Les participants à la retraite gouvernementale planchent sur « le leadership national pour les résultats et la performance dans le secteur public »

mercredi 30 juillet 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Sous le haut patronage de S.E M. le Président de la République du Burundi, le Gouvernement a organisé une retraite gouvernementale en dates des 23-24 juillet 2014 à Kayanza à l’hôtel le Paradis sur le thème « Leadership national pour les résultats et la performance dans le secteur public ». Cette retraite gouvernementale qui intervient deux mois après l’adoption par le Conseil des Ministres (22 mai 2014) des Outils de Gestion des Performances dans le secteur public s’inscrit dans l’opérationnalisation du Programme National de Réforme Administrative (PNRA) dans son troisième axe intitulé « mettre la performance de l’Administration au service des citoyens ». Notons par ailleurs que cette retraite Gouvernementale a vu la participation des plus hautes autorités du pays :ouverture par son Excellence le Chef de l’Etat, le 1 er V-P de la République, les membres du Gouvernement, les hauts cadres du Parlement, les Gouverneurs des Provinces, les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques et consulaires, les représentants des Organisations Internationales et Régionales, les Observateurs Indépendants, les Hauts cadres de la Fonction Publique et les médias. Dans son mot d’accueil, le Gouverneur de la Province de Kayanza NDAYIMANISHA Canisius a au nom de la population de Kayanza et à son nom propre souhaité la bienvenue aux plus hautes autorités du pays et a particulièrement remercié S.E M. le Président de la République d’avoir choisi la Province de Kayanza et consacré son temps pour cette noble activité. Que ce soit le Directeur Pays PNUD au Burundi M. Xavier Michon et le Représentant de la BAD au Burundi M. Abou Amadou Ba ; ils ont tous salué la tenue de cette retraite Gouvernementale qui témoigne à plus d’un titre de la ferme volonté du Gouvernement du Burundi pour le développement du pays et de l’administration burundaise tournée vers le service au Citoyen. Le Directeur Pays PNUD a fait savoir qu’un Etat fondé sur une administration efficace, intègre, transparente et proche des citoyens est le fondement d’un développement humain durable. Le représentant de la BAD a signalé quant à lui qu’une véritable performance est conditionnée par un Leadership mobilisateur, une planification et budgétisation orientées vers l’atteinte des résultats, des ressources humaines compétentes et qualifiées, un système statistique et de suivi-évaluation efficace ainsi que l’existence des mécanismes de redevabilité et de partenariats qui forment les piliers de la Gestion Axée sur les Résultats de Développement (GRD). Les deux Responsables du PNUD et de la BAD ont réitéré l’engagement de leurs organisations respectives à continuer à soutenir les programmes de la Réforme administrative, de la Gestion axée sur les résultats et du leadership de transformation des Autorités burundaises à tous les niveaux. Dans leurs discours respectives, les Ministres de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale (MFPTSS) Mme Annonciata SENDAZIRASA et le Ministère des Finances et du Développement Economique (MFDE) M. Tabou Abdallah, ont tous exprimé leurs reconnaissance à la plus haute autorité de la République qui, malgré un emploi du temps particulièrement chargé, a bien voulu accepté de rehausser de sa présence les travaux de cette rencontre de haut niveau, et ceci témoigne de l’attachement que S.E M. le Président de la République attache à la redynamisation des services de l’Administration Publique Burundaise. Mme Annonciata SENDAZIRASA a fait savoir qu’il ya des choses qui ne nécessitent pas une expertise extérieure et de gros moyens, mais plutôt une introspection, un engagement de tout haut cadre, de tout agent du service public, l’engagement de nous tous pour mieux faire notre travail. Elle a également fait savoir que si pendant ces assises, ils sont amenés à réfléchir sur comment améliorer le travail, ils partent de certains principes énoncés dans les différents textes réglementaires et de lois qui gèrent les agents publics et qui obligent ceux-ci à améliorer leur travail s’ils s’y référaient. Elle a parlé entre autre de l’article 5 du Statut Général des Fonctionnaires qui demande à chaque fonctionnaire de l’Etat d’avoir