Deuxième conférence des partenaires pour le développement du Burundi

mardi 29 octobre 2013,par Jean Bosco Nzosaba

La deuxième conférence sectorielle pour le développement, qui durera trois jours, se tient depuis ce lundi à Bujumbura. Elle suit celle qui a été organisée à Genève en Suisse, les 28, 29 et 30 octobre 2012 en vue de la mise en oeuvre du CSLP II (Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, deuxième génération). Participent à cette activité de grande taille les délégués des partenaires, les représentants des organisations internationales, les parlementaires, les membres du gouvernement et les représentants des partis politiques et ceux de la société civile. A l’agenda, figurent des échanges sur des thèmes importants au point de vue développement social et économique. Il s’agit d’abord de la gouvernance et de la consolidation de la paix où une attention particulière sera mise sur la gouvernance économique, politique et administrative, la décentralisation, la sécurité, la justice et l’Etat de droit, les questions foncières, le relèvement communautaire et la protection sociale. Les autres thèmes qui seront ensuite développés portent sur l’environnement et les ressources naturelles, l’intégration régionale et le développement du secteur économique, la santé publique et la lutte contre le VIH/Sida. Cette 2ème conférence rentre dans le cadre du suivi des engagements pris lors de la conférence des partenaires au développement du Burundi tenue à Genève. Dans son allocution d’ouverture, le président de la République, M. Pierre Nkurunziza, a indiqué que le peuple burundais remercie tous les partenaires au développement pour leur soutien, leur accompagnement et leurs promesses d’appui. Il a souligné que des progrès considérables sont déjà accomplis dans les secteurs précités, mais que des défis non moins importants persistent et handicapent le développement social et économique ainsi que le bien-être de la population burundaise. La mise en oeuvre des projets et programmes prévus dans le CSLP II constitue l’une des voies pour relever tous les défis qui persistent encore, a-t-il ajouté. M. Nkurunziza a présenté aux partenaires quelques stratégies mises en place pour relever ces défis. En exemple, il a souligné que l’OBR (Office burundais des recettes) enregistre une évolution positive des recettes et constitue l’une des réformes les plus réussies et contribue à la lutte contre la corruption et la fraude fiscale. Parlant de la liberté d’expression, le chef de l’Etat a exhorté la presse burundaise à faire preuve de plus de professionnalisme et de respect de la déontologie pour promouvoir la démocratie et les valeurs positives de la réconciliation, de tolérance, de respect mutuel et de droits de l’homme. Le président Nkurunziza a par ailleurs présenté des défis majeurs dans des domaines qui retiendront plus d’attention. Il s’agit entre autres des violations des droits de l’homme, des cas de retards dans les jugements des cours et tribunaux, des cas d’intolérance politique, la persistance des cas de corruption dans certains secteurs, la croissance démographique très élevée, le déficit énergétique, la faible qualité des soins de santé ainsi que le taux de mortalité infantile très élevé. Par ailleurs, tous les parrains de la 2ème conférence sectorielle de suivi des assises de Genève, ont encouragé le gouvernement burundais à prioriser le développement des infrastructures et de l’énergie pour une meilleure croissance économique dans le cadre de la mise en oeuvre du CSLP II. En effet, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, le président de la Configuration Burundi de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies, Paul Seger et la représentante résidente du PNUD, Rosine Sori-Coulibaly, ont soutenu que si le Burundi veut marquer un tournant décisif au niveau de son essor, les autorités nationales ont intérêt à maximiser les efforts sur la promotion des investissements dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie, parce que ce sont des secteurs catalytiques. Ceux-ci peuvent contribuer à transformer profondément le paysage économique et industriel du Burundi et à mieux faciliter son intégration régionale pour en faire un pôle stratégique essentiel. Par ailleurs, le représentant de la Banque mondiale en Afrique de l’est, Philippe Dongier, le représentant de l’Union européenne dans la région des Grands lacs, Koen Vervoek et le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI), ont promis également d’accompagner le Burundi dans la mise en oeuvre du CSLP II. Toutefois, ils ont tenu à souligner que la responsabilité principale incombe au gouvernement burundais. Car, ont-ils souligné, l’aide apportée par la Communauté internationale, aussi précieuse soit-elle, ne constitue qu’un complément. Signalons que la cérémonie solennelle d’ouverture de cette conférence a été rehaussée par la présence des plus hautes autorités de la République, à commencer par le chef de l’Etat qui a donné le coup d’envoi aux travaux

 

 

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