La croissance économique africaine devrait se poursuivre, selon les projections de la BAD

vendredi 9 août 2013,par Jean Bosco Nzosaba

Alors que d’autres économies comme celle de la zone euro peinent toujours à se remettre de l’effondrement de l’économie mondiale en 2008, l’économie africaine devrait pour sa part continuer sa croissance, a rapporté mercredi la Banque africaine de développement (BAD) dans ses perspectives économiques. Ce rapport, publié à Johannesburg, prédit que l’économie africaine devrait enregistrer une croissance de +4,8 % en 2013 et de +5,3 % en 2014. Les pays d’Afrique de l’ouest, à savoir la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire et le Ghana, seront parmi ceux qui connaîtront la plus forte croissance de leur produit intérieur brut (PIB) en 2013- 2014, a indiqué l’économiste en chef de la BAD, M. Mthuli Ncube lors de la publication de ces perspectives. Cela devrait faire de la région économique ouest-africaine, connue sous le nom de Communauté des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) une zone d’économie à la croissance la plus rapide du continent, selon M. Ncube. La croissance économique de l’Afrique pourrait encore augmenter si les différents pays améliorent leur gestion des ressources minières. M. Ncube a appelé les pays d’Afrique à s’assurer de mettre en place des systèmes fiscaux meilleurs dans le secteur des ressources minières, pour éviter de perdre des droits d’exploitation minière par le biais de transferts illicites. L’Afrique a perdu quelque 1.400 milliards de dollars de recettes en raison de transferts illicites ou de vols, lorsque les revenus perçus par les compagnies minières quittent le continent en raison d’une trop faible facturation des ressources minières. La meilleure manière pour les économies africaines d’intensifier leur croissance consiste dans l’intégration régionale, sous forme d’investissements dans les infrastructures et de maximisation des recettes des ressources minières, a indiqué M. Ncube. Il y a également beaucoup à gagner en termes de flux de personnes et d’investissements, a-t-il dit. "Il y a des défis à long terme, dont le premier est l’investissement dans les infrastructures. En tant que banque, 60 % de notre portefeuille se concentre sur les investissements d’infrastructures", a-t-il dit. M. Ncube a également appelé à la suppression des conditions de visa entre les pays africains afin de promouvoir les flux de population, ce qui améliorerait les opportunités d’investissement entre les pays.

 

 

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