Les sénateurs burundais au chevet de la Régie des Productions pédagogiques, RPP.

mercredi 20 juin 2012,par Jean Bosco Nzosaba

Le ministre de l’Enseignement de base et secondaire, de l’Enseignement des métiers, de la Formation professionnelle et de l’Alphabétisation, M. Sévérin Buzingo était mardi l’invité du Sénat pour répondre aux questions relatives au redressement de la RPP (Régie des productions pédagogiques) qui connaît pas mal de difficultés, selon les sénateurs. A cause de ces difficultés, cette société s’est vue dans l’obligation de réduire la taille du personnel. Cette réduction s’est opérée conformément à la loi et sur base des critères objectifs, selon ces représentants du peuple. A l’issue de cette séance, les sénateurs ont recommandé au gouvernement de faire un effort pour rembourser la dette de plus d’un milliard de francs burundais qu’il doit à cette société publique. Ils ont aussi recommandé au gouvernement d’organiser l’audit pour mettre au clair la situation financière et organisationnelle de la RPP afin de trouver des solutions à ses problèmes. Au lieu d’être privatisée comme toute société en faillite, les sénateurs ont proposé qu’elle soit transformée en société mixte dans le souci de son redressement. Dans ce cas, cette opération se ferait sous forme d’actionnariat avec prépondérance de l’Etat afin que ce dernier rembourse dans ce sens. Selon le ministre Buzingo, l’idée d’audit est à soutenir, mais cette opération demande des fonds qui ne sont pas encore disponibles. Le dernier audit a eu lieu en 2009 quand la RPP est passée de l’administration personnalisée de l’Etat à la société publique. En attendant, il faut l’encourager pour qu’elle persévère. Comme les sénateurs, le ministre en charge de l’Enseignement de base salue cette société pour son caractère secret des tests et concours nationaux. Le ministre Buzingo a promis de soumettre au Conseil des ministres toutes les questions concernant la RPP. Il a tout de même donné quelques propositions de redressement comme les sénateurs le lui ont demandé en tant que personne devant faire des propositions au Conseil des ministres. En plus du remboursement quand les moyens le permettront, il a proposé d’autres voies de sortie, entre autres l’exonération des matières premières, l’intégration à la RPP du volet édition tant réclamée afin de diversifier ses activités, la transformation de cette société en une société mixte au lieu de procéder à sa privatisation, l’intégration des taux de référence, l’accord de privilège de monopole pour les besoins de l’Etat comme la production des cartes d’identité et autres cartes. Pour lui, la privatisation serait le dernier recours, mais la décision sera prise au Conseil des ministres.

 

 

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