Analyse sur l’aide accordée au Burundi au cours du premier semestre 2013

vendredi 20 septembre 2013,par Jean Bosco Nzosaba

Le Gouvernement burundais s’est récemment doté d’un nouveau Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP II). Le lancement officiel de sa mise en oeuvre a été effectué le 9 février 2012 par le Président de la République. Depuis lors, il ne ménage aucun effort pour mobiliser les ressources requises pour la mise en oeuvre du Plan d’Action Prioritaires du CSLP II. C’est aussi dans ce cadre que s’inscrivait l’organisation, les 29 et 30 octobre 2012, d’une Conférence des Partenaires au Développement du Burundi à Genève. Pour le Burundi, cette Conférence a connu un succès d’autant plus retentissant que les promesses faites à cette occasion ont dépassé les attentes. 2.6 Milliards de dollars sur un peu plus d’un milliard attendu. Dans la foulée de Genève, d’autres conférences sectorielles sont prévues à Bujumbura, en l’occurrence celle qui vient de s’achever (15-16 juillet) et celle attendue en octobre prochain. Mais pour le Gouvernement burundais, malgré cette réussite de la Conférence de Genève, l’heure n’est pas pour autant au repos. Car pour mériter le décaissement effectif des aides promises, il doit s’astreindre à toute une gamme de conditionnalités, liées notamment à la bonne gouvernance, au respect des droits humains et à la bonne gestion des finances publiques (éradiquer la gangrène de corruption), etc. Il lui revient en outre d’élaborer des plans d’actions bien ficelés et budgétisés, reflétant la réalité de l’ampleur des ressources nécessaires pour la mise en oeuvre du CSLP II avec des détails au niveau sectoriel. Autrement dit, c’est à lui de traduire les orientations stratégiques sectorielles en projets et programmes concrets, assortis d’études de faisabilités. Des efforts dans ce sens sont en cours mais la main reste tendue à l’extérieur.
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