Barrières non-tarifaires, goulet d’étranglement en Afrique de l’Est

jeudi 6 juin 2013,par Jean Bosco Nzosaba

Le directeur général chargé des douanes et du commerce au sein de la CAE, M. Peter Kiguta annonce que, malgré la suppression des droits de douane dans la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), les échanges intra régionaux restent faibles à environ 4.5 milliards de dollars, et ceci compte seulement pour 12 à 13% du commerce en Afrique de l’Est, a-t-on appris de l’agence est-africaine de presse. Le résultat net de cette situation est que la région est en train d’exporter des emplois vers d’autres régions du monde. cette situation tire source dans les barrières non-tarifaires (BNTs) imposées par les pays membres entre eux. M. Kiguta a fait la remarque dans sa communication à un atelier réunissant des journalistes des pays membres de la Communauté, organisé à Arusha le weekend dernier conjointement par le Conseil est-africain des affaires (EABC) et l’Agence allemande de développement international (GIZ) sous le thème : la stratégie de la CAE sur la suppression des barrières non-tarifaires. Le personnel des médias discute sur les aspects économiques du processus d’intégration et la mise en application des protocoles sur l’Union douanière et sur le Marché commun. La CAE définit la BNT comme toute exigence administrative ou technique imposée par un pays membre relativement à la circulation des biens et des services. Certaines de ces barrières existaient avant l’entrée en vigueur du marché commun et auraient dû être éliminées, alors que d’autres ont été imposées plus tard malgré l’existence du Marché commun. « Le problème est la volonté politique de supprimer les BNTs existant avant le traité d’établissement de la Communauté et de ne pas en imposer de nouvelles », dit M. Kiguta, ajoutant que « les décisions unilatérales en la matière ont été aussi un grand problème ». Les décisions prises au terme des discussions de haut niveau à Arusha ne parviennent pas au policier qui tient le barrage routier ni aux fonctionnaires au niveau des ports, a expliqué Kiguta. Le plus grand problème aussi se situe au niveau de la corruption. « C’est pourquoi nous devrions bien payer nos policiers », a dit Kiguta. Il a décrié le nombre important de barrages routiers permanents dans la région, qui compliquent et rendent plus chers le commerce et les affaires. Il a dit que le problème de la corruption est en train d’être examiné au niveau de la CAE avec en perspective l’élaboration d’un code d’intégrité pour les douanes. Concernant la contrebande des marchandises aux frontières à travers la région, il a relevé que cela résultait en partie de l’ignorance, avec de petits commerçants qui ne savent pas qu’ils ne sont pas obligés de payer des taxes et qu’ils ne devraient donc pas utiliser des voies peu orthodoxes pour transporter des marchandises d’un pays à l’autre.

 

 

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