Quid de l’indépendance de la magistrature, 50 ans après l’indépendance

lundi 25 juin 2012,par Jean Bosco Nzosaba

Quid de l’indépendance de la magistrature, 50 ans après l’indépendance.

L’Observatoire de l’action gouvernementale (OAG) a organisé vendredi une conférence publique sur « L’indépendance de la magistrature à la veille de la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance au Burundi », une conférence qui avait pour thème : Après 50 ans d’indépendance faisons un plaidoyer pour l’indépendance de la magistrature. L’objectif de l’activité organisée par l’OAG était de contribuer au renforcement de l’indépendance de la magistrature dans le pays, a indiqué le président de l’organisation, M. Onesphore Nduwayo, dans son allocution d’ouverture de la conférence. Celle-ci a été animée par Me Vincent Kubwimana, qui a indiqué pourquoi la magistrature devrait être indépendante, si cette indépendance existe réellement, les voies et moyens pour assurer l’indépendance de la magistrature, si elle connaît des limites et enfin si elle doit être renforcée. Il a souligné que l’indépendance de ce corps est aujourd’hui une nécessité plus qu’hier. C’est alors le moment de tenter à un plaidoyer en vue d’aboutir à cette cause. L’outil de plaidoyer devrait reprendre la nécessité pour tous à avoir une magistrature indépendante. Les politiciens qui s’emploient le plus souvent à saper l’autorité de la justice, devraient avoir de bonnes raisons pour réaffirmer que la magistrature soit indépendante. Le corps législatif a intérêt à ce que l’indépendance de la magistrature soit respectée, a indiqué le conférencier. C’est aussi un élément essentiel dans la politique économique, a-t-il ajouté. Le conférencier propose un comité de plaidoyer qui proviendrait du syndicat des magistrats, du barreau, des organisations de la société civile et de la population. On peut reconnaître que l’indépendance de la magistrature est consacrée mais qu’elle est handicapée par les pouvoirs exécutif et législatif, ont souligné les participants. Ils ont aussi indiqué que les problèmes qui se posent dans la magistrature prennent des racines dans la loi. Il a été ainsi demandé à l’OAG d’organiser un travail de recherche sur toutes les dispositions qui font une entorse à la justice burundaise. Plusieurs idées de nature à améliorer l’indépendance de la magistrature sont ressorties des participants à la conférence publique.

 

 

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