Cap sur les Etats généraux de l’Agriculture et de l’Elevage au Burundi

mercredi 18 juin 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le chef de l’Etat du Burundi, M. Pierre Nkurunziza a ouvert ce lundi les travaux des Etats généraux de l’Agriculture et de l’Elevage organisés jusqu’au 19 juin par le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage sous le thème « Evaluation de la mise en oeuvre des politiques agricoles nationales, défis et perspectives d’avenir ». Dans le discours de circonstance, le président Nkurunziza a rappelé que l’agriculture occupe plus de 90% de la population burundaise en termes d’emploi, contribue à plus de 50% au produit intérieur brut et fournit plus de 95% de l’offre alimentaire. C’est pour cela, a-t-il indiqué, que le gouvernement avec l’appui de ses partenaires au développement, ne ménage aucun effort pour mettre en oeuvre des politiques concertées, en vue d’atteindre une croissance sensible de la production agricole et ainsi assurer une autosuffisance alimentaire à sa population. M. Nkurunziza a aussi souligné que malgré les nombreux investissements déjà consentis en ressources humaines et financières, les objectifs fixés d’assurer à tous les Burundais une sécurité alimentaire en qualité et en quantité n’ont pas encore été atteints de manière satisfaisante, d’où l’organisation de ces Etats généraux de l’Agriculture et de l’Elevage. C’est une étape d’auto-évaluation, a-t-il précisé, ajoutant que les thèmes prévus pour guider les échanges et réflexions sont de nature à permettre de faire le diagnostic des contraintes du secteur agricole qui sont d’ordre agronomique, climatique, technologique et institutionnel. La ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Mme Odette Kayitesi avait dans son mot d’accueil indiqué que le thème de cette année vient au bon moment, compte tenu des politiques et stratégies adoptées, ainsi que des projets et programmes mis en place, même s’ils n’ont pas parvenu à assoir une sécurité alimentaire durable et l’amélioration de la nutrition dans notre pays. Elle a précisé que le ministère se réjouit de la tenue de ces assises qui vont orienter dans la mise en place des stratégies les mieux adaptées pour l’augmentation de la production, la conservation des produits et leur exportation et partant le bien-être de la population. Quant au représentant des partenaires techniques et financiers, il a souhaité l’élaboration d’une feuille de route très claire pour relever les défis. Notons que les cérémonies d’ouverture des travaux de ces Etats généraux de l’Agriculture et de l’Elevage, édition 2014, ont vu la participation des parlementaires, des ministres, des hauts cadres du corps judiciaire, du corps diplomatique et consulaire accrédités au Burundi, des représentants des organisations internationales, des cadres et techniciens du ministère de tutelle ainsi que des éleveurs et des agriculteurs.

 

 

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