Burundi : alerte à la malnutrition chronique

mardi 23 décembre 2014,par Jean Bosco Nzosaba

Avec son taux de prévalence de 58%, nettement loin du seuil critique de 40% envisagé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Burundi caracole en tête des pays de l’Afrique sub-saharienne en proie à la malnutrition chronique. Cette déclaration aux allures d’une alerte a été faite ce lundi, 22 décembre à Bujumbura, par Sabine Ntakarutimana, ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida, dans le cadre d’un atelier de validation du plan stratégique national pour la fortification des aliments. « Il s’agit d’une urgence silencieuse car elle occasionne des dommages irréversibles pour la croissance physique et le développement intellectuel des enfants, hypothéquant leurs performances scolaires et la malnutrition de la population peut contribuer à la perte de 30% de croissance économique », a-t-elle encore déclaré. Dans le souci de renverser les perspectives, le gouvernement du Burundi a récemment intégré les questions de nutrition dans les politiques et stratégies, entre autres le document de politique prospective « Vision Burundi 2025 », le Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLP II) dont la période de mise en œuvre va de 2012 à 2016, le Programme national du développement sanitaire II (PNDS II) et le Plan stratégique multisectoriel de lutte contre la malnutrition. De son côté, Bienvenu Djossa, directeur du programme alimentaire mondial (PAM) au Burundi, a rappelé au cours du même atelier, qu’au cours d’un forum national sur la sécurité alimentaire et la nutrition organisé à Bujumbura en 2012, le gouvernement burundais s’était bien engagé à considérer la « fortification des aliments comme l’une des actions clé à mener pour juguler rapidement la malnutrition chronique »

 

 

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