Lancement des travaux de la commission chargée d’élaborer le projet de la stratégie nationale de sécurité au Burundi

mercredi 3 octobre 2012,par Jean Bosco Nzosaba

Le chef de l’Etat, M. Pierre Nkurunziza a lancé mardi à Bujumbura les travaux de la commission chargée d’élaborer le projet de la stratégie nationale de sécurité au Burundi. Dans son discours de circonstance, le président Nkurunziza a fait savoir que l’expérience de tous les jours aura montré que le secteur de la paix et de la sécurité n’est plus l’apanage des seuls corps de défense et de sécurité. Il est à la fois un devoir et un droit pour tout résident, national ou étranger, de travailler sans réserve à la consolidation de la paix et de la sécurité, fondement même de toute société et de son développement. Pour lui, la sécurité englobe tout ce qui garantit la stabilité nationale, l’intégrité physique et morale de tous les citoyens. Ainsi, les questions du domaine politique, économique et social telles que la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, les droits de l’homme, la protection de l’environnement, la démocratie, le respect de la loi, la bonne gouvernance et la diplomatie sont aujourd’hui au centre de la sécurité humaine. Le document que cette commission aura à élaborer mettra en lumière les enjeux cruciaux ainsi que les questions fondamentales liées à la sécurité dans notre pays, de même que les réponses concrètes et appropriées à y apporter en tenant compte des priorités et des réalités du Burundi, d’après le chef de l’Etat. Le Royaume des Pays-Bas qui finance le secteur de la sécurité et qui va également soutenir l’élaboration de la stratégie nationale de sécurité avait été représenté par le chargé d’affaires à l’ambassade de ce pays. Dans son discours, il a salué les efforts de réforme consentis par le gouvernement en vue de l’établissement de l’Etat de droit, le respect des lois nationales et internationales, des droits de l’homme et des principes de transparence en matière de gouvernance dans l’intérêt des citoyens. Il a cependant indiqué qu’à coté de ces progrès accomplis, des défis subsistent, entre autres en ce qui concerne la lutte contre les abus des droits de l’homme, les violences basées sur le genre et la corruption. La mise en place et les enquêtes de la commission sur les exécutions extrajudiciaires avaient soulevé, selon lui, l’espoir que nombre de cas de violations connues allaient être traitées conformément aux lois burundaises. Cependant, « le compte-rendu qu’elle a publié a laissé le public et les partenaires du Burundi sur leur soif. « Tous les pays, y compris le mien, font face à la criminalité et aux abus commis par les agents publics. Ce qui importe et qui fait la différence, c’est le traitement judiciaire effectif de chaque cas de criminalité et d’abus de droits humains », a-t-il dit. Nous pensons, a-t-il ajouté, que c’est sur base de cet indicateur que la population accorde la confiance aux institutions publiques. « Nous voudrions alors continuer, avec le gouvernement, le dialogue clair sur les manières concrètes de coopérer en vue d’une amélioration continue des multiples aspects de la sécurité des citoyens burundais », a-t-il indiqué.

 

 

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