Burundi-enseignement supérieur : exit les missions nord-sud de la coopération universitaire

lundi 14 avril 2014,par Jean Bosco Nzosaba

L’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur, Commission de la Coopération au Développement (ARES-CCD) vient d’adresser une correspondance au recteur de l’ université du Burundi à travers laquelle elle annonce la mesure de suspension des missions nord-sud de la coopération universitaire jusqu’à la réouverture de l’université du Burundi suite à l’ordonnance ministérielle n° 610/384 portant mesures académiques prise à l’endroit des étudiants de l’université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure (ENS). Selon la même correspondance, l’ARES-CCD et le VLIR-UOS partagent les mêmes inquiétudes sur une série de décisions prises par le gouvernement et qui concernent l’Université du Burundi. « Nous sommes très préoccupés par les procédures de nomination du personnel scientifique dans une logique différente des classements établis par les facultés et instituts concernés. Le critère du mérite doit demeurer le critère principal de recrutement à l’université, comme l’excellence scientifique dans le cas de la nomination des assistants et de l’attribution des bourses », poursuit la même correspondance. L’ARES- CCD indique par ailleurs que plusieurs de ses interventions prévoyant l’attribution de bourses de doctorat, (tant dans le cadre du programme d’Appui Institutionnel que du Pôle de Formation Spécialisé portant sur l’Ecole Doctorale), en concertation avec d’autres acteurs comme la coopération française, estiment essentiel que leur attribution puisse être assurée sur base de critères objectifs qui assureront la qualité pérenne de l’enseignement et de la recherche à l’Université du Burundi, et assoiront la crédibilité régionale et internationale de sa formation doctorale. Bien plus, l’ARES-CCD ne maintient sa conviction profonde que l’université doit demeurer un espace de dialogue et de concertation entre tous, au service de la société burundaise dans son ensemble. Par conséquent, il formule le souhait que le déroulement des activités universitaires puisse reprendre le plus vite possible, dans un esprit d’ouverture et de résolution pacifique de tous les conflits, valeur qui a toujours défini nos relations.

 

 

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