, et qui sera la première du genre dans l’histoire du pays, habitué à des cycles de violences et des interruptions brutales du processus démocratique. Mais comme avant toute élection, la fébrilité  était déjà perceptible dans les discours et les actions des différents acteurs dans leurs différents positionnements. L’éventualité de la candidature du  Président de la République, Pierre Nkurunziza, a empoisonné le débat et affecté toute la vie politique, économique, administrative et sociale du pays, et déstabilisé le parti au pouvoir et les institutions de l’Etat.

Dans son discours de nouvel an, le chef de l’Etat a donné le ton en annonçant le thème de l’année « Faisons une introspection puis, choisissons nous-mêmes de véritables leaders, capables de nous faire parvenir au développement durable».


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