La CNIDH s’exprime au sujet des questions de l’heure

vendredi 21 février 2014,par Jean Bosco Nzosaba

La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) estime, dans une déclaration rendue publique jeudi, que la question de l’exercice des libertés publiques s’avère être d’une importance capitale dans le contexte sociopolitique actuel du Burundi marqué visiblement par le processus électoral de 2015. Selon elle, la gestion des défis que ce contexte porte en lui et qui peut conduire à des violations des droits de l’homme exige clairvoyance et sagesse de la part des acteurs politiques et de la société civile. La CNIDH recommande au gouvernement de rester attaché aux principes de respect des engagements nationaux, régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme car les contextes électoraux sont souvent propices aux violations des droits civils et politiques. Aux acteurs politiques en général, elle recommande de privilégier constamment la retenue, la voie du dialogue, de la tolérance et de la concertation dans le traitement de toutes les questions sensibles dans l’institution et au sein des partis politiques. A la société civile et aux médias, elle recommande de combattre la manipulation et la désinformation, fréquentes dans les contextes électoraux, par le professionnalisme, l’indépendance et la promotion des valeurs de paix, de liberté et de bonne gouvernance. La CNIDH recommande aussi aux militants des partis politiques de faire preuve de tolérance et de cohabitation pacifique avec leurs adversaires politiques en gardant à l’esprit que l’ordre d’un supérieur n’exonère en rien la responsabilité individuelle en matière pénale. La déclaration signée par Frère Emmanuel Ntakarutimana, président de la CNIDH, exhorte la population en général de rester sereine et vigilante face à la manipulation et la désinformation pour la sauvegarde de la paix et du bien-être de la société.

 

 

Copright © Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)