Retraite gouvernementale sur le rapport « East Africa Bribery Index 2012 »

mercredi 17 octobre 2012,par Jean Bosco Nzosaba

La retraite gouvernementale sur le rapport « East Africa Bribery Index 2012 », qui avait été ouverte lundi matin au chef-lieu de la province Kayanza (nord), a pris fin mardi soir après une série de recommandations allant dans le sens d’un plaidoyer pour la promotion de la Bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption au Burundi. Le deuxième vice-président de la République, M. Gervais Rufyikiri a indiqué, dans son mot de circonstance, que la retraite aura beaucoup plaidé pour une étude sur la mise en place du Système national d’intégrité (SNI). Parallèlement à celui-ci, les participants sont revenus souvent sur l’impérieuse nécessité de promouvoir des actions en amont, dès la tendre enfance, à travers notamment l’introduction d’un cours « d’éducation à l’intégrité » dans le cursus de la formation préscolaire. En dehors de l’invitation adressée au gouvernement pour commanditer une étude sur la mise en place du SNI, la retraite a recommandé l’instauration des comités de lutte contre la corruption dans tous les ministères avec comme principaux rôles la prévention et la dénonciation. La retraite a recommandé également que la lutte contre la corruption fasse partie des critères d’évaluation des performances des cadres de l’Etat. « N’acceptez pas du laisser-aller sur la question de la corruption », a martelé M. Rufyikiri, avant d’affirmer que des responsables corrompus sont parfois limogés brutalement, sans toutefois le chanter sur la voix des ondes. Pour lui, dans ce processus d’instauration d’une Bonne gouvernance au Burundi, les Burundais devraient être optimistes en transformant les défis en opportunités. Le ministre à la présidence chargé de la Bonne gouvernance et de la Privatisation, M. Issa Ngendakumana s’est dit satisfait du bilan de cette retraite, au vu de la qualité des participants et des interventions issues d’horizons divers. Néanmoins, il a déploré que ce processus ait fait face à des résistances « là où on ne devrait pas les attendre ». Ici, a-t-il précisé, « je veux pointer du doigt une organisation de la société civile qui a osé dire que cette rencontre était celle d’un rassemblement de bandits ». Il a en revanche remercié des organisations de la société civile qui ont activement participé dans la retraite comme Parole et action pour le réveil et le changement des mentalités (PARCEM) et l’Association burundaise des consommateurs (ABUCO). Celle-ci est le partenaire local de « Transparency international », une organisation internationale engagée dans la lutte contre la corruption et qui a apporté son expertise dans les préparatifs et le déroulement de la retraite.

 

 

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