Problématique d’accès du citoyen aux sessions parlementaires

mercredi 12 novembre 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Le FORSC (Forum pour le renforcement de la société civile) a organisé lundi une séance d’échange entre les membres de la société civile, les représentants du parlement et les représentants des partis politiques sur la problématique d’accès des citoyens aux sessions parlementaires.

Selon le consultant indépendant, M. Oscar Nibogora, c’est un défi qu’il faut relever parce que les parlementaires ne peuvent pas représenter la population s’ils ne l’écoutent pas pour savoir ses préoccupations. Pour lui, les citoyens devraient même être écoutés au niveau des commissions parlementaires saisies au fond pour étudier les projets de lois ou d’autres questions concernant le pays. La participation de la population pourrait se faire sur le modèle des conseils communaux qui organisent au moins deux fois par an des rencontres ouvertes aux conseils de collines et aux représentants des associations oeuvrant dans la commune pour les informer de façon transparente sur la situation politique, sociale et économique et échanger sur les perspectives d’avenir des communes. Les commissions parlementaires permanentes permettraient elles aussi aux invités de poser des questions et de proposer des solutions comme cela se fait au conseil communal. Selon le conférencier, l’accessibilité de la population aux travaux parlementaires en session est un défi à relever par la politique burundaise, notamment en matière d’infrastructures et d’équipements. Il a noté qu’ailleurs, on construit des bureaux pour les députés afin qu’ils puissent recevoir des doléances.

Concernant la loi budgétaire, le conférencier a souligné que le projet de loi y relatif arrive tardivement au parlement et que ce dernier ne peut pas avoir du temps matériel suffisant pour organiser l’écoute du public pour recueillir des avis différents. Ce projet de loi arrive au parlement le dernier mois de la session budgétaire alors que l’Assemblée nationale devrait être saisie de ce projet de loi, dès l’ouverture de la session d’octobre.

Réagissant à ces propos, le député Aimé Nkurunziza a indiqué que même si le public ne peut pas suivre cette activité en long et en large, les médias sont là et peuvent suivre l’analyse du projet de loi budgétaire depuis l’élaboration jusqu’à l’adoption. Il a en outre fait savoir que le retard est quelque fois dû au retard des partenaires dans la promesse de leurs appuis budgétaires. Il a invité la société civile à redorer l’image du pays pour inciter ces partenaires de donner à temps leurs appuis. En attendant les jours meilleurs, les participants ont recommandé la diffusion en direct des sessions parlementaires, sans oublier l’instauration du système d’interprétariat avant d’arriver à la traduction des lois en langue nationale.

 

 

Copright © Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)