Discours de SE Pierre Nkurunziza, Président de la République, à l’occasion du deuxième anniversaire de son accession à la Magistrature Suprême

lundi 27 août 2012,par Jean Bosco Nzosaba

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 1. Nous commençons par remercier Dieu Tout Puissant qui nous a gardés en vie et qui nous permet de voir ce jour où nous célébrons le deuxième anniversaire des nouvelles Institutions politiques issues des élections démocratiques. 2. En effet, c’est en date du 26 Août 2010, vous vous en souvenez, qu’ont eu lieu les cérémonies d’Investiture du Président de la République, et que Nous avons solennellement prêté serment pour exercer les plus hautes et nobles fonctions de gouverner le Burundi, à la suite des élections libres et transparentes auxquelles les Burundais en droit de voter se sont massivement présentés. Rappelons que ces élections se sont passées en toute sécurité et que leurs résultats ont été acceptés, approuvés par tous les observateurs ayant suivi le processus électoral depuis les préparatifs. Ils ont solennellement déclaré que les élections se sont bien déroulées. 3. Nous félicitons donc tous les Burundais en cette fête d’anniversaire que nous célébrons. La joie que nous ressentons en ce jour vient s’ajouter à celle que nous éprouvions déjà, et que nous allons continuer à manifester durant toute cette année marquant le cinquantenaire de l’Indépendance du Burundi. 4. Nous saisissons cette occasion pour réitérer nos remerciements au comité qui était chargé de la préparation et de la coordination des activités relatives à ce Jubilé d’or. Nous remercions les nombreux citoyens Burundais qui ont volontairement participé aux cérémonies du jour, ainsi que tous ceux qui, grâce à leurs travaux, ont pu réaliser les bons ouvrages que nous avons inaugurés. 5. Nous remercions encore une fois l’Administration, les Forces de Défense et de Sécurité, pour leur vigilance qui a favorisé le climat du bon déroulement des festivités du cinquantenaire. Nous voudrions également exprimer notre gratitude à nos hôtes de marque qui se sont associés à nous pendant les cérémonies, ainsi que tous ceux qui nous ont appuyé aussi bien techniquement que financièrement, pour la réussite de la fête. Nous citons ici les entreprises publiques, les entreprises para-étatques et les sociétés privées, sans oublier les pays amis qui ne cessent jamais de nous appuyer chaque fois que nous faisons appel à eux. 6. L’inauguration de plus de 300 œuvres construites par les Burundais eux-mêmes s’est déroulée tout le mois de Juillet jusqu’ au début du mois d’Août 2012. Pour les cinq cent (500) œuvres en cours de finition, Nous demanderions un redoublement d’ardeur afin qu’elles soient achevées, et qu’on puisse progressivement les inaugurer jusqu’au mois de Décembre de cette même année. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 7. Le degré de démocratie que nous avons atteint doit être renforcé et répandu dans tout le pays, afin que tous les citoyens s’en imprègnent, s’en inspirent et la soutiennent fermement. A ce que nous voyons, nous sommes sur la bonne voie. Toutefois, que ce soit pour la Démocratie, pour l’Indépendance ou pour le Développement, la base de tout est le patriotisme ainsi que notre détermination à travailler pour le progrès de notre pays. La Communauté Internationale apprécie le pas que nous avons déjà franchi. En témoigne la façon dont bon nombre des pays amis et des Organisations Internationales restent à nos côtés et ne cessent de nous appuyer dans la réalisation des projets que nous planifions. 8. Nous nous réjouissons du fait que, malgré l’existence des problèmes inhabituels du moment dus à la crise économique mondiale, la Communauté Internationale continue de nous soutenir. C’est pour cela que nous comptons organiser très prochainement une Table Ronde des Bailleurs de Fonds pour la mobilisation des financements du CSLPII. Et Nous espérons que la Communauté Internationale répondra favorablement, surtout que cette dernière est témoin du niveau combien appréciable que nous avons déjà atteint dans l’organisation et la gestion des affaires de notre pays, sans oublier le programme national que nous avons sur l’avenir, qui préfigure la situation et le niveau de développement de notre pays à l’horizon 2025 (Burundi, Vision 2025). Cela montre que nous avons tracé une voie sûre qui nous fera parvenir à cet objectif sans hésitations. 