la question des infrastructures routière s’invite au sénat

mercredi 27 août 2014,par Jean Bosco Nzosaba

La problématique des infrastructures routières au centre des débats sénatoriaux

Une séance des questions orales avec débats adressées au ministre des Transports, des Travaux publics et de l’Equipement sur la problématique des infrastructures routières a eu lieu le mardi 26 août au Sénat. La ministre en charge de ce secteur, Mme Virginie Ciza, a répondu à plusieurs questions posées par les sénateurs. Elle a, de façon générale, fait remarquer que le gouvernement est soit en train de mobiliser des fonds auprès des partenaires, soit en train de réhabiliter ou de construire des routes, soit au processus de passation des marchés. A la question de savoir où le gouvernement en est avec la réhabilitation de la route nationale N° 1 (RN1) Bujumbura-Bugarama endommagée en février dernier par des perturbations climatiques, la ministre Ciza a répondu que la mobilisation des fonds destinés à sa réhabilitation a été difficile, précisant tout de même que les travaux de réhabilitation des tronçons très endommagés ont commencé en juillet dernier. Le processus de passation de marché est en cours en vue de ramener dans son lit la rivière Gasenyi du nord de la capitale Bujumbura. A propos de la route dite d’Astrida reliant la ville de Bujumbura à Bugarama en passant par le campus Kiriri, la commune Isale et Ryarusera, la ministre a rappelé qu’il est prévu sa réhabilitation en vue de désengorger la route Bujumbura-Bugarama et pour qu’elle serve de secours au cas où cette dernière serait impraticable. Un budget pour poser le pont détruit sur cette route est disponible, ce qui permettra l’arrivée sur terrain des gens chargés de faire des études en vue de sa réhabilitation. Le gouvernement prévoit aussi la réhabilitation de la route Mubimbi-Matyazo jusqu’à la jonction de la RN 9 (Bujumbura-Bubanza) dans le même objectif de désengorger la RN 1. Dans le pipeline des routes de l’Etat, il est prévu de construire une route régionale qui passerait par Bujumbura-Rumonge-Nyanza-lac jusqu’à la frontière tanzanienne. La Tanzanie serait déjà prête jusqu’à la frontière avec le Burundi, selon la présidente de la commission permanente chargée des questions économiques, de l’environnement, des finances et du budget, Mme Fidès Sinankwa. La ministre en charge des Travaux publics a dit que le projet est en cours de réalisation et que des précautions sont prises pour offrir des infrastructures qui respectent les normes internationales. Les travaux ont commencé en vue d’asphalter la route Mabanda-Mugina (frontière avec la Tanzanie). L’étude est en cours pour la route Nyanza-lac-Mutambara, et la Banque africaine de développement a promis de financer les travaux du tronçon Mutambara-Bujumbura. Au lendemain de l’indépendance, le Burundi ne disposait que d’un réseau de routes nationales asphaltées de moins de 100 km. Le réseau s’est mis en place progressivement surtout à partir de 1980. Actuellement, le réseau routier, composé d’un réseau classé et un réseau non classé, totalise une longueur d’environ 11.000 km, selon un rapport d’août 2012 sur la situation des infrastructures du Burundi réalisée par le ministère en charge des Transports et des Travaux publics. L’entretien du réseau classé, d’une longueur d’environ 7.059 km dont environ 1.418 km sont revêtues, incombe à l’Office des routes. L’entretien du réseau non classé, d’environ 6.150 km de routes d’intérêt communal et de pistes agricoles, est à charge des collectivités locales.

 

 

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