Burundi : création d’une nouvelle coalition de partis d’opposition pour barrer la route au parti présidentiel.

vendredi 16 janvier 2015,par Jean Bosco Nzosaba

Burundi : création d’une nouvelle coalition de partis d’opposition pour barrer la route au parti présidentiel.

Et de deux ! Après l’Alliance des démocrates pour le changement (ADC-Ikibiri), c’est au tour du Rassemblement national pour le Changement (RANAC-Dushayure Uburundi bwogorore, désembourbons le Burundi, Ndlr) de voir le jour au Burundi. Officiellement mis en route ce vendredi le 16 janvier, cette nouvelle coalition de partis politiques de l’opposition promet de se battre comme un seul pour faire plier le parti présidentiel, CNDD-FDD (conseil national de défense de la démocratie-forces de défense de la démocratie) lors des élections attendues cette année. Les leaders de ces partis politiques ne s’en cachent pas : pour y arriver, ils devront se liguer aussi avec une autre coalition de l’opposition déjà existante à savoir l’ADC-Ikibiri. La nouvelle coalition est faite d’une dizaine de partis politiques à savoir : le Front national de libération, aile pilotée par l’ancien chef rebelle Agathon Rwasa, l’Union pour le progrès nations (UPRONA) aile dirigée par Charles Nditije , le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-NYAKURI) de Jean Minani, l’Alliance des démocrates pour le renouveau (ADR) de Madame Alice Nzomukunda, et le parti Nouvelle alliance pour la démocratie et le développement économique (NADDEBU) . Selon l’honorable Charles Nditije, Président du parti UPRONA (non reconnu) par le Ministre de l’intérieur, « tous les patriotes et démocrates de toutes les organisations politiques y compris ceux du parti CNDD-FDD devraient les rejoindre en vue de libérer le pays de la faim, de la misère et du système de corruption généralisé », a-t-il lancé ce vendredi lors d’une conférence de lancement officiel des activités de cette coalition. De son côté, l’ancien rebelle Agathon Rwasa indique qu’il n’y a rien de plus destructeur pour un pays qu’une mauvaise gouvernance. « Nous avons besoin d’un vaste rassemblement pour changer les choses de manière démocratique », a-t-il également déclaré lors de cette conférence inaugurale.

 

 

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