La Journée de l’Europe 2014 au Burundi

vendredi 9 mai 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le deuxième vice-président de la république du Burundi, Gervais Rufyikiri, a déclaré vendredi à Bujumbura que le gouvernement du Burundi se réjouit de se joindre à l’Europe et aux européens à l’occasion de la commémoration de la Journée de l’Europe, édition 2014. M. Rufyikiri, qui avait rehaussé de sa présence la cérémonie de commémoration de l’Europe 2014 placée sous le thème ‘’Partenariat Burundi-Union Européenne sur le chemin du développement’’ réaffirme sa grande satisfaction pour l’excellence des relations d’amitié, de solidarité et de coopération multiforme existant entre l’UE et le Burundi. M. Rufyikiri a saisi l’occasion pour souligner que la coopération entre le Burundi et l’UE, s’inscrit dans le cadre de la mise en exécution de l’Accord de Cotonou signé le 23 juin 2000 entre les pays ACP (Afrique-Caraïbe-Pacifique) et les Etats membres de l’Union Européenne (UE). Cet Accord s’est fixé comme objectif général de promouvoir une approche stratégique commune de réduction de la pauvreté qui soit compatible avec les objectifs de développement durable ainsi que l’intégration progressive des pays ACP dans l’économie mondiale. En vertu de cet Accord de Cotonou, a-t-il poursuivi, la coopération entre l’UE et le Burundi, vise globalement à contribuer à la relance de la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté à travers notamment la promotion d’un développement équilibré, équitable et durable. Le chef de délégation de l’UE au Burundi, M. Patrick Spirlet, est intervenu pour souligner que pendant toute la période de reconstruction post-conflit, l’UE est restée au côté du Burundi pour l’accompagner sur le chemin de la stabilité, de la réhabilitation et des réformes essentielles. Pour la seule période de 2008-2013, cette coopération avoisine 250 millions d’euros, soit environ 50 millions d’euros (à peu près 100 milliards FBu) par an. Ce montant, a-t-il noté, devrait doubler pour la période de 2014-2020. Ce doublement est justifié par les besoins énormes d’un pays encore fragile et en reconstruction, a-t-il fait remarquer en précisant qu’il s’agit d’accompagner le pays dans sa sortie de la fragilité. Signalons que les axes prioritaires de la coopération burundo-européenne sont le développement durable pour la nutrition, la santé, l’énergie et la consolidation de l’Etat de droit.

 

 

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