Présentation des membres des Commissions électorales provinciales indépendantes

vendredi 3 octobre 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Treize membres de la Commission électorale provinciale indépendante (CEPI) de la province Gitega (centre) ont été présentés mercredi, après-midi, dans la salle de la commune Gitega, par la vice-présidente de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Mme Spès-Caritas Ndironkeye, en présence du gouverneur de cette province, M. Sylvestre Sindayihebura, des représentants provinciaux des partis politiques, des autorités militaires et policières provinciales et régionales et de quelques représentants des organisations de la société civile. Sur les treize membres de la CEPI, dix avaient répondu présents et trois étaient absents. Le président de la CEPI de Gitega est l’abbé Dominique Ntukamazina, le vice-président s’appelle Polisi Alphonse, tandis que la chargée du matériel est Alice Niyungeko. Neuf membres de la CEPI proviennent de neuf partis politiques agréés, à savoir CNDD-FDD, UPRONA, FNL, Sahwanya-FRODEBU, FRODEBU-Nyakuri, MSD, ANADE, UPD-Zigamibanga et RADDEBU, a précisé la vice-présidente de la CENI. Deux membres représentent respectivement l’église catholique et l’église Pleine Evangile, tandis que deux autres représentent l’administration provinciale et une organisation de la société civile « ACOPA », Association pour la consolidation de la paix au Burundi. Peu après la présentation des membres de la CEPI, la vice-présidente de la CENI a indiqué que leur choix s’est référé au respect des équilibres ethnique, genre et des sensibilités politiques, conformément à la loi électorale. La CENI a aussi tenu compte d’autres critères, tels que la compétence, l’intégrité et la provenance régionale. Mme Ndironkeye a ainsi informé le public présent qu’il a un délai de trois jours pour vérifier si les membres de la CEPI répondent réellement aux critères des équilibres exigés ou s’il n’y aurait pas des éventuels cas de tricheries au niveau des représentativités exigées par la loi. Après ce délai, la liste des membres sera ensuite validée et ces derniers pourront ainsi procéder à la prestation de serment. Dans les échanges, les représentants provinciaux des partis politiques MSD et CNDD, respectivement Apollinaire Ndayizeye et Ruth Ninganza ont émis des inquiétudes liées aux difficultés de vérification de ces membres de la CEPI Gitega, étant donné que leur présentation s’est limitée à leurs noms et prénoms, sans préciser leur origine politique ou autre. C’est ainsi que les dix membres présents ont fait des présentations personnelles, tour à tour, en précisant leurs partis politiques, leurs confessions religieuses, leur société civile ainsi que leur appartenance ethnique. Des interrogations se sont posées pour les trois membres absents, étant donné que personne n’a pas pu révéler leur identité complète. Les mêmes intervenants ont signalé qu’il ne sera pas facile de vérifier leurs identités dans ce délai de trois jours. D’autres questions soulevées portaient sur la représentativité de certains partis politiques dont leurs activités ne sont pas visibles sur terrain. La vice-présidente de la CENI a répondu que le choix s’est référé aux listes présentées par les responsables nationaux des partis politiques, ajoutant que tous les partis politiques ne pouvaient pas avoir des représentants dans chaque province. Le nombre des membres de la CEPI a été déterminé selon le nombre des communes (11) de la province Gitega, majoré de deux membres qui seront appelés à appuyer le président et la chargée du matériel En province Cibitoke (nord-ouest), la nouvelle équipe de la CEPI a été présentée mercredi aux différents chefs de services provinciaux, aux représentants des partis politiques et aux représentants des confessions religieuses, a-t-on constaté sur place. Cette équipe est composée de huit personnes, contrairement à celle de 2010 qui était de six personnes. Le président et le vice-président sont Mgr Théogène Nugwuwundi (vicaire général du diocèse de Bubanza) et M. Bernard Ndikumana du parti UPRONA. Parmi les membres, trois proviennent respectivement des partis Sahwanya-FRODEBU, FRODEBU-Nyakuri et FNL. Les trois autres sont un juriste, un médecin vétérinaire et une femme de la société civile. Curieusement, aucun membre du parti CNDD-FDD au pouvoir n’apparaît dans la nouvelle équipe, selon le secrétaire