9. En effet, la réalisation des bons projets que nous avons inscrits dans le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté deuxième génération (CSLP II) exige beaucoup de moyens, au moment où nos possibilités ne suffisent pas pour bien les mettre en exécution. C’est pourquoi nous avons fait appel à nos partenaires traditionnels pour un appui financier et technique en vue de parvenir à la mise en œuvre de ce projet combien important pour notre pays. 10. La Communauté Internationale appuiera donc nos projets de développement, pilier de la démocratie, si elle voit que nous privilégions la bonne gouvernance, les droits de la personne humaine, etc. mais aussi si elle constate que nous participons activement aux travaux de développement en signe de notre détermination à sortir de la pauvreté. 11. Nous saisissons cette occasion pour appeler tous les Burundais à dire du bien de leur pays, car nous avons plein de bonnes choses, même si tout n’est pas parfait. Cet appel s’adresse plus particulièrement aux Burundaises et aux Burundais de la diaspora, afin qu’ils apportent une contribution visible dans l’œuvre de soigner l’image de notre pays et d’assurer son développement, surtout que maintenant ils ont un cadre légal reconnu, avec des représentants bien connus. Qu’ils collaborent avec nos Missions Diplomatiques pour faire beaucoup plus d’amis à notre pays. C’est dans cette optique que de nouvelles représentations du Burundi ont vu le jour cette année. Nous rappelons d’ailleurs que dans cette optique que nous avons ouvert de nouvelles représentations diplomatiques cette année tel qu’en Somalie, au Norvège, au Brésil etc. et qu’ainsi le bon renom du Burundi continue à être répandu dans le monde. 12. Nous espérons que la tâche leur sera un peu facile, puisque nous ne constituons plus aujourd’hui un problème, mais plutôt une solution, du fait que nous répondons promptement à l’appel de la Communauté Internationale lorsqu’il s’agit de participer à une mission pour ramener la paix là où elle a été troublée, ou bien faire respecter les droits de l’homme là où ils ont été violés. Et nous sommes prêts à intervenir partout où ce sera nécessaire, et cela sur demande et sous l’égide de l’ONU, de l’Union Africaine ou de la Sous-Région. Vous comprenez donc que nous sommes complémentaires, chacun apportant sa pierre à l’édifice en donnant à la mesure de ses capacités. 13. Nous ne devons cependant pas garder les yeux toujours tournés vers l’aide extérieure. Nous devons redoubler d’ardeur, retrousser les manches et travailler plus qu’avant, afin que ceux qui viennent nous appuyer nous trouvent déjà en bonne position. Nous devons rester vigilants, lutter contre la corruption, les malversations économiques et leurs conséquences. 14. De même que Nous avons appelé tout le peuple burundais, les services publics, les Communes, les sociétés publiques et privées à préparer des œuvres à présenter à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance du Burundi - et que vous avez répondu à cet appel d’une manière fort satisfaisante - de même Nous vous invitons à préparer des projets correspondant à l’image que chaque personne, votre famille, votre colline, votre zone, votre commune, votre association, votre province, même à l’échelon national voudrait voir en 2015 (Vision Burundi 2025). Mettez en commun vos forces et vos moyens, faites recours aux institutions financières, qui sont devenues légion dans notre pays, pour réaliser vos projets de développement tel que vous les concevez. 15. Nous savons que cela paraît comme un rêve pour certains. Mais ils sont nombreux ceux qui le comprennent. Nous demandons à ceux-ci d’appuyer l’Administration pour continuer à expliquer l’importance de ce programme, et Nous espérons que plusieurs vont le comprendre, et qu’en 2015 vous soyez ravis du niveau de développement auquel vous serez arrivés. La Démocratie dans laquelle nous baignons ne devrait nous amener que jusqu’à ces merveilles que nous appelons de tous nos vœux. C’est pourquoi nous devons la consolider, nous avons déjà vu ses avantages. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 16. Nous l’avons toujours dit, et nous le répétons, la paix et la sécurité sont « ce sans quoi rien ne peut aller » (karahara mu ruganda ntibacura). Pour que la sécurité continue à régner sur toute l’étendue de notre territoire, nous demandons à toute la population de travailler davantage à sa sauvegarde, comme la Constitution pour laquelle nous avons voté, spécialement en ses articles 72 et 73, nous y invite tous. Nous allons continuer à encadrer les Comités de Sécurité pour que ceux qui les constituent comprennent mieux leur mission, les limites de leur action, ainsi que leur mode de collaboration avec l’Administration, le corps judiciaire, les Forces de Défense et de Sécurité. 