Rapport d’observation de la gouvernance en décembre 2013

mercredi 19 mars 2014,par Jean Bosco Nzosaba

L’atelier sur les conditions pour garantir des élections transparentes, justes et équitables organisé par le Bureau Intégré des Nations Unies au Burundi au mois de mars 2013 s’était achevé sur un souhait des participants quant à la révision plusieurs fois annoncée de la Constitution de la République du Burundi. Il était souhaité qu’avant la fin de l’année 2013, le Président de la République ait précisé les dispositions de cette Constitution dont des amendements ou une révision étaient envisagés. Plus tard, la pertinence et l’urgence de ce souhait étaient consolidées par les conclusions de l’atelier de Kayanza tenu du 22 au 24 mai 2013. Les partenaires politiques, moraux et sociaux qui y étaient présents s’étaient convenus sur les dispositions nouvelles ou à modifier dans le code électoral. Alors que le Conseil des Ministres adoptait ces propositions de modifications, la légalité et l’applicabilité de certaines d’entre elles exigeaient des amendements de la Constitution. Tout cela devait être achevé avant la fin de l’année 2013 pour permettre à la Commission Electorale Nationale Indépendante de s’atteler à la préparation des élections de 2015 ayant à sa disposition un outil juridique adapté aux exigences d’une démocratie apaisée, parce que convenues entre les différents partenaires. Cela n’a pas pu être fait. L’année 2013 s’est achevée plutôt sur fonds de polémiques sur des questions fondamentales en rapport avec l’avenir de la paix, de la sécurité, de la réconciliation et de la concorde nationales ainsi que de la démocratie au Burundi.
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