Analyse des textes législatifs et réglementaires régissant les élections au Burundi

mercredi 5 novembre 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Résumé exécutif

Eu égard à la situation particulière du Burundi, en tant que pays sortant progressivement d’un conflit civil long et violent, l’importance du débat sur les textes régissant les élections tient essentiellement au fait de l’existence de grands défis à savoir : la consolidation de la paix et la stabilisation politique, l’approfondissement de la balbutiante expérience d’une démocratie intégrative et l’établissement d’un Etat de droit. Pour que ces objectifs soient réalisés, il faut d’abord éviter que des contentieux électoraux ne puissent remettre tout en cause. Au regard des fondements d’une élection démocratique et de l’expérience récente du Burundi en matière électorale, on peut remarquer que ces contentieux relèvent certainement du cadre institutionnel et légal, mais également des enjeux politiques de la compétition. Des mécanismes institutionnels et politiques de la résolution de ces contentieux ont été expérimentés mais méritent un approfondissement pour rester efficaces, tandis que d’autres sont à entreprendre. Si effectivement, les élections ont cette fonction spéciale d’intégration et de stabilisation du système politique, elles ont d’autres fonctions générales qui concourent toutes à l’amélioration du climat et à l’approfondissement de la démocratie. En effet, elles ont une fonction démocratique dès lors qu’elles permettent une intégration sociale et politique d’individus ou de groupes sociaux ou sociopolitiques. Elles deviennent un instrument de résolution pacifique des conflits dans la mesure où pacifiquement, l’électeur gratifie ou condamne les dirigeants par voie symbolique du dépôt de bulletin dans une urne au lieu de recourir à la violence physique.

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