les diplomates accrédités à Bujumbura face au 1er Vice-Président de la République

mercredi 23 juillet 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le 1er vice-président de la République, M. Prosper Bazombanza entouré du ministre de l’Intérieur, du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), du conseiller principal chargé des questions économiques à la Présidence de la République et de l’assistant du ministre en charge des Relations extérieures, a réuni mardi 22 juillet 2014, le corps diplomatique et consulaire ainsi que les représentants des organisations internationales accrédités à Bujumbura. Selon M. Bazombanza, ce rendez-vous est une occasion appropriée pour le gouvernement du Burundi et ses partenaires de s’informer mutuellement, de se concerter, de se consulter, voire de se donner mutuellement des conseils autour de trois sujet de l’heure. Il s’agit précisément de l’Etat des lieux sur les préparatifs des élections de 2015, de la participation du Burundi à la réalisation des projets intégrateurs de l’EAC (East african Community) et de la participation des diplomates à certaines manifestations publiques. Les débats autour du processus électoral de 2015 a été lancé par le président de la CENI, M. Pierre-Claver Ndayicariye et s’articulait sur trois points à savoir, les défis, les atouts et la fixation des objectifs à atteindre pour aboutir à des élections apaisées et inclusives. M. Ndayicariye s’est montré rassurant quant à la bonne tenue des élections de 2015 en fondant son assurance sur trois atouts du processus. C’est d’abord l’existence d’une CENI permanente, expérimentée et capable de se déployer dans tout le du pays, la familiarité des Burundais au vote et la sérénité des villageois malgré la surexploitation et la sur médiatisation de certains cas isolés qui laissent à croire que rien ne va dans le pays. Seulement, le président de la CENI appelle le gouvernement et ses partenaires à lui fournir les moyens techniques et financiers qui lui sont promis. « La CENI a besoin du carburant pour faire tourner la machine électorale et vous allez apprécier si nous roulons en respectant le code de la route », a-t-il déclaré. A ce sujet, différents diplomates comme celui de l’Union européenne, des Etats-Unis d’Amérique et des Nations Unies ont réitéré leurs promesses de soutien au processus électoral, mais exigent des garanties d’un espace politique ouvert et équitable à tous les acteurs. Pour le vice-président et le ministre de l’Intérieur, cet espace politique restera garanti, mais dans le strict respect de la loi, car pour eux, l’ouverture d’un espace politique n’est pas synonyme de l’ouverture à l’anarchie. De son côté, M. Parfait Onanga Anyanga, représentant du secrétaire général des Nations Unies a appelé le gouvernement burundais à ne pas se confiner dans le légalisme absolu. « Toutes les questions ne se règlent pas par la loi », a-t-il souligné.

 

 

Copright © Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)