Assassinat d’Ernest Manirumva : Les défenseurs des droits humains dénoncent l’impunité des auteurs

mercredi 2 avril 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Huit organisations engagées dans la campagne « Justice pour Ernest Manirumva » qui était vice-président de l’Observatoire de la lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME) ont animé mercredi une conférence de presse dans laquelle elles ont déclaré que cinq ans d’impunité des auteurs de ce crime, c’est trop. Ces organisations sont OLUCOME, FORSC, FOCODE, APRODH, PARCEM, ACAT, COSOME et ABUCO. Cette conférence de presse a fait l’objet de lancement de la semaine, du 2 au 9 avril, de commémoration du 5ème anniversaire de l’assassinat de ce défenseur des droits humains. D’autres activités prévues dans ce cadre sont notamment les émissions et débats sur différents médias, une messe, une conférence publique et une marche manifestation qui clôturera la semaine. Ces organisations estiment que les jugements rendus respectivement par le tribunal de Grande instance en Mairie de Bujumbura et de la Cour d’appel de Bujumbura sont « profondément décevants ». Ils disent que les condamnés à de lourdes peines pour cette affaire ne sont que des boucs émissaires. Les recommandations du Bureau fédéral d’enquêtes des Etats Unies (FBI) qui faisaient appel à des enquêtes supplémentaires et à interroger notamment les personnes citées dans son rapport et de prélever les échantillons d’ADN sur ces personnes n’ont pas été tenues comptes, déplorent ces organisations. Elles demandent que la Cour suprême siégeant en cassation redresse toutes les irrégularités relatives à ce procès. Ces organisations invitent par ailleurs l’Etat à protéger les témoins et autres personnes qui s’impliquent dans la recherche de la vérité sur l’assassinat d’Ernest Manirumva. S’agissant des attentes quant au jugement par la Cour suprême, ces organisations soulignent que le combat peut être long mais que la justice et la vérité finiront par vaincre. Elles soulignent qu’elles vont épuiser toutes les voies de recours et pourront même saisir les juridictions étrangères. Durant cette semaine, ces organisations espèrent que quelques questions trouveront des réponses puisque beaucoup de gens auront des occasions de s’exprimer sur différentes interrogations en matière de la défense des droits de l’homme notamment leur rôle qui est tout à fait différent de celui des politiciens.

 

 

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