Point de presse sur la conférence des partenaires sur le développement du Burundi

jeudi 20 septembre 2012,par Jean Bosco Nzosaba

Le secrétaire permanent du comité national de coordination des aides (CNCA), M. Pamphile Muderega a fait le point sur l’état d’avancement des préparatifs de la conférence des partenaires sur le développement du Burundi. C’était ce 19 septembre à l’intention des médias. Cette conférence se tiendra les 29 et 30 octobre à Genève en Suisse. Elle regroupera les Etats, les Institutions, les Fondations d’Agences d’investissements, les investisseurs du secteur privé, la société civile, les ONGs locales et internationales. Son objectif est de mobiliser les ressources nécessaires pour la mise en œuvre du Cadre stratégique de la lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLP II). Au cours de cette conférence, le gouvernement du Burundi montrera les grandes priorités du CSLPII. Il s’agit du développement de l’agriculture, de l’énergie, du secteur privé et des infrastructures, du renforcement de l’Etat de droit, de la consolidation de la paix et de la Bonne Gouvernance sans oublier le développement des secteurs sociaux comme la santé et l’éducation, les questions liées au genre, à l’environnement et à l’intégration régionale. Pour réaliser ce programme CSLP II, le pays a besoin de 2,1 milliards US pour une période de quatre ans. M. Muderega a signifié qu’au cours de cette conférence, il ne faut pas s’attendre à de grandes annonces en montant d’argent mais qu’il s’agira plutôt d’amener les partenaires à comprendre et à soutenir les priorités choisies pour le CSLPII pour pouvoir les financer au moment opportun. Concernant les invités, il a indiqué qu’ils sont au nombre de 350, 40% ayant déjà accepté l’invitation comme le Commissaire général de l’Union Européenne et le vice-président de la Banque Mondiale. La délégation burundaise sera composée d’environ 85 invités dont 25 représentants de la société civile, des confessions religieuses et du secteur privé et environ 30 représentants du gouvernement tout en tenant compte des ministères dont relèvent les grandes priorités du CSLPII. A la question de savoir les dernières polémiques sur une éventuelle exécution extrajudiciaire au Burundi et leurs conséquences néfastes sur l’évènement, le secrétaire permanent du CNCA a expliqué que l’important est d’accepter le dialogue surtout que les priorités du CSLP II, qui accusent des lacunes, constituent le premier axe. Ce sont notamment la Bonne Gouvernance et le respect des droits de la personne humaine. S’agissant des conditionnalités exigées pour avoir des financements, M. Muderega a souligné qu’on n’en est pas encore là. Pour le moment, la première et principale condition est de présenter les priorités déterminées après diverses consultations pour le bien être de la population burundaise. Le secrétaire permanent du CNCA a déclaré qu’il était optimiste quant au succès de la conférence et à la continuité entre le CSLP I et le CSLP II.

 

 

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