17. C’est pourquoi nul n’a le droit de globaliser en disant que ce sont les partisans ou la jeunesse de tel ou tel parti politique qui surpassent en zèle les membres du Corps Judicaire ou les Corps de sécurité dans l’exercice de leur mission. Nous le répétons, quiconque se livrera aux actes de violation des droits de l’homme, de mauvais traitement ou de torture en prenant pour prétexte son parti, le poste qu’il occupe, les fonctions qu’il assure, ou simplement la force, il sera considéré comme un malfaiteur, sera jugé et puni conformément à la loi. De même, nous n’allons pas tolérer que des gens fassent de la mauvaise langue leur métier en accusant faussement les autres, en provoquant la haine entre les frères et sœurs citoyens, fils et filles du Burundi. Rappelons-nous que de tels actes sont répréhensibles par la loi pénale. 18. Nous demandons à l’Administration, aux agents de sécurité et du corps judiciaire de procéder rapidement aux enquêtes, et de traduire en justice les présumés auteurs des délits du genre. 19. Nous sommes contents des résultats qu’ils ont déjà obtenus, et Nous les soutenons. Qu’ils continuent surtout à promouvoir les droits de la personne humaine sans penchant ni parti pris, sans aucune préférence basée sur l’amitié, la région, l’obédience politique ou autre prétextes sans fondement. Il est strictement interdit de se faire justice ou de transformer la rue et les radios en tribunaux et lieux de procès. Laissions plutôt la justice faire son travail. Nous invitons donc chacun à faire ce que lui autorise la Loi, sans empiéter sur les missions des autres. 20. Même si tout n’est pas parfait, il est visible que le respect des droits de la personne humaine atteint un bon niveau au Burundi. Mais n’oublions pas que, même si nous avons pu arriver là où nous en sommes, nous avons dû traverser de durs moments. Il fut un temps où les droits de l’homme n’avaient pas de place ici chez nous, au point qu’ils étaient violés au grand jour ; ceux qui auraient du crier étaient contrés par la honte et la peur. Ils se taisaient, craignant pour leur propre vie. Mais les choses ont aujourd’hui changé : quelqu’un qui soupçonne qu’un crime a été commis alerte, mais nous demanderions que quiconque aurait quelque chose à dénoncer, une information utile à donner, prenne le soin de contacter les services habilités ; qu’il ne commence pas par la rue, car cela risquerait de ne semer que le désordre, dans la mesure où les pêcheurs en eaux troubles n’ont pas encore tous désarmé. 21. Nous saluons donc la décision du Procureur Général de la République de mettre en place une Commission d’enquête sur les crimes évoqués ici et là ces derniers temps. Le travail accompli par cette Commission est fort important, et ses conclusions vont pouvoir lever les équivoques sur le nombre de crimes ainsi que l’identité de leurs présumés auteurs. Nous demandons que ce rapport soit présenté en conformité avec la réglementation Burundaise, que tout le monde connaisse la vérité, et que des mesures appropriées suivent. Nous saisissons cette occasion pour attirer l’attention des gens qui courent après des informations mensongères afin qu’ils soient prudents dans l’appropriation et la diffusion de ces « cancans », car cela constituerait un acte de soutien aux radoteurs. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 22. Le fait que nous sommes entrain de célébrer deux ans au bout desquels le Burundi est dirigé par des Institutions issues des élections, c’est un signe éloquent que la démocratie s’enracine progressivement dans notre pays et que notre indépendance se consolide de plus en plus. 23. Cette fête devrait donc être pour nous une occasion favorable de réexaminer minutieusement la manière dont les dernières élections se sont déroulées, dans le souci de renforcer la culture démocratique dans notre pays et de mieux préparer les prochaines élections de 2015. 24. Il sied de rappeler que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a déjà commencé ce travail, aussi bien par la campagne de sensibilisation sur la culture démocratique que sur la collecte des avis et considérations de la population - surtout de la classe politique- sur la manière dont les élections de 2010 se sont déroulées. Ils identifient les irrégularités constatées, suggèrent les stratégies de leur correction, afin que les élections de 2015 puissent se passer sans faille, qu’elles se déroulent en de meilleures conditions plus que toutes les élections organisées jusqu’ici. Nous saisissons cette occasion pour remercier les représentants des partis politiques regroupés dans le Forum Permanent des Partis politiques pour leur participation aux études et échanges en cours en rapport avec ce travail. 25. Dans les jours à venir, de nouveaux membres de la CENI vont être nommés, car le mandat de la première équipe est terminé. Seront choisis des hommes et femmes reconnus pour leurs qualités, leur probité, leur compétence, des gens capables de travailler en toute neutralité. C’est d’ailleurs une occasion ici de féliciter et de dire merci aux membres sortants pour la sagesse, la conscience et la compétence dont ils ont fait preuve dans l’exercice de leur mission. 