provincial de ce parti, M. Usiël Kubwimana. Il a seulement précisé que l’essentiel est que l’équipe travaille convenablement pour le bon déroulement des élections de 2015. Quant au représentant provincial du parti FRODEBU, M. Phénias Nigaba, l’équipe sera jugée en fonction de son travail. A Bubanza (nord-ouest), certains partis politiques jugent lacunaire le choix des membres de la CEPI, tandis que d’autres se disent satisfaits de sa composition, apprend-on sur place. Les représentants du CNDD et du Sahwanya-FRODEBU, respectivement Mme Concilie Nduwayo et M. Ferdinand Sindayigaya indiquent que cette CEPI n’est pas inclusive au niveau de sa composition car, expliquent-t-ils, les membres des partis de l’ADC-Ikibiri ne sont pas représentés. Selon eux, il aurait fallu préciser les noms des membres de la CEPI et leurs appartenances politique et ethnique. M. Sindayigaya s’inquiète qu’il y aura risque de vol des voix dans les prochaines élections car, dit-il, le CNDD-FDD est majoritaire dans cette CEPI. Il souligne que son parti prévoit d’adresser une lettre de recours à la CENI, afin de réclamer la révision de la composition de la CEPI. Mme Nduwayo quant à elle demande qu’au moins les partis de l’ADC Ikibiri soient représentés dans les Commissions électorales communales indépendantes (CECI) qui seront mises en place d’ici peu. Par contre, les représentants des partis FRODEBU-Nyakuri et CNDD-FDD se disent satisfaits de la composition de la CEPI Bubanza et sont optimistes qu’elle fera son travail convenablement. Selon M. Juvénal Havyarimana du CNDD-FDD, l’essentiel est que tous les membres de cette CEPI soient des Burundais et natifs de Bubanza. Pour M. David Niyoncungu du FRODEBU-Nyakuri, la composition de cette CEPI a respecté les Accords d’Arusha pour ce qui est des quotas ethniques et genre. Il est également satisfait parce que toutes les catégories de la population ont été consultées avant la mise en place de la CEPI. M. Niyoncungu demande à cette CEPI de prôner un dialogue permanent avec les membres des autres partis politiques, afin de contribuer chaque fois qu’il y a des imperfections. A Cankuzo (est), la vice-présidente de la CENI, Mme Spès-Caritas Ndironkeye a procédé jeudi à la présentation des membres de la CEPI, a-t-on constaté sur place. Au cours de cette séance, elle a fait savoir qu’elle était porteuse d’un message concernant quatre provinces, à savoir Muramvya, Gitega, Cankuzo et Ruyigi pour présenter les membres des CEPI. Elle a en outre souligné que les membres de la CEPI sont Mme Alexandrine Nigoboka (présidente), abbé Gabriel Mvuyekure (vice-président), M. Jean Léonard Mucari chargé du matériel (UPRONA), M. Félix Gashana (du FRODEBU-Nyakuri), M. Thierry Habarugira du CNDD-FDD, M. Ernest Ningendako de la société civile et Mme Alice Ineza du parti CDP. Après cette présentation, certains partis politiques ont exprimé leurs inquiétudes, soulignant qu’ils n’ont pas été représentés dans la CEPI. Une des membres de la CEPI du nom d’Alice Ineza a été contestée par l’assistance, car elle n’est ni connue, ni résidante en province Cankuzo. En plus de cela, le parti CDP n’est pas connu dans cette province. L’autre inquiétude concerne le non respect de l’équilibre ethnique et du genre, car sur sept membres de la CEPI Cankuzo, quatre sont des tutsis et trois des hutus ainsi que deux femmes contre cinq hommes. Pour toutes ces inquiétudes et autres questions suscitées par cette liste des membres de la CEPI Cankuzo, la vice-présidente de la CENI a invité tous les plaignants à rédiger et déposer leurs recours à la CENI, endéans trois jours. A Kirundo (nord), la CENI a procédé jeudi à la présentation des membres de la CEPI aux chefs de services, aux représentants des partis politiques et ceux de la société civile, a-t-on constaté sur place. Les femmes ont été représentées dans les proportions des 30% car, ladite commission compte trois femmes sur u total de neuf membres, précise-t-on. L’équilibre ethnique a été également pris en compte. Dans cette commission, il y a quatre tutsi et cinq hutu. Selon les avis des uns et des autres, les membres de ce démembrement de la CENI en province Kirundo sont acceptés par tous, sauf quelques murmures en coulisse concernant certains représentants de la société civile qui cachent mal leur mécontentement à propos de leur représentativité.

Source : ABP

 

 

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