l’OAG publie son analyse sur le Budget Général de l’Etat, exercice 2013

vendredi 14 juin 2013,par Jean Bosco Nzosaba

Les évaluations des budgets précédents ont permis de constater que les programmes du CSLP et les grands défis à relever dans le cadre de la lutte contre la pauvreté ne transparaissaient pas explicitement dans les différentes lois de finances. L’élaboration du projet de loi de finances, exercice 2013 a coïncidé avec la mise en œuvre du CSLP-II et a été réalisée au lendemain de la Conférence des bailleurs de fonds, tenue à Genève, du 29 au 30 octobre 2012. C’est pour cette raison qu’il a pris en compte les défis et les difficultés rencontrées au cours de la mise en œuvre du CSLP-I dont l’évaluation avait permis de constater que le niveau de pauvreté était en stagnation dans certains secteurs.

Par ailleurs, le CSLP-II a identifié les défis les plus importants et les plus urgents à relever dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Parmi ceux-ci, le secteur de l’énergie a été identifié comme un facteur important du bien être des populations et qui conditionne la croissance et la compétitivité de l’économie.

C’est dans ce cadre que cette analyse s’est concentrée sur les investissements prioritaires, prévus dans le document du CSLP-II et plus spécifiquement sur le financement du secteur de l’énergie.

Selon l’esprit de la lettre de cadrage budgétaire pour la période 2013-2015, le Gouvernement affiche une ambition d’accélérer la croissance en vue d’améliorer le bien-être de la population en améliorant la qualité de la dépense et accroitre l’efficacité de la gestion publique.

La loi des finances, exercice 2013, est caractérisée par des recettes totales de 1.321,5 Milliards et des dépenses totales de 1.389,8 Milliards. Elle présente, ainsi, un déficit global hors dons de 68,3 Milliards de FBU ; plus prononcé par rapport aux lois de 2011 et de 2012. Pour le financement de ce déficit, le Gouvernement recourt aux financements extérieur et intérieur, composés principalement par les tirages sur prêts, les allègements de la dette IADM, ainsi que par les avances de la BRB. Nous aurons sans doute les détails avec le consultant.

Ce rapport est publié au moment où le Gouvernement a déjà démarré le processus de révision budgétaire. C’est donc une opportunité pour l’OAG d’attirer l’attention des décideurs, en particulier le Gouvernement et le Parlement, sur la nécessité d’approuver un Budget réaliste et susceptible d’impulser un développement socio-économique durable au Burundi. Il est également publié au moment où le Gouvernement est entrain de préparer la tenue des conférences sectorielles des partenaires techniques et financiers, aux mois de Juillet et d’Octobre 2013 ; occasion, pour ces derniers, de préciser et de concrétiser les promesses faites à Genève.

 

 

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