violences faites aux femmes : vaste campagne d’activisme contre les

mardi 26 novembre 2013,par Jean Bosco Nzosaba

Le Burundi s’est joint ce lundi 25 novembre aux autres pays du monde pour lancer la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. Les cérémonies ont eu lieu en commune urbaine de Kinama où la secrétaire de la mairie a souhaité la bienvenue aux différentes personnalités dont le premier vice-président de la République du Burundi, le représentant du bureau des Nations Unies, la ministre en charge de la Solidarité nationale, les parlementaires, les représentants des organismes internationaux, différents ambassadeurs accrédités au Burundi, ainsi que les associations œuvrant dans le domaine de la défense des droits humains. Dans son discours, le représentant du bureau des Nations Unies au Burundi, M. Parfait Onanga Anyanga a précisé que la présence du premier vice-président, entouré d’autres hautes personnalités du pays, témoigne l’engagement du Burundi à la cause qui les a rassemblés. Chaque année, depuis 1999, a-t-il rappelé, le monde entier organise, pendant 16 jours, une campagne d’activisme contre les violences faites aux femmes. Cette campagne, a-t-il dit, a débuté au Burundi en 2000. Elle commence chaque année le 25 novembre, qui est la journée internationale contre les violences à l’égard des femmes, et se clôture le 10 décembre, avec la célébration de la journée internationale des droits humains, a précisé M. Onanga Anyanga. Le thème international choisi pour cette année est « De la paix à la maison, à la paix dans le monde : défiez le militarisme et finissez-en avec la violence faite aux femmes ! ». Ce thème, légèrement adopté au Burundi, est ainsi libéré « De la paix à la maison, à la paix dans le monde : mettez fin aux violences domestiques », a signalé M. Onyanga. La situation est critique et exige une réaction d’ensemble et de tout le monde, jeunes et vieux, hommes et femmes, a-t-il signalé. « Agissons donc maintenant pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles parce que les violences sont une agression contre l’ensemble de la communauté et leur impact affecte durablement plusieurs aspects de la vie socio-économique du pays, notamment l’économie nationale, la santé, l’éducation la cohésion sociale ou encore l’harmonie sociale », a imploré le représentant du bureau des Nations Unies au Burundi. Les agences des Nations Unies vont conjuguer leurs efforts pour mieux lutter contre ce crime à travers la mise en oeuvre d’un 2ème programme conjoint qui va commencer l’année prochaine. Le premier vice-président de la République, M. Bernard Busokoza a, à son tour, vivement remercié les organisations internationales qui ont apporté leur contribution dans le secteur de la lutte contre les violences basées sur le genre. Il a reconnu que ces violences existent, indiquant qu’il faut mettre ensemble les efforts pour éradiquer ce mal. Le Burundi a déjà mis en place un cadre juridique contre les violences domestiques, tout comme il dispose d’un système judiciaire et sécuritaire à mesure de réprimer ce crime, a-t il souligné. Il a réaffirmé que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour l’élimination des violences faites aux femmes et la promotion de leur dignité.

 

 

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