les acteurs politiques et le processus électoral

mercredi 6 novembre 2013,par Jean Bosco Nzosaba

Les acteurs politiques doivent confirmer leur leadership par une compétition loyale et paisible en vue de la réussite du processus électoral de 2015, a recommandé mardi à Bujumbura, M. Bernard Busokoza, premier vice-président de la République du Burundi. En procédant à l’ouverture solennelle d’un séminaire-atelier sur l’environnement propice aux élections de 2015 organisé à l’intention des présidents des partis politiques, des acteurs politiques et d’autres partenaires du processus électoral de 2015, il a fait remarquer qu’aujourd’hui, à une année et demie des élections de 2015, les préoccupations des acteurs politiques sont déjà tournées vers ce rendez-vous. En vue de tout mettre en oeuvre pour créer un environnement propice à des élections crédibles en 2015, M. Busokoza a plaidé pour l’inclusion, la transparence, l’intégrité, le professionnalisme et la responsabilisation pour réunir les conditions préalables à des élections pacifiques, participatives et crédibles aux yeux de la communauté nationale et internationale. Il a proposé d’appréhender les élections avec une approche holistique, à savoir coordonner les divers organismes de gestion électorale, les partis politiques, les services de sécurité, la société civile, les confessions religieuses et les médias. Pour que la démocratie burundaise y trouve son compte en 2015, a-t-il indiqué, la compétition devra être sereine, loyale et basée sur les idées, les programmes politiques et les projets de société. Pour prévenir des conflits électoraux, le premier vice-président a demandé aux responsables des partis politiques, d’encadrer leurs militants autour des programmes rassembleurs, constructifs et dénués de toute velléité démagogique. L’énergie débordante des jeunes militants, a-t-il fait savoir, doit être canalisée vers une compétition saine, responsable et respectueuse des droits et libertés des citoyens. De cette façon, a-t-il affirmé, les partis politiques auront contribué à l’organisation des élections libres et démocratiques et à la formation d’une classe politique mûre pour aujourd’hui et pour demain. Par ailleurs, a-t-il insisté, aujourd’hui plus qu’hier, et davantage en 2015, les actes et paroles des femmes et hommes politiques doivent converger vers les voies de consolidation de la paix et de la démocratie, de la promotion des droits humains, de la tolérance politique, des libertés publiques, de l’inclusion et du respect de la loi. C’est pourquoi, a conclu M. Busokoza, il est donc opportun que les leaders politiques apprennent et intériorisent avec intérêt les valeurs patriotiques et citoyennes, les notions de leadership et de non-violence et celles relatives à la prévention et à la résolution pacifique des conflits.

 

 

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