L’OLUCOME menace de bouder l’Autorité de régulation des marchés publics

jeudi 27 février 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), M. Gabriel Rufyiri a animé ce jeudi une conférence de presse au cours de laquelle il a abordé la question de sa participation au sein de l’Autorité de régulation des marchés publics. L’OLUCOME est membre de cet organe depuis sa création en 2008, a indiqué son président, tout en rappelant les missions assignées à cet organe et en soulignant que la voix de la société civile ne porte pas loin lors de la prise des décisions, dans la mesure où ses représentants sont à deux alors qu’ils devaient être à trois. Le code des marchés publics stipule que l’Autorité de régulation des marchés publics doit être tripartite et paritaire, a poursuivi M. Rufyiri. Ce dernier s’indigne aussi sur la façon dont cet organe travaille. Il part des marchés attribués dans l’irrégularité comme le dossier ASSYST pour l’informatisation du ministère des Finances qui, selon l’OLUCOME, va emporter de grosses sommes d’argent. Dans ce marché, M. Rufyiri indique que l’Autorité de régulation des marchés publics n’a pas réagi alors que conformément à l’article 14, elle pouvait faire l’auto saisine. L’OLUCOME se pose aussi des questions sur les sociétés de télécommunications Viettel Burundi et SG2. Viettel aurait obtenu une licence d’exploitation sous une entente directe et aurait eu beaucoup d’avantages, en l’absence d’aucune réaction de l’Autorité de régulation des marchés publics, a déploré le

 

 

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