26. Dans l’optique de bien préparer les élections de 2015, nous allons bientôt procéder à l’amendement de certains articles de la Constitution, du Code Electoral et de la Loi Communale, afin que ce rendez-vous nous trouve déjà prêts. Ce travail demande également que les gens se mettent ensemble, qu’ils échangent leurs idées sans exclusion, et que les conclusions retenues empruntent la voie officiellement admise, pour que les Institutions habilitées prennent la dernière décision. 27. A nos yeux donc, c’est le moment favorable de se mettre autour d’une table pour un dialogue inclusif, mener des débats sur toutes les questions sans s’exclure, sans être exclu. Il est temps que les politiciens commencent à se préparer aux élections de 2015, pour éviter des précipitations et des surprises corollaires conduisant les non vainqueurs à jeter le tort sur ceux-ci ou ceux-là. 28. Nous voudrions réitérer notre appel aux politiciens encore en dehors du pays pour qu’ils rentrent, afin de se préparer aux élections de 2015. Encore une fois, il n’y a personne à leur poursuite, et d’ailleurs personne ne les a chassés de leur pays. Qu’ils rentrent au pays, qu’ils s’associent aux autres dans le travail de préparation des élections de 2015. C’est un droit automatique leur conféré par la nationalité burundaise, et personne n’est autorisé à le leur ravir. 29. Nous allons bien les accueillir ; ils seront bien accueillis par leurs frères, c’es-à-dire tous les citoyens. Quant à ceux qui craindraient pour leur sécurité, ils ont le droit de s’adresser aux institutions habilitées, qui les écouteront et les serviront absolument. Mais il faut que chacun se sente en paix et en sécurité dans son for intérieur. Nous remercions donc ceux qui ont entendu cet appel et qui sont rentrés, ainsi que ceux qui s’y préparent maintenant. 30. En effet, dans la gouvernance respecteueuse des principes démocratiques comme la nôtre, les Institutions qui dirigent le pays doivent avoir été élues par le peuple lui-meme, en toute liberté et transparence. Elles sont appréciées pour leur dynamisme, leur intelligence et le patriotisme qu’ils ne cessent de manifester. Les élus le sont parce qu’ils le méritent, au point que même ceux qui n’ont pas eu la chance de gagner les élections admettent sans rechigner les résultats des urnes, faisant que les mécontents désireux de provoquer des troubles ne puissent trouver ni prétexte ni partisans. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 31. Nous sommes également en train de nous préparer à mettre en place la Commission Vérité et Réconciliation. Nous avons déjà mené un bon nombre de consultations à ce sujet, et nous continuons. Pour que les conclusions de cette Commission soient bien acceptées, Nous voudrions préalablement écarter tous les obstacles susceptibles d’entraver son travail, et tenir compte des idées et recommandations consignées dans les rapports de réunions que les Membres du Gouvernement ont récemment faites avec la population. Là, il transparaît la position que cette question revient avant tout aux Burundais eux-mêmes, et que toute orientation à prendre devrait être celle qui rencontre l’assentiment des Burundais. Nous sommes donc entrain de voir comment créer cette Commission en nous inspirant des conclusions de tous ces rapports, et qu’elle contribue à consolider les acquis de la paix et dela sécurité. 32. Une autre idée importante que l’on trouve dans plusieurs rapports ici et là, c’est que les Burundais veulent une Commission qui soit de nature à nous faire avancer au lieu de reculer, qui ne réveille pas les démons de la division dans les cœurs des citoyens, qui n’incite pas à la vengeance ; qu’elle soit une Commission plutôt pour la consolidation de la paix, de l’unité et de la concorde nationales de manière plus remarquable qu’aujourd’hui. C’est pourquoi la mise en place de cette Commission requiert un temps de préparation suffisant, afin qu’elle soit menée avec sagesse, sur base des informations suffisantes en rapport avec le bien fondé de ce travail et des détails utiles de sa faisabilité. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 33. Nous avons déjà prouvé à la face du monde que nous sommes capables de bien de choses. Nous avons montré à la Communauté Internationale que, malgré le passé noir que nous avions connu, nous sommes capables de nous asseoir autour d’une même table, nous parler et arriver à des conclusions salvatrices. Cela a été démontré lors des négociations d’Arusha et l’Accord de Paix qui en est sorti, les différents Accords de Cessez-le-feu, mais surtout au moment de la mise en place des Corps de Défense et de Sécurité qui comprennent les anciens belligérants, sans aucune entrave, devant l’admiration de la Communauté Internationale. 