Gouvernance et réforme du secteur public : la Banque Mondiale salue le pas franchi

vendredi 12 octobre 2012,par Jean Bosco Nzosaba

« Bien que les indicateurs macroéconomiques pour le Burundi soient encore à un niveau plus bas, le pays a fait des efforts remarquables depuis 2005 », a fait savoir jeudi le nouveau représentant résident de la Banque mondiale (BM) au Burundi, M. Rachidi Radi, lors d’une conférence de presse qu’il a animée conjointement avec M. Albert Zefak, chef de division des programmes de gestion de la politique économique, de la réduction de la pauvreté et de tout ce qui a trait aux réformes du secteur public et de la gouvernance à la BM, qui est en visite depuis trois jours au Burundi. Après ses rencontres avec les hautes autorités du pays, M. Rachidi Radi a trouvé utile de rencontrer les autres groupes avec lesquels il va travailler durant les trois années qu’il va passer au Burundi. En acceptant cette responsabilité de représentant de la BM au Burundi, il est conscient qu’il s’agit à la fois d’un honneur et d’un défi. Un défi d’avoir la responsabilité d’être l’interface quotidien et stratégique de dialogue entre les autorités burundaises et les institutions qu’il représente. La BM est un partenaire important avec lequel le gouvernement du Burundi et la société civile entretiennent des relations vivantes. Sa responsabilité répond à deux prismes fondamentaux. C’est d’abord le partenariat à travers le dialogue entre tous les acteurs, en écoutant tout le monde, dans le sens d’accompagner le gouvernement. Il s’agit ensuite de la recherche de l’efficacité et de l’effectivité. Conscient du fait que les besoins du pays sont énormes, la BM s’est engagée à aider le Burundi à atteindre de bons résultats avec le peu de moyens à sa disposition. A la question de savoir si les appuis budgétaires de la BM ne sont pas soumis à des conditionnalités préalables, le représentant résident de la BM a donné une réponse assez nuancée. Il a laissé entendre qu’il y a deux instruments qu’elle utilise de manière générale. Si on est dans le domaine des investissements, tel que la construction des écoles et des hôpitaux, la BM ne pose pas de conditionnalités. Seulement, on prend des mesures préalables pour assurer l’efficacité de l’investissement. Cela parce qu’il y a une question de fonds qui doivent être gérés. Plus précisément, la BM pose la question de savoir comment s’assurer que les résultats escomptés ont été atteints dans l’efficacité et la durée. Actuellement, il n’y a plus de conditionnalités à proprement parler comme cela fut le cas il y a 20 ans. Aujourd’hui, on parle d’actions préalables qui sont définies par le pays bénéficiaire de l’appui budgétaire. C’est-à-dire que la dynamique actuelle est telle que le gouvernement s’engage par des réformes qu’il a promis d’entreprendre. Et c’est sur base de ces réformes que le pays est évalué. Une fois que les choses considérées comme fondements de ses réformes ont été exécutées, le gouvernement mérite de recevoir un appui budgétaire. Quant à M. Zefak, il s’est dit confiant que les pays pauvres peuvent devenir des dragons. C’est dans cet esprit qu’il s’est engagé à mettre son expérience acquise dans les pays d’Asie où il a antérieurement travaillé, au profit des pays actuellement sous sa responsabilité, à savoir le Burundi, la Tanzanie, l’Ouganda, le Congo Brazzaville et la RD Congo.

 

 

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