OAG : Rapport d’observation de la gouvernance au premier semestre 2014

mardi 9 septembre 2014,par Jean Bosco Nzosaba

1. Le débat très passionné sur la révision de la Constitution du 18 mars 2005, qui avait marqué la fin de l’année 2013, s’est poursuivi au cours du premier semestre 2014. Le rejet du projet du Gouvernement par l’Assemblée Nationale, le 21 mars 2014, n’a pas mis fin aux interrogations sur les mandats déjà effectués par le Président de la République depuis 2005. Couplée avec la volonté du CNDD-FDD de se garantir un pouvoir fort au cours de la prochaine législature, cette question constituait le leitmotiv fondamental de la révision recherchée mais non réussie de la Constitution. Aujourd’hui, la question du troisième mandat du Président de la République en place depuis 2005 demeure au cœur des débats politiques, y compris à l’intérieur du parti CNDD-FDD. Ce dernier détient la clé de la réponse à cette question qui tient en haleine les opinions burundaises et les partenaires extérieurs du Burundi. C’est vers ce parti que le Président de la République renvoie la question chaque fois qu’elle lui est posée. D’autre part, selon le Président Pierre NKURUNZIZA, c’est ensuite à la Commission Électorale Nationale Indépendante et à la Cour Constitutionnelle qu’il reviendra de décider de la conformité à la Constitution des candidatures avancées. Ces arguments n’arrivent pas à convaincre les partis de l’Opposition, certaines organisations de la société civile et d’autres acteurs de la vie nationale. La diplomatie africaine et internationale s’en mêle aussi. Jamais le Burundi n’a connu autant de ballets diplomatiques si ce n’est que pendant les années de crise (1993-2003).

 

 

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