Séance d’échange entre la CENI et les parties prenantes au processus électoral de 2015

jeudi 19 février 2015,par Jean Bosco Nzosaba

La constitution des équipes mixtes d’observation lors de l’enrôlement partiel des électeurs qui aura lieu prochainement n’a pas fait objet de compromis entre différentes parties prenantes au processus électoral de 2015, a constaté l’ABP lors de la réunion d’échange organisée mercredi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à ce sujet en réponse à une recommandation des échanges précédents. Selon les différents intervenants, l’opposition, le parti au pouvoir, la société civile et le ministre de l’Intérieur, trouvent que la mise en place des équipes mixtes d’observation s’avère impossible car, chaque partenaire a sa propre façon de faire quand il s’agit de l’observation électorale.

Par ailleurs, chacun se demande qui pourrait avoir cette prérogative au niveau de chaque colline, de rassembler les autres partenaires afin qu’ils s’assoient ensemble et mettent en place ces équipes mixtes, vue la méfiance qui règne entre eux.

Après un long débat, les parties prenantes aux élections ont décidé de laisser le soin à chaque partenaire d’organiser l’observation électorale comme il l’entend, à condition de se faire accréditer auprès des Commissions communales électorales indépendantes (CECI).

La CENI avait programmé d’entretenir les participants sur le bulletin de vote unique. L’objectif était de demander aux partis politiques, aux coalitions de partis politiques et aux candidats indépendants de penser déjà à leurs insignes qui figureront sur le bulletin de vote.

Le président de la CENI, M. Pierre Claver Ndayicariye avait également l’objectif de projeter les débats futurs sur le modèle de la carte de vote qui sera utilisé pour les différentes scrutins. Au cours de son exposé, il a montré les différents modèles utilisés dans pas mal de pays.

Le ministre de l’Intérieur a, au cours de sa communication, fait savoir que pendant les trois jours d’enrôlement partiel, les communes ne délivreront pas de carte nationale d’identité, afin « d’empêcher les spéculations remarquées lors de la première opération d’enrôlement des électeurs ». Selon lui, c’est supposé que les partis politiques de l’opposition qui ont demandé qu’il y ait l’enrôlement partiel ont déjà sensibilisé leurs électeurs pour qu’ils aillent chercher la carte nationale d’identité dans les délais. Cette idée du ministre de l’Intérieur n’a pas reçu l’assentiment de tous les partis politiques. Pour le professeur Evariste Ngayimpenda de la coalition RANAC, certains administrateurs communaux en province Kirundo ne livrent plus de carte nationale d’identité, arguant qu’ils n’en disposent plus dans leurs stocks ou qu’ils n’ont plus de moyens pour les commander.

 

 

Copright © Observatoire de l'Action Gouvernementale (OAG)