Vers une connexion haut débit au Burundi

mercredi 6 juin 2012,par Jean Bosco Nzosaba

La société chinoise de TIC, ZTE, a déjà débuté les travaux d’installation de la dorsale nationale à fibres optiques pour la connexion à larges bandes (connexion à haut débit) dans la province Ngozi (nord) afin de connecter le pays à la fibre mère qui se trouve en Tanzanie et au Rwanda, a indiqué mardi la ministre burundaise des Télécommunications, de l’Information, de la Communication et des Relations avec le parlement, Mme Concilie Nibigira, au cours d’un point de presse sur les réalisations de son ministère au cours des six derniers mois. Les travaux de construction de cette dorsale coûteront 18 millions de dollars américains. La Banque mondiale (BM) va débloquer 10, 5 millions de dollars américains, tandis que le maître d’ouvrage, à savoir la société BBS (Burundi Back Bone System Company) regroupant les opérateurs burundais AFRICELL, UCOM, ONATEL, ECONET et CBINET vont débloquer 7, 5 millions de dollars américains. La ministre Nibigira se réjouit de cette infrastructure d’envergure nationale qui va permettre la connexion internet à haut débit et qui va servir tout le pays jusqu’au niveau des provinces. Un autre projet qui va compléter la fibre optique, selon la ministre Nibigira, concerne la construction d’un réseau métropolitain dans la ville de Bujumbura et dont la recherche des financements avance normalement. S’agissant de la connexion dans les communes du pays, la ministre en charge des Télécommunications a fait savoir que la fibre optique va concerner seulement les provinces et la capitale, tandis que les communes seront concernées dans des projets ultérieurs qui sont en cours d’élaboration. La ministre Nibigira a également informé sur l’état d’avancement de la question de la migration de la radio télévisuelle analogique à la radio télévisuelle numérique dont la date butoir est fixé au 7 juin 2015 tel que recommandé par l’UIT (Union internationale des Télécommunications). Les pays de la Communauté est africaine se sont entendus, selon Mme Nibigira, sur la date butoir de passage à la télévisuelle numérique. Elle a été fixée au 31 décembre 2012. A la question de savoir où les stations de télévisions vont trouver les nouveaux équipements et quels sont les équipements que devra avoir la population pour pouvoir capter les programmes de télévision numérisés, la ministre Nibigira a répondu qu’un expert est entrain d’y travailler, précisant qu’un rapport sera transmis au gouvernement en septembre pour savoir comment on va basculer vers la télévisuelle numérique. La fin de la radio analogique vers la radio numérique a été portée à 2020 par l’UIT. Les avantages du numérique sont nombreux, selon la ministre des Télécommunications qui a évoqué notamment la qualité des sons et des images. Le numérique, a-t-elle dit, constitue une solution à la congestion des bandes FM, présente des avantages en termes de gestion du spectre de fréquences disponibles, permet la promotion des emplois, et réduit la consommation énergique et les coûts.

 

 

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