Les commerçants plaident pour une réforme de la législation bancaire

lundi 27 octobre 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Les commerçants plaident pour une réforme de la législation bancaire Le Syndicat Général des Commerçants (SYGECO) burundais a dénoncé vendredi une législation biaisée et qui favorise l’enrichissement illicite des banques commerciales dans le processus de l’élaboration et l’adoption des réformes concernant le secteur bancaire et financier au Burundi. Pour Audace Bizabishaka, président de ce syndicat, les responsables du secteur financier excluent la participation des consommateurs des produits financiers et les organisations, plus précisément les syndicats des travaill eurs, le syndicat des commerçants et la société civile, dans l’élaboration et dans la validation des projets de lois initiés par le gouvernement pour réformer le secteur financier. "Cette exclusion ne peut aboutir qu’à ruiner davantage la population burundaise (clients des banques) par la mise en place d’une législation biaisée et qui légalise l’enrichissement illicite des banques commerciales", a noté M. Bizabishaka, avant d’ajouter que "la réglementation du secteur financier ne doit plus être réservée aux instances de l’Etat et aux banques uniquement, les organisations des consommateurs des produits financiers ont un rôle important à jouer et leurs contributions doivent être considérées". Il a accusé en particulier la Banque centrale, le Tribunal de commerce et la direction des Titres fonciers de se préoccuper beaucoup plus de la réalisation des hypothèques des clients victimes des violations massives de la loi par les banques commerciales. En outre, il a dénoncé des initiatives en cours qui ont pour missions de confier à la Banque centrale la supervision des institutions des travailleurs, comme l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS), la Mutuelle de la Fonction Publique (MFP) et l’Office National des Pensions et Risques (ONPR) et les autres organisations de mutualités de santé, toujours sans associer les organisations des travailleurs respectives. Il a mis alors l’autorité législative devant sa responsabilité historique de garantir la justice pour tous en favorisant la promotion de la croissance et le développement des consommateurs des produits financiers car "ce sont eux qui font vivre ce secteur financier à hauteur de 79% de l’actif total des institutions financières". Le SYGECO demande au gouvernement de ramener dans le débat des projets de lois contestés et d’associer les organisations des consommateurs des produits financiers dans l’élaboration et la validation des projets de lois

 

 

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