Burundi : les partenaires internationaux réitèrent leur appui

mardi 20 novembre 2012,par Jean Bosco Nzosaba

A la réunion de la « configuration Burundi » de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, tenue à New York le 16 novembre 2012, la Banque africaine de développement, l’Union européenne, le Fonds monétaire international, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Banque mondiale ont réitéré leur appui aux réalisations et aux engagements de ce pays, apprend-on mardi d’un communiqué de presse de ces partenaires économiques du Burundi. Cette promesse d’appui des cinq institutions intervient peu de temps après la conférence des partenaires de développement du Burundi organisée, les 29 et 30 octobre 2012 à Genève et à laquelle participaient des représentants de plus de 100 pays et organisations internationales. Lors de cette conférence, les autorités burundaises ont présenté les grandes lignes des plans de développement exposés dans leur deuxième document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP), adopté plus tôt cette année à l’issue de larges consultations. Les partenaires du développement du Burundi ont pris acte des progrès considérables réalisés au cours des récentes années en particulier, de la restauration de la paix et de la stabilité après une longue guerre civile, et des efforts de démobilisation et de réinsertion des anciens combattants dans leurs collectivités. Les partenaires ont également salué la hausse du taux de croissance économique, les progrès réalisés dans la prestation des services sociaux de base à la population (notamment l’expansion des services de soins de santé et d’éducation aux enfants et la prestation de services gratuits de soins de santé maternelle), l’amélioration du climat des affaires, les avancées dans la gestion des finances publiques et les efforts de lutte contre la corruption. Ils ont aussi félicité le Burundi pour la participation des troupes burundaises au travail de maintien de la stabilité assuré par l’AMISOM en Somalie. Tout en reconnaissant les progrès importants accomplis par le pays, les cinq organisations internationales ainsi que d’autres participants à la conférence ont cependant souligné les nombreux défis que le Burundi continue d’affronter, y compris un déficit énergétique grave et persistant, un secteur agricole sous-performant confronté aux menaces d’insécurité alimentaire et de malnutrition, une croissance démographique rapide, l’urgence de renforcer les capacités à plusieurs niveaux de l’administration publique et la nécessité de réduire la pauvreté en particulier des segments de la population qui ne bénéficient toujours pas pleinement des dividendes de la paix retrouvée. Les partenaires ont pris note avec satisfaction de la volonté manifestée par le deuxième vice-président de s’attaquer aux problèmes de corruption, d’impunité et de violence, ainsi qu’à veiller au rapatriement ordonné des réfugiés. Ils ont aussi pris acte de l’intention des autorités de renforcer l’égalité des sexes. Les cinq organisations et les pays donateurs ont signalé tout particulièrement la nécessité de renforcer la lutte contre la corruption et l’impunité, et de favoriser un dialogue ouvert entre tous les intervenants de la société. Ils ont pris note avec satisfaction des engagements pris par les autorités burundaises sur ces questions, et demandé que les progrès réalisés fassent l’objet d’un suivi, et soient discutés dans les rapports d’avancement en même temps que les résultats des autres programmes de réformes prioritaires décrits dans le nouveau CSLP II (Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, deuxième génération).

 

 

Copright © Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)