Le Rwanda est présenté comme un modèle de développement inclusif

lundi 12 novembre 2012,par Jean Bosco Nzosaba

Le Rwanda s’avère être un très bon exemple dont pourraient bénéficier les autres pays africains en matière de croissance inclusive. C’est ce qu’affirme le Proffesseur Emmanuel Nnadozie, expert économiste en chef au sein de la Commission Economique pour l’Afrique (UNECA). « Je reconnais que le Rwanda est en bon chemin. Il faudrait continuer ainsi. Quand on parle du développement inclusif ou durable, le Rwanda se présente comme un bon exemple », a-t-il dit. Ces propos ont été tenus en marge de la Conférence Africaine Economique organisée récemment à Kigali du 30 octobre au 2 novembre 2012. C’était lors d’un entretien exclusif avec ARI. Et l’économiste d’ajouter : « Je suis très content que les choses semblent marcher. Cela veut dire qu’au Rwanda, je trouve que les choses sont entrain de connaître un esprit d’épanouissement ». Toujours selon l’économiste en chef au sein de l’UNECA à Addis-Ababa en Ethiopie, l’on constate qu’au Rwanda, les choses ne se font pas au hasard. L’éducation marche. L’infrastructure est développée. Le soutien au service social est en place. Les politiques en place pour assurer la croissance économique sont mises en œuvre et marchent aussi. Le Prof. Nnadozie relève aussi que la croissance en place dans les pays africains est en constante progression. Et qu’elle va attirer les investisseurs étrangers. « L’Afrique connaîtra en perspective une croissance et un développement durable pour sortir de la pauvreté », poursuit-il. Il souligne qu’il ne sert à rien d’avoir une croissance de 5 à 10%, alors qu’il y a toujours le chômage trop élevé et le taux de pauvreté trop élevé aussi. « Il faudra donc avoir une croissance inclusive. Cela signifie qu’il faudra qu’on trouve un moyen de la structure de l’économie pour que l’agriculture et l’industrie marchent. Et que cela profite à l’ensemble de la population. Mais que cela permette aussi d’investir dans les domaines qui aident ceux qui sortent de la pauvreté afin qu’ils se développent aussi », fait-il remarquer. Il entend que l’on mette ici la priorité sur l’éducation et la santé. Et que même les Présidents Kagame, Obasanjo, et le Président de la BAD, Donald Kaberuka, l’ont souligné dans cette Conférence sur l’Economie Africaine. « S’il y a une chose que les pays peuvent réaliser, c’est essayer de donner une éducation de bonne qualité aux enfants des pauvres. C’est par cette voie que l’on peut les sortir de la pauvreté. Et briser finalement le cercle vicieux de la pauvreté ».

 

 

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