une parfaite connaissance du Statut général des Fonctionnaires et de la Constitution de la République du Burundi et de posséder ces deux lois ; mais combien de fonctionnaires en disposent ? Tout ce qui nous oriente pour l’Ethique, la déontologie et le travail bien fait s’y retrouve. L’article 25 du Statut général des Fonctionnaires quant à lui exige même la prestation écrite de serment du fonctionnaire un mois après sa titularisation dans ses fonctions et c’est stipulé dans ces termes : « Je jure obéissance aux lois et aux Institutions de la République ». Si tout fonctionnaire, tout agent de l’Etat, tout mandataire public obéissait aux lois et Institutions de la République comme serment engageant qui est, par ailleurs, obligatoire pour tout fonctionnaire ou agent public et que celui-ci ait la parfaite connaissance de la Constitution et de la Loi qui le gère, on pourrait se dire que cette Retraite gouvernementale n’aurait pas eu de fondement. Mais la seule stratégie, c’est de faire signer à chaque agent de l’Etat jusqu’au planton, au secrétaire, à partir d’une description bien détaillée des tâches, partant de la vision 2025, le CSLP II, la politique sectorielle, en arriver à un contrat de performance individuel et institutionnel qui engage les parties contractantes. A ce moment-là, nous pourrions espérer avoir un résultat, un rendement et une meilleure productivité dans notre pays. Le Ministre des Finances a quant à lui rappelé la phrase célèbre de Peter DRUCKER : « Le développement économique et social sont le résultat du management. Je peux affirmer sans exagérer, qu’il n’y a pas de pays sous-développés. Il n’ya que des pays sous-managés ». Les deux Ministres ont terminé les allocutions en remerciant encore une fois S.E M. le Président de la République pour avoir recommandé la tenue de la retraite et aux PTFs essentiellement le PNUD et la BAD pour leurs appuis multiples et multiformes qu’ils ne cessent de leur octroyer. Dans son discours d’ouverture de la retraite, S.E M. le Président de la République a de prime abord remercié le Dieu tout puissant pour avoir permis la tenue de cette retraite et a permis à tous les participants d’arriver sains et saufs. Il a fait savoir que cette retraite est d’une grande importance car étant un cadre d’appropriation par l’ensemble du Gouvernement de la politique de la Gestion des Performances dans le secteur public (PGPSP) et de ses outils de mise en œuvre. Il a également rappelé comme il ne cesse de le répéter à des occasions comme celle-là qu’ils doivent promouvoir une nouvelle mentalité et un nouveau comportement dans l’Administration Publique, orientés vers la culture de redevabilité. Et d’ajouter que la PGPSP et ses outils permettront aux différents responsables à tous les niveaux d’évaluer en permanence les performances institutionnelles et individuelles dans leurs structures respectives et a invité tous les participants de formuler à l’issue de la retraite des recommandations et adopter une feuille de route qui permettront d’avoir demain une administration publique plus capable, plus moderne et plus orientée vers le service au citoyen. S.E M. NKURUNZIZA a terminé son discours en remerciant vivement le PNUD et la BAD pour leurs appuis nombreux et variés et leur a demandé de continuer d’accompagner le Burundi dans sa marche vers le développement durable. Ainsi, la retraite qui a été l’occasion de la présentation de plusieurs thèmes riches et variés ( « La politique de la gestion des performances dans le secteur public » ; « Quelle démarche pour une gestion harmonieuse des Performances dans le secteur public » ; « Grandes fonctionnalités d’un logiciel de gestion des performances dans le secteur public » ; « Quelle stratégie de consolidation institutionnelle de la PGPSP » ; et « Gestion axée sur les résultats de développement au Burundi : Approches états de lieux » a pris fin avec quelques recommandations : de s’assurer que les fonctionnaires stagiaires prêtent serment avant leur titularisation ; de définir un cadre légal de gestion des performances dans le secteur public ; de doter l’ENA des moyens suffisants pour la formation, la vulgarisation et l’accompagnement de la PGSP à tous les niveaux de l’Administration publique et ; de tenir compte du principe « La personne qu’il faut à la place qu’il faut » ; etc.

 

 

Copright © Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)