Semaine portes ouvertes au ministère de la Sécurité publique

vendredi 6 juillet 2012,par Jean Bosco Nzosaba

Dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Burundi, le ministère de la Sécurité publique a organisé du 5 au 7 juillet 2012 une semaine « portes ouvertes » sous le thème « La police nationale du Burundi, une police moderne, républicaine, professionnelle, proche et au service de la population ». Une occasion, selon les organisateurs, de permettre aux visiteurs de découvrir les services qu’ils attendent de l’institution, notamment la garantie de la sécurité de la population et de l’ordre public, la prévention et la répression des infractions aux lois et règlements et la protection des droits des citoyens dans leur personne et dans leurs biens. Cette semaine a également pour objectif de rendre compte au public et de promouvoir la culture de redevabilité, fondement de la bonne gestion des services publics, de la transparence et de bonne gouvernance démocratique. Par la même occasion, le peuple burundais, à travers des présentations et visites des stands d’exposition, va se rendre compte des réalisations du ministère de la Sécurité publique et d’apprécier lui-même les performances, les opportunités et les défis du ministère. De cette façon, le public aura l’occasion de formuler des propositions et des recommandations en vue d’améliorer les prestations rendues par le ministère. Cette semaine permettra également à la population de profiter des moments de divertissement avec les éléments de la police nationale lors des rencontres sportives organisées à cette fin. Dans son mot d’accueil, le ministre de la Sécurité publique, M. Gabriel Nizigama a indiqué que l’actuelle Police nationale du Burundi (PNB) a connu, tout au long de son évolution, une structure de corps diversifiés, tels que la gendarmerie, la police judiciaire des parquets, la police de l’air, des frontières et des étrangers, la police municipale et la police de sécurité publique. Retraçant l’itinéraire évolutive de la police d’avant 1962 jusqu’à la création de la PNB par la loi N° 1/023 du 31 décembre 2004, il a fait remarquer que si théoriquement au niveau des textes les missions de chaque corps étaient clairement définies, il n’en demeurait pas ainsi au niveau pratique. En effet, a-t-il précisé, il n’était pas rare que deux ou plusieurs corps de police se rencontrent sur un même terrain d’intervention avec un risque de chevauchement dû au conflit de compétences. Ne se trouvant pas sous les ordres d’un commandant unique, ce conflit généré par cette diversité de corps était préjudiciable à la population bénéficiaire de leurs services. En outre, n’étant pas coordonnés par une même autorité, les efforts déployés pour lutter contre la criminalité étaient dispersés. Il arrivait en effet que plusieurs corps poursuivent en même temps une même affaire sans s’en rendre compte. Faudrait-il dès lors chercher à corriger ces imperfections. Dans ce cadre, le président de la République du Burundi, M. Pierre Nkurunziza qui procédait à l’ouverture de la semaine « portes ouvertes » s’est félicité du fait qu’après une longue période d’hostilités sociopolitiques, le pays s’est doté d’une police moderne, républicaine, professionnelle qui demeure au service de la nation. Le président Nkurunziza s’est dit heureux de constater que les différents corps de police détiennent pour le moment tous les atouts permettant d’atteindre les meilleurs résultats car la police nationale est unifiée. « Il n’y a plus question de chevauchement dans ses actions car celles-ci sont coordonnées par un même commandement. En tant que membres d’une même police nationale, les policiers burundais se retrouvent dans la cohésion et l’unicité du corps. La complémentarité dans leurs actions a remplacé la concurrence qui avait jusque-là caractérisé les différents corps de police », a souligné le président Nkurunziza. Ce qui signifie pour lui que cette institution doit rester vigilante et se garder des pratiques négatives de clientélisme, de manipulation, de favoritisme et de régionalisme. « Des comportements de corruption et les pots de vin sont des pratiques ignobles qui doivent appartenir au passé », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs invité ces corps de police à garder toujours à l’esprit que la transparence doit guider toutes leurs actions.

 

 

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