Séance ordinaire du conseil des ministres

vendredi 28 février 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le conseil des ministres s’est réuni en séance ordinaire mercredi 26 février sous la présidence du président de la République, M. Pierre Nkurunziza avec cinq points à l’ordre du jour. Trois projets ont été présentés par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à savoir le document de politique linguistique nationale, le projet de loi portant statut des langues au Burundi, le projet de décret portant organisation et fonctionnement de l’Académie Rundi. Le projet de politique linguistique nationale vise à revaloriser la langue nationale pour en faire un tremplin culturel tout en respectant le multilinguisme fonctionnel. En mettant en place une telle politique linguistique, l’objectif est de protéger la langue nationale comme un trésor irremplaçable favorable au développement et à l’épanouissement de la population, un facteur central et un symbole de l’identité sur les plans culturel, social, politique et économique. S’agissant du projet de loi portant statut des langues au Burundi, il porte sur la mise en application de la politique linguistique et a pour objet de déterminer le statut juridique de la langue nationale et des langues officielles ainsi que leur domaine d’utilisation. La mise en place de cette loi vient à point nommé car le paysage sociolinguistique du Burundi est fait en plus du Kirundi, de trois autres langues à savoir le Français, l’Anglais et le Swahili. Il s’avère impérieux donc de réglementer le cadre de leur cohabitation. Concernant le projet de décret portant sur la mise en place d’une Académie Rundi, il porte également sur la mise en oeuvre de la politique linguistique. L’Académie aura pour missions principales de protéger et promouvoir la culture Rundi, promouvoir l’usage du Kirundi dans le pays et à l’étranger, superviser toutes les recherches et toutes les actions envisagées sur le Kirundi. Le ministre de la défense nationale et des anciens combattants a, quant a lui, présenté une note sur le choix de l’option stratégique de la Revue de la défense .En date du 4 mai 2011, il a été mis en place une commission nationale chargée du processus de la Revue de la défense. Cette commission a mené une étude stratégique sur le rôle futur et l’organisation de la force de défense nationale en vue de l’adapter à l’évolution du contexte national et régional dans lequel elle opère, ceci dans le but d’avoir un système de défense nationale qui repose sur une planification fiable qui ne soit plus conçu comme une affaire concernant seulement l’institution militaire mais plutôt toute la société burundaise, qui doit se l’approprier et la mettre en oeuvre. La note propose des options qui ont été développées sur base des menaces qui peuvent se produire dans un pays que ce soit des menaces intérieures ou extérieures. L’un des objectifs est donc de développer une compréhension partagée entre le gouvernement du Burundi et les services de sécurité sur l’environnement sécuritaire actuel et futur, sur les besoins de la population en matière de sécurité et sur les principaux défis auxquels le pays devra se préparer à faire face dans les 10-15 ans à venir. Le Conseil a recommandé qu’en plus de la revue de la défense, de penser aussi à intégrer la coopération régionale parmi les autres stratégies en matière de défense. La ministre des transports, des travaux publics et de l’équipement a, elle aussi, présenté un document de proposition relatif au sort pouvant être réservé au terrain abritant l’ex-marché central du Bujumbura. Ce document propose, dans le cadre de l’intégration sous régionale et internationale, que ce terrain soit réservé à la construction d’un Mall qui serait un centre regroupant des infrastructures qui répondent aux normes internationales avec comme premières fonctions celles qui étaient assurées par le marché central, ainsi que d’autres infrastructures comme un hôtel équipé notamment de grande salle de conférences. Le conseil a accepté le principe de la réaffectation de ce terrain étant donné que la réhabilitation de ce marché est impossible au regard du coût que cela demanderait si on tient compte de l’ampleur des dégâts causés par l’incendie. Compte tenu de la non-disponibilité de moyens de l’Etat, le principe de l’exécution du projet dans le cadre du partenariat public-privé a été également accepté. Il a donc été demandé aux techniciens de continuer avec les études de faisabilité qui devront être présentées au Conseil des Ministres. Dans les divers, la ministre en charge de la solidarité nationale a fait le point sur la réponse très positive particulièrement de la population burundaise à l’appel du gouvernement à la solidarité envers les sinistrés des pluies diluviennes qui se sont abattues sur les quartiers Nord de la mairie de Bujumbura et certaines communes de la province Bujumbura.

 

 

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