Grand oral des ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique à l’Assemblée Nationale

samedi 22 novembre 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Les ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique, respectivement M. Edouard Nduwimana et Gabriel Nizigama, ont répondu, vendredi, à l’Assemblée nationale, aux questions relatives à la sécurité. Ces membres du gouvernement ont souligné que la sécurité est dans l’ensemble bonne bien qu’il y ait des forfaits commis par des gens armés, certains d’entre eux ayant été appréhendés.

Outre le vol à main armée, les autres infractions commises un peu partout sont notamment le viol, la consommation des stupéfiants et des boissons prohibées, l’escroquerie et l’empoisonnement. Concernant les groupes cités comme des bandes armées, les deux autorités ont plutôt préféré les appeler des « bandes de malfaiteurs ou de voleurs ». Ceux qui disent qu’ils s’habillent en longs manteaux pour commettre des forfaits n’ont pas raison, selon ces ministres qui ont fait savoir qu’un seul cas a été enregistré en commune urbaine de Kamenge. Pour les députés, l’accoutrement importe peu, il faut plutôt rassurer la population que la sécurité est maîtrisée.

A la question de savoir s’il y aurait un rapport entre l’existence de ces groupes et la fouille perquisition qui est entrain d’être opérée dans les quartiers, le ministre de la sécurité publique a répondu par la négative. Pour lui, il s’agit du travail de routine qui vise la prévention. Concernant l’organisation de cette fouille perquisition, le ministre Nizigama a répondu que la police peut le faire systématiquement pour un quartier ou le faire suivant des informations reçues.

Ce membre du gouvernement a interpellé tout un chacun pour veiller à la sécurité. Il a recommandé qu’il y ait renforcement des comités de sécurité, l’instruction des dossiers des présumés criminels de façon minutieuse tout en veillant à l’évasion des prévenus et le renseignement par la population de toute situation qui s’avère inquiétante. Il a donné les numéros verts que l’on peut appeler à savoir 112 pour appeler le commissariat de police et 113 pour la protection civile. Les chefs de postes de police ont aussi l’instruction de donner leur numéro de contact aux administratifs pour plus de collaboration. Un député a vite réagi en se plaignant du fait qu’il est rare que quelqu’un réponde à l’appel sur ces numéros verts. Le ministre a promis qu’il allait faire cette remarque aux services concernés. S’agissant de l’organisation des veilles par les habitants, il a fait savoir qu’aucune personne n’est autorisée de contrôler une voie publique sans qu’elle en ait le mandat public.

Les deux ministres ont par ailleurs invité les politiciens à ne pas prononcer des messages qui sèment la haine, la zizanie et l’intimidation au sein de la population. Il a également demandé aux médias de vérifier les informations à diffuser pour éviter la dramatisation et le mensonge.

 

 

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