Mise en route des activités du Secrétariat exécutif permanent de la commission nationale de la protection sociale

vendredi 21 février 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale (MFPTSS) a, dans le cadre de la mise en oeuvre du vaste chantier de la Politique nationale de la protection sociale (PNPS), procédé mardi, à Bujumbura, au lancement des activités du Secrétariat exécutif permanent de la Commission nationale de la protection sociale (SEP/CNPS), a-t-on appris du porte-parole du MFPTSS, M. Richard Munezero. Etaient présents les représentants des ministres membres du Comité national de protection sociale, les représentants des Partenaires techniques et financiers (PTF) intervenants en matière de Protection sociale (PS) notamment les représentants du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), chef de file des PTF pour la protection sociale, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Bureau international du travail (BIT), de l’Union européenne (UE) sans oublier d’autres partenaires qui interviennent en matière de PS au Burundi dont les représentants de l’Association des employeurs du Burundi (AEB), de la Confédération syndicale du Burundi (COSYBU), de l’Association des retraités du Burundi (ARB) ainsi que les représentants des institutions de sécurité sociale et des mutuelles de santé. Dans son discours, la ministre de la FPTSS, Mme Annonciata Sendazirasa a vivement remercié tous les participants à la réunion et de façon particulière les PTF pour l’engagement qu’ils manifestent pour soutenir la mise en oeuvre de cette politique, surtout l’UNICEF. Elle a en effet fait savoir qu’une étape supplémentaire a été franchie dans le cadre de la mise en place d’un cadre institutionnel approprié prévu par le décret n° 100/237 du 22 août 2012 portant création, organisation, composition, missions et fonctionnement de la CNPS et que ce dernier constitue la pierre angulaire dans le fonctionnement du système. A cet effet, elle a présenté l’équipe de direction du (SEP/CNPS), qui a été nommée récemment par décret présidentiel du 14 janvier 2014. Elle a également souligné que des agents du SEP/CNPS ont été recrutés sur concours parmi les lauréats de la formation en techniques de PS qui ont bénéficié de l’appui financier du PNUD et de l’appui technique du BIT. La ministre s’est également réjouie de l’octroi par le BIT, grâce à l’appui financier de la BAD, d’un spécialiste en PS qui va assister techniquement et de façon permanente cette équipe. Dans son exposé sur « L’état d’avancement de la mise en oeuvre de la CNPS et les perspectives d’avenir », le secrétaire exécutif permanent de la SEP/CNPS a parlé de l’institutionnalisation de la SEP/CNPS, de la vision du SEP/CNPS (Assurer une couverture de protection sociale pour tous) et des perspectives d’avenir dont la mise en oeuvre d’un plan stratégique de la PS. Soulignons que des questions, observations et commentaires variés ont été apportés par les invités et ont salué le leadership de la ministre de la FPTSS sur plusieurs initiatives qu’elle a entamées. La question de la disponibilité du budget pour la mise en oeuvre de la PS au Burundi a suscité un intérêt particulier. Un montant de 226 millions de FBu avait été prévu dans le budget 2014 pour le SEP/CNPS et un Fonds d’appui à la protection sociale (FAPS) est également prévu, a fait savoir Mme Sendazirasa, qui a signalé qu’un consultant allait être recruté par la BAD pour étudier sa faisabilité. Mais d’ores et déjà, la ministre Sendazirasa a fait savoir que dans d’autres pays où un tel fonds existe, on fait appel à la solidarité nationale via l’instauration d’une taxe douce sur certains produits de luxe, ajoutant que de telles expériences pourront nous inspirer, étant donné que les partenaires sociaux sont prêts à mobiliser tous les travailleurs et employeurs à contribuer à ce fonds, pourvu qu’ils soient associés à cette vision noble de PS pour tous et à son opérationnalisation et son fonctionnement. Avant de terminer, la ministre de la FPTSS a fait savoir que dans les meilleurs délais, chaque province du pays sera doté d’au moins une « Mutuelle de santé » pilote qui va faire bénéficier à la population des soins de santé et d’un encadrement sur les différents projets de développement par l’octroi des crédits sur un taux d’intérêt dérisoire car sans revenu, il est difficile de prendre en charge tout risque social.

 

 

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