34. Nous avons aussi montré que nous sommes capables car, depuis 2005, le pays est doté des Institutions issues des élections à tous les niveaux, et ceux qui en sont membres sont remplacés à l’expiration de leur mandat, en passant par la voie des urnes également. C’est une bonne habitude de respecter la décision du peuple et sa volonté exprimées à travers le vote. C’est une bonne habitude de respecter et de faire respecter les Institutions issues des élections, comme ça on ne parlera plus des coups de force et des coups d’Etat qui étaient devenus un mode d’accès au pouvoir. 35. Nous continuons à montrer que nous sommes capables en faisant des travaux communautaires, pendant lesquels nous avons construit des écoles, des centres de santé, des bureaux provinciaux et communaux pour les administratifs, des stades, etc., tout cela sans attendre l’aide extérieure. Nous avons de cette façon fait honneur à nous-mêmes, et les nations éprouvent de l’admiration pour nous. C’est pourquoi Nous voudrions que ce soit une nouvelle logique, afin que chaque fois au mois de Juillet, au moment de célébrer l’anniversaire de l’Indépendance de notre pays, chaque citoyen, chaque ménage, chaque colline, chaque zone, chaque communne, chaque Province, même au niveau national, on organise les festivités près d’une infrastructure ou d’une autre œuvre nouvelle qui aura été acquise au courant de l’année. Il sera d’ailleurs institué une journée communale dans les communes, où l’on se mettra ensemble pour établir le bilan des réalisations et faire le plan d’action pour les programmes de l’année que l’on commence. Ainsi nous aurons pris le chemin sûr de l’unité, du travail et du progrès, la devise que nous a laissée le Prince Louis Rwagasore, héros de l’Indépendance Nationale. 36. Nous avons encore une fois montré que nous sommes capables lorsque nous avons commencé à participer aux missions de maintien de la paix dans les pays qui en avaient besoin comme au Soudan, en Somalie, au Tchad, en République Centre Africaine, et en Haïti. La compétence des troupes de notre pays leur a valu une bonne renommée internationale. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi, 37. Avant de clore, Nous voudrions passer en revue l’impact des mesures que nous avons prises dernièrement pour donner un léger mieux à la vie des citoyens. 38. Nous avons arrêté des mesures pour venir en aide aux populations en difficulté au moment de la famine en supprimant plusieurs impôts et taxes sur divers produits vivriers. En lisant le rapport des enquêtes menées par le Secrétariat Permanent de Suivi des Réformes Economiques et Sociales (REFES) et en partant des constats que nous faisons nous-mêmes, l’on voit qu’il y a eu un léger mieux au niveau de la diminution des prix. 39. Les autres mesures que nous avons prises concernent l’élargissement d’un bon nombre de détenus. Les services habilités sont en train de la mettre en application au point que, en suivant les instructions faites au Ministère de la justice sur les mesures de liberté conditionnelle, quelques trois mille (3.000) anciens détenus sont en liberté. Les mesures de grâce présidentieelles vont également être bientôt mises en application, car les Commissions mises en place pour enquêter et établir les concernés par cette grâce ont presque terminé le travail leur demandé. 40. Comme nous l’avons donc déjà annoncé, nous voudrions que le nombre d’élargis puisse atteindre sept mille (7.000). Nous demandons au Ministère de la Justice de prendre toutes les décisions que lui autorise la Loi pour que cet effectif soit atteint, dépassé au besoin, et cela avant la fin de cette année du Jubilé. 41. Nous nous en voudrions de terminer sans remercier encore une fois la Communauté Internationale qui ne cesse de nous prêter main forte, et qui a donné une grande contribution dans l’avancée de notre pays sur la route de la démocratie et du développement. 42. Nous clôturons en vous réitérant nos vœux de bonne fête et de joyeux anniversaire pour ces deux années que notre pays vient de passer sous la direction des Institutions démocratiques nouvellement élues. Célébrez cette fête dans une joie et une allégresse incommensurables, décidés à soutenir davantage vos Institutions et à leur demeurer fidèles en renforçant la paix et la sécurité, ainsi qu’en accomplissant des programmes de développement du pays, qui sont la source du progrès et du développement durables. QUE DIEU VOUS BENISSE JE VOUS REMERCIE

 

 

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