Le Burundi face au problème nutritionnel

mardi 26 août 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le Burundi face au problème nutritionnel

Le Burundi s’est engagé à faire de la nutrition une priorité nationale et à adhérer à l’initiative Scale-up nutrition (SUN) dont un point focal a été placé au niveau de la deuxième-vice présidence de la République pour mieux coordonner tous les acteurs multi sectoriels de mise en oeuvre des interventions de la lutte contre la malnutrition, a indiqué lundi la ministre de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, Dr Sabine Ntakarutimana, lors de l’ouverture d’un atelier régional sur le renforcement des capacités humaines en nutrition pour la région de l’Afrique australe et orientale qui se tient du 25 au 27 août à Bujumbura, avec le soutien de l’UNICEF et de l’Union Européenne. La ministre burundaise de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida a souligné à cette occasion que la région Afrique de l’Est et Australe est confrontée à des défis à relever au plan nutritionnel et à celui de la sécurité alimentaire. Pour le cas du Burundi, Dr Ntakarutimana a fait savoir que 58% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, comme l’a montré l’enquête démographique de santé de 2010. La même enquête a montré, selon la ministre, que six enfants de moins de cinq ans sur 10 accusaient un retard de croissance, 31% sous forme modérée et 27% sous forme sévère. Le manque de nourriture n’est pas la seule cause de la malnutrition, d’après la ministre Ntakarutimana. Les pratiques alimentaires constituent également un des facteurs déterminants de l’état nutritionnel des enfants. Parmi ces pratiques, celles concernant l’allaitement revêtent une importance particulière. Cette situation est tributaire des facteurs très variés dont la faible production et la non diversification alimentaire, les pratiques et habitudes alimentaires de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant inappropriés, le faible accès, la couverture et l’utilisation des services de base (éducation, santé). Sur la liste figurent aussi les problèmes d’hygiène et d’assainissement de base qui rendent les personnes malades plus vulnérables aux infections et à la malnutrition. La réunion qui regroupe sept pays africains, à savoir le Burundi, le Rwanda, le Kenya, l’Ouganda, l’Afrique du Sud, le Mozambique et Madagascar, permettra aux participants d’échanger et mutualiser les idées sur la meilleure planification des programmes de nutrition utiles dans ces pays. C’est une opportunité aussi de discuter sur des contraintes liées aux capacités des ressources humaines en nutrition dans cette région, d’identifier des solutions possibles pour redresser les défis rencontrés, de définir de façon consensuelle les curriculums de formation en nutrition pour les niveaux intermédiaires et supérieurs ainsi que les paquets de formation continue.

 

 

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