Clôture de la retraite gouvernementale sur l’évaluation des politiques et des institutions

jeudi 3 octobre 2013,par Jean Bosco Nzosaba

Le deuxième vice-président de la République du Burundi, M. Gervais Rufyikiri a clôturé mardi à Gitega (centre) la retraite gouvernementale organisée par le gouvernement du Burundi en collaboration avec la Banque mondiale. Il a réitéré l’engagement du gouvernement burundais à tout mettre en oeuvre pour améliorer le score des indicateurs de l’Evaluation des politiques et des institutions nationales (CPIA) au-dessus du seuil de 3,3, et partant, sortir le Burundi de la catégorie des pays fragiles. Il a aussi invité les responsables des institutions à tous les niveaux et les hauts cadres à travailler d’arrache-pied pour promouvoir la bonne gouvernance dans ses multiples facettes, en faveur du développement économique et social de la population burundaise. Les participants à cette retraite gouvernementale tenue lundi et mardi, en l’occurrence des parlementaires, des membres du gouvernement, des représentants des organisations internationales, des représentants de la société civile et du secteur privé ont analysé ensemble l’état des lieux des différents indicateurs qui font objet d’évaluation par la Banque mondiale pour avoir accès aux dons ou aux prêts. Le constat dégagé est que le Burundi a enregistré des progrès, particulièrement de 2011 à 2012 où le score a passé de 3,1 à 3,2. Toutefois, ce score reste encore très bas et par conséquent limite l’accès du Burundi à toutes les ressources de l’Association internationale de développement (IDA). « Actuellement, notre pays a uniquement accès à de petits prêts alors que s’il avait un score de 3,3, il pourrait prétendre à des prêts permettant le financement de différents programmes et projets de développement. Pour améliorer le score de tous les indicateurs et particulièrement celui des indicateurs qui ont des défis à relever, les participants ont formulé des recommandations à l’endroit du gouvernement et de la Banque mondiale. A l’intention du gouvernement, ils ont notamment recommandé de mettre en place un comité technique chargé du pilotage du programme d’actions CPIA, d’accélérer l’élaboration et la mise en oeuvre du cadre légal existant, de renforcer le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale, de renforcer les autres organes de contrôle externe des finances publiques dont la cour des comptes, d’élaborer une loi sur le régime des incompatibilités, de doubler d’efforts dans les réformes pour que le Burundi ait un meilleur score, d’harmoniser le système des mutuelles de santé de sorte que les plus riches participent dans la protection des pauvres, d’augmenter le financement de la Carte d’assistance médicale, de généraliser la politique de financement basée sur les performances en application au ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, et de concilier l’accès et la qualité dans le secteur de l’Enseignement. A l’endroit de la Banque mondiale, les participants ont entre autres recommandé d’accompagner le gouvernement dans la mise en oeuvre des recommandations issues de cette retraite par des appuis techniques, matériels et financiers, de renforcer la concertation avec la Banque africaine de développement et de partager avec le gouvernement le projet de notation CPIA pour l’année 2013 et les années à venir pour discussions et compléments d’informations avant sa soumission à la validation. En clôturant cette retraite, le deuxième vice-président a convié tous les responsables des institutions et des organisations de développement à renforcer une synergie d’actions pour atteindre le meilleur score qui permettra au Burundi de sortir de la catégorie des pays fragiles et d’être plus performant. Il a adressé ses remerciements à la Banque mondiale pour ses multiples appuis dans les différents secteurs de développement social et économique. Il a ensuite sollicité l’accompagnement de la Banque mondiale au gouvernement burundais, notamment dans la mise en place de l’expertise et autres appuis aux groupes techniques de travail qui vont être créés dans cette dynamique de l’amélioration des indicateurs du CPIA.

 

 

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