La Banque Commerciale du Kenya investit au Burundi

mercredi 9 mai 2012,par Jean Bosco Nzosaba

La Banque Commerciale du Kenya (KCB) vient d’ouvrir sa filiale au Burundi. Le président de la République, M. Pierre Nkurunziza a en effet officiellement ouvert à Bujumbura une de ses branches, le 8 mai 2012. Le Chef de l’Etat s’est réjoui de l’ouverture et de l’implantation de cette banque au Burundi et a saisi cette occasion pour demander aux différentes banques commerciales qui opèrent dans notre pays d’octroyer des crédits avec des intérêts concurrentiels. Les taux d’intérêts sont actuellement supérieurs à 18%.

Les banques locales doivent également se déployer dans les pays de la sous-région pour y ouvrir leurs agences, a-t-il dit en recommandant aux responsables de la KCB de privilégier les locaux dans le recrutement de son personnel.

L’ambassadeur de la République kenyane au Burundi, M. Benjamin Mweri a pour sa part indiqué que l’implantation de la branche de la KCB à Bujumbura, une banque régionale, est un témoignage éloquent qui montre que le Burundi est stable et paisible, et qu’on peut y investir. « Nous nous réjouissons que des dividendes de la paix et de la sécurité sont un préalable pour le développement, et attractives pour les investisseurs », a-t-il déclaré, indiquant qu’il est important que le monde sache que le Burundi est aujourd’hui vivable, viable et paisible. Il a par ailleurs remercié le gouvernement burundais pour avoir créé un bon environnement pour les investissements à travers les réformes dans des secteurs variés et en mettant en place des institutions comme l’agence burundaise pour la promotion des investissements, l’Office burundais des recettes (OBR) et la chambre fédérale pour le commerce et l’industrie. Le président du groupe KCB, M. Peter Muthoka a signifié que cette banque est la plus ancienne et la plus expérimentée en Afrique de l’Est, totalisant 222 branches implantées dans les cinq pays membres de l’EAC et le sud soudan. Elle démarre ses activités au Burundi avec un capital de 10 millions de dollars américains dans le but de faciliter ses opérations et d’être présente sur le marché burundais, avec le seul souci de bien servir sa clientèle à travers toute la région.

 

 

Copright © Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)